Overall, falling oil prices are good news for European earnings

Say Morgan Stanley’s European equity strategists:

« We believe the fall in the oil price is set to translate into a significant boost for European corporate earnings. Energy accounts for around 10% of European earnings – and historical precedent suggest a 50% drop in the oil price should lead to a 25% fall in energy EPS. Earnings for chemicals, utilities and mining, which together account for a further 10% of European earnings, should also experience a net negative impact from lower oil prices. However, the remaining 80% of European corporate earnings should see a net boost of around 13% on our estimates, as lower material costs lead to higher gross margins. In aggregate, we estimate that even on conservative assumptions a 50% drop in the oil price should translate into a net boost of around 7% to European market-level EPS. »

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Tim Geithner on the Daily Show – ext’d interview

 

 

 

 

Le « pouvoir de la liquidité » ou quand la croissance se paie trop cher

Ian Richards et Graham Stuart Bischop, stratégistes chez Exane BNP Paribas, ont publié ce matin une analyse fort intéressante tentant de comprendre la dichotomie profonde observée actuellement en Bourse entre valeur de croissance (« growth ») et titres décotés (« value »). Leur conclusion est que dans un environnement de liquidités abondantes, les titres « growth » intègrent des perspectives de croissance trop optimistes. Les investisseurs devraient bien comprendre ce que « price » le marché avant de s’intéresser à de telles valeurs. Lire la suite

Wendel: un véhicule intéressant pour jouer Bureau Veritas – Exane

Exane BNP Paribas a relevé son avis sur Wendel de « neutre » à « surperformance », avec un objectif de cours revu de 87 à 108€. Lire la suite

Wendel veut investir 2 milliards d’euros sur 4 ans

Wendel a clôturé l’exercice 2012 sur un résultat net de 221millions d’euros (M€) contre 525M€ en 2011. L’ANR calculé par le groupe s’établit à 132,5€/action, à la date du 18 mars 2013. Le groupe annonce un dividende de 1,75€/action (+35%). Lire la suite

AXA: la cession d’AXA Private Equity est un léger mieux – Goldman Sachs

Goldman Sachs estime que la cession du contrôle d’AXA Private Equity par l’assureur AXA devrait avoir un impact positif de 2% sur son résultat par action 2013, estime Goldman Sachs. Lire la suite

Eurazeo a un peu plus creusé ses pertes en 2012

La conjoncture dégradée en Europe a conduit Eurazeo à enregistrer une augmentation de sa perte nette l’an dernier (-198,5M€ contre -111,5M€), reflet de la perte de valeur de plusieurs des participatiosns détenues par le fonds d’investissement. Sur l’année, le résultat opérationnel des sociétés contrôlées par le fonds s’est fortement redressé à 132,8M€ (contre 49,2M€), en grande partie grâce à la baisse du coût des dettes supportées par ces entreprises. L’ANR s’établit à 56,8€/action fin 2012 (+16%) et 59,2€/action au 11 mars 2013 (+4,2%). Eurazeo proposera un dividende de 1,20€/action, en ligne avec les attentes. Lire la suite

Wendel: l’ANR devrait être boosté par Saint-Gobain – Natixis

Après avoir relevé son avis sur Saint-Gobain hier (de « neutre » à « achat », objectif 38€), Natixis modifie aujourd’hui sa recommandation sur Wendel (de « neutre » à « achat », objectif 95€), estimant que l’Actif Net Réévalué (ANR) de la holding devrait continer de croître de manière soutenue, grâce à la reprise des opérations d’investissement dans le non coté. Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Le Private Equity reprend vie

NBTY, un fabricant américain de compléments nutritionnels, coté à Wall Street, a annoncé hier un projet de rachat et de retrait de la cote par le fonds d’investissement Carlyle Group d’un montant de 3,9 milliards de dollars (55 dollars par action). C’est l’une des plus grosses transactions depuis l’éclatement de la crise financière, qui avait soudainement gelé l’accès des fonds de private equity au crédit bancaire.

Cette opération montre aussi un regain d’activité significatif depuis l’an dernier, nous dit aujourd’hui Thomson Reuters. Ce fournisseur de données financières dénombre à ce jour 485 transactions de fonds de private equity sur des cibles américaines pour un montant de 46,8 milliards de dollars, soit trois fois plus que l’an dernier au cours de la même période.

Carlyle est en tête des fonds les plus actifs avec 6,9 milliards de dollars de transactions, devant Texas Pacific Group (6 milliards de dollars). Le secteur de la santé-pharmacie est très prisé des fonds de private equity avec 7,8 milliards de transactions, soit 17% du total des opérations réalisées à ce jour, selon Thomson Reuters.

On apprend par ailleurs que TPG et l’activité Private Equity de Goldman Sachs ont racheté pour 1,2 milliards d’euros le producteur de couches Ontex, détenu jusqu’ici par leur concurrent Candover. C’est la plus grosse transaction de l’industrie en Europe, devant l’acquisition de Pets at Home par KKR.

Ontex a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros (stable) et a dégagé un excédent brut d’exploitation (EBITDA) de 150,3 millions d’euros (contre 94,8 millions en 2008). Les détails de la transaction ne sont pas connus, mais sur la base du prix annoncé, Ontex est valorisé 8 fois l’excédent brut d’exploitation. En Bourse, les sociétés du secteur de l’alimentation et des produits d’hygiène se traitent actuellement 9,2 fois l’EBITDA 2009 et 1,58 fois le chiffre d’affaires (source : Exane BNP Paribas).

Sperian: offre inamicale

Le projet d’offre publique d’achat à 70 euros par action faite par le fonds d’investissement Cinven aux actionnaires de Sperian Protection n’est pas « amical » pour tout le monde. Pour les actionnaires historiques (la famille Dalloz, Essilor), il permet de reclasser à bon compte leur participation (15% et 13,2% du capital respectivement) dans une société holding et d’attendre patiemment que les résultats se redressent, hors de la Bourse (si retrait de la cote il y a).

Pour Cinven, c’est l’occasion de s’offrir à moins d’une fois la valeur des fonds propres le leader mondial des équipements de protection individuelle, en déboursant au maximum 540 millions d’euros, et de tirer parti du redressement des résultats, qui ne manquera pas d’intervenir dès 2010, comme promis par le groupe.

Pour les minoritaires, l’offre est bien moins amicale. La « prime » de valorisation – telle qu’affichée dans la présentation du projet de rachat – doit être relativisée car elle se fonde sur les résultats passés du groupe, qui ont été déprimés par la crise. Elle est donc artificiellement inflatée. Une approche plus juste à l’égard des minoritaires eut consisté à prendre en considération le potentiel de redressement des résultats. Il suffisait pour cela de regarder le consensus (tableau) et de voir que sur la seule base des fonds propres, Cinven aurait pu facilement monter son offre vers 80 euros.

Cinven vient donc jouer les trouble-fête, mais qui, en dehors des minoritaires, l’en blâmerait? Le loyer de l’argent est extrêmement bas. Même si dans un premier temps, l’opération est financée uniquement avec du capital (ce qui relève le niveau de rentabilité attendu), rien n’empêchera la holding de contrôle de s’endetter pour retrouver l’effet de levier de la dette et démultiplier le retour sur investissement. Enfin le contexte de reprise économique, lente en Europe, mais plus rapide aux Etats-Unis ou dans les pays émergents, offre à terme un puissant levier de redressement des résultats de Sperian.

Cette offre de rachat rappelle étrangement l’année 2004. Plusieurs sociétés de taille moyenne – citons GrandVision par exemple – avaient fait l’objet d’offres de rachat à bon compte par des fonds d’investissement. A chaque fois, ces investisseurs mettaient la main sur des actifs de qualité, tirant parti de la lassitude de dirigeants face à une Bourse pas toujours à même de les écouter, et avaient la possibilité de réaliser de jolies culbutes financières. L’histoire semble se répéter.

KKR en Bourse ?

Le fonds d’investissement KKR a relancé son projet d’introduction à la Bourse de New-York. Sa filiale KKR Guernesey, véhicule coté à la Bourse d’Amsterdam, devrait être dissoute, explique l’agence Bloomberg. Ses actionnaires recevront des actions de la société cotée aux Etats-Unis (leur participation devrait représenter 30% du capital de la firme).

KKR, l’un des plus gros fonds d’investissement au monde, avait du reporter à plusieurs reprises son projet d’IPO à cause de la crise financière.

Le prospectus déposé à la SEC fait apparaître quelques points intéressants:

  • le groupe a quasiment effacé les traces de la crise financière: un profit de 850 millions de dollars contre une perte de 1,2 milliard un an plus tôt;
  • le montant de actifs sous gestion fin 2009 (52,2 milliards de $)  a dépassé le niveau de 2007 (47,2 mds), y compris dans les métiers du private equity (38,8 mds$ fin 2009 contre 36,5 mds fin 2007);
  • la firme compte 600 salariés;
  • la valeur de son portefeuille d’investissement a bondi de 38% environ l’an dernier;
  • la rémunération des dirigeants de KKR est tenue secrète…

Le document d’introduction ou « filing » est assez volumineux (400 pages environ) et comprend une masse d’information longue à digérer. Nous essaierons de revenir pour mieux décortiquer le business model d’un fonds de private equity.

Sur la base du cours de KKR Guernesey, qui cotait 11,65 dollars vendredi, la firme est évaluée à environ 8 milliards de dollars par le marché. Le projet d’IPO prévoit de lever jusqu’à 2,2 milliards de dollars.

Certains analystes pensent que l’opération pourrait avoir lieu en juin. Un vrai pari au regard de la tenue plutôt fragile des marchés ces dernières semaines.

Le document complet est ici…

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