L’Europe et l’expérience japonaise – l’éclairage de Richard Koo

Les lecteurs assidus de ce blog connaissent Richard Koo – brillant économiste de Nomura qui a décrit les tenants et aboutissants de la crise financière actuelle en la comparant à l’expérience japonaise. Il était la semaine dernière invité d’un symposium organisé par AXA Investment Managers. Voici la vidéo de son discours. La présentation est accessible ici.

Erreur monumentale pour deux économistes très en vue

Les travaux de Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart, auteur du livre à succès Cette fois c’est différent ont fait beaucoup de bruit et ont pesé lourd dans le débat public sur le sujet de l’endettement public et des crises bancaires, ainsi qu’au sein des sphères gouvernementales. Trois économistes viennent de démontrer que leur analyse comportait de grosses erreurs de calcul, les conduisant à démonter la thèse d’une relation claire entre dette publique et croissance. Lire la suite

France: Bercy cherche des excuses pour justifier le dérapage du déficit public

Le déficit public de la France pour 2012 atteint 4,8%, soit 0,3 point de pourcentage de plus que l’objectif fixé à 4,5%. Une belle boulette que Moscovici et Cazeneuve ont immédiatement tenté de mettre sur le dos du précédent gouvernement… La ficelle est un peu grosse, mais citons-les, ça vaut le détour: Lire la suite

Le cycle infernal de la crise de la dette en zone euro

Source: Morgan Stanley

Source: Morgan Stanley

Les économistes et stratégistes de Morgan Stanley ont publié un document intéressant résumant leurs vues sur les perspectives pour les différentes classes d’actifs et l’économie européenne après les élections italiennes de la semaine dernière. La situation d’incertitude politique en Italie n’est pas un phénomène nouveau et s’inscrit dans le cycle décrit graphiquement ci-dessus (baptisé « CRIC »). La meilleure stratégie à adopter dans ce contexte porte sur la recherche d’asymmétries dans le marché.

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Les investisseurs sont bullish, parient sur les banques – BofAML

Les banques ne feraient-elles plus peur aux investisseurs ? Pour la première fois depuis 2007, une proportion significative d’entre eux, dans le monde, surpondèrent les valeurs financières dans leurs portefeuilles. Les gestionnaires sont même particulièrement optimistes (« bullish »), selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch… Ce qui n’exclut pas le risque, voire le besoin, d’une correction dans le courant du premier trimestre. Lire la suite

Les dossiers macro qui seront les plus suivis par les investisseurs en 2013

L’année 2012 a bénéficié d’un recul des primes de risque et de la volatilité. Pourtant, les sujets macro-économiques sont toujours bien présents dans l’esprit des investisseurs – il suffit de voir la réaction des marchés lundi à l’annonce d’un accord de dernière minute sur le « fiscal cliff ». Le mot clé qui revient est celui des réformes. Lire la suite

Etats-Unis: après la falaise, les vrais problèmes

Les Etats-Unis ont réussi à éviter la « falaise fiscale », déclenchement automatique de baisse de dépenses et de hausses d’impôts qui aurait plongé le pays en récession. Pour les économistes de Société Générale, cette nouvelle est plutôt positive puisqu’elle devrait se traduire dans l’ensemble par un gain de 0,2% de PIB. Lire la suite

Pictet espère un redémarrage du cycle du crédit en 2013

En 2013, les Etats-Unis seront au centre du scenario d’allocation d’actifs des investisseurs, estime la banque privée suisse Pictet. Lire la suite

Pourquoi la France n’est-elle pas sanctionnée par les marchés?

Depuis l’élection de François Hollande, le gouvernement français et plusieurs médias se gargarisent de la capacité du pays à emprunter à taux très bas sur les marchés financiers, malgré une situation économique déplorable. Cette « anomalie » n’en est pas une. Lire la suite

Scénario macro-économique: l’austérité toujours et encore

Quand passera-t-on le pic d’austérité? En Europe, cette année, selon les économistes de Deutsche Bank. Aux Etats-Unis, en revanche, il faudra sans doute attendre l’an prochain. Chez JPMorgan, on estime que la « falaise fiscale » coûtera 1 point de croissance à l’économie américaine en 2013. La patate chaude de l’austérité devrait donc traverser l’Atlantique, ce qui ne donnera peut-être qu’un demi-bol d’air aux européens. Lire la suite

Gestion de la crise : les Occidentaux ne font pas mieux que les Japonais

5 ans après le début de la crise financière, le constat est cinglant: les responsables politiques occidentaux, qui nous promettaient une gestion de la crise plus rapide que ne l’ont fait les Japonais il y a plus de 20 ans, doivent constater l’échec de leur action. L’Europe connaît sa deuxième récession depuis le début de la crise des subprimes. La situation des pays « aidés », comme la Grèce, est catastrophique. Et l’espoir d’une sortie de crise semble bien lointain, tant qu’un traitement de choc voulu par les dirigeants n’aura pas été envisagé, comme ce fut le cas en Islande ou en Suède dans les années 1990. Lire la suite

Qu’attendre du prochain sommet de l’UE ?

Union bancaire et mutualisation des dettes, situation de la Grèce, appel à l’aide de l’Espagne. Le menu du prochain sommet européen (18-19) est chargé. Et pourtant, nombreux sont les économistes et stratégistes à n’attendre que peu de progrès des dirigeants européens. La raison? La nouvelle salve d’assouplissement quantitatif de la BCE (OMT) devrait annihiler toute vélléité de faire avancer le « schmilblick« … Heureusement que le marché n’a pas d’anticipations trop élevées, car on pourrait s’offrir de belles semaines de volatilité par la suite… Lire la suite

15 minutes pour faire la différence entre l’Italie et l’Espagne

Les analystes d’Amundi ont publié une étude comparative de la situation économique et de l’Espagne. Ils montrent comment ce pays pourra difficilement éviter de faire appel à l’aide de l’Europe (solution qui auraient un impact temporaire favorable sur la valeur de ses obligations souveraines). A l’inverse, l’Italie présente une situation intéressante pour les porteurs d’obligations sur le long terme. Lire la suite

Le « précipice fiscal » et son impact sur l’économie mondiale

Depuis plusieurs mois, l’attention des médias et investisseurs se tourne de plus en plus fréquemment vers le sujet du « précipice fiscal » au bord duquel vont bientôt se retrouver les Etats-Unis: dès l’an prochain, on devrait observer une baisse drastique des dépenses publiques et une hausse des impôts. Deux éléments qui, conjugués, auront un impact significatif sur la croissance américaine, estimé à 4,6% du PIB. Mais pas seulement. Lire la suite

Les banques centrales derrière le rallye boursier

Combien le rallye boursier actuel doit-il à l’action des banques centrales ? Entre 6% et 7% selon les estimations de Bank of America Merrill Lynch et de l’agence Reuters. En voici l’analyse chronologique détaillée: Lire la suite

Combien doit le monde ?

Source: The Economist, EIU

Outil à vocation pédagogique (?), The Economist a compilé un ensemble de sources sur l’endettement public de la plupart des pays de cette planète et sorti ce planisphère. Comme l’explique l’hebdomadaire sur son site:

« Est-ce que cela est d’une quelconque importance? Après tout, les gouvernements du monde doivent de l’argent à leurs citoyens, pas aux martiens. L’intérêt de cumuler ces dettes au plan mondial est de deux ordres. Primo, lorsque la dette croît plus vite que la richesse nationale, une hausse de l’endettement public signifie une plus grande interférence de l’Etat dans l’économie et une hausse des taxes dans un futur proche. Deuxio, la dette doit être roulée (refinancée) à intervalles réguliers. Cela crée une pression récurrente sur chaque gouvernement, un peu comme les concurrents d’un show de télé-réalité dont la participation dépend du vote du public. Manquer ce vote, comme l’expérimentent plusieurs Etats de la zone euro, et le pays peut s’engouffrer dans la crise. »

 

Les raisons de douter…

de la vigueur de la croissance: parce que contrairement à l’an dernier, il n’y a pas de rebond cyclique de l’activité (comme au Japon), le prix du pétrole est sensiblement plus élevé qu’il y a un an (+11% pour le WTI), les contraintes fiscales pèsent toujours autant sur l’activité et le désendettement des agents économiques privés reste d’actualité. Lire la suite

Réactions aux annonces de la BCE

Comme à son habitude, le marché réagit de manière épidermique à l’annonce par la BCE d’un nouveau programme d’achat d’obligations souveraines (OMT). Il faudra quelques jours pour voir si l’annonce a réellement une effet durablement positif, d’autant que les premiers commentaires après la décision de la BCE sont plutôt mesurés, voire prudents… Lire la suite

Comment mettre en oeuvre une discipline budgétaire efficace en France ?

Inscrire dans la constitution une règle évitant tout dérapage de l’endettement public est une nécessité. De nombreux pays l’ont déjà fait. La France a une chance historique de faire de même et de bien faire les choses, selon Charles Wyplosz, professeur d’économie internationale. Lire la suite

Le problème de l’Espagne: sa dette externe plutôt que sa dette publique

Source: Goldman Sachs

L’envolée des rendements obligataires espagnols trouve plus son origine dans l’explosion de l’endettement du pays vis-à-vis de l’extérieur que dans l’augmentation de la dette publique. Cette réflexion faite à l’Espagne peut être généralisée à l’ensemble des économies de la zone euro, comme illustré par le graphique précédent. Lire la suite

France: des objectifs de déficit public difficiles à tenir

Les objectifs de déficit public de la France seront difficiles à tenir, selon Credit Suisse. A moins que l’Union européenne ne vienne au secours du gouvernement français en « relâchant » l’atteinte de l’objectif de déficit de 3%, compte tenu d’un environnement économique incertain (on peut toujours rêver). Lire la suite

BCE: ce qu’attend le marché – Citi

Depuis quelques jours, les investisseurs ont repris le chemin des actifs risqués (dans des proportions parfois suprenants – ex les matières premières). On a beaucoup parlé du sommet de l’UE. Mais il semble surtout que ce qui motive le plus les investisseurs, c’est l’engagement plus formel des autorités monétaires. Aujourd’hui, c’est au tour de la BCE de faire des annonces. Le minimum attendu est une baisse de 25 points de base des taux directeurs… mais pas seulement. Lire la suite

Le défaut ou imprimer de la monnaie, les 2 seules solutions pour sortir de la crise-PIMCO

Ca a le mérite d’être clair. Voici les points résumant le dernier commentaire de Bill Gross, patron du plus grand gérant obligataire au monde (PIMCO).

« Not only banks and insurance companies but sovereign nations as well cannot all be counted on to guarantee a return of principal, let alone a return on investment.
An authentic debt crisis – which the world is now experiencing – can only be ultimately cured in two ways: 1) default on it, or 2) print more money in order to inflate it away.
There are very few clean dirty shirts in this world. Timing in investment markets is critical and at the moment the U.S. is considered to be the cleanest. »

Qu’attendre du sommet de l’Union Européenne – Exane

Le prochain sommet de l’UE est (encore) présenté comme le « sommet de la dernière chance ». Bonne chance avec ça! Que faut-il en attendre. Les économistes et stratégistes d’Exane BNP Paribas ont fait un petit inventaire. Grosso modo: le marché risque de n’avoir aucune réaction aux annonces qui seront faites, car elles ont déjà été discutées en long, en large et en travers… L’un des enjeux est la combinaison d’avancées institutionnelles qui permettront davantage de mutualisation des dettes. Lire la suite

Sortie de crise: tout reste à faire selon la Banque des Règlements Internationaux

Source: Banque des Règlements Internationaux, rapport annuel 2012

La BRI a publié hier son rapport annuel 2012. Le thème central en est la sortie du « cercle vicieux » dans lequel le processus de désendettement pèse sur la reprise économique (processus qualifié par Richard Koo de « balance sheet recession » ou « récession par le bilan »). Et cette sortie sera longue. Les politiques de relance menées actuellement risquent en effet de n’avoir que des effets limités (un message pour François Hollande et l’actuel gouvernement), entraînant un regain de volatilité sur les marchés financiers. Tout reste à faire. Lire la suite

Espagne: soulagement, mais pour combien de temps?

L’Espagne, dernier des « PIGS », risque à son tour d’entraîner l’Europe dans un cercle infernal alternant paniques-espoirs d’une solution in extremis-annonce d’un plan et interrogations après une euphorie qui n’en est pas une. Car le rebond des marchés ce lundi matin est loin de montrer un réel soulagement des investisseurs. Et c’est bien ce qu’observent un certain nombre d’analystes. Lire la suite

Sortie de la Grèce: un coût supportable, mais un risque de contagion

Barclays a produit une analyse assez exhaustive d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Si son coût est supportable (l’exposition gouvernementale à la Grèce est évaluée à 290 milliards d’euros tout de même), le principal risque reste une sortie désordonnée et un effet de contagion aux autres pays de la zone euro… Lire la suite

Crise de la zone euro: ce qu’en pense Credit Suisse

Le principal problème de la zone euro, c’est le manque de croissance, affirment les experts de Credit Suisse. Des solutions existent, notamment un assouplissement quantitatif d’ampleur massive. Le but étant de rétablir la confiance et d’éviter une nouvelle crise de liquidité et un « bank run » (fuite des dépôts). Lire la suite

Grexit: les scénarios de Morgan Stanley

Que va devenir la Grèce? Nombreux sont les banques qui publient leurs évaluations des différents scénarios à l’oeuvre actuellement dans la zone euro, avec, au coeur de l’action, la Grèce et son éventuelle sortie de l’Union monétaire européenne. Avec son éventuelle sortie de la zone euro et le risque d’un effet domino aux autres pays de la périphérie, certains observateurs cherchent à voir quelles seraient les solutions en termes de politique économique; et quelles seraient les conséquences sur les différentes classes d’actifs. Lire la suite

L’Europe vue des Etats-Unis 1/2

Credit Suisse a publié le compte-rendu d’une manifestation organisée à New-York avec des investisseurs américains. Résultats des débats: le politique restera le principal moteur d’évolution des marchés dans les mois à venir. 29% des intervenants pensent que la Grèce va sortir de la zone euro et 42% (de ces 29%) pensent que cela entraînera un éclatement de la zone euro… Malgré cela, 88% des personnes ayant accepté d’être sondées durant cette conférence considèrent que les actions constituent le meilleur placement à un horizon de 10 ans. Vu le niveau encore élevé des primes de risque, on peut les comprendre. Lire la suite

Un économiste français prend la défense d’Angela Merkel

Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities, a publié ce matin une note « en défense de Mme Merkel » visant à « remettre les pendules à l’heure ». A l’attention de ceux qui auraient tendance à blâmer l’Allemagne pour la situation actuelle de la zone euro… A lire. Lire la suite

Dette publique: un problème? Non, la solution!

Un point de vue toujours intéressant des économistes d’Exane sur l’éternel débat autour de la dette publique, dont on a finalement trop peu entendu parler pendant la campagne électorale. Soyons certains qu’après le 7 mai, ce sera de nouveau un sujet de discussion pour tout le monde… Lire la suite

Citi relève ses prévisions de croissance à nouveau

Les économistes de Citi ont relevé une nouvelle fois leurs prévisions de croissance de l’économie. Ils anticipent une progression de 2,5% du PIB en 2012 (contre 2,4% un mois plus tôt), puis de 3% en 2013 et 3,5% en 2014. Lire la suite

Dégradation de la note de la France etc…: S&P s’explique

C’est la réponse du berger à la bergère. Critiquée depuis le début de la crise financière par les politiques pour jeter de l’huile sur le feu, Standard & Poor’s fait aujourd’hui une réponse claire: s’il y a dégradation des notes de crédit, c’est parce que les politiques ont tardé à prendre la mesure des difficultés de la zone euro et à agir de manière efficace et coordonnée.

L’agence a annoncé hier soir par voie de communiqué de presse avoir dégradé la note de crédit souveraine de la France à AA+ (une décision largement anticipée par le marché). Les analyste de l’agence de notation ont organisé ce samedi une conférence téléphonique pour expliquer leur décision ainsi que les décisions concernant plusieurs autres pays dont l’Espagne et l’Italie (dégradés de 2 crans). Lire la suite

Europe: il y a plus grave que la récession

Les économistes de Morgan Stanley ont publié une note approfondie sur la situation de l’économie européenne. Leurs anticipations sont un peu plus optimistes que celles d’Exane, UBS, Nomura ou d’autres banques anglo-saxonnes (Bank of America Merrill Lynch), avec une contraction du PIB en Euroland (15 pays) de 0,3% en 2012. Ils pensent notamment qu’un accident grave (défaut désordonné ou sortie d’un pays de la zone euro) sera évité. Lire la suite

Quels scénarios pour la Grèce?

La Grèce n’aura pas tardé à revenir sur le devant de la scène, comme on l’a récemment souligné. Les Allemands font pression pour qu’une décote plus importante soit appliquée sur les titres de dette souveraine du pays (en clair que les investisseurs privés constatent une perte plus élevée que prévu jusqu’ici). Ils ont le soutien de l’économiste en chef du FMI, Olivier Blanchard. D’autres appellent à l’arrêt pur et simple de cette pratique qui n’a pas montré son efficacité, et a au contraire alimenté la panique sur les marchés. Lire la suite

Une vue prudente de l’économie mondiale (2012-2013)

Les économistes d’Exane BNP Paribas ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale +3,2% en 2012 (contre +3,5% précédemment) et +3,3% en 2013. Au passage, ils livrent une excellente analyse de la situation économique internationale, pointant très clairement les grands enjeux du moment. Chapeau bas. Lire la suite

Désendettement dans les pays développés: quelles conséquences pour l’Asie?

On a toujours du mal à savoir si le désendettement des pays développés a réellement démarré (cf graphique plus bas). Mais depuis quelques semaines, ce thème du désendettement dans les pays développés pousse de nombreux investisseurs à s’interroger sur la capacité de résistance des économies émergentes, notamment celles en Asie dont le moteur de développement économique est depuis des décennies l’exportation. Michel Barlow, analyste chez Bank of America Merrill Lynch a tenté de répondre à cette question dans la note de stratégie 2012 publiée aujourd’hui pour la région. Lire la suite

Qu’attendre du sommet du 9 décembre?

Un début de réponse est proposé par Willem Buiter, chef économiste de Citi, dans une note datée du 5 décembre. En voici le résumé très synthétique, en commençant par cette conclusion: l’accord attendu le 9 décembre ne résout aucunement les problèmes de déficits structurels et n’évitera sans doute pas d’autres crises à moyen terme; mais il devrait permettre de rassurer les marchés sur un risque de défaut de pays majeurs comme l’Italie ou l’Espagne ou sur un risque d’éclatement de la zone euro. Lire la suite

Enfin des avancées sérieuses?

Il faut toujours rester prudent quant à l’évolution du traitement de la crise de la dette souveraine. Cette dépêche de l’agence Bloomberg fait un bon résumé de la situation et montre deux choses: les discussions sur plus d’intégration fiscale avancent; mais l’Allemagne reste (trop?) inflexible sur la BCE (selon le principe de l’aléa moral qui empêcherait toute discipline fiscale des Etats). Lire la suite

Ironie de l’Histoire

Historiquement, l’Europe n’a jamais vraiment compté pour les marchés. Tout venait traditionnellement des Etats-Unis. « Lorsque la Bourse américaine éternue, le reste du monde s’enrhume » pouvait-on entendre. La crise de la dette a placé l’Europe au centre de la planète finance, à tel point que le patron de la recherche économique de Bank of America Merrill Lynch, Ethan Harris, en publiant aujourd’hui ses prévisions pour 2012, a titré son étude: « We’re All Europeans now »… Lire la suite

Réduction des bilans bancaires: un régime de 1.000 milliards d’euros

Le processus de réduction des bilans bancaires (« deleveraging ») qui s’est opéré au plus fort de la crise financière de 2008-2009 avait représenté une diminution de 2.000 milliards d’euros en Europe. Depuis, comme si de rien n’était, la plupart des banques européennes se sont remises à faire croître la taille de leur bilan, ignorant le risque que pouvait faire peser sur l’économie le gonflement des dettes étatiques. Depuis, la multiplication des crises en zone euro et aux Etats-Unis sur la question de l’endettement public a obligé de nombreuses banques à réduire à nouveau la taille de leur bilan. Dans une étude publiée ce matin, les analystes de Bank of America Merrill Lynch chiffrent la « facture » à quelque 1.000 milliards d’euros. Explications.  Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire (25 Nov 2011)

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Qui dicte la conduite des Etats? Les marchés financiers… ou la BCE?

Un très bon papier du blog Econoclaste tente d’éclairer la stratégie de la BCE vis-à-vis des Etats et dépasse la simple approche « culturaliste » (la BCE est immobile car elle est la dépositaire de l’orthodoxie héritée de la Bundesbank, allergique à toute action pouvant provoquer le retour d’une inflation incontrôlable). Une autre vision est proposée et je la trouve personnellement très éclairante. h/t Marc B.

Actionaria: ce que l’on a dit de 2012

Premiere seance de live blogging au salon Actionaria pour voir et écouter ce que Mr Le Marché pense de 2012… Entre autres…

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Récession en Europe: cette fois, ce serait différent

La pire expression que l’on puisse entendre en Bourse, et la plus contrariante aussi, est: « cette fois, c’est différent » (elle est devenue le titre d’un ouvrage célèbre d’ailleurs). Et pourtant, c’est ce qu’écrivent les économistes de Bank of America Merrill Lynch dans une note intitulée « When Europe Sneezes ».

« In the past, European-specific crises have had small global impacts; however, stronger linkages via bank funding and stock market contagion increase the risk of collateral damage today. »