A défaut de constance, Saint-Gobain fait preuve d’opportunisme

Le projet de cession des activités nord-américaines de Verallia montre que Saint-Gobain est avant tout un gestionnaire très opportuniste de son portefeuille d’activités (un comportement dicté par Wendel?). Quant à la défense d’une vision de long terme, on peut s’interroger. Lire la suite

Facebook: premières notes de brokers

La « période de silence » des brokers ayant participé à l’IPO de Facebook est close. Ces derniers ont diffusé hier leurs études initiant la couverture du réseau social. Festival. Lire la suite

Facebide

Le fiasco n’a pu être évité. Les débuts de l’introduction en Bourse de Facebook sont en train de virer en débâcle boursière. La vedette des réseaux sociaux est victime de l’avidité, de la cupidité et de l’incapacité des médias et des investisseurs à garder la tête froide. Elle est aussi victime d’une stratégie d’entreprise qui a du mal à convaincre et mettra sans doute du temps à faire ses preuves. Lire la suite

Une explication intéressante de la 1ère séance boursière de Facebook

Ou comment le trading à haute fréquence a perturbé la première séance boursière de l’action Facebook. Cette analyse est produite par le site Premarketinfo. Elle montre comment, sachant que les banques introductrices seraient obligées de soutenir l’action Facebook pour ses débuts boursiers (éviter que le titre tombe sous les 38$), les spécialistes du trading à haute fréquence ont joué sur des volumes massifs d’échanges avec un spread très faible pour gagner de l’argent. Mais leur intervention a également pesé sur l’action (une sorte de « rayon tracteur« ) expliquant pourquoi le titre a eu tendance à vite perdre du terrain après avoir atteint un plus haut de séance à 45 dollars.

Facebook n’est pas l’ami de la Bourse

Le fiasco a été évité de justesse… Pour sa première séance de cotation en Bourse, le réseau social Facebook (ticker:FB) a enregistré un maigre gain de 0,61% à 38,23 dollars. Ceux qui espéraient une envolée du cours sont restés sur leur faim. Rappelons que pour son premier jour de cotation en 2004, Google avait bondi de 18% (la conjoncture n’était pas forcément la même, ni le sentiment des investisseurs, mais l’intérêt du public pour cette valeur de technologie était tout aussi fort qu’aujourd’hui pour FB). Lire la suite

Facebook: le point de vue d’un investisseur value

Sans surprise, un investisseur value aura du mal à justifier la valorisation de Facebook pour son introduction en Bourse. Voici les arguments de Vitaliy Katsenelson, auteur de l’excellent ouvrage Active Value Investing (Wiley, 2007). Lire la suite

Comment justifier la valorisation de Facebook ? Eléments de réponse

104 milliards de dollars pour le réseau social Facebook et toute la frénésie que cela peut générer en termes de couverture média ou d’intérêt des investisseurs. Mais que veulent dire ces 100 milliards de valorisation boursière? Yann Magnan et Soufiane Qassimi, respectivement Managing Director et Analyste chez Duff & Phelps, cabinet indépendant spécialisé dans l’évaluation et la restructuration financière, apportent des éléments de réponse intéressants. Leur point de vue in extenso (j’ai surligné les passages que je trouve particulièrement intéressants). Lire la suite

Facebook: les bonnes questions à se poser… et quelques éléments de réponse

Demain, c’est le jour de l’introduction en Bourse de Facebook. Avec elle, une tornade médiatique est en train de monter en puissance. Quelques brokers l’accompagnent, comme ETX Capital, en annonçant qu’il sera possible de traiter les actions Facebook avant la mise en Bourse officielle (savoir comment cela est possible reste un mystère). Mais plutôt que de participer à l’excitation générale, Barry Ritholtz (Big Picture) a répondu à quelques questions du Washington Post sur cette IPO (la plus grosse levée de fonds d’une société Internet). Une session de Questions-Réponses qui permet de prendre un peu de recul. En voici une version en français… Lire la suite

Facebook: des dirigeants multi-millionnaires

Les dirigeants de Facebook sont assurés de faire fortune, à tel point que la directrice générale de l’entreprise, Sheryl Sandberg a demandé à ne recevoir qu’1 dollar en salaire à partir de 2013 (bien sûr il y a en face les stock-options – tableau ci-dessus – et les bonus en fonction des performances de la firme).

Facebook: « The Hacker Way »

Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, s’est fendu d’une longue lettre, enfouie au tiers environ du document d’enregistrement déposé aujourd’hui à la SEC. Cette lettre comporte des poncifs du genre: « we don’t build services to make money, we make money to build better services » (MDR).

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Facebook: c’est parti

Le document d’introduction en Bourse de Facebook (FB) a été déposé (j’ai réussi à l’avoir après plusieurs tentatives – mais le site de la SEC semble pris d’assaut…). Finalement, l’entreprise souhaite lever 5 milliards de dollars (alors qu’on entendait parler de 10). Mais pour quoi faire ? Eh bien, la réponse est simple: pour permettre aux privilégiés qui sont rentrés au capital avant la mise en Bourse (cf la timeline du NYTimes), au fondateur et à certains employés, d’encaisser un joli chèque pour leur contribution (ou leur « nez »).

Selon Techcrunch, les premières données financières de l’entreprise sont plutôt impressionnantes :

  • 845 millions « d’amis », dont 483 millions actifs quotidiennement;
  • un chiffre d’affaires de 3,7 milliards de dollars, un bénéfice opérationnel de 1,7 milliard, et un résultat net part du groupe de 668 millions de dollars (46 cents par action sur une base diluée). Lire la suite

IPO en vue pour Facebook

Le Wall Street Journal annonce le lancement de l’introduction en Bourse de Facebook la semaine prochaine, avec une valorisation comprise entre 75 et 100 milliards de dollars… Le timing semble plus qu’opportun avec des marchés bien orientés à la hausse, un « dossier » qui alimente un buzz gigantesque et qui fera oublier toute raison aux investisseurs qui participeront à l’IPO… Bon courage!

Rappelons que Facebook envisagerait de lever 10 milliards de dollars, quand Google s’était contenté de 1,9 milliard en 2004. A se demander à quoi pourra bien servir tout cet argent. Vivement le prospectus.

100 milliards pour Facebook? Si peu

Facebook irait en Bourse courant avril-juin 2012, nous annonce le Wall Street Journal, pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars lui assurant une valorisation boursière de 100 milliards (la société n’a pas souhaité commenter). Question: si l’opération se fait effectivement en ces termes, le parcours boursier ressemblera-t-il à celui de LinkedIn ou à celui de Groupon? Réponse: cela dépendra sans doute de la capacité de Mark Zuckerberg à convaincre les investisseurs qu’il a bien un business model capable de faire gagner de l’argent durablement et de manière rentable à son entreprise. Lire la suite

Groupon toujours en phase d’apprentissage

En quelques années, le modèle économique de Groupon a permis à la firme de Chicago d’afficher une hypercroissance (CA multiplié par 11 en un an) et lui assurerait déjà une valorisation astronomique (20 milliards selon le Wall Street Journal pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars au cours des 12 derniers mois – GRPN a prévu une cotation l’an prochain). Mais ce modèle, jugé pérenne par le cabinet de conseil OC&C, fait encore preuve d’imperfections.  Lire la suite

Les Bourses de sociétés non cotées attirent l’attention des investisseurs… et des régulateurs

Les articles de presse se sont multipliés ces derniers jours sur la valorisation de quelques sociétés qui pourraient bientôt devenir des stars de la Bourse américaine – Facebook, Twitter ou encore Groupon. Lire la suite

Accor renonce à la cotation de Lucien Barrière

Le groupe hôtelier Accor a publié hier soir un communiqué de presse annonçant le retrait de l’introduction en Bourse de sa participation de 49% dans Groupe Lucien Barrière (GLB), l’un des principaux opérateurs de casinos en France, également propriétaire de quelques grands hôtels. L’opération est justifiée par le manque d’intérêt des investisseurs.  Accor avait pourtant joué la prudence dans cette opération. Mais l’aversion au risque des investisseurs semble telle que la valeur proposée pour GLB n’était pas suffisamment attrayante…

Lucien Barrière: Accor joue la prudence

Groupe Lucien Barrière (GLB) vient de lancer sa mise en Bourse. Avec une action proposée entre 16,1 et 19,6 euros, soit une valorisation comprise entre 575 et 700 millions d’euros, l’opération doit permettre à Accor, détenteur de 49% du capital, de se désengager de manière significative du groupe hôtelier et de casinos (il conserverait 6,4% environ). Lire la suite

Les surprises de GM

La SEC a publié hier le document préalable à l’introduction en Bourse de General Motors. Beaucoup d’inconnues, mais 2 « surprises » de taille: le fait que GM retourne sur le marché si rapidement alors que le redressement de l’entreprise semble loin d’être acquis. L’autre est relevée dans les facteurs de risque et porte sur l’inefficacité du système de reporting financier reconnue par la direction de l’entreprise. En gros, GM compte faire appel à l’épargne publique d’ici la fin de l’année, selon Bloomberg, sans être en mesure de fournir une information financière fiable… Ce genre de manquement n’est pas une nouveauté pour les marchés financiers (Cf les scandales comptables du début des années 2000 avec Enron ou MCI Worldcom entre autres). Mais c’est la première fois qu’une entreprise reconnaît une telle déficience et avertit ouvertement les investisseurs à ce sujet. La SEC, elle, ne semble pas s’en émouvoir.

Le document d’introduction en Bourse est disponible ici.

Les remarques sur le reporting peu efficace de GM est détaillé comme suit (à lire, ça vaut le détour).

We have determined that our disclosure controls and procedures and our internal control over financial reporting are currently not effective. The lack of effective internal controls could materially adversely affect our financial condition and ability to carry out our business plan.

Our management team for financial reporting, under the supervision and with the participation of our Chief Executive Officer and our Chief Financial Officer, conducted an evaluation of the effectiveness of the design and operation of our internal controls. At December 31, 2009, because of the inability to sufficiently test the effectiveness of remediated internal controls, we concluded that our internal control over financial reporting was not effective. At June 30, 2010 we concluded that our disclosure controls and procedures were not effective at a reasonable assurance level because of the material weakness in our internal control over financial reporting that continued to exist. Until we have been able to test the operating effectiveness of remediated internal controls and ensure the effectiveness of our disclosure controls and procedures, any material weaknesses may materially  adversely affect our ability to report accurately our financial condition and results of operations in the future in a timely and reliable manner. In addition, although we continually review and evaluate internal control systems to allow management to report on the sufficiency of our internal controls, we cannot assure you that we will not discover additional weaknesses in our internal control over financial reporting. Any such additional weakness or failure to remediate the existing weakness could materially adversely affect our financial condition or ability to comply with applicable financial reporting requirements and the requirements of the Company’s various financing agreements.

L’Occitane va se coter à Hong-Kong

Le groupe de produits cosmétiques L’Occitane a prévu une introduction en Bourse… à Hong-Kong. Encore un franc succès pour NYSE Euronext, qui voit partir sur une place émergente une PME d’origine européenne!

L’agence Bloomberg rapporte que l’entreprise envisage de placer en Bourse 364,12 millions d’actions, soit 25% de son capital, entre 12,88 et 15,08 dollars de Hong Kong (HK$), soit entre 1,2348 et 1,4458 euro. Le titre serait valorisé entre 18,7 et 21,9 fois le résultat attendu, selon les banques en charge du placement (CLSA, HSBC et UBS).

Le produit de la vente d’actions (cession de titres et actions nouvelles) servira à désendetter l’entreprise et à financer son expansion dans les pays émergents notamment.

En 2009, L’Occitante a réalisé un chiffre d’affaires de 537,3 millions d’euros (+3,8%) et a dégagé un bénéfice net de 58,4 millions d’euros, selon les documents publiés par la Bourse de Hong-Kong. L’entreprise compte 753 points de vente dans 27 pays.

La cotation pourrait débuter le 7 mai à la Bourse de Hong-Kong, selon les sources citées par Bloomberg. Après la mise en Bourse du groupe d’aluminium Rusal, voilà encore une occasion manquée pour NYSE Euronext et un camouflet pour la place de Paris, sensée faire des efforts pour attirer des entreprises de taille moyenne.

Les documents relatifs à la mise en Bourse de l’entreprise sont disponibles sur le site de la Bourse de Hong-Kong.

IPO record pour un assureur japonais

C’est la plus grosse IPO depuis deux ans. Et elle vient d’avoir lieu au Japon. L’assureur Dai Ichi Life Insurance vient de lever 11 milliards de dollars, faisant la bonne affaire des banques d’investissement en charge du placement – Nomura, Mizuho, Bank of America-Merrill Lynch et Goldman Sachs.

Selon Dealogic, il s’agit de la plus grosse opération dans l’archipel depuis l’introduction en Bourse de NTT Mobile Communications Network (18,4 milliards de dollars) en octobre 1998.

L’action DILI a bondi de 14% à 160.000 yens ce jeudi 1er avril.

Medica: HSBC est à surperformance

Medica continue de s’attirer les vues favorables des analystes, même s’il s’agit, cette fois encore d’une des banques ayant été co-chef de file de l’introduction en Bourse de l’opérateur de maisons de retraite.

HSBC lance le suivi de la société à « surperformance », avec un objectif de cours de 17,5 euros. Pour la banque, Medica est « un véhicule d’investissement attrayant dans un marché prometteur ».

Parmi les arguments en faveur de la société, le fait qu’elle a rapidement conquis une place dans le top3 du marché de la dépendance. Medica serait en outre le mieux placé pour tirer parti des évolutions réglementaires du secteur.

Compte tenu du plan d’investissement sur 3 ans, Medica devrait afficher une croissance de son bénéfice net par action de 20% par an en moyenne, selon la banque. De quoi justifier un objectif de cours ambitieux, après un parcours plutôt satisfaisant et une surcote de valorisation par rapport à la concurrence.

Medica se porte bien

Après un placement difficile, l’opérateur de maisons de retraite Medica retrouve un peu le sourire après un peu plus d’un mois de cotation.

Placé à 13 euros par titre (contre une fourchette initiale de 16 à 19,5 euros), l’action cote 15,09 euros, soit un bond de 16,1% depuis le 10 février. Medica affiche une capitalisation boursière de 723 millions d’euros environ. A titre de comparaison, l’indice SBF250 a gagné 8,4% durant la même période.

Les notes de courtiers qui ont participé au placement du papier ont été publiées ce lundi 22 mars. Sur 3 notes disponibles, 2 sont positives: Oddo est acheteur avec un objectif de cours de 17,5 euros. Exane BNP Paribas a un avis « surperformance » et un objectif de cours de 19 euros.

Credit Suisse est plus prudent, avec une opinion « Neutre » et un objectif 15,50 euros. L’analyste table sur une croissance du bénéfice par action de Medica de 21% par an entre 2010 et 2014 et indique qu’il pourrait revoir à la hausse son objectif de cours si Medica se lance dans les acquisitions.

Notons toutefois que malgré le relatif optimisme des courtiers, Medica affiche déjà des niveaux de valorisation généreux (tableau), comparés à ses principaux concurrents cotés – Orpéa, Korian, Le Noble Age.

Medica bien valorisé par rapport à ses comparables

KKR en Bourse ?

Le fonds d’investissement KKR a relancé son projet d’introduction à la Bourse de New-York. Sa filiale KKR Guernesey, véhicule coté à la Bourse d’Amsterdam, devrait être dissoute, explique l’agence Bloomberg. Ses actionnaires recevront des actions de la société cotée aux Etats-Unis (leur participation devrait représenter 30% du capital de la firme).

KKR, l’un des plus gros fonds d’investissement au monde, avait du reporter à plusieurs reprises son projet d’IPO à cause de la crise financière.

Le prospectus déposé à la SEC fait apparaître quelques points intéressants:

  • le groupe a quasiment effacé les traces de la crise financière: un profit de 850 millions de dollars contre une perte de 1,2 milliard un an plus tôt;
  • le montant de actifs sous gestion fin 2009 (52,2 milliards de $)  a dépassé le niveau de 2007 (47,2 mds), y compris dans les métiers du private equity (38,8 mds$ fin 2009 contre 36,5 mds fin 2007);
  • la firme compte 600 salariés;
  • la valeur de son portefeuille d’investissement a bondi de 38% environ l’an dernier;
  • la rémunération des dirigeants de KKR est tenue secrète…

Le document d’introduction ou « filing » est assez volumineux (400 pages environ) et comprend une masse d’information longue à digérer. Nous essaierons de revenir pour mieux décortiquer le business model d’un fonds de private equity.

Sur la base du cours de KKR Guernesey, qui cotait 11,65 dollars vendredi, la firme est évaluée à environ 8 milliards de dollars par le marché. Le projet d’IPO prévoit de lever jusqu’à 2,2 milliards de dollars.

Certains analystes pensent que l’opération pourrait avoir lieu en juin. Un vrai pari au regard de la tenue plutôt fragile des marchés ces dernières semaines.

Le document complet est ici…

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