A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Continuer la lecture de « A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value »

P&L du secteur bancaire et valorisation

Avec pas moins de 8 analystes et 2 vendeurs spécialisés sur le secteur bancaire, Exane peut proposer aux investisseurs une vue d’ensemble du secteur. Dans certaines de ses notes sectorielles, le courtier publie régulièrement le compte de résultat du secteur bancaire européen. Un document intéressant puisqu’il permet de remettre en perspective l’évolution des différents ratios financiers de l’industrie depuis le début de la crise financière. J’y joins un tableau récent sur la valorisation des différentes banques suivies par Exane (datée d’aujourd’hui). Continuer la lecture de « P&L du secteur bancaire et valorisation »

Traverser la tempête

« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.
Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.
We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »

Continuer la lecture de « Traverser la tempête »

Banques: le grand ménage se poursuivra en 2012-UBS

UBS a publié la semaine dernière une salve d’études sectorielles « globales ». On commence par le domaine d’activité qui préoccupe sans doute le plus les marchés: le secteur bancaire – courroie de transmission de la crise du crédit et de la récession si sa situation financière n’est pas stabilisée. Pour UBS, cette dernière risque encore d’être très fragilisée l’an prochain. A tel point que la banque suisse en voit de hâvre de paix que dans les banques canadiennes (comme en 2008-2009) et (tactiquement) dans les banques japonaises. Continuer la lecture de « Banques: le grand ménage se poursuivra en 2012-UBS »

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Continuer la lecture de « Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros »

29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente »

Dans le cadre du G20 de Cannes, le Financial Stability Board a publié une liste des 29 institutions financières systémiques à l’échelle de la planète – baptisées « Global Systematically Important Financial Institutions » (G-SIFI). Bizarrement, une seule institution « émergente » (Bank of China) en fait partie. Continuer la lecture de « 29 institutions financières systémiques, dont une seule « émergente » »

Revue des marchés

Weekly performance (4 Nov 2011)

Marche arrière toute: moins d’une semaine après un accord sur le sauvetage de la Grèce (qui avait laissé de nombreux observateurs indécis), les marchés financiers ont retrouvé leur lot de stress provoqué par la situation toujours incertaine de la zone euro. Cette-fois, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro a été clairement évoquée après la décision surprise, lundi soir, du premier ministre grec d’appeler à un référendum en janvier 2012 sur une question alors inconnue. La tragédie grecque, après avoir occupé une partie d’un G20 qui devait traiter des questions de croissance économique mondiale et de l’évolution du système financier international, a tourné court. Mais c’est l’Italie, deuxième économie la plus endettée de la zone, qui a pris le relais, acceptant finalement de passer sous les fourches caudines des « experts » du FMI. Au final, le G20 de Cannes, dont on attendait beaucoup, n’a servi à rien. La porte ouverte à une nouvelle phase de volatilité sur les marchés a sans aucun doute été ouverte.

Cette situation s’est traduite mécaniquement par une chute des Bourses mondiales (les marchés émergents ayant toutefois mieux) et des rendements obligataires, une pression sur les matières premières et une légère remontée de l’or. L’euro a cédé 2.5% face au dollar.

Au sein des actions américaines, en dehors de l’envolée de Groupon pour son premier jour de cotation vendredi (+37%), l’indice S&P 500 a terminé la semaine sur un repli de 2.5%, entraîné par les valeurs financières – Jefferies a plongé de 18% sur des craintes de difficultés financières après la faillite du courtier MF Global. Les grandes banques américaines comme Bank of America, JPMorgan ont perdu respectivement 12% et 7%. Le secteur de la consommation a été pénalisé par le plongeon de 24% d’Abercrombie & Fitch, dont les ventes européennes sont mal orientées. La réunion de la Fed (2 novembre) a ouvert la porte à de nouvelles interventions pour soutenir l’économie, où les créations d’emplois sont toujours peu dynamiques.

En Europe, les valeurs bancaires ont été lourdement affectées: Lloyds Banking Group -19%, Société Générale -23% BNP Paribas -15%, pesant sur l’indice Stoxx 600 (-3.7%). L’annonce « surprise » d’une baisse de 25 points de base du taux directeur de la BCE, jeudi 3, a provoqué un bref sursaut des marchés, sans suites. Il faut dire qu’une des motivations de la banque centrale européenne et de son nouveau patron, Mario Draghi, est l’anticipation d’une récession « modérée » d’ici la fin de l’année. Certains gérants estiment même que la récession sera au programme de 2012 en Europe.

En Asie, l’indice MSCI Asia Pacific a lui aussi cédé 3.6%, entraîné par les valeurs minières – BHP Billiton a cédé près de 2%, tandis que certaines valeurs bancaires australiennes ont cédé du terrain après l’annonce d’une baisse des taux et d’une révision en baisse des perspectives de croissance du pays.

A noter le mouvement à contresens des actions émergentes (MSCI Emerging Markets +1.6%). Ces marchés ont attiré d’importants flux de capitaux récemment (3.5 milliards de dollars selon Citi), ce qui s’explique notamment par la sous-évaluation des Bourses émergentes par rapport aux Bourses développées et par une situation économique moins dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (même si les difficultés de ces derniers pèsent sur la croissance des économies émergentes).

 

UBS préfère SocGen

UBS a intégré Société Générale dans sa liste de valeurs préférées en Europe. « Traitant avec une décote de valorisation de 15% par rapport au secteur pour ce qui continue à être une franchise de qualité, nous pensons que Société Générale est très significativement sous-évaluée », écrit la banque.

« A 1,16 fois la valeur d’actif tangible (TNAV), nous estimons que SG est attrayante dans la perspective d’une rentabilité des fonds propres estimée à 17% en 2011, contre 15% pour le secteur », précise l’analyste d’UBS, Omar Fall.

La liste des valeurs préférées d’UBS en Europe comprend: Air Liquide, ArcelorMittal, AstraZeneca, Centrica, KPN, Lloyds, MAN, Nestlé, Novartis, Peugeot, Reed Elsevier, SG, Swatch, TNT et Xstrata.