Allocation d’actifs: Japon et US toujours en tête au sein des actions

Les actions japonaises (TOPIX) et américaines (S&P 500) affichent toujours les meilleures performances depuis le début de l’année. Mais l’écart entre ces deux classes d’actifs sont de plus en plus différenciée. Eléments d’explication apportés par les stratégistes de JPMorgan, ainsi que quelques commentaires sur les autres grandes classes d’actifs. Lire la suite

Morgan Stanley: attendre la fin du 2ème trimestre pour prendre du risque

Morgan Stanley recommande d’attendre la fin du 2ème trimestre pour accroître le niveau de risque des portefeuilles, en s’exposant plus sensiblement aux actions (secteurs à béta élevé, actions US exposées à la croissance mondiale et actions émergentes notamment). Lire la suite

La BCE bientôt dans les pas de la Fed et de la BoJ ?

Source: Exane BNP Paribas

Source: Exane BNP Paribas

[cleeng_content id= »742030898″ description= »Plus d\’analyses et de commentaires à découvrir…  » price= »0.19″ t= »article » referral= »0.05″]Les économistes d’Exane BNP Paribas publient une note intéressante ce matin sur les effets de la politique de baisse du yen engagée par la Banque du Japon: l’expansion du bilan de la Banque du Japon a été efficace sur la parité du yen (-20% face à l’euro depuis le début de l’année – nota: cela explique aussi pourquoi certains pays européens, dont la France, peuvent emprunter à des taux si bas). Mais cela ne résoudra sans doute pas les problèmes de compétitivité sur le long terme (ces derniers relèvent plus de la qualité, de l’innovation et des savoir-faire, brefs de facteurs hors-coûts qui sont cruciaux pour permettre à une économie d’exporter davantage). Lire la suite

Pour Barclays, les actions restent la classe d’actifs à privilégier

Barclays estime que les actions sont à privilégier, même si la classe d’actifs, après un bon début d’année, présente à court terme des risques de correction. Pour les stratégistes et responsables de la recherche la banque, l’environnement de politiques monétaires, de croissance modérée et de valorisation relativement attrayante par rapport aux obligations justifie le maintien d’une préférence en faveur de cette classe d’actifs.

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Le cycle infernal de la crise de la dette en zone euro

Source: Morgan Stanley

Source: Morgan Stanley

Les économistes et stratégistes de Morgan Stanley ont publié un document intéressant résumant leurs vues sur les perspectives pour les différentes classes d’actifs et l’économie européenne après les élections italiennes de la semaine dernière. La situation d’incertitude politique en Italie n’est pas un phénomène nouveau et s’inscrit dans le cycle décrit graphiquement ci-dessus (baptisé « CRIC »). La meilleure stratégie à adopter dans ce contexte porte sur la recherche d’asymmétries dans le marché.

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Un rallye boursier ralenti, pas inversé – JPMorgan View

Le mois de février aura été plutôt décevant sur les marchés financiers, mais la hiérarchie des classes d’actifs n’a guère bougé: les actions (Japon, US, Monde, Europe) sont toujours devant le high yield US, les obligations émergents (en dollars) et les actions émergentes. L’or sous-performe (on reviendra sur ce sujet plus tard). Lire la suite

Plongeon des Bourses européennes: c’est la faute aux électeurs!

Certains observateurs n’y vont pas par quatre chemins (ou n’ont pas peur du ridicule) en mettant en cause les électeurs dans la correction observée sur les marchés financiers depuis quelques heures. Illustration avec le stratégiste devise de Citi, Steven Englander (passages en gras surlignés par moi – h/t Zerohedge): Lire la suite

Investissement: ce qui marche, ce qui marche moins-JPMorgan

Les stratégistes de JPMorgan en charge de l’allocation d’actifs, emmenés par Jan Loeys, font le point sur le mouvement de réallocation des portefeuilles vers les actifs risqués (une thématique portée depuis plusieurs mois par la banque). Toutefois, si certaines idées fonctionnent plutôt bien, d’autres sont moins performantes. Lire la suite

Natixis AM recherche du rendement dans les actions, le high yield et les convertibles

En 2013, Natixis Asset Management estime que, sur fond de croissance économique mondiale toujours molle et d’incertitudes politiques, les investisseurs trouveront du rendement dans les actions, le high yield et les convertibles. Lire la suite

Découplage, la fin d’un mythe

La crise financière a fait tomber pas mal d’idées reçues dans le domaine de la pensée économique et financière. Après 5 ans de débâcle et de périodes de grande volatilité sur les marchés, un thème en particulier n’a pas resisté: celui du découplage, où la déconnexion entre le cycle économique des pays émergents et celui des pays développés. Lire la suite

2013: retour sur terre

2012 a été marquée par l’intervention sans limite des banques centrales et par l’injection de liquidités pour éviter tout risque systémique. 2013 sera sans doute l’année où les investisseurs chercheront à voir dans quelle mesure les actions prises depuis 2-3 ans ont enfin un impact sur l’économie réelle. Lire la suite

2012, l’année de l’évitement

2012 a été l’année où les banques centrales ont fait mentir la plupart des pronostics, plutôt sombres et prudents de nombreux courtiers. L’éclatement de la zone euro n’a pas eu lieu. Aucun pays majeur de la zone (Italie, Espagne) n’a fait défaut. Les Etats-Unis n’ont pas rechuté en récession (mais l’Europe oui). La Chine, en proie à un ralentissement de son activité, n’a pas connu de « hard landing ». Lire la suite

Pictet espère un redémarrage du cycle du crédit en 2013

En 2013, les Etats-Unis seront au centre du scenario d’allocation d’actifs des investisseurs, estime la banque privée suisse Pictet. Lire la suite

Amundi privilégie une allocation d’actifs plus offensive en 2013

La très bonne performance des actifs risqués en 2012 pourrait bien se poursuivre en 2013, pour peu qu’un certain nombre de risques macro-économiques soient contenus, ont estimé jeudi les stratégistes d’Amundi. Lire la suite

Big Picture: perspectives 2013 par classes d’actifs selon Barclays

En attendant de regarder dans le détail les prévisions et commentaires des brokers sur les différentes classes d’actifs, voici les vues résumées en une page de Barclays pour 2013. L’allocation modèle sera décrite ultérieurement. Stay tuned.

Source: Barclays

Source: Barclays

Correlation heatmap

Source: HSBC

« The heat map illustrates that the risk on – risk off phenomenon remains strong. There are two large red blocks corresponding to a group of highly correlated risk-on assets and another group of highly correlated risk-off assets. The blue regions show the negative correlations between strongly risk-on and strongly risk-off assets, eg the S&P and the JPY. There are some green areas (weak correlations), which indicate that a few assets have recently moved independently of the risk on – risk off phenomenon. »

A partir de quand l’effet QE s’estompe-t-il ?

Question intéressante des spécialistes taux de Bank of America Merrill Lynch: à partir de quand l’impact du « quantitative easing » sur les taux d’intérêt réel s’estompe-t-il ? Pour y répondre, encore faut-il comprendre ce qui fait baisser effectivement les taux d’intérêt réels… Lire la suite

Revue de la semaine sur les marchés

Les actions ont enregistré leur plus forte baisse hebdomadaire depuis le mois de juin, reflétant un nouveau mouvement de braquet dans les portefeuilles vers moins de risque. Ces « prises de bénéfices » montrent que tous les problèmes ne sont pas résolus et que les inquiétudes sur la croissance persistent, à l’instar des statistiques finales du PIB américain (revues de 1,7% à 1,3%) ou de l’ISM passé sous la barre symbolique des 50 points. Les messages de nouveaux contradictoires venant d’Europe n’ont, bien évidemment, rien arrangé… Les seuls espoirs de rebond viennent d’éventuels plans de relance (Chine) ou de l’injection massive de liquidités (banques centrales), même si cette dernière divise profondément les investisseurs. Lire la suite

Les actions de la zone euro retrouvent grâce aux yeux des investisseurs-BofAML

La dernière enquête auprès des investisseurs réalisée par Bank of America Merrill Lynch a été publiée aujourd’hui. Elle révèle que, pour la première fois depuis avril 2011, les investisseurs ont accru leur exposition aux actions de la zone euro. « Les investisseurs considèrent désormais que la crise de la dette souveraine en Europe est un risque de moindre ampleur (‘lower tail risk’) que le ‘mur budgétaire’ (‘fiscal cliff’). » Un risque amoindri, mais qui pourrait ressurgir en cas de difficulté et provoquer de violents arbitrages de la part des investisseurs, nuançons un peu le propos. Lire la suite

Revue de la semaine sur les marchés

Le marché teste la tolérance de la Fed à une remontée des anticipations d’inflation, au moment où une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif s’ouvre, estiment les stratégistes de JPMorgan. En attendant, le regain d’intérêt pour les actifs risqués est plus que manifeste, les actions US retrouvant à nouveau des niveaux de valorisation plutôt élevés. Mais les perspectives de croissance sont toujours aussi fragiles et donc pour le moins modérées (2,4% en 2012; 2,6% en 2013). Lire la suite

QE3, OMT: le dollar reste sous pression – JPMorgan

L’action des banques centrales (Fed, BCE) pour réduire le stress sur les marchés souverains et reflater le prix des actifs (physiques et financiers) a un impact négatif sur le dollar et crée un environnement compliqué pour les opérations de carry-trade, selon les analystes de JPMorgan. Lire la suite

Revue de la semaine sur les marchés

Le chant de la déception. Les marchés attendaient des actes et n’ont pas vraiment apprécié que Mario Draghi, patron de la BCE, n’en n’annonce pas de plus fermes et de plus significatifs la semaine dernière. Heureusement pour lui, l’orage n’aura duré que 24H. Lire la suite

Bilan et perspectives des marchés financiers – JPMorgan

Peu voire pas de croissance économique et une liquidité toujours abondante devraient se traduire par une nouvelle phase d’inflation du prix des actifs financiers, mais pas d’inflation du prix des biens et des services. L’allocation d’actifs pour les stratégistes de JPMorgan est simple: recherche du rendement vs détention du cash; jouer les devises émergentes vs l’euro; rester défensif dans la poche actions; être long en duration dans la dette émergente. Lire la suite

Sortie de la Grèce: un coût supportable, mais un risque de contagion

Barclays a produit une analyse assez exhaustive d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Si son coût est supportable (l’exposition gouvernementale à la Grèce est évaluée à 290 milliards d’euros tout de même), le principal risque reste une sortie désordonnée et un effet de contagion aux autres pays de la zone euro… Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 30 mars 2012

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Citi relève ses prévisions de croissance à nouveau

Les économistes de Citi ont relevé une nouvelle fois leurs prévisions de croissance de l’économie. Ils anticipent une progression de 2,5% du PIB en 2012 (contre 2,4% un mois plus tôt), puis de 3% en 2013 et 3,5% en 2014. Lire la suite

Un rallye sans euphorie, d’après la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

Est-ce réellement une surprise? Le rallye boursier depuis les points bas d’octobre 2011, loupé par un nombre significatif d’investisseurs, ne s’est pas produit sur fond d’enthousiasme généralisé. C’est ce que révèle la dernière enquête de Merrill Lynch auprès des gérants de portefeuilles. Lire la suite

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Performance hebdomadaire au 16 mars 2012

Après la Grèce, le pétrole (2/3)

A partir de quand le pétrole pénalise-t-il la croissance mondiale ? Quelle stratégie adopter pour un investisseur ? Voilà des questions qui deviennent particulièrement aigües lorsque le baril de pétrole frôle des records historiques. Lire la suite

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 2 mars 2012

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Performance hebdomadaire au 24 février 2012

Revue des marchés

Performance hebdomadaire au 10 février 2012

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Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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Performance hebdomadaire au 27 janvier 2012

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Performance hebdomadaire au 20 janvier 2012

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Performance hebdomadaire au 13 janvier 2012

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Performance hebdomadaire au 6 janvier 2012

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Prudence et perte de repères – Amundi

La finance mondiale, bouleversée par des changements structurels lourds, est à la recherche de nouveaux repères. Pour les responsables de la gestion chez Amundi, cette situation obligera en 2012, comme cette année, à construire des portefeuilles prudents.  Lire la suite

La financiarisation du marché des changes

En l’espace de 20 ans, les changes sont devenus une classe d’actifs à part entière. D’un simple instrument permettant l’échange de biens et services entre pays, la couverture du risque de change pour les entreprises, ou un moyen d’intervention sur la monnaie pour les banques centrales, le marché des changes s’est de plus en plus ouvert à la spéculation.

Société Générale a publié une étude fort intéressante sur le sujet. Une sorte d’introduction au marché des changes pour les non-initiés. Après les actions dans les années 2000, cette étude arrive au moment où les changes deviennent de plus en plus un terrain de jeu pour les spéculateurs en tous genres – du particulier derrière sa plate-forme de trading aux fonds souverains qui cherchent à diversifier leurs risques. Un sujet qui d’ailleurs ne semble guère inquiéter les autorités de régulation (en tout cas elles sont plutôt silencieuses sur le sujet, en dépit de trop rares avertissements sur les opérateurs non régulés). Lire la suite

L’économie mondiale une nouvelle fois au bord du gouffre-SG

Les incertitudes politiques (crise de la dette en Europe) et économiques (croissance molle aux Etats-Unis et en Europe, ralentissement mou en Chine) et le processus de désendettement pèsent sur le scénario de reprise mondiale de la Société Générale. Le risque central de ce scénario est la rechute en récession due à des erreurs de politique (30% de probabilité selon la banque). Lire la suite

Revue des marchés

Weekly Performance (14 Oct 2011)

Principaux événements
Les marchés ont connu une semaine de rebond, alimenté par un regain de spéculation sur la résolution de la crise de la dette en zone euro et la publication de statistiques américaines encourageantes sur les ventes au détail au mois de septembre (+1,1%). Le S&P 500 s’est rapproché du plus haut atteint avant la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis, le 5 août dernier.
Malgré un rebond plus significatif sur la semaine, les actions européennes perdent toujours 18% par rapport au plus haut du 17 février, plombées par les incertitudes liées à un probable défaut de la Grèce. Les séances en Europe ont été mouvementées entre le démantèlement de la banque franco-belge Dexia; la nouvelle la plus importante a été l’accord entre Merkel et Sarkozy (ou « Merkozy ») sur une vision « commune » pour résoudre la crise de la dette. Cette perspective a en tout cas profité à l’euro, qui a continué son mouvement de hausse face au dollar.
L’indice MSCI Asie-Pacifique a affiché l’un des rebonds les plus significatifs, aidé par les nouvelles en provenance d’Europe et des Etats-Unis et par l’annonce que l’Etat chinois était en train d’acheter des actions des principales banques du pays. Les derniers chiffres de l’inflation en Chine sont restés à un niveau élevé (+6,1%) tandis que la croissance du crédit a sensiblement ralentit.
Les investisseurs sont donc revenus en mode « risk-on », comme le montre l’évolution des indices de volatilité. ce qui a profité non seulement aux actions, mais également aux matières premières. Le baril de pétrole a retrouvé un plus haut de 3 semaines (86.80$ pour le WTI coté à New-York; 114.68$ pour le Brent coté à Londres). Depuis le début du mois, le pétrole affiche la plus meilleure performance au sein des matières premières, devançant les produits agricoles (« softs » et « grains »), les métaux industriels et les métaux précieux.
La baisse de l’aversion au risque s’est également traduite par une remontée des rendements des obligations: +22 points pour le 30 ans US, +17 points pour le 10 ans. Derrière cette hausse, l’espoir d’une résolution plus rapide de la crise de la dette et des statistiques américaines supérieures aux attentes (ventes de détail, emploi). La publication des minutes de la Fed, le 12 octobre, a par ailleurs montré d’intenses débats au sein du comité de politique monétaire pour soutenir l’économie américaine.
Principales questions
Une question domine: cette hausse est-elle durable ? Le marché est-t-il vraiment engagé dans un rally haussier depuis le point bas du 4 octobre comme le soulignent certains observateurs ? Le rebond prend des proportions impressionnantes, sans qu’aucune véritable nouvelle fondamentale ne soit apparue (en dehors de quelques statistiques un peu plus encourageantes et des premières publications de résultats trimestriels aux Etats-Unis). Ceci devrait inciter à une certaine prudence. Si les packages d’aide à la Grèce, les moyens et modalités d’intervention du FESF sont jugés incomplets, ou si telle ou telle statistique montre de nouveau un affaiblissement de la croissance économique et relance le débat sur le risque de retour en récession dans les pays développés, les marchés pourraient corriger de plus belle.
La saison des publications des résultats du 3è trimestre vient tout juste de commencer. Aux Etats-Unis, sur les 37 sociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats, 70% ont dépassé les attentes du marché, selon ThomsonReuters. Au cours de la prochaine semaine, 96 sociétés publieront leurs comptes du 3è trimestre, parmi lesquelles Southwest AirlinesTextronHalliburtonCitigroupBank of AmericaAppleYahoo!Coca-Cola,MicrosoftGeneral ElectricMcDonaldsAT&TAutonationHarley-DavidsonMorgan StanleyGoldman Sachs ou Noble Corp. En l’état, le consensus du marché prévoit une hausse de 12,4% des bénéfices au 3è trimestre (les analystes tablaient sur une hausse de 17% sur ce trimestre au 1er juillet-le principal facteur de la baisse ayant joué dans le secteur bancaire). Au cours actuel, l’indice S&P 500 se traite sur la base d’un multiple de bénéfice de 11,3x (12 months forward), ce qui ne traduit pas de surévaluation ni de sous-évaluation du marché actions américain.

Revue des marchés

  • S&P 500 +1.2% 1,155.46 (perf hebdo)
  • Stoxx 600 +2.6% 231.99
  • MSCI Asia Pacific -0.2% 112.95
  • €/$ +0.1% $1.3433
  • 2Y 0.29%
  • 10Y +9bp 2.08%
  • 30Y 2.69%

Principaux événements

Les marchés se sont offerts une semaine de reprise, soutenus par l’annonce de nouvelles mesures de la part de la Banque d’Angleterre et de la BCE et malgré de nouvelles dégradations de l’Italie et de l’Espagne. La première a relevé le plafond d’achat d’obligations de 200 à 275 milliards de livres sterling. La BCE n’a pas bougé ses taux (attendu) mais a annoncé un programme de rachat de covered bonds ainsi que la réintroduction de prêts à un an à l’attention des banques. Les discussions entre la France et l’Allemagne sur un plan de recapitalisation des banques européennes ont bien avancé durant le week-end. Lire la suite

Un monde sans croissance, aux mains des politiques…

La situation de l’économie mondiale n’est pas vraiment réjouissante lorsqu’on écoute l’analyse qu’en fait Andreas Hoefert, économiste en chef d’UBS Wealth Management. Mais elle a au moins le mérite de bien cerner les problèmes et défis que les dirigeants politiques vont devoir affronter dans les prochaines années.

En gros, le monde est coupé en deux. La moitié « développée » de l’économie mondiale est en quasi-récession. Elle doit gérer un long processus de désendettement qui a démarré avec la crise de 2007 et devrait durer au moins jusqu’en 2015.

L’économie américaine est enfermée dans une trappe à liquidités et devrait connaître une croissance molle pendant de nombreuses années – un scénario du « new normal » confirmé dans le dernier commentaire macro de PIMCO. Les efforts désespérés de la Fed pour réamorcer la pompe sont inefficaces. Les plans de relance se succèdent mais ne permettent pas à l’économie de retrouver une trajectoire de croissance plus rapide (1% au premier semestre). Dans ce contexte, la probabilité de récession est aujourd’hui remontée vers 30-40%. Cette situation perdurera tant que les ménages américains n’auront pas assaini leur bilan et que les banques n’auront pas retrouvé des marges de manoeuvre financières. De ce point de vue, ce qui se passe en Europe est autant préoccupant pour les banques européennes qu’américaines, ce qui explique que la situation européenne est suivie de très près outre-Atlantique.

En Europe, la perspective d’un défaut grec se confirme jour après jour (Hoefert l’appréhende d’ici mars 2012). Une dépréciation de l’ordre de 65%-75% des titres de dette grecque est à envisager. La question est de savoir si l’onde de choc de ce défaut sera maîtrisé (pas de contagion aux dettes espagnole, italienne, voire française ou belge). La seule solution crédible pour l’heure est que la BCE continue d’acheter des titres d’emprunt d’Etat pour maintenir les taux bas et éviter un effet boule de neige sur la dette.

Le problème est que la répartition de la dette grecque est une source de problème: une grande partie réside dans les bilans des banques grecques, qui devront être recapitalisées en cas de défaut; l’autre partie est détenue par des intervenants de court terme qui pourraient être pris de panique. Enfin, l’exposition des CDS à la Grèce et autres pays souverains à risque est peu connue et pourrait être un mécanisme de propagation d’une crise systémique plus large si la crise est mal gérée par les politiques. Car c’est bien eux qui tiennent la clef du problème et il n’est pas sûr qu’ils agissent en ayant bien conscience de leur rôle.

Pour A. Hoefert, le plan allemand et l’annonce d’une nécessaire recapitalisation de 200 milliards d’euros (selon le FMI) des banques européennes pourraient redonner un peu d’espoir. Encore faut-il que Mme Merkel dispose de soutiens politiques dans son pays.

Une dislocation de la zone euro ne semble pas envisageable. En revanche, une plus grande coordination des politiques fiscales est plus que nécessaire.

Reste l’autre moitié de l’économie mondiale. Les pays dits « émergents » ont une situation financière saine et sont en train de régler leurs problèmes d’inflation. L’inconnue porte sur la capacité à gérer la transition d’un modèle de développement à un autre (cas de la Chine, que cette dernière est en train de gérer en annonçant une convertibilité plus flexible du yuan d’ici 2015).

Bref, si le temps des marchés n’est pas celui de la politique, les gouvernants ont aujourd’hui une sérieuse responsabilité dans la gestion de la crise actuelle.

En termes d’allocation, UBS WM est sous-exposé aux dettes souveraines (US, Europe), aux devises telles que le dollar US, l’euro, le franc suisse (encore surévalué à 1,20 quand son prix d’équilibre est plutôt à 1,40).

L’allocation est prudente donc exposée au crédit d’entreprise, au crédit à haut rendement, aux actions non cycliques, à l’or et aux devises comme le dollar canadien, les devises scandinaves, et de certaines devises du sud-est asiatique.

Les actifs risqués toujours prisés… en attendant la fin de QE2 ?

Si l’on fait abstraction du mini flash krach de la semaine dernière, qui a vu un plongeon de 11% de l’indice S&P GSCI qui regroupe 24 matières premières, la tendance haussière des actifs risqués ne semble pas démentie, alimentée par la confirmation d’une reprise économique mondiale (attendue à 4,2% cette année) et par l’afflux de liquidités (merci la Fed). Lire la suite

Perspectives économiques et stratégie d’investissement d’UBS WM

Andreas Höfert, économiste en chef chez UBS Wealth Management, a présenté ce matin en conférence de presse les perspectives économiques et la stratégie d’investissement de la banque privée. Un point de vue que je trouve toujours intéressant à entendre (à lire en l’occurence, je n’ai pu me rendre à la conférence). Lire la suite

Revue des marchés

Jusqu’ici, les marchés tenaient plutôt bon. Ils n’ont toutefois pas résisté au tremblement de terre japonais, suivi de l’incident nucléaire de la centrale de Fukushima. L’onde de choc a ramené en territoire négatif la performance de plusieurs marchés actions depuis le début de l’année. Il faudra un peu de temps avant de savoir si ce traumatisme pour la 3è économie mondiale a des répercussions sur l’économie mondiale (même si pour l’instant, son impact est relativisé par la plupart des analystes). Lire la suite