France: Bercy cherche des excuses pour justifier le dérapage du déficit public

Le déficit public de la France pour 2012 atteint 4,8%, soit 0,3 point de pourcentage de plus que l’objectif fixé à 4,5%. Une belle boulette que Moscovici et Cazeneuve ont immédiatement tenté de mettre sur le dos du précédent gouvernement… La ficelle est un peu grosse, mais citons-les, ça vaut le détour: Lire la suite

Hausse des actions: plus de place pour les mauvaises surprises

Morgan Stanley s’accroche à son message de prudence sur les actions, qui lui a fait louper le rebond des indices boursiers depuis cet été. L’argument ? Les niveaux de valorisation des actifs dans les pays développés sont tels qu’ils ne supporteraient pas une mauvaise nouvelle. Or, le risque fiscal aux Etats-Unis et en Europe prend de l’ampleur et pourrait provoquer une correction dans les six mois à venir. Lire la suite

Europe: il y a plus grave que la récession

Les économistes de Morgan Stanley ont publié une note approfondie sur la situation de l’économie européenne. Leurs anticipations sont un peu plus optimistes que celles d’Exane, UBS, Nomura ou d’autres banques anglo-saxonnes (Bank of America Merrill Lynch), avec une contraction du PIB en Euroland (15 pays) de 0,3% en 2012. Ils pensent notamment qu’un accident grave (défaut désordonné ou sortie d’un pays de la zone euro) sera évité. Lire la suite

4 moyens de combattre la dette – PIMCO

Le dernier commentaire de Bill Gross, chez PIMCO, évoque, entre autres, les moyens dont dispose le gouvernement américain pour maintenir sa note AAA. Gross note en outre qu’en l’état, l’accord des parlementaires américains sur le plafond de dette et le plan d’économies ne changent strictement rien au problème des Etats-Unis. Lire la suite

Dette US: un relèvement du plafond de dette ne suffira pas

Plus la limite du 2 août approche et plus les investisseurs commencent à prendre peur, au vu de l’état de blocage des discussions sur le relèvement du plafond de dette. Pourtant, ce n’est pas le moindre des défis que le législateur américain doit relever. Lire la suite

Après la Grèce, la Californie ?

Les problèmes restent les mêmes, mais l’échelle change. Bloomberg a publié une enquête sur la dérive des finances publiques de plusieurs états américains, avec un accent sur la situation de la Californie – l’une des états les plus riches du pays, mais également dans le monde (son PIB est supérieur à celui de la Russie). Il n’est d’ailleurs pas le seul.

« 46 états doivent faire face à un déficit budgétaire de 112 milliards de dollars pour l’exercice fiscal clos fin juin, selon le Center on Budget and Policy Priorities, un centre de recherche basé à Washington. Leurs dépenses représentent 12% du PIB américain. »

Face à la dérive de leurs finances publiques, la plupart de ces états vont devoir appliquer le même traitement que la Grèce: réduction des dépenses publiques et augmentation des impôts. Le principal risque de telles mesures est un affaiblissement de la croissance économique, au moment où les plans de relance arrivent à leur terme et où des élections de mi-mandat sont prévues.

Un stress test pour les Etats européens

La Grèce est dans la panade, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie pourraient suivre, et pourtant c’est toute la planète finance qui tremble (avec, quelle surprise, une vague de panique à Wall Street…). A voir la chute des Bourses (un peu plus de 9% en 4 séances à Paris…), l’effet de contagion est bien réel et le mot d’ordre est partout le même: sauf qui peut les actifs risqués. Bizarrement, plus les pays veulent rassurer sur leur situation économique, plus les banques expliquent le montant de leur exposition, moins leurs discours ne rassurent.

Comme le souligne Dylan Grice, stratégiste à la Société Générale, la crise asiatique de 1997 vient nous rappeler qu’un pays a beau présenter un « bilan solide », il peut bien ne pas résister aux assauts du marché. Ce fut le cas à l’époque lorsque la crise, qui débuta en Thaïlande, affecta par effet de contagion les Philippines, l’Indonésie… puis la Corée du Sud, pourtant considérée comme à l’abri d’une chute de sa devise. La crise des subprime avait eu le même effet pour le secteur financier (en dehors de quelques banques au Canada ou en Asie).

Dans la zone euro, compte tenu d’une monnaie unique, les ajustements se font sur les CDS et les taux d’intérêt attribués par le marché à tel ou tel pays. Problème: un pays qui peut être considéré comme « solide » avec un taux d’intérêt de 4%, peut ne plus l’être avec un taux de 6% ou 8%. Ce qui arrive à la Grèce n’épargne de facto aucun autre pays de la zone euro, y compris la France.

Le niveau de déficit public n’a plus grande signification dans le débat actuel. C’est l’écart de déficit courant et le retard de compétitivité accumulé par le passé qui doit faire aujourd’hui l’objet d’un ajustement. Certains experts préconisent donc un traitement de choc (déflation pendant plusieurs années et contraction du PIB), voire une reconfiguration de la zone euro, pour procéder aux ajustements nécessaires.

Dans un tel contexte, les gouvernements seraient peut être inspirés de pratiquer un « test de résistance », à l’instar de ce qui a été appliqué à certaines banques en pleine tourmente financière aux Etats-Unis l’an dernier, et de préparer des trains de mesures adéquats pour ajuster le tir et retrouver à long terme leur compétitivité et une balance courante plus solide (la France fait partie de ces pays). S’ils ne le font pas rapidement, à coup sûr, ce seront les marchés financiers qui se chargeront de les forcer à agir.