Oh surprise!

Reuters nous apprend que la mise en Bourse de SPIE a quelques soucis…

« Spie rencontre des difficultés pour séduire des investisseurs en vue de son entrée à la Bourse de Paris dans un contexte de marché difficile, rapportent mercredi deux sources au fait du dossier selon lesquelles le carnet d’ordre n’est pas rempli à la veille de la fixation du prix définitif de l’IPO »

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Facebook: premières notes de brokers

La « période de silence » des brokers ayant participé à l’IPO de Facebook est close. Ces derniers ont diffusé hier leurs études initiant la couverture du réseau social. Festival. Lire la suite

Facebide

Le fiasco n’a pu être évité. Les débuts de l’introduction en Bourse de Facebook sont en train de virer en débâcle boursière. La vedette des réseaux sociaux est victime de l’avidité, de la cupidité et de l’incapacité des médias et des investisseurs à garder la tête froide. Elle est aussi victime d’une stratégie d’entreprise qui a du mal à convaincre et mettra sans doute du temps à faire ses preuves. Lire la suite

Une explication intéressante de la 1ère séance boursière de Facebook

Ou comment le trading à haute fréquence a perturbé la première séance boursière de l’action Facebook. Cette analyse est produite par le site Premarketinfo. Elle montre comment, sachant que les banques introductrices seraient obligées de soutenir l’action Facebook pour ses débuts boursiers (éviter que le titre tombe sous les 38$), les spécialistes du trading à haute fréquence ont joué sur des volumes massifs d’échanges avec un spread très faible pour gagner de l’argent. Mais leur intervention a également pesé sur l’action (une sorte de « rayon tracteur« ) expliquant pourquoi le titre a eu tendance à vite perdre du terrain après avoir atteint un plus haut de séance à 45 dollars.

Facebook n’est pas l’ami de la Bourse

Le fiasco a été évité de justesse… Pour sa première séance de cotation en Bourse, le réseau social Facebook (ticker:FB) a enregistré un maigre gain de 0,61% à 38,23 dollars. Ceux qui espéraient une envolée du cours sont restés sur leur faim. Rappelons que pour son premier jour de cotation en 2004, Google avait bondi de 18% (la conjoncture n’était pas forcément la même, ni le sentiment des investisseurs, mais l’intérêt du public pour cette valeur de technologie était tout aussi fort qu’aujourd’hui pour FB). Lire la suite

Facebook: le point de vue d’un investisseur value

Sans surprise, un investisseur value aura du mal à justifier la valorisation de Facebook pour son introduction en Bourse. Voici les arguments de Vitaliy Katsenelson, auteur de l’excellent ouvrage Active Value Investing (Wiley, 2007). Lire la suite

Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse

104 milliards de dollars pour le réseau social Facebook et toute la frénésie que cela peut générer en termes de couverture média ou d’intérêt des investisseurs. Mais que veulent dire ces 100 milliards de valorisation boursière? Yann Magnan et Soufiane Qassimi, respectivement Managing Director et Analyste chez Duff & Phelps, cabinet indépendant spécialisé dans l’évaluation et la restructuration financière, apportent des éléments de réponse intéressants. Leur point de vue in extenso (j’ai surligné les passages que je trouve particulièrement intéressants). Lire la suite

Facebook: les bonnes questions à se poser… et quelques éléments de réponse

Demain, c’est le jour de l’introduction en Bourse de Facebook. Avec elle, une tornade médiatique est en train de monter en puissance. Quelques brokers l’accompagnent, comme ETX Capital, en annonçant qu’il sera possible de traiter les actions Facebook avant la mise en Bourse officielle (savoir comment cela est possible reste un mystère). Mais plutôt que de participer à l’excitation générale, Barry Ritholtz (Big Picture) a répondu à quelques questions du Washington Post sur cette IPO (la plus grosse levée de fonds d’une société Internet). Une session de Questions-Réponses qui permet de prendre un peu de recul. En voici une version en français… Lire la suite

Facebook: « The Hacker Way »

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, s’est fendu d’une longue lettre, enfouie au tiers environ du document d’enregistrement déposé aujourd’hui à la SEC. Cette lettre comporte des poncifs du genre: « we don’t build services to make money, we make money to build better services » (MDR).

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Facebook: c’est parti

Le document d’introduction en Bourse de Facebook (FB) a été déposé (j’ai réussi à l’avoir après plusieurs tentatives – mais le site de la SEC semble pris d’assaut…). Finalement, l’entreprise souhaite lever 5 milliards de dollars (alors qu’on entendait parler de 10). Mais pour quoi faire ? Eh bien, la réponse est simple: pour permettre aux privilégiés qui sont rentrés au capital avant la mise en Bourse (cf la timeline du NYTimes), au fondateur et à certains employés, d’encaisser un joli chèque pour leur contribution (ou leur « nez »).

Selon Techcrunch, les premières données financières de l’entreprise sont plutôt impressionnantes :

  • 845 millions « d’amis », dont 483 millions actifs quotidiennement;
  • un chiffre d’affaires de 3,7 milliards de dollars, un bénéfice opérationnel de 1,7 milliard, et un résultat net part du groupe de 668 millions de dollars (46 cents par action sur une base diluée). Lire la suite

IPO en vue pour Facebook

Le Wall Street Journal annonce le lancement de l’introduction en Bourse de Facebook la semaine prochaine, avec une valorisation comprise entre 75 et 100 milliards de dollars… Le timing semble plus qu’opportun avec des marchés bien orientés à la hausse, un « dossier » qui alimente un buzz gigantesque et qui fera oublier toute raison aux investisseurs qui participeront à l’IPO… Bon courage!

Rappelons que Facebook envisagerait de lever 10 milliards de dollars, quand Google s’était contenté de 1,9 milliard en 2004. A se demander à quoi pourra bien servir tout cet argent. Vivement le prospectus.

100 milliards pour Facebook? Si peu

Facebook irait en Bourse courant avril-juin 2012, nous annonce le Wall Street Journal, pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars lui assurant une valorisation boursière de 100 milliards (la société n’a pas souhaité commenter). Question: si l’opération se fait effectivement en ces termes, le parcours boursier ressemblera-t-il à celui de LinkedIn ou à celui de Groupon? Réponse: cela dépendra sans doute de la capacité de Mark Zuckerberg à convaincre les investisseurs qu’il a bien un business model capable de faire gagner de l’argent durablement et de manière rentable à son entreprise. Lire la suite

Toreador Resources: un désavoeu pour la Bourse de Paris?

Retour au bercail? La société Toreador Resources a annoncé aujourd’hui l’admission à la cotation à Paris de ses actions, déjà cotées sur le Nasdaq. Son nom très « anglais » et son lieu initial de cotation pourraient prêter à confusion, mais Toreador a pour principale activité l’exploration du sous-sol francilien afin d’y exploiter des gisements d’hydrocarbures dits non conventionnels. Et son siège social se situe rue Scribe, à Paris. Lire la suite

Accor renonce à la cotation de Lucien Barrière

Le groupe hôtelier Accor a publié hier soir un communiqué de presse annonçant le retrait de l’introduction en Bourse de sa participation de 49% dans Groupe Lucien Barrière (GLB), l’un des principaux opérateurs de casinos en France, également propriétaire de quelques grands hôtels. L’opération est justifiée par le manque d’intérêt des investisseurs.  Accor avait pourtant joué la prudence dans cette opération. Mais l’aversion au risque des investisseurs semble telle que la valeur proposée pour GLB n’était pas suffisamment attrayante…

Lucien Barrière: Accor joue la prudence

Groupe Lucien Barrière (GLB) vient de lancer sa mise en Bourse. Avec une action proposée entre 16,1 et 19,6 euros, soit une valorisation comprise entre 575 et 700 millions d’euros, l’opération doit permettre à Accor, détenteur de 49% du capital, de se désengager de manière significative du groupe hôtelier et de casinos (il conserverait 6,4% environ). Lire la suite

Les surprises de GM

La SEC a publié hier le document préalable à l’introduction en Bourse de General Motors. Beaucoup d’inconnues, mais 2 « surprises » de taille: le fait que GM retourne sur le marché si rapidement alors que le redressement de l’entreprise semble loin d’être acquis. L’autre est relevée dans les facteurs de risque et porte sur l’inefficacité du système de reporting financier reconnue par la direction de l’entreprise. En gros, GM compte faire appel à l’épargne publique d’ici la fin de l’année, selon Bloomberg, sans être en mesure de fournir une information financière fiable… Ce genre de manquement n’est pas une nouveauté pour les marchés financiers (Cf les scandales comptables du début des années 2000 avec Enron ou MCI Worldcom entre autres). Mais c’est la première fois qu’une entreprise reconnaît une telle déficience et avertit ouvertement les investisseurs à ce sujet. La SEC, elle, ne semble pas s’en émouvoir.

Le document d’introduction en Bourse est disponible ici.

Les remarques sur le reporting peu efficace de GM est détaillé comme suit (à lire, ça vaut le détour).

We have determined that our disclosure controls and procedures and our internal control over financial reporting are currently not effective. The lack of effective internal controls could materially adversely affect our financial condition and ability to carry out our business plan.

Our management team for financial reporting, under the supervision and with the participation of our Chief Executive Officer and our Chief Financial Officer, conducted an evaluation of the effectiveness of the design and operation of our internal controls. At December 31, 2009, because of the inability to sufficiently test the effectiveness of remediated internal controls, we concluded that our internal control over financial reporting was not effective. At June 30, 2010 we concluded that our disclosure controls and procedures were not effective at a reasonable assurance level because of the material weakness in our internal control over financial reporting that continued to exist. Until we have been able to test the operating effectiveness of remediated internal controls and ensure the effectiveness of our disclosure controls and procedures, any material weaknesses may materially  adversely affect our ability to report accurately our financial condition and results of operations in the future in a timely and reliable manner. In addition, although we continually review and evaluate internal control systems to allow management to report on the sufficiency of our internal controls, we cannot assure you that we will not discover additional weaknesses in our internal control over financial reporting. Any such additional weakness or failure to remediate the existing weakness could materially adversely affect our financial condition or ability to comply with applicable financial reporting requirements and the requirements of the Company’s various financing agreements.

L’Occitane va se coter à Hong-Kong

Le groupe de produits cosmétiques L’Occitane a prévu une introduction en Bourse… à Hong-Kong. Encore un franc succès pour NYSE Euronext, qui voit partir sur une place émergente une PME d’origine européenne!

L’agence Bloomberg rapporte que l’entreprise envisage de placer en Bourse 364,12 millions d’actions, soit 25% de son capital, entre 12,88 et 15,08 dollars de Hong Kong (HK$), soit entre 1,2348 et 1,4458 euro. Le titre serait valorisé entre 18,7 et 21,9 fois le résultat attendu, selon les banques en charge du placement (CLSA, HSBC et UBS).

Le produit de la vente d’actions (cession de titres et actions nouvelles) servira à désendetter l’entreprise et à financer son expansion dans les pays émergents notamment.

En 2009, L’Occitante a réalisé un chiffre d’affaires de 537,3 millions d’euros (+3,8%) et a dégagé un bénéfice net de 58,4 millions d’euros, selon les documents publiés par la Bourse de Hong-Kong. L’entreprise compte 753 points de vente dans 27 pays.

La cotation pourrait débuter le 7 mai à la Bourse de Hong-Kong, selon les sources citées par Bloomberg. Après la mise en Bourse du groupe d’aluminium Rusal, voilà encore une occasion manquée pour NYSE Euronext et un camouflet pour la place de Paris, sensée faire des efforts pour attirer des entreprises de taille moyenne.

Les documents relatifs à la mise en Bourse de l’entreprise sont disponibles sur le site de la Bourse de Hong-Kong.

Medica se porte bien

Après un placement difficile, l’opérateur de maisons de retraite Medica retrouve un peu le sourire après un peu plus d’un mois de cotation.

Placé à 13 euros par titre (contre une fourchette initiale de 16 à 19,5 euros), l’action cote 15,09 euros, soit un bond de 16,1% depuis le 10 février. Medica affiche une capitalisation boursière de 723 millions d’euros environ. A titre de comparaison, l’indice SBF250 a gagné 8,4% durant la même période.

Les notes de courtiers qui ont participé au placement du papier ont été publiées ce lundi 22 mars. Sur 3 notes disponibles, 2 sont positives: Oddo est acheteur avec un objectif de cours de 17,5 euros. Exane BNP Paribas a un avis « surperformance » et un objectif de cours de 19 euros.

Credit Suisse est plus prudent, avec une opinion « Neutre » et un objectif 15,50 euros. L’analyste table sur une croissance du bénéfice par action de Medica de 21% par an entre 2010 et 2014 et indique qu’il pourrait revoir à la hausse son objectif de cours si Medica se lance dans les acquisitions.

Notons toutefois que malgré le relatif optimisme des courtiers, Medica affiche déjà des niveaux de valorisation généreux (tableau), comparés à ses principaux concurrents cotés – Orpéa, Korian, Le Noble Age.

Medica bien valorisé par rapport à ses comparables