Réforme bancaire: ce n’est pas la révolution – Deutsche Bank

La réforme bancaire présentée hier par Pierre Moscovici n’a rien de révolutionnaire, et coûtera peu aux banques françaises, selon les estimations de Deutsche Bank. La banque estime que le cantonnement des activités de trading pour compte propre ne représentent que 3% des revenus des BFI des grands établissements cotés. La taille du fonds de garantie (10 milliards d’euros d’ici 2020 (!) contre 2 milliards aujourd’hui) ne constitue pas non plus un obstacle insurmontable au regard de la taille du bilan des principales banques françaises.

Au total, DB pense que la réforme amputera 1% du bénéfice net estimé pour 2013 de BNP Paribas, 2,5% pour Société Générale et 3,5% pour Crédit Agricole. Les dirigeants de banques françaises, qui ont fait un intense lobbying pour vider cette réforme de sa substance, peuvent dormir tranquilles.

« Nous continuons de penser que la réforme bancaire française est plus favorable aux banques que ne le sont le rapport Liikanen ou celui de la commission Vickers. Cela pourrait amener l’Europe à adopter une position moins contraignante, à moins que la France ne soit obligée d’adopter une réglementation plus dure ultérieurement », observent Flora Benhakoun et Jan Wolter, analystes chez Deutsche Bank.

Quand Nassim Taleb évoque JPMorgan, cela donne ceci

Plutôt que de se contenter de financer l’économie, les banquiers jouent avec l’argent de leurs clients et font n’importe quoi, car ils n’ont pas les bons outils de mesures des risques… Et lorsque ces mêmes banquiers savent que quoi qu’il arrive, ils seront sauvés par l’argent public (aléa moral), on arrive à des accidents industriels de la taille de celui qu’a reconnu JPMorgan. On peut lire dans le détail ce qui s’est passé dans ce papier du WSJ. Nassim Taleb, spécialiste de la gestion des risques et auteur d’ouvrages de référence sur le sujet, revient sur le cas JPMorgan.