7 règles de base de l’investisseur prudent

James Montier, ancien stratégiste chez Dresdner et Société Générale, aujourd’hui membre de l’équipe d’allocation d’actifs de GMO, vient de publier un nouvel article intitulé « The Seven Immutable Laws of Investing« . Une très bonne synthèse des règles de base de l’investisseur prudent, qui bien sûr reprend les grandes leçons de Benjamin Graham. Une lecture que je conseille à toute personne s’intéressant à la Bourse et souhaitant débuter dans la constitution et la gestion d’un portefeuille. Lire la suite

« New normal » et retour à la moyenne

James Montier, ancien stratège chez Dresdner et SG, fait aujourd’hui partie de l’équipe d’allocation d’actifs de GMO. Dans une note publiée le 22 décembre, Montier s’interroge sur la pertinence du « new normal » développé par le gérant obligataire PIMCO et estime que cette approche ne peut être appliquée en matière d’investissement. Lire la suite

A lire: pour les amateurs d’investissement « value »

Pour les personnes qui s’intéressent à l’investissement « value », voici un entretien que je trouve intéressant avec James Montier, ancien stratégiste chez Dresdner puis à la Société Générale, aujourd’hui membre de l’équipe d’allocation d’actifs de GMO, dont j’ai parlé il y a peu.

L’entretien avec Montier a été réalisé et posté sur le blog Simoleonsense. Merci à Greenbackd (que j’ai découvert il y a quelques jours) pour la référence.

Je retiens ces 2 citations que je trouve plutôt justes (en VO non sous-titrée, désolé). La première porte sur les comptes pro-forma, qui, selon Montier, sont une façon de mentir des entreprises que gobent allègrement les investisseurs:

The best example of narrow framing that I can think of is the use of pro forma earnings. Think about what pro forma earnings mean….Essentially this is a company turning up and saying, hello I’m lying to you, these are the earnings I didn’t make, but I’d be jolly grateful if we could all just pretend I did. So what do our legions of analysts do, they don’t question the use of these made up numbers, they go and right up the press release, like some overpaid PR machine. Investors regularly fail to look through the way information is presented to them in this fashion.

La seconde concerne l’évaluation d’un titre par la méthode du DCF ou actualisation des flux de trésorerie en français. C’est une méthode fort utile, que j’utilise systématiquement (quand c’est possible) dans l’évaluation d’un titre. Mais il s’agit d’une « usine à gaz » au regard du nombre de paramètres et d’hypothèses utilisés. Donc à manier avec précaution. Montier propose un emploi intéressant du DCF:

In theory DCF is a great way of valuing a company (in fact, the only way). However, it’s implementation is riddled with pitfalls. With enough creativity a DCF can turn out any answer you like. So rather than try and combat this, I prefer to use reverse dcf. This effectively takes the market price, and backs out the growth that would be required to justify the current price. I can then compare that implied growth against a historical distribution of all company growth rates over time and see whether there is any chance of that growth actually being achieved.

Le choix d’un DCF renversé est également évoqué par Vitaly Katsenelson, gérant de portefeuille et auteur d’un excellent ouvrage, Active Value Inveting. Katsenelson explique ainsi page 133 de son livre:

The DCF model is a useful tool for measuring market expectations that are built into a stock’s valuation. By plugging different assumptions into the model and trying to equate the end result to the price of the stock, you should be able to gauge the assumptions that are priced into the stock by the market, and then evaluate the stock’s attractiveness based on achievability of the assumptions.

Comme tout bon outil, le DCF est utile, à condition de savoir s’en servir.