Pictet espère un redémarrage du cycle du crédit en 2013

En 2013, les Etats-Unis seront au centre du scenario d’allocation d’actifs des investisseurs, estime la banque privée suisse Pictet. Lire la suite

Gestion de la crise : les Occidentaux ne font pas mieux que les Japonais

5 ans après le début de la crise financière, le constat est cinglant: les responsables politiques occidentaux, qui nous promettaient une gestion de la crise plus rapide que ne l’ont fait les Japonais il y a plus de 20 ans, doivent constater l’échec de leur action. L’Europe connaît sa deuxième récession depuis le début de la crise des subprimes. La situation des pays « aidés », comme la Grèce, est catastrophique. Et l’espoir d’une sortie de crise semble bien lointain, tant qu’un traitement de choc voulu par les dirigeants n’aura pas été envisagé, comme ce fut le cas en Islande ou en Suède dans les années 1990. Lire la suite

La confiance, clef de la sortie de crise – SocGen

Les économistes de la Société Générale ont publié leur dernière analyse de l’économie internationale. Le processus de désendettement dans de nombreux pays est long et n’est pas près d’être terminé. La situation de croissance molle que connaissent de nombreux pays développés et le ralentissement des émergents ne sont pas tenables. La clef d’une reprise plus durable, c’est le retour de la confiance, estiment-ils. Lire la suite

Désendettement : il va falloir être patient

Source: McKinsey

Pour un cadre analytique plus général sur les crises bancaires, je propose deux lectures:

« Systemic Banking Crisis: A New Database« , de Luc Laeven et Fabian Valencia (FMI, novembre 2008).

« This Time It’s Different« , de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart, 2009 (traduit en français).

Le cas de la crise bancaire suédoise, qui est une sorte de point de référence ici, a été analysé par Peter Englund dans l’Oxford Review of Economic Policy.

Enfin, pour l’analyse plus générale de la situation actuelle, je fais une nouvelle fois référence aux travaux de Richard Koo et à son ouvrage « The Holy Grail of Macroeconomics: Lessons from Japan’s Great Recession« ).

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

« Pay Back Time »: le désendettement et ses effets selon Citi

On le sait depuis l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, le processus de désendettement engagé outre-Atlantique (ainsi qu’en Europe) sera long et pénible car il pèsera durablement sur le rythme de croissance des économies. Lire la suite

Restriction budgétaire et déflation à la japonaise

Albert Edwards, stratégiste à la Société Générale, revient ce vendredi sur le risque d’un resserrement budgétaire qui surviendrait trop tôt, et coûterait finalement plus cher en termes de déficit qu’un soutien continu à l’économie. En cherchant à résoudre le problème de leurs déficits publics, les Etats-Unis et l’Europe risqueraient de faire la même erreur que le Japon dans les années 1990. 20 ans plus tard, le Japon apparaît comme le pays le plus endetté au monde (la dette publique est proche de 200% du PIB).

Le stratégiste, connu pour ses positions particulièrement pessimistes, fait notamment référence aux travaux de l’économiste Richard Koo, qui travaille actuellement au sein du Nomura Research Institute. Ce dernier a popularisé l’idée d’une « balance sheet recession » (« récession par le bilan ») et publié un livre « The Holy Grail of Macro Economics, Lessons from Japan’s Great Recession« .

Les travaux de Koo ont été présentés dans de nombreux pays, comme ici aux Etats-Unis fin 2008, et ont attiré l’attention de plusieurs gouvernements.

Koo caractérise la « récession par le bilan » de la manière suivante (traduction d’une slide référencée par Edwards et publiée dans la revue welling@weeden):

  • Une récession par le bilan émerge après l’éclatement d’une bulle d’actifs qui laisse un grand nombre d’acteurs privés avec un bilan déséquilibré (les dettes dépassant le montant des actifs).
  • Pour rétablir son bilan, le secteur privé se focalise plus sur la réduction de son endettement que sur la maximisation du profit.
  • Pendant que le secteur privé se désendette, même dans un environnement de taux d’intérêt à zéro, l’épargne nouvellement générée et le remboursement des dettes rentrent dans le système bancaire mais n’en sorte pas en raison de l’absence d’emprunteurs. Cette épargne constituée et le remboursement des dettes constituent une « fuite » pour le circuit de financement de l’économie.
  • Cette fuite entraîne l’économie dans une dynamique de contraction de l’activité et de la monnaie, qui appauvrit au final le secteur privé et l’empêche d’épargner (dépression).
  • L’économie ne retrouve pas le chemin de la croissance tant que le secteur privé n’a pas rétabli son bilan.

La principale voie de sortie d’une telle situation, selon Koo, consiste pour le gouvernement à maintenir un stimulus fiscal pour soutenir la demande domestique jusqu’à ce que le secteur privé ait rétabli un bilan sain.

Pour Edwards, une des conclusions est qu’à trop se focaliser sur le redressement des comptes publics, les gouvernements ne créent les conditions d’une nouvelle récession de l’économie. Pour les marchés d’actions, cela signifie un nouveau risque de correction très significatif. Edwards évoque un S&P 500 sous les 500 points. Jeudi, en clôture, l’indice américain cotait 1.071,59 points.