Citi privilégie les actions, le high yield US et le cash

Les actions, le crédit à haut rendement (« high yield ») américain et le cash sont les classes d’actifs préférées de Citi pour le moyen terme. A court terme cependant, la banque est plutôt neutre sur les actions (mais surpondère le Japon et sous-pondère l’Europe et les émergents). Elle est également neutre sur le plupart des classes d’actifs et sous-pondère les matières premières. Une prudence justifiée par un environnement plus « risk-on ». Lire la suite

Les investisseurs sont bullish, parient sur les banques – BofAML

Les banques ne feraient-elles plus peur aux investisseurs ? Pour la première fois depuis 2007, une proportion significative d’entre eux, dans le monde, surpondèrent les valeurs financières dans leurs portefeuilles. Les gestionnaires sont même particulièrement optimistes (« bullish »), selon la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch… Ce qui n’exclut pas le risque, voire le besoin, d’une correction dans le courant du premier trimestre. Lire la suite

Détenir du cash: la pire des situations – SocGen

Source: SG Cross Asset Research

Détenir du cash est actuellement la moins rationnelle des décisions que puisse prendre un investisseur. C’est aussi la position la moins confortable au regard du rallye des actifs risqués cette année. Mais comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous laisse en compagnie du chart ci-dessus produit par les analystes quantitatifs de la Société Générale.

Pourquoi les investisseurs préfèrent-ils le cash actuellement, malgré des taux d’intérêt artificiellement maintenus à 0 ou presque et des obligations devenues largement surévaluées ? Tout simplement parce qu’ils ont encore fraîchement en mémoire le fait que les actions leur ont brûlé les doigts au cours des 12 ans passés et qu’ils ont peur de perdre leur capital.

Ou dit autrement, le rendement espéré des actions sur longue période serait encore insuffisant pour rendre la détention de cash inopportune.

Vers une poursuite de la normalisation des marchés financiers en 2013-Oddo AM

La normalisation des marchés financiers, entamée cette année, se poursuivra en 2013, selon Oddo Asset Management. Les actifs risqués – actions en tête – en profiteront largement, après une belle année 2012. Lire la suite

Dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants de fonds

Manque de visibilité macro-économique, les investisseurs restent prudents et averses au risque. Pourtant, l’enquête montre que le point de capitulation sur les marchés n’est pas encore atteint, donc qu’il n’est peut-être pas encore le moment d’accroître l’exposition aux actions. En termes d’allocation, l’Europe, les banques et les actifs endettés sont à éviter. En revanche, la croissance, la Chine et les matières premières retrouvent les faveurs des investisseurs. Lire la suite

Les investisseurs attentistes – BAML Fund Manager Survey

Bank of America-Merrill Lynch a publié les résultats de son enquête mensuelle auprès des investisseurs. Elle reflète avant tout les craintes des investisseurs suite à l’augmentation de l’inflation au cours des semaines écoulées. BAML évoque une attitude attentiste plutôt qu’une réelle aversion au risque. Lire la suite

Ce qui effraie le marché…

Un commentaire sur le secteur bancaire de Natixis Securities en dit long sur l’état de nervosité des investisseurs, autour de la dette grecque et des effets de « contagion » aux autres pays de la zone euro (les fameux « PIGS »). Après la dégradation de l’Etat grec par S&P au rang de « junk » (une première), et l’abaissement de la note du Portugal, le risque est désormais que les 2 autres agences de notation (Fitch et Moody’s) abaissent à leur tour la note de la Grèce, ce qui entraînerait une crise de liquidité des banques grecques et un risque de faillite. De quoi expliquer le plongeon des banques françaises, qui sont les plus exposés à la dette grecque et au secteur bancaire du pays.

David Gilmore, associé de Foreign Exchange Analytics, cité par le Wall Street Journal fait un parallèle entre la note de la Grèce et celle des titres subprime, qui malgré une mauvaise qualité de crédit, pouvaient être notés triple-A par les agences de notation. Un « leurre » qui ne dure qu’un instant.

« Des tonnes de dettes émises par la Grèce, l’Espagne, le Portugal (pas très différents des titres adossés à de l’immobilier subprime noté triple-A) et l’Italie supportent le système bancaire de la zone euro comme contreparties des prêts de la banque centrale européenne et d’autres banques, ainsi qu’un moyen de capturer du rendement. Lorsque les marchés s’aperçoivent que la dette souveraine ‘sans risque’ n’est pas vraiment ‘sans risque’, les investisseurs fuient les titres de mauvaise qualité. »

Le rôle des agences de notation risque à nouveau d’être posé. Valérie Plagnol, chez CM-CIC Securities, s’interroge ce matin sur la méthode de travail des agences, dont les décisions a posteriori « contribuent à l’aggravation de la situation financières des pays concernés ».

« Le constat ex-post dressé par les agences de notation renforce le caractère auto-réalisateur des marchés dans une telle situation: abaissement de la note, forte progression du coût de refinancement – ou impossibilité d’accéder au marché – rendant le poids de la dette insupportable. »

Le rôle des banques comme vecteur de transmission de la crise est également posé. Selon Credit Suisse, qui a tenté une estimation à partir des données de la Banque des Règlements Internationaux, les banques françaises sont les plus exposées à la Grèce (56 milliards d’euros).

Les marchés paniquent à l’idée d’une contagion de défaillances étatiques au sein de la zone euro, ce qui assèche l’accès de ces pays aux marchés financiers… Et les agences, toujours pas capables d’anticiper, en rajoutent une couche, créant les conditions de nouvelles frayeurs à venir.