Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée

Pour le courtier Oddo Securities, la thématique des fusions, acquisitions et retraits de la cote revient doucement sur le devant de la scène, avec plusieurs opérations de rachats sur des valeurs moyennes (CFAO, LVL Médical).Ce thème des fusions renvoie à la thèse de la « de-equitisation » du marché (retrait de la liquidité des actions), lequel pourrait bien s’amplifier en ces temps d’austérité budgétaire. Continuer la lecture de « Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée »

Perspectives 2012 d’investissement en Europe – Cheuvreux

Comme je l’indiquais dans mon précédent post, le courtier Cheuvreux a publié ses listes de valeurs recommandées pour un ensemble de pays couverts par sa recherche actions. Nous avons vu les recommandations pour la France. Avant d’aller dans d’autres pays, voici le commentaire plus général sur l’Europe délivré par la patron de la recherche, Luca Solca. Continuer la lecture de « Perspectives 2012 d’investissement en Europe – Cheuvreux »

CM-CIC réévalue l’attrait du secteur automobile

Face à un marché automobile qui sera difficile l’an prochain (baisse prévue de 5% des volumes), l’analyste Florent Couvreur de CM-CIC Securities a revu ses estimations de croissance bénéficiaire des principaux constructeurs automobiles et équipementiers cotés en France et en Europe. Dans une étude datée d’hier et dont j’ai eu le résumé, le courtier a coupé de 28% à 54% ses estimations de BPA pour les constructeurs et de 20%à 45% pour les équipementiers. L’analyste a toutefois relevé à « neutre » son avis sur le secteur, et recommande de privilégier les entreprises dont le modèle économique est le moins cyclique: Michelin, Pirelli et Daimler. Continuer la lecture de « CM-CIC réévalue l’attrait du secteur automobile »

1,8 milliard pour bons et loyaux services

La rémunération des dirigeants reste un sujet sensible, sur lequel les entreprises font preuve de réelle transparence depuis peu. Au moment où l’on souligne l’importance de lier la rémunération des dirigeants à la performance sur le long terme d’une entreprise et sur la nécessite d’aligner les intérêts des dirigeants et des actionnaires, le Wall Street Journal a analysé les 25 plus fortes rémunérations au cours des dix dernières années aux Etats-Unis.

Le « vainqueur » de ce palmarès est Larry Ellison, fondateur et PDG de l’éditeur de logiciels Oracle, qui a perçu en 10 ans (1999-2009) 1,84 milliard de dollars. Il précède Barry Diller, patron d’IAC/Interactive et de la société Expedia.com, Ray Irani (Occidental Petroleum), Steve Jobs (Apple), Richard Fairbank (Capital One Financial).

Sur les 25 dirigeants, 4 viennent de l’industrie financière, dont 2 sont d’anciens patrons déchus de Wall Street: Richard Fuld (Lehman Brothers) et Sandy Weill (Citigroup). La liste inclut, outre M. Fairbank, Angelo Mozillo, ancien dirigeant de Countrywide Financial, un intermédiaire dans la réalisation de prêts hypothécaire qui a fait faillite avec l’effondrement du marché immobilier.

L’une des conclusions de l’étude est que seulement quelques-uns des dirigeants les mieux payés ont également enrichi leurs actionnaires. Dans d’autres cas, les actionnaires ont souvent perdu beaucoup. Le quotidien fait référence à Dell, Cendant, Capital One, IAC/Interactive ou Countrywide.

Le quotidien observe par ailleurs que les dirigeants les plus riches ne sont pas les mieux payés. C’est le cas de Warren Buffett (Berkshire Hathaway) et Bill Gates (Microsoft).

La réforme de la régulation financière votée sous la présidence de Barack Obama impose une revue périodique par les actionnaires d’une entreprise de la rémunération des dirigeants. Elle impose en outre aux entreprises de divulguer la disparité des rémunérations entre le PDG et les autres salariés de l’entreprise.

En France, le cabinet Proxinvest analyse chaque année la rémunération des dirigeants des entreprises du SBF120, qui atteignent souvent des niveaux astronomiques. Il notait récemment que plusieurs entreprises, parmi lesquelles Total, Sanofi-Aventis, Capgemini, refusent toujours de faire voter la rémunération du président non-exécutif par les actionnaires réunis en assemblée générale. Un sujet d’autant plus préoccupants que les présidents de conseil d’administration français sont généralement bien mieux lotis que leurs confrères en Europe.

Dans son dernier rapport, Proxinvest soulignait avec justesse qu’en « pleine année de crise, la question des rémunérations abusives creuse encore l’écart entre l’entreprise et l’opinion. Les recommandations de modération et d’auto-régulation du patronat n’ont pas mis fin aux affaires… ». Le cabinet faisait référence aux conditions de rémunérations de certains dirigeants de banques (Daniel Bouton à la Société Générale), du patron d’EDF (Henri Proglio qui cumule les postes de président du conseil chez EDF et Veolia) ou du scandale créé par l’indemnité de départ de l’ancien patron de Valeo, Thierry Morin.

En 2008, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 était de 3,6 millions d’euros, en baisse de 20%. L’indice CAC 40 a chuté cette année-là de 42%.