Alcatel-Lucent prépare-t-il le terrain à une future augmentation de capital?

Les résolutions de l’AG d’Alcatel-Lucent contiennent une résolution qui n’a pas échappé à l’analyste de CM-CIC Securities: la 14è résolution prévoit une réduction du nominal de 2€ à 0,05€. Selon Sébastien Liagre, cette mesure est nécessaire si l’équipementier de télécommunications envisage de réaliser une augmentation de capital. Lire la suite

PagesJaunes: la cosmétique seule ne suffit pas

Changer de nom sans offrir de réelles perspectives fondamentales, évoquer une augmentation de capital, le tout après une petite flambée spéculative sur son cours de Bourse: voici les ingrédients idéaux pour se faire taper sur les doigts. Cela n’a pas loupé pour PagesJaunes, devenu Solocal. Un nom porteur de sens au plan stratégique mais pas sur le plan financier. Car la transition vers l’Internet et le tout numérique n’a pour le moment aucun effet positif sur la rentabilité du groupe. Lire la suite

Augmentation de capital de KPN: quel risque de contagion ?

L’augmentation de capital surprise annoncée hier par le hollandais KPN est-elle le prélude à d’autres opérations similaires de la part d’autres opérateur de télécommunications, également confrontés à une détérioration de leur rentabilité? Les analystes de Natixis Securities pensent que non. Lire la suite

KPN dilue ses actionnaires pour se remettre à flot

L’opérateur de télécommunications hollandais KPN chute de près de 22% à la Bourse d’Amsterdam après l’annonce d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en même temps que ses résultats 2012. L’opération représente une dilution de l’ordre de 33%. L’appel au marché est justifié par la détérioration des résultats, des acquisitions de spectre chèrement payées et de la volonté de réduire le niveau d’endettement du groupe. Selon les calculs d’Oddo, le ratio dette nette sur EBITDA retraité serait de 3,2x et baissera à 2,3x après l’augmentation de capital.

ArcelorMittal n’est pas tendre avec ses minoritaires

Dépréciation d’actifs, augmentation de capital et émission d’obligation convertible… Les actionnaires minoritaires d’ArcelorMittal ont été particulièrement malmenés ces derniers temps par la famille Mittal. Ces annonces pourraient néanmoins être le prélude à une revalorisation du cours de Bourse du sidérurgiste. Lire la suite

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

SG lance un nouveau plan de restructuration…

Société Générale a diffusé ce matin un communiqué confirmant la nécessité de tailler dans les coûts face à un environnement de marché qui se détériore rapidement (et qui concerne toutes les banques en Europe). La branche la plus touchée est la banque de financement et d’investissement. Le groupe va céder pour 4 milliards d’euros d’actifs. Une alternative par défaut à augmentation de capital qui aurait de toute façon provoqué l’ire des actionnaires du groupe. Malheureusement pour les salariés de la Générale, en pareille situation, ils se prennent une double peine (chute de la valeur des actions et réduction des coûts). Comme je l’indiquais il y a 2 jours, cette réaction de court terme n’est pas surprenante, et montre un plan décidé dans l’urgence. Compte tenu de la crise, la Générale accélère les réductions de coûts avant d’accélérer la croissance (ce qui était promis dans le plan Ambition 2015). Pas vraiment rassurant pour le long terme.

Les chimères de Carbone Lorraine

Les plans de croissance se succèdent chez Carbone Lorraine. Les actionnaires sont à l’occasion mis à contribution mais attendent toujours un retour sur investissement digne de ce nom.

Fin 2004, le fabricant de composants en graphite (fusibles, composants de moteurs électriques et équipements anti-corrosion) lançait une augmentation de capital de 63 millions d’euros. Objectif: financer un plan d’investissement de 100 millions d’euros qui devait rapporter 150 de revenus additionnels. A l’époque, certains courtiers estimait que le groupe devrait atteindre un chiffre d’affaires de 769 millions d’euros en 2008.

Le groupe facturera 694 millions d’euros en 2007 avant de voir son activité rechuter par la suite, crise oblige. Les objectifs fixés quatre ans plus tôt – faire de Carbone Lorraine une « valeur de croissance » – ne sont pas atteints. Le groupe reste avant tout une valeur cyclique.

L’an dernier, Carbone Lorraine, sous l’impulsion d’un nouveau dirigeant – Ernest Totino – a de nouveau fait appel aux investisseurs. Dans son plan stratégique, Carbone Lorraine entend capter le relais de croissance des énergies renouvelables, et accroître encore plus son exposition aux marchés d’Asie (30% des ventes à terme contre 22%). Mais cette fois-ci, pas de chiffrage de ce que le plan rapportera en revenus additionnels.

Les actionnaires de la société peuvent eux constater que malgré la résistance mise en avant par le groupe, leurs mises de fond n’ont pas eu la rentabilité escomptée. La rentabilité des capitaux employés s’est effondrée à 6% l’an dernier, contre une moyenne de 9% depuis 1997. Le coût du capital est estimé par le groupe à 8% (notre estimation est de 8,2%). Pour la première fois depuis bien longtemps, Carbone Lorraine détruit de la valeur.

Depuis le début de l’année, l’action n’a gagné que 6,1%, alors que les résultats devraient rebondir de manière sensible. Le marché attend donc un sursaut de la part de la société. Parmi les signaux qui pourraient réveiller l’intérêt des investisseurs, l’annonce d’une amélioration sensible de la génération de flux de trésorerie pourrait jouer un rôle important. Entre 1997 et 2009, la génération de flux de trésorerie disponible (free cash flow) du groupe était de 28 millions d’euros, mais selon notre estimation, elle pourrait se rapprocher des 40 millions d’euros. De quoi soutenir un rebond plus important du cours de Bourse.