Ian Richards et Graham Stuart Bischop, stratégistes chez Exane BNP Paribas, ont publié ce matin une analyse fort intéressante tentant de comprendre la dichotomie profonde observée actuellement en Bourse entre valeur de croissance (« growth ») et titres décotés (« value »). Leur conclusion est que dans un environnement de liquidités abondantes, les titres « growth » intègrent des perspectives de croissance trop optimistes. Les investisseurs devraient bien comprendre ce que « price » le marché avant de s’intéresser à de telles valeurs. Lire la suite
Archives pour la catégorie Matériaux de construction
Saint-Gobain confirme ses objectifs malgré un 1er trimestre en baisse de 4,8%
Saint-Gobain a enregistré une baisse de 4,8% des ventes au 1er trimestre, à 9,7 milliards d’euros (dont -5,4% en interne). Le fabricant de matériaux de construction précise que l’activité a été pénalisée par un nombre de jours ouvrés inférieur à l’an dernier (impact de -3,7% sur les ventes). Saint-Gobain confirme ses objectifs pour l’exercice 2013, notamment la progression du résultat d’exploitation au second semestre, après un point bas « entre mi-2012 et mi-2013″.
Saint-Gobain: Merrill voit le verre à moitié plein
Bank of America Merrill Lynch relève son avis sur Saint-Gobain à l’achat (contre sous-performance) avec un objectif de cours relevé de 24 à 36€. Lire la suite
Discours prudent chez Saint-Gobain – Merrill Lynch
Arnaud Lehmann, analyste chez Bank of America Merrill Lynch en charges du secteur des matériaux de construction, rapporte les commentaires très prudents des dirigeants de Saint-Gobain au cours d’un dîner organisé à Londres hier avec les analystes financiers: Lire la suite
CAC 40: 3/4 des sociétés ont publié; leurs profits ont chuté de 30% en 2012
Les trois quarts des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats 2012 et fait leurs commentaires sur 2013. A l’heure actuelle, si l’activité des groupes cotés est en croissance de 4% en cumulé, les marges opérationnelles (RO/CA) sont sous pression, puisqu’elles sont passées de 11,6% à 9,4%. Le résultat net cumulé (part du groupe) des 30 sociétés accuse lui une chute de 30% à 43,8 milliards d’euros.
On notera qu’en moyenne, la réaction du marché à ces publications a été négative de 0,85%, avec des variations journalières allant de +7,7% (Renault) à -4,9% (Alcatel-Lucent).
Précision: cette analyse n’inclut par Pernod-Ricard ni Alstom (exercices décalés).
Saint-Gobain: les résultats 2012 chutent, le rebond est espéré au second semestre 2013
Pénalisé par une conjoncture économique morose en Europe, Saint-Gobain annonce une chute de 40% de son résultat net l’an dernier à 766M€. Le groupe table sur un redressement de ses résultats à partir du second semestre 2013 et propose, en conséquence, un dividende stable à 1,24€/action. Lire la suite
Lafarge: sortie par le haut
Lafarge s’envole après la publication de résultats annuels d’assez bonne facture, même si le cimentier enregistre une baisse de son bénéfice net à 432M€. S’il confirme qu’il est bien revenu dans un cercle plus vertueux, potentiellement créateur de valeur, le mouvement de revalorisation du titre pourrait avoir de beaux jours devant lui. Lire la suite
Lafarge: le résultat net 2012 plonge de 27%; prudence pour 2013
Lafarge enregistre une chute de 27% de son résultat net annuel à 432M€, l’exercice 2011 ayant bénéficié de gains de cession. Le groupe améliore ses performances au 4è trimestre, mais reste prudent pour 2013. Il confirme l’objectif d’afficher une dette inférieure à 10 mds€ (contre 11,32 mds€ fin 2012, pour un EBITDA en hausse de 4% à 3,45 mds€). Le dividende sera de 1€/action.
L’optimisme des investisseurs se tasse un peu – BofAML
L’optimisme des investisseurs s’est légèrement érodé au cours du mois de février, selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch. Lire la suite
Publications de résultats: grosse semaine en perspective
La Bourse de Paris va être plus qu’animée cette semaine, avec d’importantes publications de résultats, tant dans le CAC 40 qu’en dehors. Petite revue des attentes du consensus pour chaque valeur. Lire la suite
Hausse des marchés: les publications de résultats seront déterminantes
En dehors du calendrier politique qui pourrait jouer un rôle dans les mois à venir (« fiscal cliff », élections italiennes), les publications de résultats du 4è trimestre pourraient jouer un rôle sur le sentiment des investisseurs – déjà très optimiste. Lire la suite
Les investisseurs sont bullish, parient sur les banques – BofAML
Les banques ne feraient-elles plus peur aux investisseurs ? Pour la première fois depuis 2007, une proportion significative d’entre eux, dans le monde, surpondèrent les valeurs financières dans leurs portefeuilles. Les gestionnaires sont même particulièrement optimistes (« bullish »), selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch… Ce qui n’exclut pas le risque, voire le besoin, d’une correction dans le courant du premier trimestre. Lire la suite
Saint-Gobain: commentaires de brokers
L’action Saint-Gobain réagit plutôt bien au projet de cessions des activités nord-américaines de Verallia. Voici quelques réactions d’analystes publiées ce matin. Lire la suite
A défaut de constance, Saint-Gobain fait preuve d’opportunisme
Le projet de cession des activités nord-américaines de Verallia montre que Saint-Gobain est avant tout un gestionnaire très opportuniste de son portefeuille d’activités (un comportement dicté par Wendel?). Quant à la défense d’une vision de long terme, on peut s’interroger. Lire la suite
Idées d’investissement: à la recherche de dividendes durables
Les investisseurs en quête d’idées qui soient sources de rendement se sont beaucoup focalisés l’an dernier sur le crédit et les obligations à haut rendement. De l’avis de nombreux gérants, ces classes d’actifs ont épuisé leur potentiel d’appréciation. L’univers des actions recèle lui aussi des idées d’investissement qui offrent des niveaux de rendement du dividende significatifs, avec des perspectives de stabilité voire d’amélioration du dividende, grâce à une bonne visibilité sur la génération de flux de trésorerie des entreprises. Lire la suite
Quels sont les titres à gros béta ?
Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).
Rendement total du SBF 120: performance par titre
Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite
Un point sur la valorisation des actions européennes
Vue globale sur les marchés actions par régions & secteurs
Les actions de la zone euro retrouvent grâce aux yeux des investisseurs-BofAML
La dernière enquête auprès des investisseurs réalisée par Bank of America Merrill Lynch a été publiée aujourd’hui. Elle révèle que, pour la première fois depuis avril 2011, les investisseurs ont accru leur exposition aux actions de la zone euro. « Les investisseurs considèrent désormais que la crise de la dette souveraine en Europe est un risque de moindre ampleur (‘lower tail risk’) que le ‘mur budgétaire’ (‘fiscal cliff’). » Un risque amoindri, mais qui pourrait ressurgir en cas de difficulté et provoquer de violents arbitrages de la part des investisseurs, nuançons un peu le propos. Lire la suite
Quality Street
Au regard d’un environnement économique plus qu’incertain, la qualité est un point de repère toujours utile pour les investisseurs en actions, selon les stratégistes de Citi. « Europe SA n’est pas le PIB européen », affirment-ils dans une étude datée du 9 août. Lire la suite
Un consensus prudent pour 2012, mais trop optimiste pour 2013?
Saint-Gobain offre une belle opportunité
Saint-Gobain s’effondre vendredi après un avertissement sur résultats et l’annonce d’un nouveau plan d’économies. Cette correction boursière est sans doute justifiée à court terme. Elle ne présente pas moins une opportunité significative d’acquérir à bon compte une entreprise de qualité pour le long terme. Lire la suite
Traverser la tempête
« At the end of last year we developed, with our analysts, four themes that we argued would drive relative stock performance in 2012 . These were: Earnings resilience; Structural growth; Balance-sheet strength; Pricing anomalies.Essentially, we argued that quality companies with decent balance sheets, earnings that were unlikely to buckle in a weak economic environment and long-term growth prospects in their core businesses would be likely to outperform through the up and down swings. Fortunately, with the weakness of markets over the past couple of years, our analysts found plenty of such companies at reasonable valuations.We still think these are valid themes, since the fundamental macro picture has not changed. Therefore, we have asked our analysts to refresh their ideas for stocks that best fit these themes. »
Profil financier du CAC 40
Profil Financier CAC40
h/t Agefi.
Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.
Point sur la valorisation des actions européennes
David Einhorn (Greenlight Capital) « shorte » la France
Lors de la conférence Ira Sohn qui s’est déroulée hier à New York, David Einhorn a indiqué qu’il shortait la France, selon le site Marketfolly. Les raisons? L’exposition à l’Italie et à l’Espagne. Et la possibilité que la France fasse défaut sur sa dette et qu’elle retourne au franc… Lire la suite
Que penser de la hausse des taux longs US
Spectaculaire! Depuis le début de la semaine, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a pris près de 30 points de base. Un sursaut provoqué par les commentaires un peu plus positifs de la Fed sur la situation de l’économie américaine. Lire la suite
Saint-Gobain: commentaires de brokers
Publications de chiffre d’affaires/résultats – 17 février 2012
Imerys: commentaires de brokers
Les gérants plus optimistes, selon la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch
« The Bulls are Back ». La dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants professionnels confirme ce que l’on observe depuis quelques semaines: l’optimisme est de retour. Un optimisme qui profite surtout aux actions émergentes et au secteur de la technologie, selon Michael Hartnett, Chief Global Equity Strategist. Lire la suite
Publications de chiffre d’affaires/résultats – 3 février 2012
AffiParis: Résultats 2011
Ciments Français: Chiffre d’affaires 2011
Encres Dubuit: Résultats 2010-2011
Publications de chiffre d’affaires/résultats – 2 février 2012
LVMH: Résultats 2011
Christian Dior: Résultats 2011
Altran: Chiffre d’affaires 2011
Bonduelle: Chiffre d’affaires semestriel 2011-2012
Cegedim: Chiffre d’affaires 2011
Dalet: Chiffre d’affaires 2011
Ipsen: Chiffre d’affaires 2011
Les Nouveaux Constructeurs: Chiffre d’affaires 2011
Maurel & Prom: Chiffre d’affaires 2011
NRJ Group: Chiffre d’affaires 2011
Quantel: Chiffre d’affaires 2011
Tipiak: Chiffre d’affaires 2011
Vicat: Chiffre d’affaires 2011
Lafarge: riche en actifs, pauvre en cash
Exane a publié une étude très fouillée sur Lafarge. L’avis du broker est neutre avec un objectif de cours de 32 euros. Il estime notamment que le cimentier devra céder pour 2,6 milliards d’euros d’actifs pour retrouver un rating investment grade d’ici 2013. Ces cessions et les efforts de réduction des coûts constituent deux leviers pour améliorer sensiblement la rentabilité du capital et dégager des marges de manoeuvre pour investir et retrouver une dynamique de croissance plus vertueuse, estime le broker. Lire la suite
Profil d’entreprise: Imerys
Après la présentation de son plan stratégique à l’horizon 2016, Imerys présente des ratios de valorisation plutôt raisonnables sur le plan boursier. Lire la suite
Une vue sur les valeurs moyennes: 15 idées d’achat, 15 idées de vente – Citi
Citi a publié hier une étude sur les valeurs moyennes en 2012 (la banque couvre 239 titres en Europe avec une capi boursière inférieure à 5 milliards d’euros). L’idée d’ensemble est que les valeurs moyennes ont de nombreuses raisons de continuer à faire moins bien que les « large caps », en raison d’une prime de valorisation et d’une situation bilantielle relativement plus fragile. Lire la suite
CAC 40: Prévisions de résultat net (2011-13)
Voici un tableau des anticipations de bénéfice net publié par les entreprises constituant le CAC 40, sur la base du consensus établi par IBES. Lire la suite
Gros stress
Encore une fois, la Bourse prend peur et ne sait pas où aller. L’investisseur prudent peut lui se frotter les mains. Même si Mr Le Marché lui dit que la « macro » gouverne tout et que l’incertitude politique doit l’inciter à la prudence (ce qu’il fera sans aucun doute), il ne peut s’empêcher de regarder ces titres fortement décotés qu’il mettra dans sa liste de valeurs à surveiller… Lire la suite
Les gérants pessimistes, selon la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch
La dernière enquête « mondiale » de Bank of America-Merrill Lynch montre que les gérants actifs sont toujours très « bearish »: nombreux sont ceux qui attendent une correction violente des Bourses avant la fin de l’année, provoquée par un choc externe (cf graphique plus bas). Les gérants sont donc très défensifs et seule une remontée des prévisions de croissance économique dans le monde les fera modifier leur allocation. La majorité des gérants anticipe un récession en Europe, les craintes de déflation refont leur apparition, conduisant de nombreux gérants à anticiper une baisse des taux courts au cours des 12 prochains mois. Un défaut de la Grèce (38% des personnes sondées) est prévu d’ici le 1er trimestre 2012. 36% anticipent une nouvelle dégradation de la note des Etats-Unis. En termes d’allocation des portefeuilles,
Les gérants « fondamentaux » sont toujours bearish selon la dernière enquête Merrill Lynch
La dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch est claire: alors que la remontée des indices est liée à une réduction des positions shorts des hedge funds, les gérants « fondamentaux » sont toujours en mode « risk-off » et privilégient le cash. Plus de 9 gérants sur 10 anticipent un défaut de la Grèce et les 2/3 anticipent une récession en Europe. Conséquence: les expositions sont fortement sous-pondérées sur l’Europe. En termes d’allocation sectorielle, les gérants privilégient l’assurance, réduisent la sous-pondération sur les banques (!). Le secteur du gaz et du pétrole reste le premier choix de nombreux gérants. Lire la suite
Lafarge: Credit Suisse reprend le suivi à « sous-performance »
Credit Suisse reprend le suivi de Lafarge avec une recommandation « sous-performance », et un objectif de cours de 27 euros. Les analystes Arnaud Lehmann et Harry Goad estiment dans une étude publiée ce matin que l’endettement toujours élevé et des perspectives de croissance plus faibles constituent des facteurs de risque pour le titre du cimentier. Dans le secteur, leur préférence va à HeidelbergCement (« surperformance », objectif de 42 euros). Lire la suite
Plaidoyer en faveur des euro-obligations
Les économistes d’Exane BNP Paribas ont publié ce matin une longue étude très intéressante en faveur de la mise en oeuvre d’euro-obligations, les qualifiant de seul moyen de changer la donne (« game changer ») dans la résolution de la crise de la dette en zone euro. On ne peut difficilement ne pas souscrire à cette analyse… D’après l’analyse de Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin, la mise en oeuvre des eurobonds permettrait d’atténuer la discrimination du marché à l’encontre des obligations souveraines de la zone euro et d’éviter son éclatement. L’autre avantage serait de créer un marché obligataire « attrayant » qui serait au final bien accueilli par les investisseurs. La condition est une plus grande coopération fiscale entre Etats. Peut-être est-ce le principal risque d’un tel projet. A voir l’incapacité des dirigeants européens à accorder leurs violons, les efforts à consentir (en pleine période électorale de surcroît) sont sans doute difficiles à faire accepter par les populations. Mais l’enjeu en vaut la chandelle, à mon humble avis. Lire la suite
Lafarge in a nutshell
Cheuvreux passe à l’achat sur Lafarge, Holcim, CRH
Cheuvreux publie aujourd’hui une étude sur le secteur des matériaux de construciton dans laquelle il relève son avis sur Holcim, Lafarge et CRH de « sous-performance » à « surperformance ». Heidelbergcement est placé dans la liste des valeurs favorites du courtier. Lire la suite
Les investisseurs attentistes – BAML Fund Manager Survey
Bank of America-Merrill Lynch a publié les résultats de son enquête mensuelle auprès des investisseurs. Elle reflète avant tout les craintes des investisseurs suite à l’augmentation de l’inflation au cours des semaines écoulées. BAML évoque une attitude attentiste plutôt qu’une réelle aversion au risque. Lire la suite
Japon: une analyse un peu fouillée par secteurs d’activité – Nomura
Nomura a publié hier une étude assez fouillée par secteurs d’activité, que nous reproduisons ci-après. L’idée d’ensemble est au niveau macro-économique de rappeler que la zone touchée par le tremblement de terre de vendredi représente environ 6,8% de la production industrielle nippone. Les industries concernées sont surtout liées aux technologies de l’information. En termes de tendances de production, le référentiel reste Kobe (même si la situation n’est pas totalement comparable), où le séisme avait entraîné une chute de 2,6% en rythme annualisé de la production industrielle en janvier 1995, suivie par un rebond en février et mars. Il faut toutefois rester prudent sur les analogies avec le passé…
Revue des marchés
Une correction vite oubliée. L’épisode de stress lié aux événements au Moyen-Orient ont vite été digérés par les marchés actions (il en va un peu autrement sur les marchés de matières premières). Lire la suite
Lafarge: risque de déception dans les émergents
Morgan Stanley a dégradé son avis sur Lafarge de « surpondérer » à « pondération en ligne », avec un objectif de cours revu de 50,4 à 53 euros (!). Lire la suite
Revue des marchés
Voici une brève revue des marchés et des grandes classes d’actifs au cours des dernières semaines. Lire la suite
Saint-Gobain, Wolseley, valeurs préférées dans les matériaux de construction pour 2011
Après avoir fait leurs projections sur l’économie, les marchés et les classes d’actifs en fin d’année dernière, de nombreuses banques déroulent en ce moment leurs prévisions sectorielles. La semaine écoulée a vu pas moins de 4 études sur le secteur des matériaux de construction (Citi, Credit Suisse, Exane BNP Paribas et Bank of America-Merrill Lynch). Lire la suite
Bank of America-Merrill Lynch relève Lafarge à « neutre »
BAML a relevé son opinion sur Lafarge de « sous-performance » à « neutre », avec un objectif de cours revu de 42 à 50 euros. Lire la suite
Matériaux de construction: Exane privilégie Saint-Gobain et Wolseley
Exane BNP Paribas a publié son étude sur le secteur des matériaux de construction dans laquelle le courtier recommande de privilégier Saint-Gobain (« superformance », objectif 55,5 euros) ou Wolseley (« surperformance », objectif 3.050 pence), qui devraient bénéficier d’une meilleure orientation de leurs résultats que dans des secteurs plus « lourds » comme le ciment. Lire la suite
Lafarge abaissé à « neutre » par Credit Suisse
Credit Suisse a dégradé Lafarge de « surperformance » à « neutre » avec un objectif de cours revu de 48 à… 51 euros (!). Lire la suite
Lafarge, une ORA et ça repart ?
Début juillet, nous écrivions que Lafarge était fortement pénalisé par le poids de sa dette et la menace par les agences de tomber en catégorie spéculative (ce qui pourrait contraindre au remboursement anticipé de certains prêts). Le sujet est toujours d’actualité, selon l’équipe quantitative d’Exane BNP Paribas.
Pour regagner la confiance des investisseurs, Lafarge devrait chercher à renforcer la structure de son bilan et pourrait atteindre cet objectif en émettant une obligation remboursable en actions, estiment ces spécialistes. Une opération d’une taille de 1,5 milliard d’euros avec un coupon de 10% pourrait être considérée et permettrait de rééquilibrer le bilan du groupe.
Les marchés restent inquiets sur la situation du cimentier. Après un mouvement de baisse engagé l’an dernier, le coût de protection de la dette Lafarge (spread de CDS) a repris un chemin ascendant et atteint actuellement 350 points. La corrélation entre CDS et action est élevée. « Le cours est loin de ses niveaux d’avant-crise et peut difficilement aller au-delà de 65 euros. »
Depuis janvier 2010, le marché des CDS qu’il existe une chance sur quatre de rencontrer un incident de crédit sur Lafarge au cours des cinq prochaines années. Au pic de la crise financière (fin 2008), la probabilité était de 1 sur 2.
Malgré plusieurs opérations de refinancement, Lafarge devra faire face à de nombreuses échéances de remboursement au cours des prochaines années. Pour alléger la contrainte d’un endettement élevé, le groupe peut envisager aujourd’hui plusieurs options : des dettes haut rendement ou des obligations convertibles, des cessions d’actifs (Lafarge a déjà un plan de 1 milliard d’euros), une réduction du dividende (exclue pour 2010), une augmentation de capital (déjà réalisée l’an dernir) ou une obligation remboursable en action (« mandatory convertible bond »). Cette dernière option est préférable selon Exane.
« Une obligation remboursable est une augmentation de capital différée (…) Cette solution est très attrayante pour les entreprises fortement endettées, dont les actionnaires ne souhaitent pas être dilués. »
A plus brève échéance, Lafarge pourrait profiter de l’annonce des résultats du deuxième trimestre pour rassurer sur sa santé financière. En affichant un bilan plus solide, Lafarge a l’occasion de rester dans la catégorie non-spéculative (« investment grade »). Peut-être l’occasion de réaliser un premier pas vers un rétablissement de sa situation financière.
Lafarge pénalisé par le poids de sa dette
Depuis le début de l’année, l’action Lafarge perd 27%, contre une baisse de 14% pour l’indice CAC 40 dont elle fait partie. Le cimentier souffre de la défiance des investisseurs dans un environnement économique et financier très instable.
Dernièrement, l’agence de notation Fitch Ratings a réitéré sa note « BBB- », assortie d’une perspective négative. Fitch met en avant une conjoncture difficile dans les pays développés, notamment en Europe de l’Ouest, région qui a représenté 29% des ventes du groupe l’an dernier. Malgré une forte génération de cash et un effort de désendettement important l’an dernier, Lafarge a toujours un taux d’endettement élevé (92%). La réduction de la dette reste donc une priorité pour le groupe.
Ajoutons que Lafarge est une valeur « cyclique ». Les moindres inquiétudes sur la reprise de l’économie, dont la crainte d’un scénario de double-dip ou « W », sont mises à profit pour alléger les positions sur un titre à beta élevé.
Pourtant, au cours actuel (42,78 euros), Lafarge se traite moins d’une fois la valeur de son actif net (0,8 fois sur la base du consensus IBES 2010) et vaut 11,5 fois le bénéfice par action attendu cette année et 8,7 fois celui de l’an prochain. Dans l’absolu, ces niveaux ne sont guère élevés, surtout si l’on fait le pari d’un redressement des résultats au cours des prochains exercices.
Historiquement (1998-2009), Lafarge s’est traité en moyenne à 1,2 fois les fonds propres et 14,5 fois le bénéfice par action. Sur la base des ratios de valorisation actuels, le marché doute de la capacité du cimentier à redresser ses résultats. Il oublie cependant que jusqu’ici le groupe a fait la preuve d’un certain savoir-faire en matière de réduction des coûts, de cession d’actifs jugés non stratégiques, mais également de sa capacité à saisir des opportunités stratégiques.
Le problème est que la crise a rendu le groupe muet sur ses objectifs de moyen-long terme. La « stratégie » affichée par Lafarge ne fixe pas d’objectifs financiers au-delà de 2010… Une mise à jour serait la bienvenue, mais celle-ci n’interviendra peut-être que lorsque l’environnement macro-économique sera un peu plus stabilisé.
Même si le titre est relativement peu cher, il n’offre quasiment aucune marge de sûreté (protection du capital en cas de mauvaise nouvelle) sur le cours actuel. Nous pensons que vers 30 euros, le titre offre une plus grande marge de sûreté pour les investisseurs de long terme.
Le « timing » des dernières opérations réalisées par le groupe (notamment le rachat d’Orascom Cement en décembre 2007) n’était pas le plus juste, mais il a permis à Lafarge d’accroître très sensiblement son exposition aux marchés émergents. Ces derniers représentent 70% des ventes de ciment et 52% des ventes du groupe, et plus de la moitié de ses résultats. Les émergents offrent un relais de croissance non négligeable en période de récession ou de croissance molle.
Reste à trouver un ou plusieurs catalyseurs permettant de révéler la sous-évaluation du titre. L’endettement du groupe reste élevé. Des résultats supérieurs aux attentes seraient peut-être les bienvenus. Mais anticiper une surprise favorable dans un contexte macro délicat peut coûter cher.
La « solution » la plus pertinente à court terme semble de poursuivre les efforts de productivité et d’accélérer le désendettement du groupe (un objectif de réduire de 50% la dette du groupe constituerait un objectif certes ambitieux, mais fortement créateur de valeur).
Le super dividende de Saint-Gobain
S’il est un groupe qui peut réserver une bonne surprise aux investisseurs, c’est bien Saint-Gobain.
Ce spécialiste des matériaux de construction pour l’habitat (plaques de plâtre, laine de verre, distribution, canalisation ou mortiers…), également présent dans d’autres métiers comme les abrasifs, les plastiques de performance ou le textile, doit céder d’ici 2011 son pôle Emballages (« conditionnement »).
Cette division a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros et a dégagé une marge d’exploitation de 12,5% (contre 5,9% pour le groupe). Elle a permis au groupe de faire plutôt bonne figure malgré la crise.
La vente de l’emballage, officiellement annoncée début 2007, n’a pu être menée à bien, la crise ayant gelé l’accès au financement bancaire de nombreux fonds de private equity, considérés comme les acquéreurs naturels de ce type d’activité. La situation sur ce front est actuellement en train de changer.
Dans une note du 3 mars, le courtier Crédit Agricole Cheuvreux estime que le pôle emballage pourrait être vendu pour 3,2 milliards d’euros (7 fois le résultat d’exploitation), permettant au groupe de réduire de 40% son endettement et d’envisager de nouvelles acquisitions. En 2007-2008, certains courtiers estimaient la valeur de l’activité entre 3,5 et 4 milliards d’euros.
Les principaux concurrents côtés de Saint-Gobain dans ce métier se traitent actuellement sur un multiple de résultat d’exploitation compris entre 8 et 10 fois le résultat attendu en 2010 (9,2 en moyenne-voir tableau).
Compte tenu d’un résultat qui devrait s’améliorer dès cette année, de la position concurrentielle de l’activité (n°2 mondial), le pôle emballage vaut au minimum 4 milliards d’euros (9,2 X 437 millions d’euros).
Reste maintenant à savoir ce que Pierre-André de Chalendar, le PDG du groupe, sera en mesure de négocier un tel prix et ce qu’il proposera de faire d’une telle somme, une fois un acheteur trouvé.
Après un levée de fonds de 1,5 milliard d’euros en mars 2009, et une gestion très efficace de sa trésorerie, Saint-Gobain devrait continuer de se désendetter à vitesse grand « V » à la faveur d’une reprise même modeste de l’activité.
En cédant le conditionnement (dont la crise a révélé toutes les qualités défensives), Saint-Gobain peut donc envisager de rendre cet argent aux actionnaires qui ont répondu présent lorsque le groupe les a sollicités. A moins que le groupe ne réalise une nouvelle opération de croissance externe significative.
Il faudra toutefois qu’une acquisition soit justifiée sur le plan de la création de valeur pour que les actionnaires de Saint-Gobain acceptent de renoncer à l’occasion unique de toucher un super-dividende.








