La BCE bientôt dans les pas de la Fed et de la BoJ ?

Source: Exane BNP Paribas

Source: Exane BNP Paribas

[cleeng_content id= »742030898″ description= »Plus d\’analyses et de commentaires à découvrir…  » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Les économistes d’Exane BNP Paribas publient une note intéressante ce matin sur les effets de la politique de baisse du yen engagée par la Banque du Japon: l’expansion du bilan de la Banque du Japon a été efficace sur la parité du yen (-20% face à l’euro depuis le début de l’année – nota: cela explique aussi pourquoi certains pays européens, dont la France, peuvent emprunter à des taux si bas). Mais cela ne résoudra sans doute pas les problèmes de compétitivité sur le long terme (ces derniers relèvent plus de la qualité, de l’innovation et des savoir-faire, brefs de facteurs hors-coûts qui sont cruciaux pour permettre à une économie d’exporter davantage). Lire la suite

Boissons: Goldman Sachs prévoit 400 milliards de dollars de fusions-acquisitions

Goldman Sachs estime dans une étude datée du 10 avril que l’industrie des boissons (vins, spiritueux et bières incluses) pourrait engager 400 milliards de dollars en fusions-acquisitions d’ici 2020, dont 292 milliards pour les seuls brasseurs. Lire la suite

Regain de stress sur les marchés financiers

Pour l’heure, la performance des actifs risqués n’est pas trop entamée, y compris en Europe. Mais le sentiment du marché se dégrade si l’on en croit le dernier indicateur de Bank of America Merrill Lynch. Lire la suite

Economie mondiale: de l’ombre à la lumière

L’année économique 2013 sera caractérisée par deux choses selon les économistes de Morgan Stanley: une reprise de l’activité globale vers un rythme de 4% au cours du second semestre, et la poursuite, voire l’intensification des politiques de soutien à l’activité de la part des banques centrales (aux Etats-Unis, le taux de chômage évoluera de manière irrégulière et ne tombera pas rapidement sous la barre des 7%). Lire la suite

Ce que l’on apprend en lisant le document de référence d’Alcatel-Lucent

Alcatel-Lucent a publié son document de référence pour 2012, avec quelques informations intéressantes et quelques lacunes qu’il serait sans doute bon de combler pour améliorer l’information des investisseurs. Lire la suite

Seb espère préserver sa rentabilité en 2013 grâce à la Chine

Seb annonce une baisse de 17% de son résultat net annuel à 194,2 millions d’euros, en raison de la dégradation de la consommation dans de nombreux marchés. Le chiffre d’affaires a progressé de 2,4% à 4,06 milliards d’euros (-0,9% en organique). Le résultat opérationnel ajusté (avant intéressement et participation) s’est contracté de 8% à 415 millions d’euros, soit 10,2% du chiffre d’affaires (contre 11,4% en 2011). Le groupe prévoit de verser un dividende de 1,32€/action. Pour 2013, le fabricant de petit électroménager anticipe un environnement toujours difficile en Europe, mais espère préserver sa rentabilité grâce à la croissance des ventes dans les pays émergents, notamment en Chine.

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Découplage, la fin d’un mythe

La crise financière a fait tomber pas mal d’idées reçues dans le domaine de la pensée économique et financière. Après 5 ans de débâcle et de périodes de grande volatilité sur les marchés, un thème en particulier n’a pas resisté: celui du découplage, où la déconnexion entre le cycle économique des pays émergents et celui des pays développés. Lire la suite

Les dossiers macro qui seront les plus suivis par les investisseurs en 2013

L’année 2012 a bénéficié d’un recul des primes de risque et de la volatilité. Pourtant, les sujets macro-économiques sont toujours bien présents dans l’esprit des investisseurs – il suffit de voir la réaction des marchés lundi à l’annonce d’un accord de dernière minute sur le « fiscal cliff ». Le mot clé qui revient est celui des réformes. Lire la suite

L’appétit pour le risque revient – enquête BofAML

Les craintes des investisseurs sur l’apparition de risques extrêmes (éclatement de la zone euro, défaut d’un Etat ou d’une grande banque…) ont continué de se réduire au cours des mois écoulés, grâce à l’intervention des banques centrales, observent les stratégistes de Bank of America Merrill Lynch dans leur dernière enquête auprès des gérants professionnels. Lire la suite

Vers une poursuite de la normalisation des marchés financiers en 2013-Oddo AM

La normalisation des marchés financiers, entamée cette année, se poursuivra en 2013, selon Oddo Asset Management. Les actifs risqués – actions en tête – en profiteront largement, après une belle année 2012. Lire la suite

Tentative de reprise ? Les signaux qui interpellent les économistes

Depuis quelques semaines, certains économistes pointent des signaux d’un retournement possible du cycle économique mondial. La semaine écoulée a été marquée par plusieurs publications de statistiques qui confirment cela. Mais prudence, il ne s’agit sans doute pas d’une embellie massive et rapide, au regard des défis structurels (désendettement des Etats et des ménages) qui demeurent dans plusieurs grandes économies. Lire la suite

L’industrie automobile vue d’Europe

Un peu plus d’un mois avant l’annonce fracassante de PSA Peugeot-Citroën, la commission européenne a rendu public un rapport sur l’industrie automobile européenne, baptisé « Cars 21 » (site du rapport). Lire la suite

David Einhorn (Greenlight Capital) « shorte » la France

Lors de la conférence Ira Sohn qui s’est déroulée hier à New York, David Einhorn a indiqué qu’il shortait la France, selon le site Marketfolly. Les raisons? L’exposition à l’Italie et à l’Espagne. Et la possibilité que la France fasse défaut sur sa dette et qu’elle retourne au franc…  Lire la suite

La Norvège, seul pays à mériter le fameux triple A – CMA

CMA a publié son rapport sur le risque souverain au 4è trimestre 2011, rapport qui comprend une hiérarchie des titres de dette souveraine, ainsi que la note de crédit implicite que le marché attribue aux Etats émetteurs, en fonction du risque perçu par les investisseurs. Surprise: la Grèce reste l’émetteur le plus risqué. Ce qui est plus intéressant, c’est lorsqu’on regarde du côté des signatures les plus sûres… Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire (25 Nov 2011)

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L’économie mondiale une nouvelle fois au bord du gouffre-SG

Les incertitudes politiques (crise de la dette en Europe) et économiques (croissance molle aux Etats-Unis et en Europe, ralentissement mou en Chine) et le processus de désendettement pèsent sur le scénario de reprise mondiale de la Société Générale. Le risque central de ce scénario est la rechute en récession due à des erreurs de politique (30% de probabilité selon la banque). Lire la suite

Zone euro: inquiétant découplage

Pour les économistes de JPMorgan, les derniers indicateurs avancés de la zone euro pointe un découplage, mais dans le mauvais sens du terme. Alors que le reste de l’économie mondiale ralentit, les derniers indicateurs PMI de la zone euro pointent déjà une récession, en particulier pour les composantes de production et de nouvelles commandes. Lire la suite

Un monde sans croissance, aux mains des politiques…

La situation de l’économie mondiale n’est pas vraiment réjouissante lorsqu’on écoute l’analyse qu’en fait Andreas Hoefert, économiste en chef d’UBS Wealth Management. Mais elle a au moins le mérite de bien cerner les problèmes et défis que les dirigeants politiques vont devoir affronter dans les prochaines années.

En gros, le monde est coupé en deux. La moitié « développée » de l’économie mondiale est en quasi-récession. Elle doit gérer un long processus de désendettement qui a démarré avec la crise de 2007 et devrait durer au moins jusqu’en 2015.

L’économie américaine est enfermée dans une trappe à liquidités et devrait connaître une croissance molle pendant de nombreuses années – un scénario du « new normal » confirmé dans le dernier commentaire macro de PIMCO. Les efforts désespérés de la Fed pour réamorcer la pompe sont inefficaces. Les plans de relance se succèdent mais ne permettent pas à l’économie de retrouver une trajectoire de croissance plus rapide (1% au premier semestre). Dans ce contexte, la probabilité de récession est aujourd’hui remontée vers 30-40%. Cette situation perdurera tant que les ménages américains n’auront pas assaini leur bilan et que les banques n’auront pas retrouvé des marges de manoeuvre financières. De ce point de vue, ce qui se passe en Europe est autant préoccupant pour les banques européennes qu’américaines, ce qui explique que la situation européenne est suivie de très près outre-Atlantique.

En Europe, la perspective d’un défaut grec se confirme jour après jour (Hoefert l’appréhende d’ici mars 2012). Une dépréciation de l’ordre de 65%-75% des titres de dette grecque est à envisager. La question est de savoir si l’onde de choc de ce défaut sera maîtrisé (pas de contagion aux dettes espagnole, italienne, voire française ou belge). La seule solution crédible pour l’heure est que la BCE continue d’acheter des titres d’emprunt d’Etat pour maintenir les taux bas et éviter un effet boule de neige sur la dette.

Le problème est que la répartition de la dette grecque est une source de problème: une grande partie réside dans les bilans des banques grecques, qui devront être recapitalisées en cas de défaut; l’autre partie est détenue par des intervenants de court terme qui pourraient être pris de panique. Enfin, l’exposition des CDS à la Grèce et autres pays souverains à risque est peu connue et pourrait être un mécanisme de propagation d’une crise systémique plus large si la crise est mal gérée par les politiques. Car c’est bien eux qui tiennent la clef du problème et il n’est pas sûr qu’ils agissent en ayant bien conscience de leur rôle.

Pour A. Hoefert, le plan allemand et l’annonce d’une nécessaire recapitalisation de 200 milliards d’euros (selon le FMI) des banques européennes pourraient redonner un peu d’espoir. Encore faut-il que Mme Merkel dispose de soutiens politiques dans son pays.

Une dislocation de la zone euro ne semble pas envisageable. En revanche, une plus grande coordination des politiques fiscales est plus que nécessaire.

Reste l’autre moitié de l’économie mondiale. Les pays dits « émergents » ont une situation financière saine et sont en train de régler leurs problèmes d’inflation. L’inconnue porte sur la capacité à gérer la transition d’un modèle de développement à un autre (cas de la Chine, que cette dernière est en train de gérer en annonçant une convertibilité plus flexible du yuan d’ici 2015).

Bref, si le temps des marchés n’est pas celui de la politique, les gouvernants ont aujourd’hui une sérieuse responsabilité dans la gestion de la crise actuelle.

En termes d’allocation, UBS WM est sous-exposé aux dettes souveraines (US, Europe), aux devises telles que le dollar US, l’euro, le franc suisse (encore surévalué à 1,20 quand son prix d’équilibre est plutôt à 1,40).

L’allocation est prudente donc exposée au crédit d’entreprise, au crédit à haut rendement, aux actions non cycliques, à l’or et aux devises comme le dollar canadien, les devises scandinaves, et de certaines devises du sud-est asiatique.

G2 ou la quadrature du cercle

Préparant le terrain à son voyage officiel aux Etats-Unis, Hu Jintao a accordé un entretien à deux titres de la presse américaine (WSJ, WaPo). Malgré sa rhétorique en faveur d’une plus grande coopération entre les deux superpuissances, il montre combien les positions des deux Etats sont difficilement conciliables. Lire la suite

Réservé à un public averti

« Cher Père Noël, je souhaiterais vous commander des cadeaux très spéciaux pour Noël. Je sais qu’il est difficile d’en demander trop, dans la mesure où nous venons à peine de sortir de la crise du crédit et où vous aviez été déjà très généreux l’année passée en m’offrant la mallette magique de l’AQ. J’ai été sage cette année, même si j’ai  peut-être  énervé  certains  de  mes  amis  du  FOMC  qui  ne  voulaient  pas  que j’utilise la mallette au moment où nous l’avons fait. Lire la suite

Rodéo chinois en 2011

L’économie chinoise s’est hissée dans le top trois de l’économie mondiale. La finance chinoise est encore loin de peser sur la scène internationale. Mais la Chine est en train de placer ses pions et il est important de bien comprendre de quoi il retourne, car les mouvements de la Chine ont un impact significatif sur de nombreuses classes d’actifs, notamment les devises ou les matières premières. Lire la suite

L’inflation en Chine à un niveau préoccupant

La surchauffe de l’économie chinoise est un thème récurrent. Mais avec un taux d’inflation qui atteint 3,2% sur 11 mois, des prix à la production en hausse de 6,1% en novembre et des prix alimentaires en hausse de 11,7%, comme le rapporte Bloomberg, il y a de quoi être préoccupé. La semaine dernière, des rapports de presse indiquaient qu’une nouvelle hausse des taux par la Banque de Chine était vraisemblable. Pour les économistes de la Société Générale, au vu des dernières statistiques, c’est désormais une quasi certitude. Lire la suite

Cacophonie et tactique

Yves Bonzon, directeur des investissements (CIO) de la banque privée suisse Pictet & Cie, est l’un des professionnels de la Bourse qui mérite la plus grande attention, pour comprendre ce qui se passe sur les marchés financiers aujourd’hui. Malheureusement, il veut réserver ses commentaires à la presse, et m’a fait savoir qu’il ne souhaitait pas divulguer ses commentaires à l’ensemble du marché. En conséquence, j’ai retiré l’ensemble des éléments qui donnaient une vision complète de ses analyses (son+slides). Je reprendrai néanmoins l’enregistrement de la conférence, et en extrairai les passages les plus pertinents (certains passages sont été évoqués ici et ). Visiblement, M. Bonzon est en phase avec le marché, beaucoup moins avec les nouveaux médias. Dommage.

L’internationalisation du Renminbi s’accélère

C’est la conclusion d’une étude de HSBC sur les devises. Remarque intéressante de l’auteur, dans son résumé: « la demande pour le renminbi comme monnaie au coeur des échanges commerciaux réside principalement dans les pays émergents. Ces derniers représentent aujourd’hui 55% du commerce extérieur de la Chine, contre 47% il y a 10 ans. » On peut donc se demander si à terme, le dollar pourra continuer de jouer un rôle prépondérant dans la politique de changes des pays émergents, comme il le fait encore aujourd’hui. Lire la suite