Boissons: Goldman Sachs prévoit 400 milliards de dollars de fusions-acquisitions

Goldman Sachs estime dans une étude datée du 10 avril que l’industrie des boissons (vins, spiritueux et bières incluses) pourrait engager 400 milliards de dollars en fusions-acquisitions d’ici 2020, dont 292 milliards pour les seuls brasseurs. Lire la suite

EADS: rachat d’actions, une erreur « normale »

Depuis le changement de gouvernance et la diminution du poids des Etats français, allemand et espagnol au capital (sujet dont ne débattra par ici), EADS clame son statut d’entreprise « normale » (nouveau concept)… Et comme toute entreprise « normale », le groupe d’aéronautique et de défense a décidé de lancer un programme de rachat d’actions alors que son cours de Bourse est au plus haut. Cherchez l’erreur… Lire la suite

Vivendi: les options stratégiques se précisent – brokers

Au cours de « roadshows » aux Etats-Unis avec deux banques différentes (Barclays et Oddo), le directeur financier de Vivendi a eu l’occasion de faire passer un certain nombre de messages sur les options stratégiques du groupe de médias et de télécommunications. Quant à savoir si cela rend plus claire la stratégie du groupe, c’est une autre histoire. Lire la suite

Février: le mois des smallcaps

En février, l’indice Stoxx Europe Mid and Small Caps a enregistré un gain de 3,1% contre +0,5% pour l’indice Large Cap. Les valeurs de croissance ont repris de l’avance sur les titres value. Paradoxalement, les révisions de résultats restent sur une tendance négative (8% de révisions en baisse de plus que les révisions en hausse contre 3% en janvier). Lire la suite

Silic: résultats en baisse, toujours en attente d’un jugement sur le rachat par Icade

Silic a enregistré l’an dernier une chute de 70% de son résultat net annuel à 12,6 millions d’euros, en raison d’un recul des marges et de l’absence de cession d’immeubles durant l’exercice écoulé. Les loyers ont progressé de 4,8% à 173,5 millions d’euros. L’excédent brut d’exploitation a augmenté de 1,5% à 159,4 millions d’euros. Le résultat opérationnel chute de 25% à  72,4 millions d’euros, soit 41,7% des loyers nets (contre 57,8% en 2011). Le groupe prévoit de verser un dividende de 4,55€/action. Pour 2013, Silic ne communique pas de prévisions chiffrées. Le groupe attend un jugement sur le projet de rapprochement avec Icade. Lire la suite

Quand SG suggère à Legrand de racheter l’activité basse tension de Siemens

Les analystes financiers sont parfois friants de « M&A Fiction ». Société Générale vient de succomber à l’exercice. Son analyste Gael de Bray, spécialiste des biens d’équipement, suggère ainsi à Legrand de s’intéresser à l’activité basse tension de Siemens. Lire la suite

Bilan 2012 du marché des fusions-acquisitions en France

Mergermarket a publié son analyse du marché des fusions-acquisitions en France: le bilan est très décevant avec un plongeon de 56,6% des transactions, à 25,3 milliards d’euros, soit la deuxième pire année pour l’industrie financière depuis 2001. La chute de l’activité s’est même amplifiée en fin d’année (-67,4% au T4). Autre fait marquant: l’année a été marquée par un record d’investissements étrangers dans l’Hexagone (62,5% du total des transactions, un record depuis 2001). Lire la suite

Comment le patron d’ICE justifie en une phrase le rachat de NYSE Euronext

Jeffrey C. Sprecher, le patron d’IntercontinentalExchange, a expliqué en une phrase (ou presque) les motivations du rachat de NYSE Euronext. C’était lors d’une conférence téléphonique avec les analystes(source: Factset):

« I would also say to you that ultimately what we believe is that NYSE and Liffe as well as ICE’s current businesses, we think  that we can spring load these companies over the next few years, that when there is a return of capital into the equities markets, which we believe there will be, given the money that sits on the sidelines, and when there is a interest rate  environment that is not a near zero across the globe, these  companies are going to have tremendous upside leverage and I  hink we can have that like no other company in our industry. »

IntercontinentalExchange enterre officiellement NYSE Euronext

C’est l’histoire d’un mariage qui d’ores et déjà prévoit une séparation. IntercontinentalExchange vient d’officialier son projet de fusion avec NYSE Euronext… lequel prévoit une « optimisation de son portefeuille d’activités », notamment une séparation des activités d’Euronext, par le biais d’une mise en Bourse. Lire la suite

Fusion NYSE Euronext-ICE: c’est officiel

C’est officiel. Après une tentative échouée l’an dernier, NYSE Euronext va tomber dans le giron d’ICE. Valorisation de l’ensemble, 8,2 milliards de dollars. Parité: 0,1703 ICE + 11,27$ cash par action. Le plus étonnant est au bas de la slide suivante, où l’on mentionne « a potentiel IPO of Euronext… ». Bref NYSE Euronext se marie à ICE pour se séparer d’Euronext… Que va-t-il rester de tout cela ? On peut lire davantage sur le site de NYSE Euronext et sur le Wall Street Journal, qui a révélé l’information.

Source: ICE

Source: ICE

Le gagnant d’une fusion SFR/Numéricable ? Iliad

Les analystes de SocGen sont, pour une fois, plutôt prolixes sur les perspectives d’une nouvelle opération de consolidation du secteur des télécoms en France. Ils ont publié coup sur coup deux notes sur le projet de fusion SFR/Numéricable, évoqué par la presse ce week-end (ici et ). Lire la suite

Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée

Pour le courtier Oddo Securities, la thématique des fusions, acquisitions et retraits de la cote revient doucement sur le devant de la scène, avec plusieurs opérations de rachats sur des valeurs moyennes (CFAO, LVL Médical).Ce thème des fusions renvoie à la thèse de la « de-equitisation » du marché (retrait de la liquidité des actions), lequel pourrait bien s’amplifier en ces temps d’austérité budgétaire. Lire la suite

Multitude de risques autour d’une fusion EADS-BAE Systems

Plusieurs observateurs ont souligné tous les intérêts d’une fusion entre EADS et le britannique BAE Systems. Le premier se renforcerait d’un seul coup dans la défense et sur le marché nord américain, où il est peu présent. Le second accèderait à de nouveaux marchés tout en réduisant les coûts de certains programmes (Typhoon). Lire la suite

CFAO: l’heure du LBO a sonné

Le cours de CFAO atteint des records. Ce pourrait être l’occasion pour PPR, son actionnaire de référence, de vendre les 42% qu’il détient au capital du spécialiste de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique. Une sortie qui pourrait se faire par le biais d’un rachat avec effet de levier (LBO). Lire la suite

L’OPA sur LVL Médical victime de fuites?

Heureux actionnaires de LVL Médical. Ils ont reçu la semaine dernière une belle offre de rachat de la part d’Air Liquide, qui compte renforcer son offre de services dans le domaine de la santé – l’un de ses points forts.

Officialisée le 8 juin dernier, l’offre se fait au prix de 30,89 euros par action, soit une prime de 90% sur le dernier cours de Bourse coté. L’opération valorise l’entreprise familiale, contrôlée par la famille Lavorel, quelque 316 millions d’euros.

Cette OPA a-t-elle fait l’objet de fuites? On peut se poser la question au regard de l’évolution des volumes échangés sur le titre et, plus simplement, du cours de Bourse, qui est passé en quelques semaines de 12 euros environ à plus de 16 euros (16,26 euros le 7 juin).

Source: NYSE Euronext

Ce comportement du titre LVL Médical quelques temps avant l’officialisation du rachat soulève en tout cas quelques interrogations chez certains gérants. Difficile d’en savoir plus pour l’instant. D’expérience, l’AMF n’a pas l’habitude de commenter ou d’officialiser de son propre chef l’ouverture d’enquêtes. Affaire à suivre.

Aperam, une cible idéale pour Acerinox, selon Exane

Le 7 octobre 2005, Exane BNP Paribas publiait une étude sur Mittal Steel soulignant l’intérêt d’un rachat d’Arcelor (un souhait exaucé en janvier de l’année suivante). Aujourd’hui, Exane suggère à Acerinox de s’intéresser de près à Aperam, la filiale acier inoxydable scindée par ArcelorMittal et dont le parcours boursier est à ce jour une catastrophe.  Lire la suite

Le désamour vis-à-vis des actions est désormais mondial-Citi

Dans leur quête éperdue pour générer des commissions de courtage, les stratégistes de Citigroup ont ressorti un thème qui leur est cher: ce qu’ils appellent la « de-equitisation » (terme inventé en 2003), en français, la restitution de capital aux actionnaires (sous forme de rachats d’actions, de hausses de dividendes ou d’opérations de fusions-acquisitions), prendrait aujourd’hui une dimension mondiale. Lire la suite

Solvay: OPA amicale de 31,60 euros/action Rhodia

Solvay a annoncé ce matin un projet de rachat à 31,60 euros par action (hors dividende de 0,5 euro/action) sur le français Rhodia, valorisé 3,4 milliards d’euros. En attendant de creuser cette annonce, voici quelques premiers indicateurs de valorisation de Rhodia sur la base du prix offert. La prime offerte est élevée, mais on peut se demander si elle valorise pleinement le potentiel de Rhodia. Nous reviendrons sur ce point prochainement. Lire la suite

Sperian: un board responsable

Les actionnaires et dirigeants de Sperian Protection ont obtenu le juste prix pour leur groupe. L’américain Honeywell a conclu un accord de rachat à 117 euros par action, soit 67% de plus que l’offre envisagée initialement par le fonds d’investissement Cinven. L’écart de prix s’explique par les synergies a priori plus importantes, permises par la création d’un leader mondial de la protection individuelle.

L’offre Honeywell valorise l’entreprise 1,5 fois la valeur de ses fonds propres fin 2009, 13,5 fois l’excédent brut d’exploitation 2009 et 17,9 fois le résultat d’exploitation, ce qui semble plutôt raisonnable en première lecture. Sur la base de notre modèle de valorisation (DCF avec un coût moyen pondéré du capital de 7,9%, un taux de croissance de 2% et un flux de trésorerie disponible moyen de 62,6 millions d’euros sur la période 2010-2018), nous avions une valorisation de 106,3 euros par action.

Cette valorisation suppose notamment une capacité du groupe de maintenir un niveau correct de marge (11,8% sur la période analysée, contre 13,1% entre 2004 et 2009), ce qui semble largement possible, voire peut-être prudent, pour un groupe qui va doubler de taille en étant racheté par Honeywell (sous réserve des approbations des autorités de la concurrence).

Les actionnaires de contrôle ont donc fait leur boulot, ce qui est plutôt une bonne nouvelle puisque cette fois-ci tous les actionnaires en profiteront, à l’inverse de l’opération Etam Développement.

PS: L’offre publique d’achat d’Honeywell a été déposée sur le site Internet de l’AMF ce jeudi. Elle est présentée par Deutsche Bank et Lazard.

Selon Thomson Reuters, il s’agit de la deuxième plus grosse transaction portant sur une société française cette année (après le rachat d’Areva T&D par Schneider Electric et Alstom. Les rachats d’entreprises françaises ont atteint 6,5 milliards de dollars depuis le début de l’année (le record dans ce domaine a été atteint en 2007 avec 50 milliards de dollars de transactions).

Sperian Protection courtisé

Le fabricant d’équipements de protection individuelle Sperian Protection a indiqué lundi soir avoir reçu des marques d’intérêt d’autres acteurs que le fonds d’investissement Cinven. Les actionnaires principaux du groupe ont prolongé jusqu’au 21 mai les discussions sur une offre publique d’achat à 70 euros de leurs titres (une offre que nous avons considéré comme inamicale car sous-évaluant l’entreprise).

Voilà de quoi relancer la spéculation sur la société. Une spéculation déjà alimentée par Exane BNP Paribas, qui vient de relever son objectif de cours de 70 à 92 euros (moyenne de deux valorisations par application de multiples de transactions observées dans le secteur-cf tableau). Le courtier pense qu’un industriel pourrait offrir jusqu’à 100 euros par action pour acquérir 100% de Sperian. Il liste plusieurs acquéreurs potentiels, comme 3M ou Honeywell, Ansell ou MSA. Exane a une opinion « neutre » sur le titre.

Société Générale suit le mouvement et se livre au même exercice d’estimer la valeur d’une contre-offre entre 80 et 100 euros (en partant des multiples de transactions comparables). La banque a du coup relevé son opinion de « conserver » à « achat ».

Natixis porte son objectif de cours de 72 à 84 euros, pour tenir compte d’une évolution plus favorable des devises qui l’a conduit à revoir à la hausse ses estimations de résultats (opinion « neutre » maintenue).

On regrettera que les analystes suivent les nouvelles au lieu de les anticiper. Ils n’avaient déjà pas beaucoup réagi au prix de 70 euros évoqué initialement. Il aura fallu que Sperian parle pour délier un peu leur langue.

Les Américains débarquent en Europe

Le rachat de l’anglais Chloride par Emerson Electric pour 723 millions de livres sterling a donné l’idée à UBS de chercher quelles sociétés en Europe pourraient être des cibles stratégiques pour des entreprises américaines.

Dans une étude publiée mercredi, la banque estime que l’intérêt des acquéreurs américains devrait se porter principalement sur les sociétés britanniques, sur des cibles de taille petite et moyenne et dans divers secteurs d’activité (industrie, mais aussi services informatiques, pharmacie ou biotechnologie).

Parmi les cibles les plus probables, UBS liste des sociétés comme Carphone Warehouse, Croda, Invensys, Meggitt, Smiths Group, Temenos, Tullow Oil, Virgin Media, TNT Express.

UBS relève d’autres entreprises françaises dans sa liste, comme Atos Origin (cible de HP… qui vient d’annoncer le rachat de Palm ou de Dell), Rémy Cointreau (intérêt de Brown Forman) et Legrand (Eaton, Danaher, Emerson Electric, Cooper Industries).