Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 10 février 2012

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Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Continue reading

Total: une croissance coûteuse

La prise de participation de Total dans les gaz de schiste aux Etats-Unis (opérés par Chesapeake) pour 2,3 milliards de dollars permet d’accroître le potentiel de croissance de production d’hydrocarbures du pétrolier. Mais cette opération se fait sur la base de multiples élevés, estime Alejandro Demichelis, analyste chez Bank of America Merrill Lynch. Continue reading

Des idées pour traverser la tempête

Cheuvreux a publié il y a quelques jours plusieurs études proposant d’explorer des idées d’investissement. Le but: aider un investisseur en actions à traverser la tempête actuelle sur les marchés financiers. On y trouve Continue reading

Royal Dutch Shell, valeur pétrolière préférée de SG

Société Générale a publié ce matin une étude sur le secteur pétrolier, dans laquelle la banque place Royal Dutch Shell (« achat », objectif 2.550 pence) en tête de sa liste de valeurs préférées, à la place de Total (« achat », objectif 48 euros). Continue reading

France: comment Cheuvreux prépare 2011

CA Cheuvreux vient de publier son étude France Top Picks 2011, dont nous avions donné les valeurs favorites récemment. Dans l’introduction de cette note de 56 pages, Laurent Poinsot, patron de la recherche en France passe en revue l’année 2010. Voici in extenso ses commentaires avec en introduction une question plutôt étonnante pour un broker adepte de la rotation des portefeuilles : « Est-ce que 2010 n’a servi à rien ? » Continue reading

1,8 milliard pour bons et loyaux services

La rémunération des dirigeants reste un sujet sensible, sur lequel les entreprises font preuve de réelle transparence depuis peu. Au moment où l’on souligne l’importance de lier la rémunération des dirigeants à la performance sur le long terme d’une entreprise et sur la nécessite d’aligner les intérêts des dirigeants et des actionnaires, le Wall Street Journal a analysé les 25 plus fortes rémunérations au cours des dix dernières années aux Etats-Unis.

Le « vainqueur » de ce palmarès est Larry Ellison, fondateur et PDG de l’éditeur de logiciels Oracle, qui a perçu en 10 ans (1999-2009) 1,84 milliard de dollars. Il précède Barry Diller, patron d’IAC/Interactive et de la société Expedia.com, Ray Irani (Occidental Petroleum), Steve Jobs (Apple), Richard Fairbank (Capital One Financial).

Sur les 25 dirigeants, 4 viennent de l’industrie financière, dont 2 sont d’anciens patrons déchus de Wall Street: Richard Fuld (Lehman Brothers) et Sandy Weill (Citigroup). La liste inclut, outre M. Fairbank, Angelo Mozillo, ancien dirigeant de Countrywide Financial, un intermédiaire dans la réalisation de prêts hypothécaire qui a fait faillite avec l’effondrement du marché immobilier.

L’une des conclusions de l’étude est que seulement quelques-uns des dirigeants les mieux payés ont également enrichi leurs actionnaires. Dans d’autres cas, les actionnaires ont souvent perdu beaucoup. Le quotidien fait référence à Dell, Cendant, Capital One, IAC/Interactive ou Countrywide.

Le quotidien observe par ailleurs que les dirigeants les plus riches ne sont pas les mieux payés. C’est le cas de Warren Buffett (Berkshire Hathaway) et Bill Gates (Microsoft).

La réforme de la régulation financière votée sous la présidence de Barack Obama impose une revue périodique par les actionnaires d’une entreprise de la rémunération des dirigeants. Elle impose en outre aux entreprises de divulguer la disparité des rémunérations entre le PDG et les autres salariés de l’entreprise.

En France, le cabinet Proxinvest analyse chaque année la rémunération des dirigeants des entreprises du SBF120, qui atteignent souvent des niveaux astronomiques. Il notait récemment que plusieurs entreprises, parmi lesquelles Total, Sanofi-Aventis, Capgemini, refusent toujours de faire voter la rémunération du président non-exécutif par les actionnaires réunis en assemblée générale. Un sujet d’autant plus préoccupants que les présidents de conseil d’administration français sont généralement bien mieux lotis que leurs confrères en Europe.

Dans son dernier rapport, Proxinvest soulignait avec justesse qu’en « pleine année de crise, la question des rémunérations abusives creuse encore l’écart entre l’entreprise et l’opinion. Les recommandations de modération et d’auto-régulation du patronat n’ont pas mis fin aux affaires… ». Le cabinet faisait référence aux conditions de rémunérations de certains dirigeants de banques (Daniel Bouton à la Société Générale), du patron d’EDF (Henri Proglio qui cumule les postes de président du conseil chez EDF et Veolia) ou du scandale créé par l’indemnité de départ de l’ancien patron de Valeo, Thierry Morin.

En 2008, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 était de 3,6 millions d’euros, en baisse de 20%. L’indice CAC 40 a chuté cette année-là de 42%.

Les actions, plutôt que les obligations (GMO)

Quelles sont les classes d’actifs qui rapporteront le plus au cours des 7 prochaines années ? C’est cette question que se posent régulièrement les gérants de GMO. Cette société de gestion américaine (107 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31/12/2009) est dirigée entre autres par Jeremy Grantham, cofondateur de la société et célèbre gérant de fond, qui, au plus bas des marchés (10 mars 2009), expliquait qu’il valait mieux investir au regard de valorisations historiquement basses, plutôt que de conserver du cash et risquer de louper le rebond.

Un gérant également cité et suivi par de nombreux blogueurs, et référencé par Louis Lowenstein, dans The Investor’s Dilemma (John Wiley, 2008). Un ouvrage dont je recommande la lecture à toute personne qui envisage de confier son argent à des gérants de portefeuille.

GMO vient donc de publier ses dernières prévisions et selon cette société de gestion, il vaut mieux investir dans les actions que dans les obligations. Où précisément ?

GMO fait la part belle à 3 catégories d’actions : les actions américaines « de qualité » (« US High Quality »), les grandes capitalisations internationales, et les actions émergentes (quelle surprise ?!). Ces trois classes d’actifs seraient en mesure de rapporter plus que les 6,5% de rendement annuel des actions américaines sur longue période.

Chez GMO, la notion de qualité renvoie notamment à des perspectives solides de croissance de la rentabilité des fonds propres. A Wall Street, les gérants de GMO ont sélectionné des noms bien connus des investisseurs : Oracle, Microsoft, Johnson & Johnson, Wal-Mart Stores, Procter & Gamble, Pfizer, Coca-Cola, ExxonMobil, Cisco Systems, PepsiCo, Chevron, Merck, Google, IBM et Abbott Laboratories.

A l’international, le fonds « International Intrinsic Value » détient des actions de Glaxosmithkline, Royal Dutch Shell, Sanofi-Aventis, Novartis, AstraZeneca, ENI, Banco Santander, BNP Paribas, Nissan Motor, Total, Unicredit, Roche, Vodafone, ING ou Enel. Un fond très défensif et européen.

Dans la poche émergents, GMO est actionnaire de Petrobras, Samsung Electronics, Gazprom, Vale, Lukoil, Hon Hai Precision Industry, Posco, Sberbank, Mobile TeleSystems, Banco Bradesco, Rosneft, Turkiye Garanti Bankasi, Surgutneftegaz, China Mobile.

A noter que le fond US est beaucoup plus concentré que les fonds internationaux et émergents. Les rendements sont à aller chercher hors des Etats-Unis, mais la gestion du risque dans les portefeuilles est toujours présente…

Bourbon porté par l’offshore

Chez Bourbon, c’est une tradition: les plans stratégiques ne sont pas finis qu’il s’en prépare déjà de nouveaux. L’année 2010 ne dérogera pas à la règle, puisqu’en juin prochain, le groupe de services maritimes dévoilera ses ambitions stratégiques de l’après 2012, à mi-parcours du plan 2008-2012.

L’actuel plan est certes totalement engagé (en termes de commandes passées) mais les navires ne sont pas tous réceptionnés. Ce qui rend Bourbon optimiste, c’est le fait que dans un marché instable, ses clients – les compagnies pétrolières Total, Petrobras, Pemex, Chevron, Shell, BP ou Exxon – se gardent les fournisseurs ayant les flottes les plus modernes, car ce sont celles qui les aident à réaliser des économies de coûts.

Avantage pour Bourbon: au moment où de nouveaux navires sont livrés, les taux d’utilisation restent élevés, mais coûtent relativement moins cher à exploiter, ce qui se traduit par des niveaux de marge élevés: le taux de marge brute pour 2009 de l’offshore est ressorti à 38,7% en 2009 contre 36,8% en 2008. Il a permis au groupe de maintenir un niveau élevé de résultat, au moment où les marges du vrac ont chuté.

La flotte de Bourbon comptait fin 2009 357 navires, contre 288 un an plus tôt, et environ une centaine en 2001, lorsque Jacques de Chateauvieux, PDG du groupe, décida de réorienter l’entreprise familiale réunionnaise de la distribution vers les services maritimes.

Cette transformation au pas de charge pèse néanmoins lourdement sur le bilan du groupe (taux d’endettement de 118%) et sur la rentabilité des capitaux engagés.

Le pari de Bourbon, et des investisseurs, c’est qu’il arrivera un moment où la décroissance du rythme d’investissement correspondra à la mise en service de davantage de navires, ce qui devrait accélérer la croissance des résultats du groupe. A ce moment-là, les hausses de tarifs se transformeront en « bonus » pour le résultat brut d’exploitation de Bourbon (un bonus chiffré à 165 millions de dollars pour une hausse de 5% à 7% des « day rates »). C’est cette perspective financière encourageante qui propulse le cours de Bourse de Bourbon en tête du SBF120 mercredi matin.

La prochaine présentation stratégique du groupe, en juin prochain, n’en sera pas moins importante à suivre. Elle devrait donner une indication au marché sur les nouvelles pistes de croissance du groupe, leur impact sur la génération de cash et de résultat attendus à l’avenir, et sur de nouvelles mutations en devenir.

A court terme, nous pensons que Bourbon pourrait être en mesure de dégager un bénéfice par action de 2,95 euros cette année. Le titre capitalise donc environ 10 fois le résultat 2010, 5,4 fois le cash-flow et 1,1 fois l’actif net, ce qui peut être perçu comme exigeant sur un plan historique.

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CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Continue reading