Rééquilibrage en cours dans la zone euro ?

Baisse du coût unitaire du travail dans la périphérie de la zone euro, inflation au centre (Allemagne). Les forces en mouvement provoquées par la crise financière et les politiques économiques mises en oeuvre (débat austérité/croissance) pourraient provoquer un rééquilibre des balances courantes de différents pays de la zone euro. Une bonne nouvelle, si l’on en croit Julian Callow, chez Barclays. Lire la suite

Aviva Investors France: les vues sur 2012

Commencons par la fin: Aviva ne croit pas au « double dip », ni a l’implosion de la zone euro. La branche de gestion d’actifs de l’assureur estime que les prix des actifs risques integrent deja un « scenario extremement pessimiste ».
En termes d’allocation sont donc privilegiees lea actions et le credit.

Goldman Sachs poursuivie par la SEC

Goldman Sachs est accusée de fraude par la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. La banque d’affaires est accusée d’avoir créé et vendu des titres adossés à de l’immobilier à risque (subprime), tout en dissimulant des informations capitales aux investisseurs qui achetaient ces titres.

Selon le New York Times, qui a révélé l’affaire en décembre 2009, il s’agit des premières poursuites liées à la vente d’instruments financiers (CDO) – dont un dénommé Abacus 2007-AC1 (décrit ici par Zerohedge). Selon la presse, Goldman Sachs et certains investisseurs ont gagné beaucoup d’argent en pariant sur la perte de valeur de certains composants des titres financiers que Goldman vendait à d’autres investisseurs. Ces derniers auraient perdu des milliards de dollars.

« Selon la plainte de la SEC, Goldman a créé Abacus 2007-AC1 en février 2007, à la demande de John Paulson. (…) Goldman a laissé Mr Paulson sélectionner les obligations hypothécaires contre lesquelles il voulait parier et les a réassemblées dans Abacus 2007-AC1. Goldman a ensuite vendu Abacus à des investisseurs, comme des banques étrangères, des fonds de pension, des compagnies d’assurance et d’autres hedge funds », décrit le quotidien.

Selon des documents vus par le journal, Goldman Sachs disait aux investisseurs à qui la banque vendait Abacus que les titres seraient choisis par un gérant indépendant, la société ACA Management.

John Paulson est par la suite devenu très célèbre (et très riche) pour avoir parier à raison contre la chute des prix de l’immobilier. Le gérant avait eu l’occasion d’expliquer sa stratégie lors d’une audition devant le Congrès américain, en novembre 2008, après la faillite de Lehman Brothers. Son pari a fait l’objet d’un livre, The Greatest Trade Ever. (Ceux qui s’intéressent aux derniers paris de Paulson et d’autres gérants de hedge funds peuvent suivre l’excellent blog Market Folly).

L’affaire risque de faire grand bruit, non seulement pour la renommée de Goldman Sachs, mais parce qu’il est bien possible que d’autres investisseurs ont été le victime d’autres conflits d’intérêt tel que celui évoqué par la plainte de la SEC. Ce vendredi, l’un des responsables du service d’enquête de la SEC a indiqué que d’autres transactions similaires font l’objet d’investigations.

Déjà à Wall Street, l’action Goldman Sachs chute de près de 13% à 161 dollars. L’onde de choc a rapidement atteint Paris, où la Bourse a amplifié ses pertes.

La banque a d’ores et déjà réagi en indiquant qu’elle avait elle-même perdu de l’argent. Mais même ce point fait débat. A noter que Lloyd Blankfein, l’actuel PDG de la banque d’affaires, doit être auditionné le 27 avril au Sénat américain.