Goldman Sachs neutre sur les matières premières, joue toujours le WTI et l’or

La chute de la volatilité des prix de nombreux actifs, dont les matières premières, est l’argument pour justifier une attitude plus neutre. L’envolée du cours de certaines matières, comme le pétrole, est sans doute aussi une occasion de prendre quelques bénéfices… Lire la suite

Les actions présentent une opportunité historique, selon… Goldman Sachs

Il y a quelques mois, les stratégistes de Goldman Sachs lançaient – à tort et comme beaucoup d’autres stratégistes – un signal négatif sur les actions (européennes notamment). Contredits par le rallye des marchés, voilà que les économistes de Goldman Sachs publient aujourd’hui une étude de 40 pages pour nous expliquer qu’il est temps d’acheter des actions pour le long terme. Leur argument: les primes de risque reflètent des hypothèses irréalistes en matière de croissance et de rendements pour les années à venir (graphique).

Source: Goldman Sachs, "Global Strategy Paper n°4", 21 mars 2012

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Une explication (fondamentale) du récent rallye boursier


Source: Goldman Sachs, "Where to Invest Now", 7 Novembre 2011

La macro domine le sentiment général des investisseurs, certes. Mais ce graphique permet avec le recul d’imaginer que vers la fin de l’année, de nombreux investisseurs se sont rendus compte qu’il y avait un gap croissant entre l’évolution des indices et la trajectoire des résultats des entreprises (au sein du S&P 500). Cela montre qu’avec un dollar volontairement déprécié et un soutien massif de la Fed, la Bourse américaine n’avait sans doute pas besoin de grand chose pour rebondir…

Free Mobile sur sa « rampe de lancement »

Selon Les Echos, Iliad, maison-mère de Free, aurait obtenu le feu vert de l’Arcep pour lancer son offre de téléphonie mobile dans les tous prochains jours. Le régulateur des télécoms se serait assuré au préalable que « Free mobile » couvre 27% de la population hexagonale pour fournir ses services de téléphonie à bas coût (on ne sait pas encore si la qualité suivra – mais sur ce plan, peu d’opérateurs peuvent se targuer d’offrir un service de téléphonie mobile de qualité). Lire la suite

Goldman Sachs voit encore 16% de baisse des marchés européens à 3 mois

Les stratégistes Europe de Goldman Sachs ont publié leurs prévisions pour 2012. L’année devrait plutôt mal commencer puisque leur objectif à 3 mois pour le Stoxx 600 est de 195 points, soit 16% en-dessous du niveau actuel (18% en fait si l’on prend un Stoxx 600 à 240 points mardi soir en clôture). Un point bas devrait toutefois être atteint dans le courant du premier semestre 2012. Lire la suite

Décision de la Fed: réaction de Goldman Sachs

Publiée par zerohedge (ht) et disponible ici. Goldman Sachs détaille les options dont disposait la Fed (« go big or go long »): cette dernière a fait le choix d’allonger la maturité des titres financiers qu’elle porte sur son bilan, plutôt que d’accroître la taille de ce dernier. Lire la suite

La contre-attaque des empires (JPMorgan, Goldman Sachs)

Goldman Sachs, la banque d’affaires américaine accusée d’avoir fait pression en septembre 2008 sur le gouvernement américain pour sauver AIG (qui lui devait des milliards de dollars) et d’avoir fait des paris contre ses clients avant et pendant la crise financière, devrait dévoiler sa défense le 7 avril, lors de la publication de sa lettre aux actionnaires dans son rapport annuel 2009, selon Business Week:

« La défense de Goldman manque de détails importants, en raison, selon la banque, du devoir de confidentialité à l’égard de ses clients. Mais le message d’ensemble est catégorique: Goldman n’a rien fait qui justifie une excuse – et la banque n’a spolié personne. (…) Les dirigeants de Golman ont été intelligents, sans plus. La banque insiste par dessus tout qu’elle a joué avec les mêmes règles que tout le monde. »

Goldman Sachs n’est pas la seule banque à contre-attaquer. Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, l’un des acteurs sortis renforcés de la crise, est également engagé dans une campagne de communication visant à retourner l’opinion américaine, comme le racontent les blogs Zerohedge ou Goldmansachs666.com.

Sa lettre aux actionnaires explique notamment comment le fait d’avoir grossi (JPM est né de la fusion de JPMorgan, Chase et Bank One) a été une protection pour ces derniers.

Dimon fait un long laïus pour justifier le niveau des rémunérations dans sa banque (120.000 dollars par employé en moyenne en 2009, dont 50% en variable). Il explique aussi comme sa firme s’est protégée de la montée des risques en faisant régulièrement des tests de résistance (« stress test ») avant les difficultés  – au passage le dirigeant critique l’utilité de la « VAR », l’un des principaux outils utilisés dans la finance pour mesurer le niveau de risque d’une activité donnée.

La partie intéressante de sa lettre porte sur la suggestion d’un régulateur capable de contrôler le niveau de « risque systémique » dans le système financier. Dimon le définit comme un « super-régulateur du risque » (« super risk regulator »). Il avance également l’idée d’un fond de sauvegarde de l’industrie financière, financé par les banques elles-mêmes, capable de prendre le contrôle d’une banque si celle-ci n’est en mesure de se financer.

Sur ces derniers points, on se rend compte combien l’exercice est difficile. Mesurer le risque systémique dans une finance globalisée, avec des niveaux de transparence différents selon les intervenants (hedge funds, banques, fonds d’investissement, paradis fiscaux…), nécessite une coopération globale des régulateurs et des Etats. Celle-ci n’est pas en place.

Ensuite, combien de banques en difficulté accepteraient-elles de passer sous la coupe d’un super-régulateur des risques ? La faillite de Lehman Brothers (dans laquelle JPMorgan a eu sa part de responsabilité) montre qu’une fois que des erreurs stratégiques graves ont été commises, les dirigeants peuvent, dans certains cas, refuser de corriger le tir et s’entêter dans la mauvaise direction. A partir de quand le super-régulateur aurait-il la capacité d’intervenir ?

Le message de Dimon consiste au final à dire: NOUS, nous avons fait notre boulot, et en prime, nous avons aidé le gouvernement. Il serait stupide de vouloir réguler tout le monde de la même manière (référence indirecte à la théorie du passager clandestin). Donc régulez mieux s’il vous plaît, mais laissez nous continuer de faire notre boulot, et d’être bien payé pour cela.

Il serait étonnant que Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs, chante un air bien différent de celui de Jamie Dimon.

Quand Jon Stewart évoque la réforme de la régulation financière

Quand Jon Stewart s’intéresse aux débats sur la réforme de la régulation financière américaine, et à la « créativité comptable », cela donne ceci… (à prendre avec humour bien sûr):

The Daily Show With Jon Stewart Mon – Thurs 11p / 10c
In Dodd We Trust
www.thedailyshow.com
Daily Show
Full Episodes
Political Humor Health Care Reform

SG aime bien GS

Société Générale a publié une étude sur la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, dont elle recommande d’acheter les titres, avec un objectif de cours de 190 dollars (objectif à 12 mois).

L’argumentaire d’investissement vaut le détour (traduction libre):

« Goldman Sachs a été l’un des principaux bénéficiaires de la dislocation du marché causée par la crise financière et en sort avec des positions de marché renforcées dans la plupart de ses métiers. Si une normalisation de l’environnement risque de menacer les positions de la banque dans les produits de taux (fixed income), Goldman est bien positionné pour faire mieux que la concurrence grâce à la fois à sa franchise de premier plan dans la banque d’affaires et l’effet de levier qu’il peut retirer dans les métiers liés aux actions à travers une plus grande prise de risque. »

SG estime que la banque américaine peut dégager une rentabilité des fonds propres proche de 15% jusqu’en 2012.La banque a également publié une étude sur Morgan Stanley (Conserver, objectif de 32 dollars).

La presse, nouveau « facteur de risque » pour Goldman Sachs

C’est écrit noir sur blanc (page 34) dans le rapport 2009 de Goldman Sachs, publié le 26 février dernier. Une mention qui n’apparaissait pas dans le rapport 2008 de la banque… en pleine tourmente financière. Verbatim:

« The financial crisis and the current political and public sentiment regarding financial institutions has resulted in a significant amount of adverse press coverage, as well as adverse statements or charges by regulators or elected officials. Press coverage and other public statements that assert some form of wrongdoing, regardless of the factual basis for the assertions being made, often results in some type of investigation by regulators, legislators and law enforcement officials or in lawsuits. Responding to these investigations and lawsuits, regardless of the ultimate outcome of the proceeding, is time consuming and expensive and can divert the time and effort of our senior management from our business.  . . . . . Adverse publicity, governmental scrutiny and legal and enforcement proceedings can also have a negative impact on our reputation and on the morale and performance of our employees, which could adversely affect our businesses and results of operations. »

Hat tip Curious capitalist et Business Insider.

Parmi les articles les plus virulents qui ont décrié les pratiques de la banque (accusations réfutées par cette dernière), citons l’article du magazine Rolling Stone, ou la couverture de certains bloggeurs, notamment Zero Hedge, qui cherchent à comprendre comment un établissement financier aussi puissant et connecté que GS fonctionne.