If you want to make money, you have to be a good… Sector picker

Many fund managers pried their ability to pick stocks, or, as the jargon goes « generate alpha » through stock selection (and with that the handsome fees they charge you). But the following 2 graphs show that rather than picking the right stocks, it’s better to pick the right sectors…

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Overall, falling oil prices are good news for European earnings

Say Morgan Stanley’s European equity strategists:

« We believe the fall in the oil price is set to translate into a significant boost for European corporate earnings. Energy accounts for around 10% of European earnings – and historical precedent suggest a 50% drop in the oil price should lead to a 25% fall in energy EPS. Earnings for chemicals, utilities and mining, which together account for a further 10% of European earnings, should also experience a net negative impact from lower oil prices. However, the remaining 80% of European corporate earnings should see a net boost of around 13% on our estimates, as lower material costs lead to higher gross margins. In aggregate, we estimate that even on conservative assumptions a 50% drop in the oil price should translate into a net boost of around 7% to European market-level EPS. »

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Remember how the market was… like a month ago ?

That’s the « world » (European equity market as represented by the Stoxx Europe 600 index actually) on Oct 15, 2014 and on Nov 21, 2014…

Source: Factset

Source: Factset

On Nov 21st (yesterday):

Source: Factset

Source: Factset

As a reminder, volatility on Euro Stoxx 50 (much narrower index) was 28.76 on October 15 (it peaked for the year at 31.52 on the 16th of October). Now it’s 18.91.

In summary, the European stock market has gained 10.8% in a little bit more than a month, while volatility has declined by 34%.

Good reminder of Buffett’s favorite quote from Ben’s Graham: « Be fearful when everyone else is greedy; be greedy when everyone else is fearful ». Works all the time !

What are the equity markets worth right now ?

From Bank of America Merrill Lynch (report date Nov 7)…

Source: Bank of America Merrill Lynch

Source: Bank of America Merrill Lynch

Here’s a focus on European equity market (through the Stoxx Europe 600 universe):

Source: Bank of America Merrill Lynch

Source: Bank of America Merrill Lynch

 

Le « pouvoir de la liquidité » ou quand la croissance se paie trop cher

Ian Richards et Graham Stuart Bischop, stratégistes chez Exane BNP Paribas, ont publié ce matin une analyse fort intéressante tentant de comprendre la dichotomie profonde observée actuellement en Bourse entre valeur de croissance (« growth ») et titres décotés (« value »). Leur conclusion est que dans un environnement de liquidités abondantes, les titres « growth » intègrent des perspectives de croissance trop optimistes. Les investisseurs devraient bien comprendre ce que « price » le marché avant de s’intéresser à de telles valeurs. Lire la suite

Air Liquide: baisse de 2,1% des ventes trimestrielles

Air Liquide a enregistré un repli de 2,1% de son chiffre d’affaires du 1er trimestre, à 3,7 milliards d’euros. Hors effets de change et gaz naturel, l’activité progresse de 0,2% dont +1,4% pour les Gaz et services. Le groupe confirme ses objectifs pour 2013.

Lien vers le communiqué de presse.

Bilan des publications de résultats du 1er trimestre en Europe

Barclays publie un pointage des résultats trimestriels de 39 sociétés composant l’indice Stoxx 600: sur les 31 sociétés ayant publié un chiffre d’affaires, 10 ont fait mieux que prévu et 11 moins bien. Et bizarrement, la Bourse a dans l’ensemble eu une réaction plutôt positive. Lire la suite

Naturex: résultats dopés par les acquisitions

Naturex annonce un bond de 47% de son résultat net à 22,9M€ (base 2011 retraitée), grâce à l’intégration des sociétés acquises entre fin 2011 et courant 2012 (Burgundy, Pektowin, Valentine, DBS). Le chiffre d’affaires s’établit à 299,8M€ (+18%) et le résultat opérationnel courant à 35,9M€ (soit 12% des ventes contre 11,9% en 2011). Le fabricant d’ingrédients naturels d’origine végétale ne fait pas de prévision chiffrée pour 2013.

Lien vers le communiqué de presse.

ORAPI: hausse sensible des résultats et du dividende

ORAPI a enregistré l’an dernier un bond de 63% de son résultat net annuel à 2,1 millions d’euros (0,71€/action), très supérieur aux attentes des analystes, et ce grâce à l’intégration d’Argos Hygiène début 2012. Le chiffre d’affaires a progressé de 41% à 171,7 millions d’euros. L’EBITDA s’établit à 10,8 millions d’euros (+44%), soit 6,3% des ventes. Le résultat opérationnel ressort en hausse de 56% à 7,3 millions d’euros, soit 4,3% du chiffre d’affaires (contre 3,8% en 2011). Le groupe prévoit de verser un dividende de 0,46€/action. ORAPI confirme viser une marge d’EBITDA supérieure à 8% d’ici 3 ans. Lire la suite

Ce que l’on apprend en lisant le document de référence d’Air Liquide

Le document de référence 2012 d’Air Liquide recèle quelques nouveautés, même s’il reste bien enfermé dans le carcan du document juridique-type de l’AMF, offrant peu d’informations réellement utiles à un investisseur. En cherchant bien… néanmoins… Lire la suite

Air Liquide: le board s’augmente de 10%

Le conseil d’administration d’Air Liquide a augmenté d’un peu plus de 10% le montant des jetons de présence (dont un peu plus de 62% de hausse pour Thierry Peugeot par exemple), alors que les dirigeants du groupe n’ont vu leur salaire augmenter que d’un peu plus de 1% (ce qui est plutôt raisonnable). Lire la suite

Arkema: un bénéfice par action très en-deçà des attentes

Arkema a publié des résultats annuels globalement en ligne avec les attentes du consensus, à l’exception notable du bénéfice par action. Celui-ci est inférieur de 54% aux prévisions du consensus, principalement à cause de charges de dépréciations et d’un impôt plus élevés que prévu. Lire la suite

Arkema redevient bénéficiaire, confirme ses objectifs 2016

Arkema a clôturé 2012 sur un profit de 220 millions d’euros (3,54€/action) contre une perte de 19 millions d’euros en 2011, malgré une dégradation de ses marges durant l’exercice. Le chiffre d’affaires a progressé de 8,4% à 6,4 milliards d’euros. L’excédent brut d’exploitation s’établit à 996 millions d’euros, contre 1,03 milliard d’euros un an plus tôt. Le résultat opérationnel ressort en baisse de 11% à 678 millions d’euros, soit 10,6% du chiffre d’affaires (contre 12,9% en 2011). Le groupe chimique prévoit de verser un dividende de 1,80€/action. Pour 2013, Arkema anticipe une reprise progressive des volumes au premier semestre. Il confirme ses objectifs financiers à l’horizon 2016 (chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros et marge d’EBITDA de 16% contre 15,6% en 2012). Lire la suite

CAC 40: 3/4 des sociétés ont publié; leurs profits ont chuté de 30% en 2012

Les trois quarts des sociétés du CAC 40 ont publié leurs résultats 2012 et fait leurs commentaires sur 2013. A l’heure actuelle, si l’activité des groupes cotés est en croissance de 4% en cumulé, les marges opérationnelles (RO/CA) sont sous pression, puisqu’elles sont passées de 11,6% à 9,4%. Le résultat net cumulé (part du groupe) des 30 sociétés accuse lui une chute de 30% à 43,8 milliards d’euros.

On notera qu’en moyenne, la réaction du marché à ces publications a été négative de 0,85%, avec des variations journalières allant de +7,7% (Renault) à -4,9% (Alcatel-Lucent).

Précision: cette analyse n’inclut par Pernod-Ricard ni Alstom (exercices décalés).

Air Liquide: croissance modéré des résultats 2012

Air Liquide a annoncé une progression de 4,9% de son résultat net 2012 à 1,61 md€, grâce une baisse de la charge fiscale. Le groupe va verser un dividende de 2,5€/action, stable en facial, mais en hausse de 10,3% si l’on tient compte de l’attribution d’une action gratuite pour 10 détenues. Pour 2013, le producteur de gaz industriels anticipe une progression de ses résultats, sans toutefois donner d’indication chiffrée. Lire la suite

Solvay: un exercice 2012 aidé par le rebond des résultats au 4è trimestre

Solvay annonce un léger repli de son résultat net annuel à 710M€ (-2%) et confirme ses objectifs financiers pour 2016. Il propose un dividende de 3,2€/action (+4%). Le groupe chimique a enregistré une nette amélioration de ses performances au 4è trimestre, avec une hausse de 79% du résultat net et une progression de 36% du free cash flow (251M€). Sur l’ensemble de l’exercice, le free cash flow du groupe atteint 787M€ contre 656M€ pro forma en 2011. Lire la suite

Publications de résultats: grosse semaine en perspective

La Bourse de Paris va être plus qu’animée cette semaine, avec d’importantes publications de résultats, tant dans le CAC 40 qu’en dehors. Petite revue des attentes du consensus pour chaque valeur. Lire la suite

Cheap European stocks with good HOLT score

Here’s a list of investment ideas in the European equity universe, provided by Credit Suisse.

Source: Credit Suisse

Source: Credit Suisse

Chimie: profiter de possibles faiblesses lors des publications de résultats pour se renforcer – Barclays

Les publications de résultats du 4è trimestre et les perspectives pour 2013 qui vont être bientôt annoncées par les entreprises du secteur chimique pourraient conduire à des prises de bénéfices, après de belles performances boursières en 2012. Pour les analystes de Barclays, cela pourrait constituer une opportunité de revenir sur le secteur.

« Leading Chemical indicators have turned more positive; this is the case with the German Ifo expectations and the US Chemical Activity Barometer. Domestic chemical production in Asia is back on a growth trend. If the early signs of improvement are confirmed by more positive data in the coming months, we expect the markets to bridge the current adverse earnings situation and start to discount 2014 prospects early. We acknowledge that disappointing 4Q12 earnings and a cautious management outlook for 2013 risk some short-term share price weakness, but we would see this as an opportunity rather than a lasting negative impact. »

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Idées d’investissement: à la recherche de dividendes durables

Les investisseurs en quête d’idées qui soient sources de rendement se sont beaucoup focalisés l’an dernier sur le crédit et les obligations à haut rendement. De l’avis de nombreux gérants, ces classes d’actifs ont épuisé leur potentiel d’appréciation. L’univers des actions recèle lui aussi des idées d’investissement qui offrent des niveaux de rendement du dividende significatifs, avec des perspectives de stabilité voire d’amélioration du dividende, grâce à une bonne visibilité sur la génération de flux de trésorerie des entreprises. Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Rendement total du SBF 120: performance par titre

Source: Factset, weeko

Source: Factset, weeko

Les performances affichées intègrent les dividendes réinvestis. Lire la suite

Un point sur la valorisation des actions européennes

Source: Exane BNP Paribas

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Vue globale sur les marchés actions par régions & secteurs

Source: Citi

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Quality Street

Au regard d’un environnement économique plus qu’incertain, la qualité est un point de repère toujours utile pour les investisseurs en actions, selon les stratégistes de Citi. « Europe SA n’est pas le PIB européen », affirment-ils dans une étude datée du 9 août. Lire la suite

Chamboulement en vue au sein du CAC 40 ?

Va-t-on assister à une opération de nettoyage de l’indice CAC 40 ? La rentrée estivale devrait être marquée par l’annonce des résultats de la revue annuelle du CAC par le conseil scientifique de NYSE Euronext (des réunions dont le calendrier précis est tenu secret pour des raisons inconnues). Lire la suite

Arkema : la spéculation fait long feu

« Notre volonté est de rester indépendant ». Par ces quelques mots, Thierry le Hénaff, PDG d’Arkema, a mis fin à la poussée de spéculation qui entourait son titre la semaine dernière. L’envolée du titre a néanmoins permis de montrer que le marché appréciait sans doute mal la valeur intrinsèque du groupe chimique. Lire la suite

Profil financier du CAC 40

Profil Financier CAC40
h/t Agefi.

Lien vers un article du quotidien financier, évoquant le faible niveau de valorisation de l’indice (1x les fonds propres), et où ce document est cité.

 

Point sur la valorisation des actions européennes

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Air Liquide déclassé à « neutre » par Merrill Lynch

Bank of America Merrill Lynch a abaissé son avis sur Air Liquide de « achat » à « neutre », avec un objectif de cours de 107 euros (obtenu par DCF avec un WACC/CMPC de 7,8%). Motif: surperformance de 12% par rapport au Stoxx 600 depuis 12 mois, et un titre qui se rapproche de l’objectif de valorisation (P/E de 18.5x).

Ce que price le marché… Mise à jour

On a déjà fait à plusieurs reprises un point sur ce qu’escompte le marché quant à l’évolution future des profits des sociétés cotées en Europe. Dans sa note de stratégie pour les actions européennes en 2012, Bank of America Merrill Lynch évoque non seulement les anticipations actuelles, mais les compare aux 5 dernières récessions. Instructif, mais pas forcément une source d’optimisme… Lire la suite

Actions: SG prévoit le pire avant le meilleur

Les marchés actions devront sans doute vivre une nouvelle phase de stress importante avant que la BCE ne décide d’utiliser plus massivement des outils d’intervention non conventionnels (comprenez un « QE » massif) et que cela ne calme les investisseurs. Dans ce contexte, les stratégistes actions de la Société Générale anticipent pour 2012 une contraction de 10% des profits en Europe (contre +8,3% pour le consensus) et de 5% aux Etats-Unis (consensus +11,3%), ce qui se traduirait par une baisse de 7% pour l’indice Stoxx 600 (objectif 210 points), de 3% pour le CAC 40 (objectif 2.800 points) et de 2% pour le DAX (objectif 5.500 points).  Lire la suite

Solvay: OPA amicale de 31,60 euros/action Rhodia

Solvay a annoncé ce matin un projet de rachat à 31,60 euros par action (hors dividende de 0,5 euro/action) sur le français Rhodia, valorisé 3,4 milliards d’euros. En attendant de creuser cette annonce, voici quelques premiers indicateurs de valorisation de Rhodia sur la base du prix offert. La prime offerte est élevée, mais on peut se demander si elle valorise pleinement le potentiel de Rhodia. Nous reviendrons sur ce point prochainement. Lire la suite

Japon: une analyse un peu fouillée par secteurs d’activité – Nomura

Nomura a publié hier une étude assez fouillée par secteurs d’activité, que nous reproduisons ci-après. L’idée d’ensemble est au niveau macro-économique de rappeler que la zone touchée par le tremblement de terre de vendredi représente environ 6,8% de la production industrielle nippone. Les industries concernées sont surtout liées aux technologies de l’information. En termes de tendances de production, le référentiel reste Kobe (même si la situation n’est pas totalement comparable), où le séisme avait entraîné une chute de 2,6% en rythme annualisé de la production industrielle en janvier 1995, suivie par un rebond en février et mars. Il faut toutefois rester prudent sur les analogies avec le passé…

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Japon: étonnant silence des groupes français

Voilà 3 jours qu’un tremblement de terre et un tsunami ont ravagé les côtes pacifiques du Japon, notamment la préfecture de Miyagi. Les médias japonais, notamment NHK World (version anglaise de la chaîne japonaise), font été de besoins importants en eau, nourriture et couvertures dans une région où il fait particulièrement froid en cette période de l’année. Bizarrement, cela soulève peu de marques de solidatiré des groupes français, à commencer par les marques de luxe (LVMH, PPR, Hermès), qui réalisent une part encore importante de leur chiffre d’affaires (9% pour LVMH; 6% pour PPR). A moins que le Japon ne soit plus la vache à lait qu’il a été pendant de longues années… On attend une réaction, messieurs Arnault, Pinault et consorts… On notera le même silence de la part d’autres groupes ayant une longue présence historique, comme Air Liquide. Les sites Internet de ces entreprises sont désespérément vides de réactions à la situation du Japon. C’est bien triste.

Cheuvreux reprend le suivi d’Air Liquide à surperformance

Air Liquide publiera lundi prochain ses objectifs stratégiques/financiers pour le moyen terme. Sans attendre de connaître ces objectifs, Cheuvreux a décidé de reprendre le suivi du fabricant de gaz industriels à « surperformance », avec un objectif de cours de 111 euros (soit un potentiel de hausse de 17%). Lire la suite

Rhodia fragilisé par sa dette

La situation financière de Rhodia semble s’améliorer après la publication de ses comptes du troisième trimestre (chiffre d’affaires +21% en organique; EBITDA récurrent +25%; mais baisse sensible du free cash-flow). Tout n’est toutefois pas au beau fixe pour le groupe chimique, comme le rappelle l’analyste de Société Générale dans une note publiée vendredi. Lire la suite

Le DAX pour se protéger d’une baisse de l’euro

Face aux risques de contagion sur les marchés liés aux problématiques de dette souveraine (après la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie…), les stratégistes de la Société Générale recommandent de se protéger d’une baisse de l’euro contre le dollar en investissant sur le DAX, indice phare de la Bourse allemande. Pourquoi le DAX ? Parce que l’Allemagne est une économie solide, peu endettée et bien exposée à la reprise économique mondiale; parce que certains groupes allemands ont une forte exposition au marché américain et ont un profil plus cyclique, donc plus sensible à la reprise.

« Comme l’Allemagne représente 32,7% des exportations européennes vers les Etats-Unis et un tiers des entreprises composant le DAX réalisent plus de 15% de leurs ventes outre-Atlantique, les actions allemandes semblent offrir la meilleure visibilité dans une situation d’incertitude liée à l’évolution de la dette publique dans la zone euro. »

Parmi les valeurs favorites de la banque figurent des titres comme Fresenius Medical Care, SAP, Daimler ou BASF. Le tableau liste les valeurs ayant réalisé plus de 15% de leurs ventes aux US en 2008 (source: SG, Factset).

L’étude de SG conseille par ailleurs de rester neutre sur le secteur bancaire, qui reste en première ligne du risque souverain. Ce dernier pousse à la hausse les spreads de crédit et et pèse sur la performance du secteur.

UBS préfère SocGen

UBS a intégré Société Générale dans sa liste de valeurs préférées en Europe. « Traitant avec une décote de valorisation de 15% par rapport au secteur pour ce qui continue à être une franchise de qualité, nous pensons que Société Générale est très significativement sous-évaluée », écrit la banque.

« A 1,16 fois la valeur d’actif tangible (TNAV), nous estimons que SG est attrayante dans la perspective d’une rentabilité des fonds propres estimée à 17% en 2011, contre 15% pour le secteur », précise l’analyste d’UBS, Omar Fall.

La liste des valeurs préférées d’UBS en Europe comprend: Air Liquide, ArcelorMittal, AstraZeneca, Centrica, KPN, Lloyds, MAN, Nestlé, Novartis, Peugeot, Reed Elsevier, SG, Swatch, TNT et Xstrata.

Profil d’entreprise: Air Liquide (AI)

En bref

Air Liquide est le premier fabricant de gaz industriels au monde, mais joue au coude à coude avec l’allemand Linde pour cette « pole position ». Né en 1902 grâce à une technique innovante de production d’oxygène, Air Liquide a étendu son expertise à d’autres gaz et dans d’autres pays. En 2009, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de près de 12 milliards d’euros.

Marché et concurrents

Le marché mondial des gaz industriels est concentré, 4 acteurs (Air Liquide, Linde, Air Products, Praxair) représentant 72% du marché. Après le rachat du britannique BOC, l’allemand Linde s’est rapproché d’Air Liquide en tête des principaux fabricants de gaz dans le monde. Air Liquide est leader en termes de chiffre d’affaires et de capitalisation boursière, pas en terme de profitabilité (tableau).

Stratégie

La stratégie d’Air Liquide repose sur un triptyque: 1) améliorer son efficacité opérationnelle, 2) capter de nouvelles sources de croissance dans les pays émergents et 3) en étendant son offre de produits et services, en l’axant sur des thématiques porteuses (environnement, efficacité énergétique, énergies renouvelables…). S’ajoute le renforcement des positions concurrentielles dans les marchés où le groupe est déjà présent (santé, électronique).

Air Liquide ne réalise que 16% de ses ventes dans les marchés émergents, et affiche un certain retard sur ses concurrents qu’il doit combler par un surcroît d’investissement. Le groupe a également tardé à investir sur le marché de l’hydrogène, un secteur de forte croissance lié notamment au développement des capacités de l’industrie du gaz et du pétrole.

Histoire récente

Début 2007, le groupe a présenté un plan de développement visant à accélérer la croissance de ses résultats au cours des prochaines années. Ce plan repose sur un programme d’investissement de 10 milliards d’euros entre 2007 et 2011. Entre 2007 et 2009, Air Liquide a investi 4,6 milliards d’euros.

Début 2010, le carnet d’opportunités se montait à 3,7 milliards d’euros (+12%). La crise a pesé sur les résultats et a conduit au report de certains projets. Air Liquide estime néanmoins compenser les projets perdus en rachetant des sites existants, avec une perspective de retour sur investissement plus rapide que pour les projets nouveaux. Les contrats nouveaux toujours en portefeuille se situent à 80% dans les pays émergents et 50% concernent le secteur de l’énergie.

37 unités devraient démarrer en 2010-2011 (dont 20 en 2010). L’ensemble des projets démarrés depuis 2007 apportera près de 900 millions de chiffre d’affaires additionnel en 2011, indique le groupe dans son rapport annuel.

Résultats financiers

Croissance en période d’expansion économique, résilience en phase de crise. Voilà comment caractériser les résultats du fabricant de gaz sur longue période (graphique).

Air Liquide a réussi à maintenir son résultat net et sa capacité de distribution de bénéfice à ses actionnaires lors des deux phases de récession des années 2000 (2001-2002 et 2008-2009).

Si le groupe n’échappe pas à la récession avec une baisse parfois sensible de ses ventes, les efforts de rationalisation lui ont néanmoins permis de préserver ses marges.

Valorisation boursière

La « résilience » des résultats d’Air Liquide a une conséquence. L’action du groupe se traite sur des ratios de valorisation plutôt généreux (tableau).

Le niveau élevé de sa marge d’exploitation (16,1% entre 1997 et 2009) assure au groupe une importante génération de cash (ratio CAF/EBIT de 125% entre 1997 et 2009).

Pour entretenir la croissance de ses résultats, Air Liquide est contraint de continuer à investir à un rythme soutenu, en moyenne 12,4% des ventes entre 1997 et 2009. Dans les années de lourds investissements (1997-1999, 2008 par exemple), la génération de cash flow libre est alors insuffisante pour couvrir le versement d’un dividende.

Du coup, les opérations de croissance externe et les rachats d’actions ont été financés pour l’essentiel par l’excédent de trésorerie générée et en complément par endettement.

source: rapports annuels, données en millions d’euros

© weeko

Profil d’entreprise: Rhodia (RHA)

En bref

Rhodia est né de la fusion des activités chimiques, fibres et polymères de Rhône-Poulence en 1998. Pénalisé par des acquisitions coûteuses et un endettement galopant, le groupe s’est restructuré à partir de 2004. Il a cédé des actifs pour se recentrer 6 domaines d’activité et s’adresser à un nombre plus réduit de marchés clients (automobile, biens de consommation, textile…). Sur ces 6 métiers, 3 (polyamide, polymères de spécialité, silices) ont représenté 73% des ventes en 2009. L’Europe reste le 1er marché du groupe, mais 45% des ventes sont désormais réalisées dans les pays émergents.

Marché et concurrents

Le marché mondial de la chimie est évalué à 1.950 milliards d’euros (2008), dont 29% en Europe, 21% en Amérique du Nord, 39% en Asie (17% Chine, 7% Japon, 12% autres). L’activité chimique (hors pharmacie) évolue à un rythme estimé entre 1 et 1,2 fois le PIB.

En Europe, après deux années de contraction (-3,3% et -11,4% en 2008-2009), l’activité devrait se redresser de 4,5% en 2010, selon le CEFIC. L’activité des spécialités chimiques présenterait un profil plus volatil (-14,4% en 2009, +5,8% en 2010).

Rhodia affirme être numéro 2 mondial des polyamides 6.6 (clients : automobile, textile, construction, électronique), n°1 mondial des tensio-actifs et polymères de spécialité (usages: détergents, cosmétiques, agrochimie…), n°1 mondial des silices haute performance (débouchés: pneumatique, nutrition animale, silicones, dentifrices).

Les concurrents du groupe sont multiples, l’industrie chimique étant relativement peu concentrée. En Europe, on trouve des sociétés comme Akzo Nobel, BASF, Bayer, Clariant, DSM, Evonik, Givaudan, Lanxess, Lonza, et des filiales de groupes pétroliers (Shell…).

Histoire récente

Peu après son introduction en Bourse, Rhodia se lance au début des années 2000 dans plusieurs acquisitions qui vont rapidement se révéler des erreurs. L’endettement s’envole et le groupe évite de peu la faillite en 2003. En contrepartie de la restructuration de sa dette, Rhodia doit céder des actifs, supprimer des emplois et réaliser plusieurs augmentations de capital, fortement dilutive.

Entre 2000 et 2009, le chiffre d’affaires du chimiste est passé de 7,4 à 4 milliards d’euros. Rhodia choisit de se recentrer sur des métiers où il occupe une position de leader, et qui ne représentent qu’une faible part des coûts de ses clients, ce qui lui permet de passer des hausses de prix. Le groupe, qui perdait 1,4 milliard en 2003, redevient bénéficiaire en 2006.

Fin 2009, son endettement est ramené à 1,1 milliard d’euros, contre 3 milliards en 2003. Les prochaines échéances de dette sont attendues pour 2013 (obligation senior 2006) et 2014 (OCEANE).

Stratégie

L’ambition de Rhodia est de consolider ses positions de leader dans ses principaux métiers – Polyamide, Novecare et Silcea qui représentent 72% de ses ventes 2009. Ces activités restent cycliques, malgré des positions de leader. C’est notamment le cas de Polyamide, dont la  marge brute d’exploitation a chuté à 2,1% en 2009 alors qu’elle était de 14,2% en 2007.

En période de crise, près de la moitié des résultats a été générée par les métiers de services (gestion des achats de gaz et d’électricité, production et commercialisation de crédits carbone, régénération d’acide sulfurique pour l’industrie pétrochimique nord-américaine). Ces activités ont

Le groupe compte également sur l’innovation produit (20% des produits ont moins de 5 ans) pour se différencier de la concurrence. Les dépenses de R&D représentent 2,3% des ventes.

Résultats financiers

Cours de Bourse

En 2006-2007, la hausse du cours de Bourse est due à plusieurs facteurs: le redressement des résultats, le désendettement progressif de la société, et la prise en compte par les analystes de l’activité de vente de crédits carbone détenus par Rhodia.

A partir de 2008, les effets de la crise et le caractère cyclique de l’activité ont à l’inverse provoqué une chute du titre, qui se ressaisit avec l’ensemble du marché depuis mars 2009.

Ratios de valorisation

Compte tenu des résultats de la société, seuls les ratios de valeur d’entreprise sur chiffre d’affaires et sur excédent brut d’exploitation permettent de décrire sur longue période la valorisation de Rhodia (tableau).

Sur la base du consensus IBES et du cours de Bourse du 29 mars 2010, l’action Rhodia capitalise 12,2 fois le bénéfice par action prévu cette année et 8,5 fois celui de 2011. Le titre présente aujourd’hui des ratios plutôt modérés au regard du redressement des résultats attendus par le marché en 2010 et 2011 (tableau).

© weeko