Crise de la zone euro et stratégie d’investissement-Credit Suisse

Source:-Credit Suisse

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François Hollande élu… Premiers commentaires de brokers

On commence par cette note d’Exane BNP Paribas: Continue reading

Buffett a publié sa lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway

L’édition 2011 vient de sortir. « Big news »: Warren Buffett et Charlie Munger nous annoncent avoir trouvé pas un, mais trois successeurs potentiels, sans révéler l’identité de l’heureux élu. Surtout, l’année 2011 se termine sur une progression de 4,6% de la valeur d’actif net par action de Berkshire Hathaway, contre un gain de 2,1% pour le S&P 500 (même si le bénéfice net a reculé de près de 21% à 10,25 milliards de dollars…)

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Publications de chiffre d’affaires/résultats – 16 février 2012

AXA: Résultats 2011

Bull: Résultats 2011

Capgemini: Résultats 2011

EDF: Résultats 2011

Eramet: Résultats 2011

Pernod Ricard: Résultats semestriels 2011-2012

PPR: Résultats 2011

Renault: Résultats 2011

Société Générale: Résultats 2011

Technip: Résultats 2011

TF1: Résultats 2011

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 9 février 2012

Akka TechnologiesChiffre d’affaires 2011

AST Groupe: Chiffre d’affaires 2011

Casino: communiqué sur la stratégie de Mercialys

Dassault SystèmesRésultats 2011

GDF SuezRésultats 2011 (comptes annuels)

Hermès: Chiffre d’affaires 2011

Legrand: Résultats 2011 (comptes annuels)

Maisons France Confort: Chiffre d’affaires 2011

Mercialys: Résultats 2011

PublicisRésultats 2011

Rubis: Chiffre d’affaires 2011

Sabeton: Chiffre d’affaires 2011

Store Electronics Systems: Chiffre d’affaires 2011

Systran: Résultats 2011

Publications de chiffre d’affaires/résultats – 2 février 2012

LVMH: Résultats 2011

Christian Dior: Résultats 2011

Altran: Chiffre d’affaires 2011

BonduelleChiffre d’affaires semestriel 2011-2012

Cegedim: Chiffre d’affaires 2011

Dalet: Chiffre d’affaires 2011

GFIChiffre d’affaires 2011

Ipsen: Chiffre d’affaires 2011

Les Nouveaux Constructeurs: Chiffre d’affaires 2011

Maurel & Prom: Chiffre d’affaires 2011

NRJ Group: Chiffre d’affaires 2011

Quantel: Chiffre d’affaires 2011

Tipiak: Chiffre d’affaires 2011

Vicat: Chiffre d’affaires 2011

Une vue sur les valeurs moyennes: 15 idées d’achat, 15 idées de vente – Citi

Citi a publié hier une étude sur les valeurs moyennes en 2012 (la banque couvre 239 titres en Europe avec une capi boursière inférieure à 5 milliards d’euros). L’idée d’ensemble est que les valeurs moyennes ont de nombreuses raisons de continuer à faire moins bien que les « large caps », en raison d’une prime de valorisation et d’une situation bilantielle relativement plus fragile. Continue reading

CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)

Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Continue reading

Perspectives 2012 d’investissement en Europe – Cheuvreux

Comme je l’indiquais dans mon précédent post, le courtier Cheuvreux a publié ses listes de valeurs recommandées pour un ensemble de pays couverts par sa recherche actions. Nous avons vu les recommandations pour la France. Avant d’aller dans d’autres pays, voici le commentaire plus général sur l’Europe délivré par la patron de la recherche, Luca Solca. Continue reading

Nomura bullish sur les actions européennes

Nomura a publié aujourd’hui plusieurs notes. Je m’arrête ici sur la partie actions (la macro et les devises suivront quand j’aurai le temps). Etonnamment, malgré la crise de la dette en zone euro, c’est en Europe continentale que la banque japonaise voit le plus gros potentiel de hausse (22% en 2012), avec une croissance des profits de 3,5% (contre -4,3% cette année).  Continue reading

Cheuvreux croit encore au rally de fin d’année

5% de hausse pour les actions dans le monde, voire plus en Europe, c’est ce qu’espèrent les stratégistes de Cheuvreux dans une note publiée aujourd’hui (nota: le Stoxx affiche déjà un gain de 5.6% en 5 jours).  Continue reading

Ce que price le marché… Mise à jour

On a déjà fait à plusieurs reprises un point sur ce qu’escompte le marché quant à l’évolution future des profits des sociétés cotées en Europe. Dans sa note de stratégie pour les actions européennes en 2012, Bank of America Merrill Lynch évoque non seulement les anticipations actuelles, mais les compare aux 5 dernières récessions. Instructif, mais pas forcément une source d’optimisme… Continue reading

Les gérants pessimistes, selon la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

La dernière enquête « mondiale » de Bank of America-Merrill Lynch montre que les gérants actifs sont toujours très « bearish »: nombreux sont ceux qui attendent une correction violente des Bourses avant la fin de l’année, provoquée par un choc externe (cf graphique plus bas). Les gérants sont donc très défensifs et seule une remontée des prévisions de croissance économique dans le monde les fera modifier leur allocation. La majorité des gérants anticipe un récession en Europe, les craintes de déflation refont leur apparition, conduisant de nombreux gérants à anticiper une baisse des taux courts au cours des 12 prochains mois. Un défaut de la Grèce (38% des personnes sondées) est prévu d’ici le 1er trimestre 2012. 36% anticipent une nouvelle dégradation de la note des Etats-Unis. En termes d’allocation des portefeuilles,

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4 raisons pour sous-pondérer les actions – Morgan Stanley

L’équipe stratégie Europe de Morgan Stanley (Graham Secker, Ronan Carr, Matthew Garman et Hanyl Lim) a dégradé sa recommandation sur les actions à « sous-pondérer » après le rebond d’octobre, estimant que celui-ci ne serait qu’un feu de paille en raison de problèmes beaucoup plus structurels, dont l’incapacité de l’Europe à trouver une solution crédible à la crise de la dette, l’affaiblissement de la croissance économique, le risque de baisse des marges (à cela, s’ajoutent quelques indicateurs techniques moins favorables). Continue reading

Une lettre à Warren Buffett (incomplète)

Dans un document publié en fin de semaine dernière, le patron « mondial » de la recherche « européenne » d’un grand broker parisien (cherchez l’erreur) écrit à Warren Buffett pour lui suggérer d’acheter des titres pas chers cotés de ce côté-ci de l’Atlantique – la liste inclut Axa, Zurich Financial Services, H&M, Unilever, Volkswagen, Daimler, ABB. Continue reading

Les gérants « fondamentaux » sont toujours bearish selon la dernière enquête Merrill Lynch

La dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch est claire: alors que la remontée des indices est liée à une réduction des positions shorts des hedge funds, les gérants « fondamentaux » sont toujours en mode « risk-off » et privilégient le cash. Plus de 9 gérants sur 10 anticipent un défaut de la Grèce et les 2/3 anticipent une récession en Europe. Conséquence: les expositions sont fortement sous-pondérées sur l’Europe. En termes d’allocation sectorielle, les gérants privilégient l’assurance, réduisent la sous-pondération sur les banques (!). Le secteur du gaz et du pétrole reste le premier choix de nombreux gérants.  Continue reading

Actions européennes: où en est-on en termes de valorisation?

Ces 3 tableaux plutôt bien faits et complets réalisés par les stratégistes de Barclays Capital offrent une vue d’ensemble et par secteurs de la valorisation des actions européennes (base: indice DJ Stoxx 600). Dans l’ensemble, les actions européennes présentent une valorisation raisonnable: P/E 2011 de 11,1x (9,8x pour 2012) pour une croissance des bénéfices attendue à 16% cette année et 9% l’an prochain. Le rendement du dividende est vu à 3,7% en 2011 (4,1% en 2012). Le rendement bénéficiaire (ou « earnings yield » = inverse du P/E) est également attrayant relativement aux obligations, puisqu’il se situe entre 9% et 10%. Continue reading

La fin du stock picking…

… Certains aimeraient y croire, pas nous. Mais voilà, l’idée refait surface. Comme dans cet article du Wall Street Journal, qui nous explique comment les marchés sont aujourd’hui dominés par les forces de la macroéconomie, de la politique et de la régulation. L’époque aurait donc changé. Continue reading

Premiumisation sans fin pour Pernod

Le marché redevient très généreux avec Pernod Ricard. Au cours actuel de 61,25 euros, le marché anticipe que Pernod Ricard va continuer d’améliorer continuellement sa rentabilité, et qu’a priori, le groupe sera immunisé du cycle économique.

Pernod affiche actuellement une capitalisation boursière de 16,2 milliards d’euros. Si l’on y ajoute la dette nette au 30 juin (10,6 milliards), la valeur d’entreprise du groupe de vins et spiritueux atteint 26,8 milliards d’euros. Une telle valorisation signifie que le marché anticipe une amélioration de 200 points de base du niveau de rentabilité du groupe au cours des prochaines années. C’est ce que l’on retrouve dans les prévisions des analystes: le consensus table sur une marge opérationnelle courante de 27,2% en 2012-13, contre 25,4% au cours de l’exercice clos le 30 juin dernier – un niveau jamais réalisé par le groupe dans le passé.

Dit autrement, Pernod Ricard devra dégager un flux de trésorerie disponible (free cash flow) moyen de près de 1,62 milliard d’euros au cours des prochaines années pour justifier son cours actuel (sur la base d’un coût du capital de 8% et d’un taux de croissance de 2%). L’an dernier, il a dégagé un free cash flow de 1,11 milliard d’euros.

Certes, le groupe dirigé par Pierre Pringuet poursuit sa politique de « premiumisation » ou de montée en gamme. Le groupe dispose déjà de 14 marques phares (Chivas Regal, Absolut, Beefeater, Havana Club, Ballantine’s…), qui tirent les volumes et assurent une meilleure couverture des frais fixes (son réseau de distribution principalement). Mais malgré leur statut, ces marques enregistrent  des résultats commerciaux modestes (croissance organique de 4% l’an dernier), qui reflètent un environnement économique incertain. Ce n’est pas le seul défi du groupe.

La dernière récession de l’économie mondiale a montré que Pernod-Ricard n’est pas plus « défensif » qu’un fabricant de matériel électrique, contrairement à ce qui s’était passé au début des années 2000. Comme de nombreuses entreprises, le groupe a même été contraint de faire appel au marché à travers une augmentation de capital, de refinancer sa dette et de couper son dividende et ses investissements pour traverser la crise.

Dans ce contexte de crise, Pernod a été obligé de relever encore son effort d’investissement publi-promotionnel pour soutenir les ventes. Ces dépenses vont d’ailleurs se maintenir à un niveau élevé ont averti les dirigeants du groupe. Mais de tels investissements pèsent inévitablement sur la rentabilité de l’entreprise, allant à l’encontre (au moins à court terme) des attentes des investisseurs.

Le retour à un rythme de croissance interne plus élevé semble donc l’élément décisif pour permettre au groupe d’améliorer durablement sa rentabilité et justifier un cours de Bourse relativement élevé. Mais cette reprise des volumes dépend pour bonne partie de la reprise de la consommation dans les bars, les restaurants et à domicile. L’absence de prévision en la matière dans le communiqué de presse du groupe (présentée comme une « tradition », mais à contre courant dans des marchés volatils où les investisseurs ont besoin de plus de repères que d’habitude) constitue de ce point de vue une déception.

Danone moqué par Arrêt sur Images

La « capitulation » de Danone, sommé par l’Europe d’arrêter de vanter les bienfaits santé de ses « blockbusters » commerciaux que sont Actimel et Activia, fait l’objet d’un commentaire un peu moqueur de la part de Daniel Schneidermann, d’Arrêt sur Images, qu’un gérant de fonds m’a fait passer. DS y salue notamment le travail de l’EFSA, agence européenne de sécurité alimentaire.

« Quand on connait les budgets de lobbying que les multinationales sont capables d’engloutir auprès des instances de contrôle, nationales et supranationales, on mesure la performance que constitue cette résistance de l’EFSA. Les « bureaucraties européennes », qui ont bien des défauts, ont aussi parfois quelques qualités. »

Pour Danone, ce revers n’est pas à minimiser, selon certains courtiers. Selon CM-CIC Securities, « le risque d’un décalage de facturations dues à un report de lancement des nouveautés pourrait avoir lieu ». Le courtier a abaissé son opinion d’ « Achat » à « Conserver ».

Credit Suisse, CA Cheuvreux, Exane BNP Paribas estiment au contraire que cela n’aura pas d’impact sur les ventes. La communication du groupe a déjà été adaptée en France et au Royaume-Uni, sans impact sur son activité.

Le commentaire Société Générale est plus troublant:

« Nous constatons qu’un an après la réunion du 15 juin 2009 à Bruxelles, les deux parties [groupes agroalimentaires, EFSA] ne se comprennent toujours pas. La filière agroalimentaire et en particulier les leaders (Nestlé, Unilever et Danone) sont déçus par le manque de clarté et de cohérence des décisions prises. Il nous semble que par ce retrait, Danone cherche : 1) à gagner du temps en attendant que les deux parties arrivent à définir une règle du jeu claire et logique, 2) à renverser la situation et mettre la pression sur l’EFSA. Si les leaders ne soumettent plus de dossiers à l’’EFSA, ce dernier a moins de raison d’exister. Danone ne remet pas en cause sa démarche scientifique mais se pose la question de l’intérêt de dépenser 30 millions d’euros en tests cliniques. »

UBS préfère SocGen

UBS a intégré Société Générale dans sa liste de valeurs préférées en Europe. « Traitant avec une décote de valorisation de 15% par rapport au secteur pour ce qui continue à être une franchise de qualité, nous pensons que Société Générale est très significativement sous-évaluée », écrit la banque.

« A 1,16 fois la valeur d’actif tangible (TNAV), nous estimons que SG est attrayante dans la perspective d’une rentabilité des fonds propres estimée à 17% en 2011, contre 15% pour le secteur », précise l’analyste d’UBS, Omar Fall.

La liste des valeurs préférées d’UBS en Europe comprend: Air Liquide, ArcelorMittal, AstraZeneca, Centrica, KPN, Lloyds, MAN, Nestlé, Novartis, Peugeot, Reed Elsevier, SG, Swatch, TNT et Xstrata.

Exane revoit le cas de Danone

Exane BNP Paribas a relevé son opinion sur Danone de sous-performance à surperformance, avec un objectif de cours de 52 euros. Fin janvier, le courtier était à la vente sur la valeur, estimant que de nombreux risques pourraient affecter ses performances. Deux mois plus tard, Exane revoit son cas et cherche à raccrocher ses wagons à la hausse de 12% du titre en Bourse.

« En revisitant les 4 sources de risques identifiées dans notre étude sectorielle du 28 janvier, les perspectives de Danone se sont sensiblement améliorées », écrivent les analystes d’Exane. Le courtier juge désormais atteignable l’objectif de croissance de 8% à 10% par an des ventes.

« Nous pensons que la restauration d’une prime sur le secteur est méritée », concluent les analystes. Sur la base de ses estimations, cette prime ressort à environ 10% sur le secteur, sur la base du PE 2011.

Bonduelle, dur à croquer

De nouveau en vogue, les légumes de Bonduelle sont désormais correctement valorisés par la Bourse, et ce même si l’acquisition en cours de France Champignons devrait apporter un accélérateur de croissance appréciable aux ventes et aux résultats du groupe.

Bonduelle a tout d’une vedette. Un secteur d’activité jugé défensif. Une croissance régulière des ventes et des marges. Mais après une hausse de 69% de son cours de Bourse en un an, Bonduelle affiche aujourd’hui des ratios de valorisation proches de leur moyenne historique : le titre capitalise 13,7 fois le résultat par action prévu en 2010 (moyenne sur neuf ans de 12,8x), 11,6 fois le résultat d’exploitation (10,5x) et 1,6 fois les fonds propres (1,7x).

Si l’on regarde les dix dernières années, la riche valorisation du titre semble aujourd’hui méritée. Entre 2000 et 2009, Bonduelle a réussi à améliorer structurellement sa rentabilité : la marge d’exploitation est passée de 3,8% à 6,7%, tandis que les ventes ont progressé de près de 6% par an en moyenne. Le développement de Bonduelle s’est appuyé tant sur l’élargissement de son offre, de sa présence géographique, par croissance propre et par acquisitions. L’an dernier, le groupe a repris le belge La Corbeille et les canadiens Family Tradition et Omstead Foods. En 2009-2010, Bonduelle est engagé dans la construction de 2 usines, au Brésil et en Ukraine, pour renforcer ses capacités de production.

Le courtier Kepler estime dans une note récente que l’acquisition de France Champignons devrait avoir un effet relutif rapidement. L’investissement de 96 millions d’euros environ, pourrait ainsi être rentabilisé en 3 ans, ajoutant 12 euros de valeur à l’action Bonduelle. Kepler a un objectif de cours de 97 euros par action.

Après le trou d’air de 2009, provoqué par l’évolution défavorable de certaines devises (roubles, dollars canadiens), Bonduelle devrait enregistrer un bond de 79% de son résultat par action en 2010. Son cours de Bourse a encore un certain retard à combler…

Pour poursuivre la hausse, il faut néanmoins que Bonduelle continue d’améliorer ses marges, au moment où, en France (36% des ventes consolidées), les relations entre fournisseurs et distributeurs évoluent de plus en plus à l’avantage des seconds. Bonduelle peut compter à la fois sur ses marques propres et sur son offre en marque de distributeur, ainsi que sur sa politique visant à couvrir l’ensemble des « technologies » de transformation des légumes (conserve, surgelé, frais, traiteur).

Mais au regard d’une valorisation plutôt riche, Bonduelle n’offre plus de marge de sécurité aux investisseurs qui voient encore un potentiel de hausse au titre.

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