Putting Recent Market Sell-off in Perspective

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Markets have been unnerved by rising interest rates in the US, with ripple effects around the world. The most staggering event has happened on the VIX market with a number of funds/ETNs making the headlines after having lost tons of money. What should investors take from these events ? A couple of reflections and interesting comments seen here and there. Continuer la lecture de « Putting Recent Market Sell-off in Perspective »

Markets Keep Going Up. Where Are the Risks ?

Rule of thumb: the more expensive a financial asset is, the lower its prospective return. That’s simple. But sentiment and markets can become and stay irrational longer than investors can stay solvant, they say. So if you cannot predict when the markets will turn, it’s probably better to check where the risks are and monitor them the best you can. And invest with a margin of safety. Always…

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Are We on The Verge of Final Melt-Up Before the Next Krach ? Jeremy Grantham Thinks So

According to Investopedia a « melt-up » is a « A dramatic and unexpected improvement in the investment performance of an asset class driven partly by a stampede of investors who don’t want to miss out on its rise rather than by fundamental improvements in the economy. »

This is exactly what could happen to financial markets, according to veteran value investor Jeremy Grantham. Continuer la lecture de « Are We on The Verge of Final Melt-Up Before the Next Krach ? Jeremy Grantham Thinks So »

Contagion franco-française

Les déboires boursiers de la Société Générale font boule de neige. Après Moody’s, voilà qu’une tribune publiée ce matin par le Wall Street Journal par le représentant d’un think tank ultralibéral provoque des remous chez BNP Paribas, obligeant la banque non seulement à s’indigner publiquement, mais également à clarifier sa situation en termes de liquidités à court terme. C’est la deuxième fois en un mois que la première banque cotée à la Bourse de Paris sort de sa réserve pour tenter de rassurer – en vain. En 2 jours, l’action BNP a perdu 20% de sa valeur. Elle se rapproche dangeureusement des plus bas atteints en mars 2009 (au creu du marché), alors que la Générale a déjà fait le grand plongeon. L’Agefi de ce jour cite une note de Barclays qui estime qu’au cours actuel, le marché anticipe pour BNP, SG et Crédit Agricole une perte de 100% sur les titres grecs, irlandais et portugais. « Une sanction qui s’applique même aux portefeuilles de dette italienne et espagnole » dans le cas de la Générale, ajoute le quotidien financier.

Et si la France perdait son AAA ?

Le marché semble avoir du mal à se faire une idée précise du cas français. La preuve, hier. Alors que la Bourse plongeait et que les spreads s’écartaient, les taux longs restaient bas… Une chose semble acquise: si les marchés se mettent à spéculer contre la France, il faudra plus que des bonnes paroles pour les rassurer. Et une perte du triple-A aurait des conséquences très fâcheuses pour la zone euro. Continuer la lecture de « Et si la France perdait son AAA ? »

Gloom & Doom

Ce n’est plus une répétition de 2010 que nous vivons, mais de 2008… Les Bourses mondiales amplifient leurs pertes. L’incapacité des gouvernements et banquiers centraux du G20 à se coordonner rapidement était prévisible et elle a eu les conséquences attendues: l’intensification du krach et l’envolée de la volatilité (48). Ce matin, les futures européens sont les suivants (selon IG Markets): FTSE -305 points à 4.764, DAX -366 points à 5.557, CAC 40 – 185 points à 2.940.

Comme le notent les courtiers d’une banque régionale américaine cités dans le Wall Street Journal, bien sûr, il y a beaucoup de bonnes affaires en ce moment en Bourse. Mais la chasse aux bonnes affaires ne peut débuter tant que la psychologie du marché est en mode panique.

Pour moi, le seul point d’optimisme pour l’heure ne vient ni des gouvernements, ni de la valorisation des actions (qui fait de l’analyse fondamentale aujourd’hui ?), mais de Warren Buffett. Selon Bloomberg, le sage d’Omaha a investi 3,6 milliards de dollars en actions au cours du deuxième trimestre, soit les plus grosses sommes pour cette classe d’actifs depuis… 2008. S’il le faisait au Q2, il semble logique de déduire qu’il a continué à le faire durant ces « heures sombres » en Bourse. En octobre 2008, peu après la faillite de Lehman Brothers, Warren Buffett publiait une tribune « Achetez américain. Moi je le fais » dans le New York Times. C’était au pire moment du krach de 2008 et quelques mois avant le rebond des marchés. Conclusion: patience. L’heure des contrarians va bientôt sonner!

Signe de capitulation ?

Aujourd’hui, l’indice CAC 40 a plongé de 4,68%, signant un plus bas depuis 1 an. Il cumule 17,9% de baisse depuis le début de l’année et 23,6% sur 6 mois (difficile de ne pas parler de krach dans de telles conditions – attendons néanmoins la fin des publications du premier semestre pour faire un point complet sur le sujet). Au sein de l’indice 17 sociétés ont atteint un plus bas d’un an et 7 l’ont atteint vendredi dernier. Ces 23 sociétés ont représenté 59% des volumes échangés aujourd’hui (6,37 milliards d’euros selon les données de NYSE Euronext). Continuer la lecture de « Signe de capitulation ? »

L’aversion au risque devient la norme – Exane

Un commentaire intéressant des stratégistes d’Exane BNP Paribas publié ce matin. Aussi préparés soient-ils à la nouvelle, les marchés financiers et les agents économiques vont devoir apprendre à vivre dans un monde où l’aversion au risque est la norme et où l’on demandera plus de garanties en capital pour financer les transactions entre agents. Continuer la lecture de « L’aversion au risque devient la norme – Exane »

La descente aux enfers n’est pas terminée

Ce commentaire d’un stratégiste de Citigroup comporte une part de bon sens. En gros, le marché s’attendait à une dégradation de la note, et commençait à la prendre en compte… Mais l’accélération de l’histoire et la décision de S&P (non suivie pour l’instant par Fitch ou Moody’s) a pris tout le monde par surprise. C’est bien ce facteur qui risque surtout d’amplifier la correction boursière et la transformer en krach. En tout cas c’est une possibilité que l’on peut difficilement exclure. D’autant que des éléments fondamentaux peuvent aussi jouer. Continuer la lecture de « La descente aux enfers n’est pas terminée »

Branle-bas de combat ?

Après l’insipide action de la BCE jeudi dernier, les autorités monétaires et gouvernementales du G20 ont intensifié les contacts au cours du week-end et pourraient faire une annonce avant l’ouverture des Bourses asiatiques. Au programme: possibles rachats d’obligations italiennes et espagnoles par la BCE, déclarations confirmant l’intérêt pour les obligations américaines, malgré la dégradation de la note américaine, voire relèvement dans l’urgence des montants des fonds de stabilité financière (FESF). Continuer la lecture de « Branle-bas de combat ? »

Spéculation, je t’aime, moi non plus

Incompétence ou nouvelle illustration d’une communication précipitée ? La semaine dernière, les dirigeants politiques ne manquaient pas de mots durs pour villipender la spéculation qui attaque l’euro. Lundi, ces mêmes dirigeants se félicitaient du rebond des Bourses, lesquelles saluaient leur tardive réaction (BCE en tête) pour sortir la zone euro d’une passe difficile.

Pourtant, en se félicitant du rebond des marchés financiers, les « responsables » politiques saluent inévitablement les mêmes « spéculateurs » qui faisaient plonger les indices boursiers quelques jours plus tôt. Avec toutefois un bémol, car la hausse de lundi pourrait être de courte durée.

L’évolution du CAC 40 ces derniers jours (tableau) donne l’impression d’un élastique qui, après avoir été tendu à la baisse, s’est brusquement relâché lundi dans le  sens opposé.

Le rebond de lundi est le plus fort depuis 17 mois, selon l’agence Bloomberg, laquelle rappelle qu’il est surtout lié à l’envolée du cours des valeurs financières (qui ont un poids important dans les indices), Société Générale, AXA et BNP Paribas étant en tête de la hausse. Les marchés ont également bénéficié du changement d’avis de Morgan Stanley, qui sous-pondérait les actions depuis le 25 janvier et a conseillé lundi de les surpondérer dans les portefeuilles après la chute récente des indices.

Certains analystes ont également estimé lundi que la décision de la BCE d’acheter des obligations d’Etats a constitué la vraie nouvelle rassurante pour les marchés, bien plus que la création d’un fonds de stabilisation européen. Cette décision aurait pû couper court à la spéculation si elle avait été prise jeudi dernier, empêchant la panique de s’installer.

D’autres analystes estiment néanmoins que le rebond pourrait ne pas durer bien longtemps. Une crainte présente sur les marchés actions, mais aussi sur d’autres classes d’actifs, notamment celles de la dette souveraine et du crédit, ou des changes.

On peut ainsi lire cette analyse du blog Baseline Scenario, qui explique pourquoi, malgré l’annonce du plan de 750 milliards d’euros, les taux obligataires se sont peu détendus… Ce blog revient également sur le problème fondamental de l’Europe qui est le décalage croissant en matière de compétitivité des économies des pays de la zone euro (les déficits publics ne sont que l’illustration de ce manque de compétitivité).

Dès lundi soir, Moody’s est venu calmer les esprits en annonçant que le risque de contagion existe toujours. Avec un premier effet: les marchés asiatiques ont replongé dans la foulée.

Dans l’actuel contexte de regain de volatilité des marchés, il est difficile de ne pas repenser à l’épisode d’octobre 2008. Après l’effondrement de Lehman Brothers, l’espoir d’un plan de soutien massif à l’industrie bancaire avait provoqué un fort rebond des indices boursiers, sans empêcher toutefois l’effondrement de ces mêmes indices au cours des mois suivants.

Les marchés actions se sont envolés lundi, mais les autres classes d’actifs envoient des signaux qui montrent qu’il y a encore beaucoup de scepticisme sur la sortie de crise.

Plutôt que de s’emballer à saluer le rebond des Bourses, il aurait été préférable de se poser des questions du genre: « Qui est intervenu sur les marchés ? » « S’agit-il des mêmes intervenants ? »  » Quelles ont été les forces en présence et comment la situation peut-elle évoluer dans les semaines et mois à venir ? » Des questions qui ne trouvent pas de réponse immédiate ou évidente… et nécessitent de l’analyse, du temps et de l’investigation.

Malheureusement, les responsables politiques ont perdu toute patience, et par la même occasion une opportunité pour faire preuve de prudence, en sacrifiant à leur irrémédiable (et ô combien énervant) besoin de « communiquer ». Heureusement pour eux, si les marchés rechutent, ils pourront toujours expliquer qu’ils ont tout fait pour empêcher la panique…