A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Continuer la lecture de « A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value »

Les constructeurs automobiles doivent repartir de zéro

Plutôt que de chercher à créer de nouvelles gammes, les constructeurs automobiles devraient se focaliser sur la rationalisation de l’outil industriel et l’amélioration de leur profitabilité. Car 50% des modèles vendus en Europe le sont à perte. Ce sont quelques-unes des conclusions importantes tirées d’une étude publiée par Credit Suisse. Un point de vue aligné sur celui de certains constructeurs favorables à une réduction des coûts de production. Mais un point de vue qui la mérite d’éclairer certains des problèmes structurels des « généralistes » que sont PSA, Renault ou Fiat. A lire donc. Continuer la lecture de « Les constructeurs automobiles doivent repartir de zéro »

L’automobile française n’est pas attrayante pour des investisseurs « value »-Credit Suisse

Le verdict est sans appel. Pour Credit Suisse, l’automobile n’est pas un secteur attrayant pour des investisseurs value. Et ce malgré la chute des cours. Pour s’en convaincre, les analystes de la banque suisse ont appliqué les critères de screening établis par Benjamin Graham (et James Rea).

« The auto sector is unlikely to be a fertile ground for value investors: We continue to believe that successful investing in the auto space is more about earnings momentum than about valuations. In this respect we believe that the last 2 criteria of the framework offer an interesting insight. Companies that seem to have the best business models also enjoy the most resilient earnings streams and should continue to offer the best investment opportunities: BMW, VW, Michelin and Conti. (all rated O/P). »

Quand la crise a bon dos

PSA, BNP Paribas, Société Générale… Depuis quelques jours, les plans sociaux pleuvent. La « justification économique » de ces plans est la crise de la dette ou les craintes de récession économique. La réalité est parfois différente et de nombreux plans sociaux dans des groupes de cette taille sont liés à des processus de modification des périmètres, de réallocation des ressources. Le problème n’est pas que ces ajustements aient lieu. C’est leur timing qui donne le sentiment de l’impréparation et provoque la colère justifiée des premières victimes, les salariés. Continuer la lecture de « Quand la crise a bon dos »

CM-CIC réévalue l’attrait du secteur automobile

Face à un marché automobile qui sera difficile l’an prochain (baisse prévue de 5% des volumes), l’analyste Florent Couvreur de CM-CIC Securities a revu ses estimations de croissance bénéficiaire des principaux constructeurs automobiles et équipementiers cotés en France et en Europe. Dans une étude datée d’hier et dont j’ai eu le résumé, le courtier a coupé de 28% à 54% ses estimations de BPA pour les constructeurs et de 20%à 45% pour les équipementiers. L’analyste a toutefois relevé à « neutre » son avis sur le secteur, et recommande de privilégier les entreprises dont le modèle économique est le moins cyclique: Michelin, Pirelli et Daimler. Continuer la lecture de « CM-CIC réévalue l’attrait du secteur automobile »

Croissance, stagnation, récession: scénarios pour les actions européennes

SG a publié il y a 2 jours une étude assez fouillée de test de résistance sur les actions européennes. Si le scénario central prévoit une croissance des bénéfices en 2012 comprise entre 5% (top-down) et 11% (bottom-up), 2 scénarios alternatifs ont été étudiés: une récession « modérée » (croissance du PIB mondial de 2% l’an prochain) et une dépression (PIB mondial +0% en 2012). Résultats: les bénéfices des entreprises chuteraient de 25% à 40% en 2012 (par rapport à 2011). Si le scénario central de SG table sur un rebond de 27% de l’indice DJ Stoxx 600 l’an prochain, les scénarios alternatifs se traduiraient par une baisse comprise entre 15% et 30% (scénario également envisagé par l’économiste en chef d’UBS WM). Continuer la lecture de « Croissance, stagnation, récession: scénarios pour les actions européennes »

Renault: la panne en 2011 ?

HSBC a abaissé son opinion sur Renault de « neutre » à « sous-pondérer » (objectif revu de 35 à 33 euros), estimant que le constructeur automobile souffrira en 2011 d’un nombre insuffisant de lancements de nouveaux modèles (8 dont 2 pour Dacia) et qu’il sera contraint de baisser ses prix pour maintenir ses parts de marché, ce qui entraînera une nouvelle année de perte pour sa division automobile. Continuer la lecture de « Renault: la panne en 2011 ? »

La menace « émergents »

Les pays émergents sont souvent présentés par les entreprises comme une opportunité, un eldorado à conquérir. Mais ces pays vont aussi devenir des menaces pour ces mêmes entreprises. Les salariés des champions nationaux le savent déjà, puisqu’ils sont mis en concurrence avec les « petites mains » de nombreux pays émergents, en commençant pas la Chine. La Chine, l’Inde, le Brésil… sont aussi la patrie de groupes multinationaux qui représentent de plus en plus une concurrence sérieuse pour les occidentaux. Jusqu’ici, nombreux étaient ceux qui comptaient sur leur « avance technologique » pour se démarquer. C’est de moins en moins vrai.

Partant du constat de cette « menace émergente », la Société Générale publie jeudi une étude sur ce thème. Quels sont les groupes qui sont vraiment en mesure de tirer parti de l’opportunité liée aux marchés émergents. Quels sont ceux qui, au contraire, risquent d’en pâtir ?

La banque publie deux listes de valeurs: celles qui sont affectées, à plus ou moins brève échéance, à la menace des nouveaux acteurs émergents, et celles qui seront en mesure de tirer parti de la croissance des pays émergents. Cette dernière liste de valeurs ne permet pas d’éviter la correction des marchés (SG évoque une surperformance de sa liste, ce qui est vrai en relatif aux indices européens et émergents, mais faux sur le plan de la préservation du capital).

Baptisée « SG European Exposure to Emerging Markets », le panier de valeurs qui profiteront des émergents comprend les sociétés suivantes: Anheuser-Busch Inbev, Beiersdorf, BHP Billiton, BBVA, Carrefour, Diageo, Ericsson, HSBC, Inditex, LVMH, Nestlé, Prudential, Renault, Saipem, Santander, Schneider Electric, Siemens, Standard Chartered, Technip, Unilever, Veolia Environnement, Volkswagen, Xstrata.