Crise de la zone euro et stratégie d’investissement-Credit Suisse

Source:-Credit Suisse

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L’Europe vue des Etats-Unis 1/2

Credit Suisse a publié le compte-rendu d’une manifestation organisée à New-York avec des investisseurs américains. Résultats des débats: le politique restera le principal moteur d’évolution des marchés dans les mois à venir. 29% des intervenants pensent que la Grèce va sortir de la zone euro et 42% (de ces 29%) pensent que cela entraînera un éclatement de la zone euro… Malgré cela, 88% des personnes ayant accepté d’être sondées durant cette conférence considèrent que les actions constituent le meilleur placement à un horizon de 10 ans. Vu le niveau encore élevé des primes de risque, on peut les comprendre. Continue reading

Le CAC de retour en zone d’achat ?

Avec la crise grecque qui reprend de la vigueur, les indices boursiers reviennent sur des niveaux qui méritent que l’on s’intéresse aux actions. En étant proche de franchir à la baisse le seuil des 3.000 points, l’indice CAC 40 rentre dans une zone d’achat (2.800-3.000 points). Et un certain nombre de titres présentent sans aucun doute des opportunités d’investissement pour les personnes qui ont un horizon long de placement (3 ans minimum).

Quand les analystes se regardent (un peu) le nombril

Les analystes des départements sell-side des grandes banques n’ont généralement pas beaucoup le temps de réfléchir à l’intérêt ou à l’utilité de leur métier. Pour les banques, l’utilité de départements de recherche (analystes+vendeurs) est avant tout de générer des commissions de courtage, donc indirectement d’amplifier les mouvements de hausses ou de baisses de marché participant ainsi aux comportements moutonniers largement observés par le passé (et rarement en avertissant correctement des retournements de tendances). Continue reading

Actions US: les valeurs « domestiques » font mieux

« Buy American ». Les actions d’entreprises américaines fortement exposées à leur marché domestique présentent un meilleur profil de croissance de leurs ventes et de leurs résultats en 2012, selon une étude publiée par Goldman Sachs. L’analyse porte sur les entreprises composant l’indice S&P 500, soit un chiffre d’affaires cumulé de 9.954 milliards de dollars l’an dernier (nota: le chiffre d’affaires n’est PAS le PIB). Elle montre un renversement de tendance lié au différentiel de performance entre l’économie américaine et le reste du monde, notamment la zone euro, qui reste le premier partenaire commercial des entreprises analysées. Continue reading

Des portefeuilles plus défensifs… mais l’optimisme est toujours là

La semaine écoulée a permis aux marchés de reprendre une orientation un peu plus positive après une vague de flottement. Pour les experts de JPMorgan, le message est clair: les gérants de portefeuilles ont préféré couvrir leurs positions offensives, conservant une vue toujours favorable sur les classes d’actifs dites risquées (actions, crédit).

Les sujets d’inquiétude sont toujours les mêmes: incertitudes sur la croissance américaine, la résurgence des débats fiscaux avant la fin 2012, les tensions au Moyen-Orient, le manque de visibilité sur l’économie chinoise, et bien sûr, l’Europe. Continue reading

Quelques questions de fond

Les stratégistes de JPMorgan ont profité d’une semaine sans événements notables pour passer en revue une série de questions de fond sur différentes classes d’actifs. Intéressant…

« Why has neither Greece nor Germany left EMU, yet? Or even, why did they ever get in? The crisis has revealed the cost of giving up one’s currency. Resolution requires massive deflation in the periphery and massive funding from the core. The reason countries joined into EMU and have not (yet) left is that monetary union was planned as the first step towards a political union –– a US of E. The cost of abandoning EMU is not merely related to capital flight and creation of a new currency, but is paramount to ditching European integration, and moving back to the bad old days of a divided and quarrelsome Europe. EMU members will likely do everything they can to keep the union together, even as they will need more crises to push them that way.

Why has the euro not collapsed, yet, given a recession and EMU break-up risk? The EMU periphery cannot devalue against the core, but would greatly benefit from a drop in the euro. The answer is likely that currencies are relative prices, and the fiscal situation in the US, UK, and Japan is as bad as in the Euro area, even as the latter has problems with internal funding. Each of these four currencies has fallen dramatically against the smaller G10 countries that are in better shape (CAD, CHF, AUD, NOK). The Euro area also has no external deficit, and funding problems may have led to capital repatriation, supporting the euro.

Why are US HG credit spreads still near recession levels? US HG remains about 200bp above USTs, a spread level that before Lehman was only seen risk elevated.

Who do some many investors pile into safe assets that offer no real return after taxes and inflation? The average yield on all global bonds now stands at 2.4%. Managers tell us that the end investors care most about capital preservation. If so, they are forgetting about taxes and inflation –– global headline CPI was +3.8% oya in 2011. Two explanations come to mind. Institutional investors are steered away from equities, as regulators are forcing them to judge the risk on equities, which are long-term investments, on the basis of short-term volatility (1-year), despite equities being long term assets. G4 insurers and pension funds have been buying $6 of bonds for every $1 of equity over the past 6 years. The puzzle is greater for unregulated end investors, in particular retail. YTD, funds and ETFs have seen the same 6-for-1 bonds to equity inflows. Widespread fear and persistent uncertainty are likely behind this puzzle.

Why no deflation, given global slack, nor rise in inflation expectations given debt demonetization? Simple output gap models would indeed have suggested a dramatic drop in global inflation, if not outright deflation. We did not get this, showing there is clear downward rigidity to nominal wages, and also less useable slack than we thought. These give this puzzle a name but are not an explanation. A better explanation could be ultra easy monetary policy that killed deflation fears. But why have these not turned into inflation fears? Part of the explanation is that central bankers have done a tremendously good job in convincing us they are only combating deflation and will react decisively when inflation emerges. And the world wants them to be right.

Why are commodities up 65% since the recession, while the world economy is growing below capacity? The answer is likely an application of the hog cycle. During the recession, commodity prices cratered and project financing evaporated. Commodity producers cancelled investment projects, greatly restraining future supply growth. Demand growth since the recession has outstripped weak supply growth, pushing up commodity prices. But with much higher commodity prices and easier funding, producers are investing and capacity is increasing. The hog cycle is not dead.

Why do Japanese investors keep buying their own public sector debt, which is racing to 250% of GDP by 2015, twice the level that got Greece in trouble? Part of the explanation is what we call financial repression, where the government puts pressure on domestic institutional investors, frequently through regulations. But much of the explanation is likely deflation, which creates acceptable real return to bonds, that are not taxed. The eventual JGB crisis must await 2015 or later, when demographics drive the country into an external balance that requires foreign borrowing, something that will not be possible at current yields. »

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 30 mars 2012

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La reprise américaine, centrale pour les marchés actions-UBS

L’argument peut tomber sous le sens, mais il est vrai que jusqu’ici, on avait plutôt tendance à prêter aux injections massive de liquidités par les banques centrales le premier rôle dans le rallye boursier. Pour les économistes et stratégistes d’UBS, Larry Hatheway et Ramin Nakisa, la solidité de la reprise américaine est sans doute devenu le point focal d’attention des investisseurs et leur guide en matière d’exposition aux actifs risqués. Continue reading

Citi relève ses prévisions de croissance à nouveau

Les économistes de Citi ont relevé une nouvelle fois leurs prévisions de croissance de l’économie. Ils anticipent une progression de 2,5% du PIB en 2012 (contre 2,4% un mois plus tôt), puis de 3% en 2013 et 3,5% en 2014. Continue reading

Les actions présentent une opportunité historique, selon… Goldman Sachs

Il y a quelques mois, les stratégistes de Goldman Sachs lançaient – à tort et comme beaucoup d’autres stratégistes – un signal négatif sur les actions (européennes notamment). Contredits par le rallye des marchés, voilà que les économistes de Goldman Sachs publient aujourd’hui une étude de 40 pages pour nous expliquer qu’il est temps d’acheter des actions pour le long terme. Leur argument: les primes de risque reflètent des hypothèses irréalistes en matière de croissance et de rendements pour les années à venir (graphique).

Source: Goldman Sachs, "Global Strategy Paper n°4", 21 mars 2012

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Un rallye sans euphorie, d’après la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

Est-ce réellement une surprise? Le rallye boursier depuis les points bas d’octobre 2011, loupé par un nombre significatif d’investisseurs, ne s’est pas produit sur fond d’enthousiasme généralisé. C’est ce que révèle la dernière enquête de Merrill Lynch auprès des gérants de portefeuilles. Continue reading

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 16 mars 2012

SG voit bleu… et modifie son système de recommandation

Depuis hier, le morning et les notes des analystes de la recherche de Société Générale ont abandonné le rouge pour le « bleu » (je présume que le nom est plus précis, mais passons). Au-delà de de ce fait anecdotique, l’activité de courtage a aussi fait évolué son système de recommandation. Continue reading

Après la Grèce, le pétrole (2/3)

A partir de quand le pétrole pénalise-t-il la croissance mondiale ? Quelle stratégie adopter pour un investisseur ? Voilà des questions qui deviennent particulièrement aigües lorsque le baril de pétrole frôle des records historiques. Continue reading

Actions: les drivers de la hausse – JPMorgan

« Les moteurs du rally ont changé du court au moyen terme. Mais ils restent toujours bien orientés et nous continuons d’être longs en actifs risqués » – voilà en une phrase le message clef de l’équipe d’allocations d’actifs globale de JPMorgan. Continue reading

Le thème du « pricing power » reste d’actualité, selon Morgan Stanley

Pour les stratégistes de Morgan Stanley, lorsque l’inflation est durablement supérieure à la croissance du PIB, le meilleur moyen de protéger la performance d’un portefeuille actions est de privilégier les titres des sociétés disposant d’un « pricing power » élevé, c’est-à-dire d’une capacité à imposer leur prix de vente. Cela s’avère particulièrement utile en période d’inflation.  Continue reading

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 24 février 2012

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 17 février 2012

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Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 10 février 2012

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Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 27 janvier 2012

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Le rallye boursier aurait encore du jus

La remontée des Bourses mondiales, observée depuis la mi-décembre, n’est peut-être pas encore terminée. Techniquement, à Paris, une résistance a été cassée hier (3.350 points). Mais le moteur le plus important, c’est la psychologie des investisseurs. Or 3 changements importants se sont opérés ces dernières semaines, comme le rappellent les économistes de Merrill Lynch (source: « Global Economic Weekly, Risk on, Risk off, 26 janvier 2012): Continue reading

Les « experts » contrariés (encore une fois) par la BCE

Décidément, la Banque centrale européenne n’en fait qu’à sa tête et contrarie les pronostics de bien des experts. L’an dernier, l’institution monétaire décevait les espoirs des investisseurs en refusant de racheter massivement la dette des Etats de la zone euro (déprimant des marchés déjà assommés par des perspectives de croissance bien moroses). Continue reading

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 20 janvier 2012

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Déjà un rallye?

J’ai évoqué le ton un peu plus positif de la part des gérants professionnels de par le monde, lesquels remettent plus de risque dans les portefeuilles (« risk on »). Deux brokers confirment cette impression ce matin. Est-ce que le LTRO de la Banque Centrale Européenne est devenu l’équivalent du QE de la Fed, avec comme principal résultat une inflation du prix des actifs financiers ? Continue reading

Changement de ton du côté des gérants professionnels ?

Le sentiment des investisseurs professionnels semble s’améliorer quelque peu à en croire la dernière enquête réalisée par Bank of America Merrill Lynch. Les gérants adoptent une vue un peu plus positive sur l’économie et anticipent une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif, justifiant l’augmentation de leur exposition aux actifs risqués.  Continue reading