Le « pouvoir de la liquidité » ou quand la croissance se paie trop cher

Ian Richards et Graham Stuart Bischop, stratégistes chez Exane BNP Paribas, ont publié ce matin une analyse fort intéressante tentant de comprendre la dichotomie profonde observée actuellement en Bourse entre valeur de croissance (« growth ») et titres décotés (« value »). Leur conclusion est que dans un environnement de liquidités abondantes, les titres « growth » intègrent des perspectives de croissance trop optimistes. Les investisseurs devraient bien comprendre ce que « price » le marché avant de s’intéresser à de telles valeurs. Lire la suite

Le commerce en ligne franchit la barre des 1.000 milliards de dollars

Le commerce électronique (« B2C ») a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 1.000 milliards de dollars et devrait atteindre 1.300 milliards cette année (+18,3%), selon une étude publiée par Citi (laquelle reprend des chiffres du cabinet d’études eMarketer). Lire la suite

Quel bilan les analystes tirent-ils du Mobile World Congress de Barcelone

Malgré un environnement économique peu porteur en zone euro et l’absence d’Apple (une tradition), les analystes ont apparemment ressenti une bonne ambiance au Mobile World Congress, qui s’est déroulé la semaine dernière à Barcelone. Lire la suite

La Fed minimise une attaque du mouvement Anonymous

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La Fed a confirmé hier avoir subi un attaque du mouvement Anonymous (logo), selon l’agence Reuters. L’attaque, qui a eu lieu dimanche, aurait été brève et n’aurait pas touché les « fonctions critiques » du système de banques centrales des Etats-Unis. L’information personnelle de 4.000 responsables bancaires américains a été récupée et diffusée sur le web. D’autres infos sur le sujet ici.

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

2013: stratégie d’investissement, allocation d’actifs et secteurs – Credit Suisse

Quelles seront les sources de surperformance en 2013 ? Credit Suisse publie aujourd’hui une note résumant ses vues sur l’économie en général, l’allocation d’actifs correspondant et détaille par secteurs les grands thèmes et idées d’investissement pour l’année à venir. Lire la suite

Voilà pourquoi le marché du travail en France est sclérosé !

En France, on a la culture des diplômes. C’est un fait. Cela dure depuis des lustres. L’effet Grandes Ecoles peut-être (ENA, X et consors)… Mais voilà. J’ouvre un doc de présentation de la conférence organisée la semaine prochaine par Morgan Stanley sur le secteur des technologies. En page 7, le portrait d’Adam Wood, analyste qui suit le secteur des logiciels et des services informatiques attire mon attention (surtout la dernière phrase): Lire la suite

Tech: 30 champions du monde, 3 Européens, 0 Français

On peut parler longtemps de politique industrielle et des efforts à réaliser pour redresser la compétitivité (hors coût) de la France. Le fait est là: sur les 30 valeurs les plus intéressantes dans le secteur de la technologie au niveau mondial, réalisé par Citi, la France n’arrive pas à pointer le bout de son nez. SAP (Allemagne), ARM Holdings (Royaume-Uni) et ASML (Pays-Bas) sont les seules sociétés dignes d’intéresser les gérants de portefeuilles, selon la banque américaine. Sans surprise, la part belle revient aux valeurs américaines (tableau), et à quelques sociétés asiatiques (Canon, Lenovo, Murata, Samsung Electronics, Tata Consultancy Services, TSMC). Lire la suite

Ca patine dans la tech – Barclays

Barclays publie aujourd’hui les résultats d’une enquête auprès des directeurs informatiques d’entreprises en Europe et aux Etats-Unis. Sans grande surprise, la dégradation de la conjoncture mondiale pèse sur les décisions d’investissement IT. Les prévisions de croissance pour 2012 ont ainsi été « drastiquement » revues à la baisse, selon Barclays. Lire la suite

Microsoft tire un trait sur aQuantive

Microsoft a annoncé hier soir une provision de 6,2 milliards de dollars pour acter l’inefficacité de sa stratégie de développement sur Internet, et son incapacité à rivaliser sérieusement avec Google. La nouvelle vient à un mauvais moment pour Steve Ballmer, patron du géant de Seattle, dont les choix stratégiques sont contestés par un grand nombre d’investisseurs. Lire la suite

Facebide

Le fiasco n’a pu être évité. Les débuts de l’introduction en Bourse de Facebook sont en train de virer en débâcle boursière. La vedette des réseaux sociaux est victime de l’avidité, de la cupidité et de l’incapacité des médias et des investisseurs à garder la tête froide. Elle est aussi victime d’une stratégie d’entreprise qui a du mal à convaincre et mettra sans doute du temps à faire ses preuves. Lire la suite

Facebook n’est pas l’ami de la Bourse

Le fiasco a été évité de justesse… Pour sa première séance de cotation en Bourse, le réseau social Facebook (ticker:FB) a enregistré un maigre gain de 0,61% à 38,23 dollars. Ceux qui espéraient une envolée du cours sont restés sur leur faim. Rappelons que pour son premier jour de cotation en 2004, Google avait bondi de 18% (la conjoncture n’était pas forcément la même, ni le sentiment des investisseurs, mais l’intérêt du public pour cette valeur de technologie était tout aussi fort qu’aujourd’hui pour FB). Lire la suite

Facebook: le point de vue d’un investisseur value

Sans surprise, un investisseur value aura du mal à justifier la valorisation de Facebook pour son introduction en Bourse. Voici les arguments de Vitaliy Katsenelson, auteur de l’excellent ouvrage Active Value Investing (Wiley, 2007). Lire la suite

Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse

104 milliards de dollars pour le réseau social Facebook et toute la frénésie que cela peut générer en termes de couverture média ou d’intérêt des investisseurs. Mais que veulent dire ces 100 milliards de valorisation boursière? Yann Magnan et Soufiane Qassimi, respectivement Managing Director et Analyste chez Duff & Phelps, cabinet indépendant spécialisé dans l’évaluation et la restructuration financière, apportent des éléments de réponse intéressants. Leur point de vue in extenso (j’ai surligné les passages que je trouve particulièrement intéressants). Lire la suite

Facebook: les bonnes questions à se poser… et quelques éléments de réponse

Demain, c’est le jour de l’introduction en Bourse de Facebook. Avec elle, une tornade médiatique est en train de monter en puissance. Quelques brokers l’accompagnent, comme ETX Capital, en annonçant qu’il sera possible de traiter les actions Facebook avant la mise en Bourse officielle (savoir comment cela est possible reste un mystère). Mais plutôt que de participer à l’excitation générale, Barry Ritholtz (Big Picture) a répondu à quelques questions du Washington Post sur cette IPO (la plus grosse levée de fonds d’une société Internet). Une session de Questions-Réponses qui permet de prendre un peu de recul. En voici une version en français… Lire la suite

David Einhorn (Greenlight Capital) « shorte » la France

Lors de la conférence Ira Sohn qui s’est déroulée hier à New York, David Einhorn a indiqué qu’il shortait la France, selon le site Marketfolly. Les raisons? L’exposition à l’Italie et à l’Espagne. Et la possibilité que la France fasse défaut sur sa dette et qu’elle retourne au franc…  Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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Facebook: questions sur le modèle économique

Beaucoup d’encre a coulé depuis la publication du document d’introduction en Bourse de Facebook. Charles Bedouelle, analyste médias chez Exane BNP Paribas, a publié hier une note pour essayer de comprendre « les moteurs de croissance » de l’entreprise. Il soulève quelques questions intéressantes sur le modèle économique du site Internet. Lire la suite

Facebook: questions sur la valorisation

Combien vaut Facebook? Apparemment, la question divise toujours les investisseurs. Pour ceux que la question intéressent, je recommande la lecture de ce papier du Wall Street Journal qui a interrogé plusieurs investisseurs (avec des avis très divergents) au sujet de l’introduction en Bourse du site Internet. On peut également lire un premier commentaire sur Dealbreaker, lequel observe:

« Speaking of valuation metrics, pre-money diluted EPS is like $0.43, which at $40/share (around $75bn pre-money) is close to a 100 P/E, which is probably too low or something. »

J’ajoute que le site trefis a publié une analyse du site Internet et aboutit à une valorisation de 45 milliards de dollars, en-deçà du consensus qui se situe entre 50 et 100 milliards (encore une preuve que la finance est une science exacte!).

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Facebook: des dirigeants multi-millionnaires

Les dirigeants de Facebook sont assurés de faire fortune, à tel point que la directrice générale de l’entreprise, Sheryl Sandberg a demandé à ne recevoir qu’1 dollar en salaire à partir de 2013 (bien sûr il y a en face les stock-options – tableau ci-dessus – et les bonus en fonction des performances de la firme).

Facebook: « The Hacker Way »

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, s’est fendu d’une longue lettre, enfouie au tiers environ du document d’enregistrement déposé aujourd’hui à la SEC. Cette lettre comporte des poncifs du genre: « we don’t build services to make money, we make money to build better services » (MDR).

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Facebook: c’est parti

Le document d’introduction en Bourse de Facebook (FB) a été déposé (j’ai réussi à l’avoir après plusieurs tentatives – mais le site de la SEC semble pris d’assaut…). Finalement, l’entreprise souhaite lever 5 milliards de dollars (alors qu’on entendait parler de 10). Mais pour quoi faire ? Eh bien, la réponse est simple: pour permettre aux privilégiés qui sont rentrés au capital avant la mise en Bourse (cf la timeline du NYTimes), au fondateur et à certains employés, d’encaisser un joli chèque pour leur contribution (ou leur « nez »).

Selon Techcrunch, les premières données financières de l’entreprise sont plutôt impressionnantes :

  • 845 millions « d’amis », dont 483 millions actifs quotidiennement;
  • un chiffre d’affaires de 3,7 milliards de dollars, un bénéfice opérationnel de 1,7 milliard, et un résultat net part du groupe de 668 millions de dollars (46 cents par action sur une base diluée). Lire la suite

IPO en vue pour Facebook

Le Wall Street Journal annonce le lancement de l’introduction en Bourse de Facebook la semaine prochaine, avec une valorisation comprise entre 75 et 100 milliards de dollars… Le timing semble plus qu’opportun avec des marchés bien orientés à la hausse, un « dossier » qui alimente un buzz gigantesque et qui fera oublier toute raison aux investisseurs qui participeront à l’IPO… Bon courage!

Rappelons que Facebook envisagerait de lever 10 milliards de dollars, quand Google s’était contenté de 1,9 milliard en 2004. A se demander à quoi pourra bien servir tout cet argent. Vivement le prospectus.

100 milliards pour Facebook? Si peu

Facebook irait en Bourse courant avril-juin 2012, nous annonce le Wall Street Journal, pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars lui assurant une valorisation boursière de 100 milliards (la société n’a pas souhaité commenter). Question: si l’opération se fait effectivement en ces termes, le parcours boursier ressemblera-t-il à celui de LinkedIn ou à celui de Groupon? Réponse: cela dépendra sans doute de la capacité de Mark Zuckerberg à convaincre les investisseurs qu’il a bien un business model capable de faire gagner de l’argent durablement et de manière rentable à son entreprise. Lire la suite

Groupon toujours en phase d’apprentissage

En quelques années, le modèle économique de Groupon a permis à la firme de Chicago d’afficher une hypercroissance (CA multiplié par 11 en un an) et lui assurerait déjà une valorisation astronomique (20 milliards selon le Wall Street Journal pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars au cours des 12 derniers mois – GRPN a prévu une cotation l’an prochain). Mais ce modèle, jugé pérenne par le cabinet de conseil OC&C, fait encore preuve d’imperfections.  Lire la suite