A Correction in the Making ? From Goldman Sachs

Derivatives specialists at Goldman have put up an interesting piece of research. Unfortunatelly, it only covers the US equity market.

From GS:

Over the past 9 months, the cost of SPX 55% OTM 5 year equity puts has more than doubled while the cost of 10 year puts is up 50%+. Long-dated options markets appear increasingly concerned about the potential for a decline in the S&P 500. Equity valuation and CDS spreads have been highly correlated with put prices over the past several years, but long-dated put prices have diverged. We see reason for concern as put prices were up a similar amount in 2007 ahead of the financial crisis, diverging from credit and equity at that time as well.

Source: Goldman Sachs

Source: Goldman Sachs

Jeff Saut: bearish à court terme, bullish sur le long terme

Les actions constituent une opportunité d’investissement très intéressante pour le long terme. A court terme en revanche, les signes d’un risque de correction (~4% max) se multiplient. Jeff Saut, stratégiste chez Raymond James, en fait la revue dans son dernier commentaire hebdomadaire (qui porte sur l’indice S&P 500). Lire la suite

Gloom & Doom

Ce n’est plus une répétition de 2010 que nous vivons, mais de 2008… Les Bourses mondiales amplifient leurs pertes. L’incapacité des gouvernements et banquiers centraux du G20 à se coordonner rapidement était prévisible et elle a eu les conséquences attendues: l’intensification du krach et l’envolée de la volatilité (48). Ce matin, les futures européens sont les suivants (selon IG Markets): FTSE -305 points à 4.764, DAX -366 points à 5.557, CAC 40 – 185 points à 2.940.

Comme le notent les courtiers d’une banque régionale américaine cités dans le Wall Street Journal, bien sûr, il y a beaucoup de bonnes affaires en ce moment en Bourse. Mais la chasse aux bonnes affaires ne peut débuter tant que la psychologie du marché est en mode panique.

Pour moi, le seul point d’optimisme pour l’heure ne vient ni des gouvernements, ni de la valorisation des actions (qui fait de l’analyse fondamentale aujourd’hui ?), mais de Warren Buffett. Selon Bloomberg, le sage d’Omaha a investi 3,6 milliards de dollars en actions au cours du deuxième trimestre, soit les plus grosses sommes pour cette classe d’actifs depuis… 2008. S’il le faisait au Q2, il semble logique de déduire qu’il a continué à le faire durant ces « heures sombres » en Bourse. En octobre 2008, peu après la faillite de Lehman Brothers, Warren Buffett publiait une tribune « Achetez américain. Moi je le fais » dans le New York Times. C’était au pire moment du krach de 2008 et quelques mois avant le rebond des marchés. Conclusion: patience. L’heure des contrarians va bientôt sonner!

10 raisons pour une correction – BAML

« Correction ». Le mot a pris une importance soudaine avec l’abaissement de la note de l’Espagne, quelques mauvaises statistiques sur l’emploi US… Il y a plus selon le stratégiste de Bank of America-Merrill Lynch. Michael Hartnett évoque 10 raisons pour une correction tactique de 10% des marchés actions. Lire la suite

Actions, obligations et marchés baissiers

En période d’incertitude, il est parfois difficile de prendre du recul et de ne pas avoir les yeux fixés sur les marchés. Depuis l’apparition de la crise de la dette grecque, les investisseurs ont leur attention rivée sur les données macro-économiques, les décisions de politique monétaire et les déclarations gouvernementales. Ils délaissant l’étude de la valeur intrinsèque des entreprises cotées. Pour les gérants de Southeastern Asset Management, qui gèrent les fonds Longleaf Partners, le marché n’est pas en mesure d’évaluer correctement la valeur des entreprises. « La capacité de nos sociétés de continuer de produire des cash-flows au cours des 5 ou 10 prochaines années a peu changé. Pourtant, l’évaluation par le marché de ces entreprises a beaucoup changé au cours des deux mois écoulés », écrivent-ils dans une lettre à leurs clients publiée hier.

L’autre message de leur lettre est que les actions offrent une opportunité supérieure aux autres classes d’actifs, en particulier aux produits de taux. « Le rendement des actions (« earnings yield« ) du S&P 500 basé sur l’estimation de bénéfice par action 2011 est de 9,4%. Ajusté d’environ 100 dollars de cash dans les entreprises du S&P, le rendement opérationnel des actions atteint 10,4%. Ces données sont légèrement plus attrayantes hors des Etats-Unis. (…) A l’opposé, les obligations d’entreprises à taux fixe et imposables offrent un rendement bien inférieur aux actions. »

L’écart de rendement entre actions et obligations d’entreprises était de 6% au dernier creux du marché (3 mars 2009). Il est actuellement de 4,3% (au 2 juillet 2010). Le tableau suivant offre un récapitulatif de l’écart de rendement entre ces deux classes d’actifs depuis 1932. Après chaque marché baissier (ici plus de 20% de baisse), le décalage entre les 2 classes d’actifs a provoqué une opportunité d’investir dans les actions et de dégager un rendement intéressant, soulignent les gérants des fonds Longleaf Partners.

Source: Southeastern Asset Management, Longleaf Partners Funds, Letter to Shareholders, July 21, 2010.