Putting Recent Market Sell-off in Perspective

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Markets have been unnerved by rising interest rates in the US, with ripple effects around the world. The most staggering event has happened on the VIX market with a number of funds/ETNs making the headlines after having lost tons of money. What should investors take from these events ? A couple of reflections and interesting comments seen here and there. Continuer la lecture de « Putting Recent Market Sell-off in Perspective »

Credit Suisse abaisse ses prévisions de PIB/BPA pour la zone euro

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Credit Suisse

« Our economists have revised down Euro-area GDP to -0.5% in 2012E and just 0.5% in 2013E (a 1% downgrade).

We cut our Euro-area EPS growth forecast to -1% (from +1%, with consensus at +2%). We see 2013E EPS growth at 2% (consensus at 14%, 12% ex financials). Our view is that euro weakens c5%-10%; if that were not the case, our EPS forecast would be c5% lower (given that 54% of earnings come from outside Continental Europe). »

Quand les analystes se regardent (un peu) le nombril

Les analystes des départements sell-side des grandes banques n’ont généralement pas beaucoup le temps de réfléchir à l’intérêt ou à l’utilité de leur métier. Pour les banques, l’utilité de départements de recherche (analystes+vendeurs) est avant tout de générer des commissions de courtage, donc indirectement d’amplifier les mouvements de hausses ou de baisses de marché participant ainsi aux comportements moutonniers largement observés par le passé (et rarement en avertissant correctement des retournements de tendances). Continuer la lecture de « Quand les analystes se regardent (un peu) le nombril »

Un point sur la saison des résultats

Si l’effet de momentum bat son plein sur les marchés, les publications de résultats trimestriels en Europe sont de moins en moins enthousiasmantes. 70% des entreprises ont publié leurs résultats du 4è trimestre 2011: 46% ont fait mieux que prévu (tous secteurs confondus) et 42% ont déçu les attentes des analystes. Depuis le 3è trimestre 2010, où l’on avait observé 62% de publications meilleures qu’attendu, la baisse du pourcentage des bonnes surprises est régulière. Voici les tableaux des % de surprises en historique et pour le 4è trimestre, par secteurs (sources: Bloomberg, Merrill Lynch). Continuer la lecture de « Un point sur la saison des résultats »

Double dip ? Qui a parlé de double dip ?

L’économie mondiale serait donc au bord d’une nouvelle récession ? Ou d’une croissance molle et atone pour plusieurs années ? Apparemment, ce sont des questions dont parlent peut-être les analystes financiers, mais dont ils ne tiennent absolument pas compte dans leurs prévisions de résultats. A voir les commentaires des sociétés américaines et leurs perspectives plutôt encourageantes pour la fin de l’année et 2011 pour certaines, on peut se demander si le consensus des analystes va changer de direction. Pour l’heure, comme le montre le graphique ci-après, l’humeur reste au beau fixe (ou est-ce une illustration de la méthode Coué ?).

Ce graphique montre 2 choses intéressantes: la première est l’illustration du temps de retard des prévisions des analystes sur la réalité (la courbe 2009 qui débute en janvier 2007 et va être divisée par 2 en l’espace de 2 ans); la seconde est l’optimisme des analystes qui prévoient une croissance rectiligne des bénéfices des entreprises européennes jusqu’en 2012… On ne peut que leur souhaiter d’avoir raison, mais l’optimisme est en Bourse une denrée dont il ne faut pas trop abuser.

Intel sur un nuage

Les investisseurs qui s’interrogent sur la vigueur de la reprise économique et son caractère temporaire (restockage, plans de relance) vont encore plus se gratter la tête en voyant les résultats financiers d’Intel.

Le premier fabricant mondial de semi-conducteurs, spécialisé dans les microprocesseurs (le « cerveau » d’un ordinateur), a annoncé mardi soir un bénéfice par action de 51 cents, battant le consensus de 8 cents. Son chiffre d’affaires a bondi de 34,2% à 10,7 milliards de dollars, permettant au groupe d’afficher un taux de marge brute historique (67,2%). Ces records s’expliquent par la croissance des ventes, mais aussi et surtout par les lourdes mesures de restructuration engagées au plus fort de la crise financière, fin 2008.

Au moment où tout le monde se demande à quoi ressemblera la fin de l’année, les dirigeants d’Intel ont dépeint un scénario optimiste, en relevant leurs prévisions de résultats. Ils tablent ainsi sur un taux de marge brute de 66% environ sur l’année contre 64% précédemment et de 67% environ au cours du troisième trimestre. Leurs prévisions d’investissement ont été revues à 5,2 milliards de dollars contre 4,8 milliards auparavant. Selon un analyste, Intel serait porté par le « cloud computing », reflétant l’augmentation du trafic sur Internet et des besoins en centres de données toujours plus importants.

Sur la base des éléments communiqués pour le 3è trimestre et l’ensemble de l’exercice, Intel pourrait afficher des résultats record cette année (comptes historiques et nos estimations 2010 disponibles ici). Il repasserait pour la deuxième fois la barre de 10 milliards de résultat net (la précédente étant l’année 2000). Or tous ces éléments sont peu pris en compte par le marché, qui attendait d’être réveillé. Actuellement, le titre est faiblement valorisé à 11,5 fois le bénéfice prévu en 2010 contre un P/E médian de 22,1 entre 1994 et 2009, selon Value Line. Même en corrigeant de l’effet bulle Internet (1999-2000), Intel a encore une bonne marge de progression.

Dans le contexte de marché actuel, les investisseurs à la recherche de valeurs de croissance ont trouvé en Intel un salut inespéré. La question qui risque rapidement d’arriver sur les lèvres des investisseurs est : est-ce que ce scénario de rêve peut se poursuivre en 2011 ou dans un environnement de croissance économique molle ? Une vraie question pour les dirigeants d’Intel, qui ont eux aussi de quoi se gratter la tête.

Qui a raison ?

Les investisseurs sont de plus en plus pessimistes. Les dirigeants d’entreprises font preuve d’une confiance certaine en l’avenir. Le consensus sur les estimations de résultat se détériore rapidement…Voilà ce qui ressort de trois notes publiées par Exane BNP Paribas et Société Générale.

Exane fait un point sur le sentiment des investisseurs, et souligne tous les sujets d’inquiétude qui planent actuellement sur les marchés: tensions sur le marché interbancaire, inquiétudes sur les politiques d’austérité budgétaire et la chute de l’euro et sur les perspectives économiques de long terme. Dans ce tableau plutôt noir, seul le cycle de l’investissement (en hausse) semble constituer une note plutôt optimiste.

Etonnamment, les dirigeants d’entreprises ont le moral au beau fixe, à en croire le compte rendu de la grand’messe du même Exane, le European Seminar.

Comme d’habitude, le consensus prend avec retard la mesure de ces risques, mais il a une excuse: tant que les dirigeants ne sont pas plus prudents ou pessimistes, à quoi bon revoir à la baisse ses estimations de résultats… A moins que l’envolée de la prime de risque vers les 7,5% n’oblige de nombreux analystes à revoir leur modèle de valorisation…

De ces trois, l’un a forcément raison. A court terme, l’histoire nous enseigne que c’est souvent le marché qui l’a emporté, souvent dans des mouvements erratiques et violents. Les dirigeants de sociétés ont souvent fait preuve de myopie bien convenue (notamment avec que la récession, tardivement admise, ne les oblige à restructurer fortement leurs activités). Le consensus, lui, est toujours à la traîne. Mais cela, c’est un peu sa marque de fabrique.