43 titres offrant un dividende de plus de 8%

On est loin des records de 2008-2009, mais HSBC a trouvé 43 titres de sociétés cotées au sein de l’indice MSCI Europe qui offrent un rendement du dividende élevé (>8%). HSBC note que ces niveaux ne sont généralement pas soutenables (les 3/4 des sociétés devraient couper leurs dividendes d’ici 2 ans), mais avant que cela ne se produise, l’histoire montrerait que les titres de ces sociétés pourraient afficher de beaux parcours.La banque observe toutefois que des rendements du dividende élevés peuvent avoir 2 significations: une opportunité d’investissement… ou le signe de difficultés financières! Du coup, cette thématique n’est pas adaptée à tous les portefeuilles! Continuer la lecture de « 43 titres offrant un dividende de plus de 8% »

Exane dégrade Vivendi à sous-performance, relève France Télécom à surperformance

Exane BNP Paribas publie ce matin deux rapports sur le secteur des télécommunications en France et sur Vivendi. Dans le premier, le courtier relève son avis sur France Télécom de « neutre » à « surperformance », avec un objectif de cours de 15,5 euros. Dans le second, il dégrade Vivendi de « neutre » à « sous-performance », avec un objectif de cours de 17,5 euros. Continuer la lecture de « Exane dégrade Vivendi à sous-performance, relève France Télécom à surperformance »

Désendettement des Etats et stratégie d’investissement

Le désendettement des Etats va être l’un des thèmes majeurs au cours des prochaines années. Exane BNP Paribas expose sa stratégie d’investissement (en actions) pour s’adapter à cet environnement dans une étude publiée jeudi. Les principales points de l’étude sont les suivants:

  • Acheter des titres offrant un rendement du dividende conséquent et relativement sûr (quelques idées avancées par le broker dans une liste de 11 noms: Vivendi, Vodafone, Deutsche Post).
  • Acheter des titres offrant un potentiel de hausse du dividende (quelques noms cités: AstraZeneca, Heineken, Carrefour, Sanofi-Aventis, SAP, Reed Elsevier).
  • Rechercher les champions de la croissance des résultats, quel que soit l’environnement (Adidas, LVMH, Standard Chartered, Autonomy, SES sont évoqués).
  • Vendre les valeurs très sensibles au cycle économique (Next, Panalpina, Rolls Royce, SKF et UPM font partie de cette catégorie selon Exane).
  • Vendre les sociétés exposées aux dépenses gouvernementales (BAE Systems, Crégit Agricole, Finmeccanica, RBS, Smith & Nephew, Synthes sont cités parmi d’autres).

Lagardère: rien n’est encore fait

Lagardère a beau avoir annoncé le début des discussions avec Vivendi sur le sort de ses 20% dans Canal+, rien n’est encore fait, écrit Exane BNP Paribas.

« Cette nouvelle ne devrait pas être interprétée à tort. Lagardère a débuté un long processus de vente (au moins 3-4 mois, plus si introduction en Bourse) qui inclut des discussions avec Vivendi sur le prix et ne vont pas nécessairement se traduire par une vente en 2010. »

Exane souligne notamment que Vivendi pourrait rechercher un prix d’acquisition autour de 1 milliard d’euros, alors que la participation est évaluée à 1,4 milliard dans les comptes de Lagardère. Exane a une valeur de 1,3 milliard d’euros, « en ligne avec le consensus ». Les négociations entre les deux parties risquent donc d’être délicates et difficiles. Lagardère devrait logiquement tout faire pour ne pas vendre ses titres à perte.

Lagardère: la vente de Canal+ bientôt engagée ?

Après deux jours de « roadshow » aux Etats-Unis avec le directeur financier de Lagardère, l’analyste de Credit Suisse est convaincu que la vente des 20% détenus dans Canal+ (valorisés 1,5 milliard d’euros) pourrait être enclenchée avant la date butoir du 15 avril (demain donc).

« Bien que la fenêtre de 1 mois se termine jeudi 15 avril, demain, et que la compagnie n’avait pas (jusqu’à hier) écrit de lettre formelle à Vivendi pour engager la procédure de vente, nous pensons que cela reste un événement très probable puisqu’il n’existe pas de réel inconvénient », écrit l’analyste.

La vente pourrait prendre 3 mois, avec deux issues possibles: une mise en Bourse, ou la révision du processus d’ici 1 an. Credit Suisse valorise les 20% dans Canal+ à 1,4 milliard d’euros. « Nous pensons que les investisseurs verraient d’un bon oeil une réduction du caractère congloméral de Lagardère ».

Autre élément intéressant relevé par Credit Suisse. La prévision actuelle du consensus sur le résultat opérationnel courant du pôle média (427 millions d’euros en 2010) semble « de plus en plus prudente », grâce notamment à une « légère croissance » de l’activité de Lagardère Active au premier trimestre, et l’annonce inattendue d’un nouvel opus par l’écrivain Stephenie Meyer (l’auteur du succès « Twilight ») en juin.

Ces deux éléments devraient avoir un impact favorable sur l’EBIT du pôle média, estimé à 4% par la banque.

Ajouter à cela le sentiment plus positif des investisseurs à l’égard du pôle Edition (Lagardère Publishing), qui est l’un des deus actifs clefs du groupe, avec le pôle distribution.

Sur la base de ses prévisions 2010 (BPA de 2,75 euros), Credit Suisse estime que l’action se traite actuellement sur la base d’une P/E de 11,6X, soit avec une décote de 33% sur le secteur. Credit Suisse a un avis « surperformance » et un objectif de cours de 37,1 euros.

Lagardère: à la recherche de la stratégie perdue

Le marché reste sceptique sur la capacité de rebond du groupe de médias Lagardère, en panne de projet stratégique de long terme. Selon plusieurs articles de presse (Mediapart, Libération), l’arrivée de l’investisseur activiste Guy Wiser-Pratte ne ferait que révéler l’absence de leadership dans un groupe protégé de toutes pressions externes par son statut de société en commandite par actions (SCA).

Pour un groupe de médias, c’est un paradoxe : Lagardère n’a pas d’histoire à raconter aux investisseurs. Son cours de Bourse est moribond. Les résultats plongent et le rendement du dividende ne semble même plus constituer un vecteur d’intérêt. Avec des résultats attendus à nouveau en net recul cette année, le groupe dirigé par Arnaud Lagardère doit se réinventer.

Or rares sont les analystes financiers qui ont une opinion franchement positive sur la société. Ceux qui recommandent d’acheter le titre le font du bout des lèvres. La plupart des analystes soulignent qu’en dehors de cessions des participations détenues par le groupe (dans Canal+ et EADS), Lagardère manque de réels attraits fondamentaux.

L’activité média – cœur des résultats du groupe depuis le recentrage décidé par Arnaud Lagardère – a du mal à redresser sa situation financière. En 2009 déjà, le pôle Edition (« Publishing ») a bénéficié de gros succès de librairie comme « Twilight », qui ne devraient pas se répéter en 2010.

Les autres métiers souffrent de la crise du marché publicitaire. Ainsi Lagardère Active – qui regroupe la presse et l’audiovisuel – a vu son résultat opérationnel plonger de 93% en 2009. La division pourrait engager de nouvelles restructurations, selon les propos tenus par des dirigeants devant les investisseurs lors de récents roadshows.

« La plupart des activités de Lagardère sont matures, et une part du capital employé est utilisé dans des participations financières, dans lesquelles Lagardère est actionnaire mais n’a pas de rôle d’opérateur. Nous pensons que la société devra réévaluer l’emploi de ses capitaux, et revoir son plan de développement sur le long terme », écrivait la semaine dernière HSBC dans une étude sur le groupe.

L’incursion dans le monde du sport s’avère pour l’heure un investissement peu rentable et certains analystes estiment que le groupe ferait mieux de réfléchir à un emploi plus efficace de ses capitaux plutôt que d’envisager une nouvelle acquisition dans ce métier difficile et cyclique.

« Nous ne pensons pas que cela soit la meilleure allocation possible » du capital, estimait la banque Citi dans une note du 19 mars.

Lors de rencontres avec des investisseurs, des dirigeants du groupe ont indiqué être satisfaits du niveau actuellement d’endettement (1,8 milliard d’euros, soit 50% des fonds propres environ). Or, la cession des participations dans Canal+ France (valorisée 1,2 milliard d’euros) et les 7,5% d’EADS (920 millions sur la base du cours actuel) permettraient en théorie de ramener la dette à zéro.

Se présenteraient alors deux possibilités pour retrouver une structure financière optimale : le versement d’un dividende exceptionnel, évoqué par le groupe mais pas envisagé à court terme, ou la réalisation d’opérations de croissance externe. Là encore, les investisseurs s’inquiètent des cibles envisagées, en espérant qu’elles auront un réel effet d’accélérateur sur la croissance du groupe et sur l’amélioration de sa rentabilité.

Ce que les analystes ont récemment écrit

Exane BNP Paribas (30 mars 2010) : sous-performance, objectif de cours : 25 euros

« Le problème n’est pas la gestion des actifs, mais bien plus la détérioration des fondamentaux, au moment où la vente d’actifs non stratégiques à un bon prix semble difficile. »

Morgan Stanley (24 mars) : sous-pondérer, objectif : 26,5 euros

La banque évoque des résultats « décevants ». « Contrairement à d’autres groupes de médias, nous abaissons nos prévisions après de faibles résultats annuels. (…) Si l’action est bon marché (6 fois l’excédent brut d’exploitation, 7 fois le bénéfice par action ajusté pour 2010), nous voyons peu de potentiel de surprise positive pour les résultats. En l’absence d’une vente réussie de Canal+ ou d’une reprise plus rapide que prévue, nous pensons qu’il y a peu de catalystes et restons sous-pondérer. »

HSBC (23 mars): neutre, objectif : 30 euros (contre 34 euros)

Prévisions 2010 décevantes : le groupe anticipe une baisse de 10% de son résultat opérationnel courant, contre 5% attendu par les investisseurs.

« Sur la base de nos estimations, l’action se traite sur un multiple de 14,8 fois le bénéfice par action estimé pour 2010, en ligne avec ses niveaux historiques. »

Evoquant les cessions d’actifs, HSBC ne pense pas que « ces événements feront à eux seuls le fondement d’une stratégie de long terme et changeront de manière significative la situation du groupe. »

Oddo (22 mars), Accumuler, objectif : 30 euros

« Il nous paraît prématuré de revenir à l’achat, d’autant plus que le flux de nouvelles devrait rester sous pression en 2010 au vu d’un calendrier peu favorable dans le sport, d’un marché de la publicité magazines toujours morose et d’un effet de base défavorable dans l’édition. »

Les seuls soutiens à la recommandation « accumuler » du courtier: la cession des titres Canal+ et EADS, le redressement du trafic aérien (favorable à la division Services) et la perspective de redressement des marges dans le sport à partir de 2011.

Citi (19 mars 2010) : conserver, objectif : 29,7 euros

La banque souligne une incertitude sur l’impact du livre électronique sur les résultats du groupe [Lagardère estime pour sa part qu’il s’agit d’une activité plus rentable que le papier] ; Citi juge difficile de voir le réel pouvoir bénéficiaire dans l’édition après l’effet « Twilight ».

Sur Lagardère Active, Citi souligne que les risques structurels (notamment pour les magazines) persistent malgré la restructuration et l’effet positif attendu d’une éventuelle reprise du marché publicitaire.

Nomura (11 mars) : alléger, objectif : 28 euros

« Nous réitérons notre opinion alléger et estimons que la société est composé en grande partie d’activités de faible croissance avec des problèmes structurels dans certaines divisions. »

Société Générale (11 mars) : conserver, objectif : 27 euros

« Le titre nous paraît correctement valorisé, mais avec des ressorts boursiers mal orientés : 1) le potentiel de rebond bénéficiaire est entravé par des problèmes spécifiques à ses activités défensives(comparables très élevés pour le Livre, détérioration du Sport) ; 2) une nette réduction de la décote nécessiterait un scénario ‘idéal’ de cession intégrale et rapide des participations EADS et surtout Canal+, incertaine dans des conditions favorables compte tenu des priorités apparentes de Vivendi . »

Kepler (28 janvier 2010) : achat, objectif : 35 euros

« La plupart des mauvaises nouvelles (notamment dans le sport) semblent intégrées dans le cours. Le couple risque-rendement du titre redevient attrayant, en particulier avec la probabilité d’une vente de la participation dans Canal Plus à Vivendi en 2010. »

CAC40: le cash avant tout

Comme on pouvait s’y attendre, les entreprises du CAC 40 ont été lourdement affectées par la crise internationale déclenchée outre Atlantique. Mais si elles affichent des bénéfices nets en baisse (-27% selon Les Echos, -20% selon mes calculs qui excluent les 2 entreprises à exercice décalé que sont Alstom et Pernod Ricard), leur priorité de 2009 a été la préservation du cash et du bilan. Continuer la lecture de « CAC40: le cash avant tout »

Jeux maudits

L’industrie du jeu vidéo traverse une période délicate. En attendant l’arrivée de nouvelles consoles de jeux vidéo, les éditeurs doivent relever plusieurs défis, parmi lesquels les baisses de prix imposées par les distributeurs, le développement du marché des jeux d’occasion, et, bien sûr, l’essoufflement des ventes de consoles. Continuer la lecture de « Jeux maudits »