A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value

Depuis le mois de juillet, HSBC estime que le style « value » (recherche de titres décotés) est plus attrayant que le style « growth » (recherche de valeurs de croissance). La banque vient de publier une nouvelle étude sur le sujet, avec quelques idées d’investissement pour les investisseurs intéressés par ce style de gestion. Continuer la lecture de « A son tour, HSBC redécouvre l’intérêt du style value »

« Champions du monde »: un thème toujours attrayant – Citi

Le thème des « champions du monde » développé par Citi (et quelques autres brokers, mais sous des noms différents et via des méthodologies plus ou moins complexes) reste d’actualité: le rythme de croissance de l’économie mondiale demeure faible (2,5% en 2012 et 2013 selon les économistes de JPMorgan), la divergence entre pays émergents et pays développés est marquée, tout comme la situation bilantielle des agents économiques. Autant d’éléments qui rendent toujours attrayant la recherche d’entreprises de qualité capables d’afficher une croissance bénéficiaire durablement supérieure à celle de l’économie. Continuer la lecture de « « Champions du monde »: un thème toujours attrayant – Citi »

Warren Buffett version quant

Les stratégistes de Credit Suisse ont publié une série de paniers de titres répondant à différents critères d’investissement. Et l’un de ces paniers s’inspire de leur analyse des techniques d’investissement de Warren Buffett… Appliqué en Europe, leur méthode rapporterait un surcroît de rendement de 6,6%, mais leur approche ne fonctionne pas tout le temps… Continuer la lecture de « Warren Buffett version quant »

Perspectives 2012 d’investissement en Europe – Cheuvreux

Comme je l’indiquais dans mon précédent post, le courtier Cheuvreux a publié ses listes de valeurs recommandées pour un ensemble de pays couverts par sa recherche actions. Nous avons vu les recommandations pour la France. Avant d’aller dans d’autres pays, voici le commentaire plus général sur l’Europe délivré par la patron de la recherche, Luca Solca. Continuer la lecture de « Perspectives 2012 d’investissement en Europe – Cheuvreux »

Profil d’entreprise: Hermès International (RMS)

En bref

Hermès International est un groupe de luxe indépendant. Fondé en 1837, l’entreprise a décliné sa marque autour de 14 familles de produits (sellerie, soie, maroquinerie, agendas, prêt-à-porter, parfums, horlogerie…). Hermès a également fait le choix d’être totalement intégré, de la production à la vente via à un réseau de magasins détenus en propre.

Marché et concurrents

Avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros, Hermès pèse peu dans un marché mondial évalué à 153 milliards d’euros (source : Bain & Company). Malgré plusieurs vagues de consolidation, l’industrie du luxe reste atomisée. Dominent quelques grands acteurs multimarques – LVMH, Richemont, Swatch, Gucci Group (filiale de PPR).

Les produits de luxe sont majoritairement distribués par des grossistes (grands magasins, duty free…). La crise a fait la preuve que ce secteur d’activité, dont les produits sont réservés à une clientèle fortunée, n’échappe pas aux récessions.

Alors que l’économie mondiale s’est contractée de 2,2% l’an dernier, les ventes mondiales du secteur ont diminué de 8%, selon le cabinet de conseil Bain & Co. Les ventes d’Hermès ont, elles, fait bien mieux, avec une hausse de 8,5% (4,1% à changes constants). L’année a notamment été sauvée par les fêtes de fin d’année.

Stratégie

Hermès ne définit pas de stratégie à proprement parler (Cf document de référence 2009) . Jean-Louis Dumas, ancien PDG du groupe, définissait le luxe comme « la conscience du rare et l’amour du  beau ». En matière de stratégie, son credo était plutôt la discrétion : « ma politique c’est le silence », affirmait-il (Les Echos, mars 1998).

Son successeur, Patrick Thomas, premier dirigeant non-membre d’une des familles actionnaires du groupe, n’est guère plus prolixe en matière de stratégie (on peut lire son portrait dans Enjeux-Les Echos).

L’axe de développement du groupe est néanmoins de maîtriser de bout en bout la fabrication et la distribution des produits, de préserver un niveau de qualité très élevé et de maîtriser la croissance de l’offre (à un rythme inférieur à la demande). Hermès se développe en préservant la rareté de ses produits.

En retard sur ses concurrents en matière de distribution contrôlée en direct, Hermès a rattrapé ses concurrents au cours des années 2000. Le groupe a intensifié son effort d’investissement dans les périodes de crises. Estimé en moyenne à 7,5% des ventes entre 1994 et 2009, il a fluctué selon les périodes entre 3,4% et 10,3%.

Histoire récente

L’histoire récente d’Hermès n’est pas un long fleuve tranquille. En 2006, Jean-Louis Dumas, gérant de la société, choisit Patrick Thomas comme successeur, après une tentative infructueuse de recruter hors du groupe quelques années plus tôt. La succession s’est passée sur fond de rumeurs de vente de la maison de luxe, démenties à de nombreuses reprises.

Longtemps porté par les soiries, le développement d’Hermès a surtout reposé sur le succès des articles de maroquinerie. Ces derniers ont représenté 49% des ventes en 2009, contre 13% en 1989 (source: Merrill Lynch).

Résultats et objectifs financiers

En 2010, Hermès table sur une progression des ventes d’environ 5% à taux de change constants, après des gains de parts de marché en 2009. Bain & Company prévoit une croissance de 4% du marché mondial cette année.

Sur le plan financier, le groupe n’a cessé d’améliorer son niveau de profitabilité et le cash généré par l’activité tout au long des annéés 1990.

Les années 2000 marquent une évolution plus erratique des marges, voire un certain plafonnement (en dehors des effets de change, le groupe fournit assez peu d’explication dans son document de référence).

Compte tenu du niveau élevé de marge dégagé et de besoins financiers plutôt limités, Hermès autofinance son développement. Le groupe a réalisé peu d’appels au marché et peu d’opérations de croissance externe (John Lobb), principalement sous forme de prises de participation minoritaires (Jean-Paul Gautier). Certaines ont été des échecs (Leica).

Le groupe a un statut de SCA et s’est mis à l’abri de toute prise de contrôle hostile. Il reste une entreprise familiale, qui pourrait très bien vivre en dehors de la Bourse.

Cours de Bourse

Valorisation

© weeko

UBS préfère SocGen

UBS a intégré Société Générale dans sa liste de valeurs préférées en Europe. « Traitant avec une décote de valorisation de 15% par rapport au secteur pour ce qui continue à être une franchise de qualité, nous pensons que Société Générale est très significativement sous-évaluée », écrit la banque.

« A 1,16 fois la valeur d’actif tangible (TNAV), nous estimons que SG est attrayante dans la perspective d’une rentabilité des fonds propres estimée à 17% en 2011, contre 15% pour le secteur », précise l’analyste d’UBS, Omar Fall.

La liste des valeurs préférées d’UBS en Europe comprend: Air Liquide, ArcelorMittal, AstraZeneca, Centrica, KPN, Lloyds, MAN, Nestlé, Novartis, Peugeot, Reed Elsevier, SG, Swatch, TNT et Xstrata.

LVMH n’a plus de potentiel de hausse selon Credit Suisse

Credit Suisse déclasse LVMH de surperformance à neutre, avec un objectif de cours revu de 85 à 89 euros. « Les nouvelles favorables du secteur sont largement intégrées dans le cours et nous voyons peu de potentiel de révision en hausse du consensus », écrit l’analyste.

Pour 2010, le courtier estime que les ventes du groupe de luxe devraient progresser de 6% à périmètre et taux de change constants. Le résultat opérationnel devrait croître de 11%, en ligne avec le consensus.

A 20,5 fois le bénéfice attendu pour 2010, l’action LVMH se traite sur des niveaux supérieurs à sa moyenne historique et à des comparables comme Hermès. Dans le secteur du luxe, Credit Suisse préfère des valeurs comme Swatch ou Richemont. Ces titres devraient bénéficier d’un meilleur mix géographique, d’un effet de levier opérationnel plus significatif (que LVMH), d’une trésorerie importante et d’une valorisation relativement meilleur marché.