Boissons: Goldman Sachs prévoit 400 milliards de dollars de fusions-acquisitions

Goldman Sachs estime dans une étude datée du 10 avril que l’industrie des boissons (vins, spiritueux et bières incluses) pourrait engager 400 milliards de dollars en fusions-acquisitions d’ici 2020, dont 292 milliards pour les seuls brasseurs. Lire la suite

Février: le mois des smallcaps

En février, l’indice Stoxx Europe Mid and Small Caps a enregistré un gain de 3,1% contre +0,5% pour l’indice Large Cap. Les valeurs de croissance ont repris de l’avance sur les titres value. Paradoxalement, les révisions de résultats restent sur une tendance négative (8% de révisions en baisse de plus que les révisions en hausse contre 3% en janvier). Lire la suite

Fusion NYSE Euronext-ICE: c’est officiel

C’est officiel. Après une tentative échouée l’an dernier, NYSE Euronext va tomber dans le giron d’ICE. Valorisation de l’ensemble, 8,2 milliards de dollars. Parité: 0,1703 ICE + 11,27$ cash par action. Le plus étonnant est au bas de la slide suivante, où l’on mentionne « a potentiel IPO of Euronext… ». Bref NYSE Euronext se marie à ICE pour se séparer d’Euronext… Que va-t-il rester de tout cela ? On peut lire davantage sur le site de NYSE Euronext et sur le Wall Street Journal, qui a révélé l’information.

Source: ICE

Source: ICE

Une JV PSA-General Motors serait surtout favorable à GM

Vendredi dernier, on apprenait l’existence d’un projet de rapprochement entre Opel, filiale déficitaire de General Motors et PSA Peugeot-Citroên. Une opération qui semble logique dans un contexte de surcapacités au sein de l’industrie automobile européenne. Mais qui profiterait sans doute plus au constructeur américain qu’à son homologue français, même s’il n’est pas dénué de gros risques (politiques entre autres). Lire la suite

Valeurs moyennes: la thématique des retraits, fusions… relancée

Pour le courtier Oddo Securities, la thématique des fusions, acquisitions et retraits de la cote revient doucement sur le devant de la scène, avec plusieurs opérations de rachats sur des valeurs moyennes (CFAO, LVL Médical).Ce thème des fusions renvoie à la thèse de la « de-equitisation » du marché (retrait de la liquidité des actions), lequel pourrait bien s’amplifier en ces temps d’austérité budgétaire. Lire la suite

Publicis un peu plus digital

Avec le rachat de LBi International, Publicis assèche le marché de la publicité interactive… Le groupe paie en outre relativement cher sa quatrième « grosse » acquisition dans l’univers du tout numérique, sans être certain qu’elle permettra au groupe d’accélérer sa croissance organique ou qu’elle alimentera une poursuite du hausse de son cours de Bourse. Lire la suite

Multitude de risques autour d’une fusion EADS-BAE Systems

Plusieurs observateurs ont souligné tous les intérêts d’une fusion entre EADS et le britannique BAE Systems. Le premier se renforcerait d’un seul coup dans la défense et sur le marché nord américain, où il est peu présent. Le second accèderait à de nouveaux marchés tout en réduisant les coûts de certains programmes (Typhoon). Lire la suite

CFAO: l’heure du LBO a sonné

Le cours de CFAO atteint des records. Ce pourrait être l’occasion pour PPR, son actionnaire de référence, de vendre les 42% qu’il détient au capital du spécialiste de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique. Une sortie qui pourrait se faire par le biais d’un rachat avec effet de levier (LBO). Lire la suite

Eutelsat en orbite basse

L’opérateur de satellites Eutelsat a retrouvé des ratios de valorisation sensiblement plus modérés après son avertissement sur résultats. Il lui faudra lever quelques incertitudes pour retrouver une meilleure valorisation boursière. Lire la suite

L’OPA sur LVL Médical victime de fuites?

Heureux actionnaires de LVL Médical. Ils ont reçu la semaine dernière une belle offre de rachat de la part d’Air Liquide, qui compte renforcer son offre de services dans le domaine de la santé – l’un de ses points forts.

Officialisée le 8 juin dernier, l’offre se fait au prix de 30,89 euros par action, soit une prime de 90% sur le dernier cours de Bourse coté. L’opération valorise l’entreprise familiale, contrôlée par la famille Lavorel, quelque 316 millions d’euros.

Cette OPA a-t-elle fait l’objet de fuites? On peut se poser la question au regard de l’évolution des volumes échangés sur le titre et, plus simplement, du cours de Bourse, qui est passé en quelques semaines de 12 euros environ à plus de 16 euros (16,26 euros le 7 juin).

Source: NYSE Euronext

Ce comportement du titre LVL Médical quelques temps avant l’officialisation du rachat soulève en tout cas quelques interrogations chez certains gérants. Difficile d’en savoir plus pour l’instant. D’expérience, l’AMF n’a pas l’habitude de commenter ou d’officialiser de son propre chef l’ouverture d’enquêtes. Affaire à suivre.

Guyenne et Gascogne: l’offre de rachat de Carrefour déçoit

Carrefour a officialisé lundi soir un projet de rachat de son franchisé Guyenne et Gascogne, dont les principaux actionnaires (famille Beau, First Eagle, Tocqueville Finance, Financière de l’Echiquier, Holding de Lisbonne) ont accepté les termes. Mais les brokers qui suivent la valeur jugent les termes de l’offre décevants. Certains recommandent néanmoins de l’accepter faute mieux (faible risque de surenchère). Lire la suite

Aperam, une cible idéale pour Acerinox, selon Exane

Le 7 octobre 2005, Exane BNP Paribas publiait une étude sur Mittal Steel soulignant l’intérêt d’un rachat d’Arcelor (un souhait exaucé en janvier de l’année suivante). Aujourd’hui, Exane suggère à Acerinox de s’intéresser de près à Aperam, la filiale acier inoxydable scindée par ArcelorMittal et dont le parcours boursier est à ce jour une catastrophe.  Lire la suite

Le désamour vis-à-vis des actions est désormais mondial-Citi

Dans leur quête éperdue pour générer des commissions de courtage, les stratégistes de Citigroup ont ressorti un thème qui leur est cher: ce qu’ils appellent la « de-equitisation » (terme inventé en 2003), en français, la restitution de capital aux actionnaires (sous forme de rachats d’actions, de hausses de dividendes ou d’opérations de fusions-acquisitions), prendrait aujourd’hui une dimension mondiale. Lire la suite

Solvay: OPA amicale de 31,60 euros/action Rhodia

Solvay a annoncé ce matin un projet de rachat à 31,60 euros par action (hors dividende de 0,5 euro/action) sur le français Rhodia, valorisé 3,4 milliards d’euros. En attendant de creuser cette annonce, voici quelques premiers indicateurs de valorisation de Rhodia sur la base du prix offert. La prime offerte est élevée, mais on peut se demander si elle valorise pleinement le potentiel de Rhodia. Nous reviendrons sur ce point prochainement. Lire la suite

Acquisitions record dans le secteur aurifère

Le projet de rachat de la société aurifère Red Back Mining Inc par le canadien Kinross Gold Corp, d’un montant de 7,1 milliards de dollars, portera à 32 milliards de dollars le montant des transactions financières dans le secteur, selon l’agence Bloomberg, établissant un nouveau record. Une décision qui risque de soutenir le cours de l’or sur long terme. En réalisant une telle opération, Kinross estime en effet que le cours du métal jaune, qui a atteint un record de 1.266 dollars en juin (en valeur courante), devrait continuer de monter, ce qui lui permettra de mieux rentabiliser son investissement. Plusieurs courtiers estiment que le prix de l’or devrait atteindre 1.500 dollars l’once à moyen terme.

La transaction annoncée aujourd’hui valorise Red Back Mining à 30,5 dollars par action, sur la base d’une parité d’échange de 1,778 action Kinross et 0,11 warrant pour 1 Red Back. Selon le courtier Clarus Securities, ce prix valorise la cible à 550 dollars par once, 3 fois la valeur de ses fonds propres et 29 fois sa capacité d’autofinancement prévue en 2011. L’opération permet à Kinross de diversifier ses ressources minières en mettant la main sur deux mines africaines (Mauritanie et Ghana).

Kinross a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 2,4 milliards de dollars US, et a dégagé un résultat opérationnel de 664,4 millions de dollars. L’entreprise a réalisé une production de 2,2 millions d’onces l’an dernier et dispose de réserves estimée à 51 millions d’onces (48% au Chili, 35% au Brésil, 12% aux Etats-Unis et 5% en Russie). Avec Red Black, le nouvel ensemble vise une production de 3,9 millions d’onces d’ici 2015.

Outre la diversification des ressources, le mouvement de consolidation de l’industrie aurifère montre que les entreprises du secteur sont obligées de continuer à chercher et acheter des actifs miniers pour maintenir leur niveau de production. Dans son dernier bulletin, le World Gold Council (merci ZeroHedge) soulignait ainsi que l’appréciation du yuan chinois face au dollar devrait, sur le long terme, être un élément positif pour le marché mondial de la joaillerie. De quoi inciter à d’autres opérations de rapprochement dans l’industrie aurifère, surtout si la conjoncture devait à terme s’améliorer.

Le Private Equity reprend vie

NBTY, un fabricant américain de compléments nutritionnels, coté à Wall Street, a annoncé hier un projet de rachat et de retrait de la cote par le fonds d’investissement Carlyle Group d’un montant de 3,9 milliards de dollars (55 dollars par action). C’est l’une des plus grosses transactions depuis l’éclatement de la crise financière, qui avait soudainement gelé l’accès des fonds de private equity au crédit bancaire.

Cette opération montre aussi un regain d’activité significatif depuis l’an dernier, nous dit aujourd’hui Thomson Reuters. Ce fournisseur de données financières dénombre à ce jour 485 transactions de fonds de private equity sur des cibles américaines pour un montant de 46,8 milliards de dollars, soit trois fois plus que l’an dernier au cours de la même période.

Carlyle est en tête des fonds les plus actifs avec 6,9 milliards de dollars de transactions, devant Texas Pacific Group (6 milliards de dollars). Le secteur de la santé-pharmacie est très prisé des fonds de private equity avec 7,8 milliards de transactions, soit 17% du total des opérations réalisées à ce jour, selon Thomson Reuters.

On apprend par ailleurs que TPG et l’activité Private Equity de Goldman Sachs ont racheté pour 1,2 milliards d’euros le producteur de couches Ontex, détenu jusqu’ici par leur concurrent Candover. C’est la plus grosse transaction de l’industrie en Europe, devant l’acquisition de Pets at Home par KKR.

Ontex a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros (stable) et a dégagé un excédent brut d’exploitation (EBITDA) de 150,3 millions d’euros (contre 94,8 millions en 2008). Les détails de la transaction ne sont pas connus, mais sur la base du prix annoncé, Ontex est valorisé 8 fois l’excédent brut d’exploitation. En Bourse, les sociétés du secteur de l’alimentation et des produits d’hygiène se traitent actuellement 9,2 fois l’EBITDA 2009 et 1,58 fois le chiffre d’affaires (source : Exane BNP Paribas).

Sperian Protection courtisé

Le fabricant d’équipements de protection individuelle Sperian Protection a indiqué lundi soir avoir reçu des marques d’intérêt d’autres acteurs que le fonds d’investissement Cinven. Les actionnaires principaux du groupe ont prolongé jusqu’au 21 mai les discussions sur une offre publique d’achat à 70 euros de leurs titres (une offre que nous avons considéré comme inamicale car sous-évaluant l’entreprise).

Voilà de quoi relancer la spéculation sur la société. Une spéculation déjà alimentée par Exane BNP Paribas, qui vient de relever son objectif de cours de 70 à 92 euros (moyenne de deux valorisations par application de multiples de transactions observées dans le secteur-cf tableau). Le courtier pense qu’un industriel pourrait offrir jusqu’à 100 euros par action pour acquérir 100% de Sperian. Il liste plusieurs acquéreurs potentiels, comme 3M ou Honeywell, Ansell ou MSA. Exane a une opinion « neutre » sur le titre.

Société Générale suit le mouvement et se livre au même exercice d’estimer la valeur d’une contre-offre entre 80 et 100 euros (en partant des multiples de transactions comparables). La banque a du coup relevé son opinion de « conserver » à « achat ».

Natixis porte son objectif de cours de 72 à 84 euros, pour tenir compte d’une évolution plus favorable des devises qui l’a conduit à revoir à la hausse ses estimations de résultats (opinion « neutre » maintenue).

On regrettera que les analystes suivent les nouvelles au lieu de les anticiper. Ils n’avaient déjà pas beaucoup réagi au prix de 70 euros évoqué initialement. Il aura fallu que Sperian parle pour délier un peu leur langue.

Les Américains débarquent en Europe

Le rachat de l’anglais Chloride par Emerson Electric pour 723 millions de livres sterling a donné l’idée à UBS de chercher quelles sociétés en Europe pourraient être des cibles stratégiques pour des entreprises américaines.

Dans une étude publiée mercredi, la banque estime que l’intérêt des acquéreurs américains devrait se porter principalement sur les sociétés britanniques, sur des cibles de taille petite et moyenne et dans divers secteurs d’activité (industrie, mais aussi services informatiques, pharmacie ou biotechnologie).

Parmi les cibles les plus probables, UBS liste des sociétés comme Carphone Warehouse, Croda, Invensys, Meggitt, Smiths Group, Temenos, Tullow Oil, Virgin Media, TNT Express.

UBS relève d’autres entreprises françaises dans sa liste, comme Atos Origin (cible de HP… qui vient d’annoncer le rachat de Palm ou de Dell), Rémy Cointreau (intérêt de Brown Forman) et Legrand (Eaton, Danaher, Emerson Electric, Cooper Industries).

Les OPRA sont-elles efficaces ?

Au-delà de possibles enjeux de pouvoir, relevés par un courtier ce matin, quels autres motifs peuvent avoir poussé Etam Développement à lancer une offre publique de rachat d’actions portant sur 26,5% de son capital ?

En France, ce type d’opération est assez rare. En 2007, le chercheur Yosra Mellouli, de l’Université de Créteil, a présenté une étude sur le sujet, intitulée « Les Offres publiques de rachats d’actions en France », portant sur la période 1996-2005.

Une OPRA est une opération relativement coûteuse pour une entreprise, car pour réussir elle doit se faire avec une prime de valorisation.

Elle a néanmoins plusieurs types de justifications, selon ce papier de recherche: dépasser les limites des programmes de rachats d’actions (10% du capital), faire ressortir la sous-évaluation d’un titre, préparer un retrait de la cote, se protéger des prises de contrôle hostiles ou « réduire les conflits d’agence au sein de l’organisation ».

L’étude a cherché à estimer l’impact de ces opérations sur le cours de Bourse. Sa conclusion est claire:

« Les résultats des études d’événement montrent que ces annonces sont accueillies par une réaction très favorable des cours. »

L’effet positif sur le cours au moment de l’annonce est en moyenne de 13,38%, selon l’étude, une ampleur comparable à celle observée sur le marché américain. « La réaction positive persiste également après l’annonce: +13,55% durant la période », souligne Yosra Mellouli.

Le montant de la prime offerte dépend de facteurs comme la liquidité, la taille de l’entreprise ou la part du capital racheté.

« L’explication des déterminants de la prime offerte lors de l’offre fait l’objet de la dernière section. Les résultats des régressions linéaires montrent que la faiblesse de la liquidité et de la performance des titres durant la période qui précède l’OPRA semble pousser les entreprises à payer des primes importantes. Il ressort aussi de ces régressions que les entreprises les plus petites, acceptant la sursouscription et visant une fraction de capital importante lors de l’offre sont également incitées à offrir des primes élevées. »

J’ajouterai que la performance du titre post OPRA dépend aussi de l’environnement de marché. Je pense notamment au cas du groupe de restauration collective Sodexo, qui avait annoncé en avril 2008 une offre publique d’achat simplifiée portant sur 7,8% du capital, à 42,5 euros par action. L’opération était alors motivée par la forte génération de cash flow libre et par la volonté d’optimiser la structure financière de la société.

Le jour de l’annonce, le titre s’envola, mais compte tenu de la crise, il évolua par la suite dans une bande comprise entre 32 et 48 euros (graphique).

DISCLAIMER: L’auteur du post détient des titres Etam Développement et Sodexo.

Etam rachète 26,5% de son capital

Etam Développement annonce ce soir une offre pulique de rachat (OPRA) sur 26,5% de son capital à 35 euros par action, offrant une prime de 16,6% aux actionnaires qui apporteront leurs titres. L’offre aura une durée de 20 jours (du 2 au 22 juin 2010). Elle est présentée par la banque d’affaires Rothschild & Cie.

« La société constate que les volumes d’actions ETAM Développement échangés chaque jour sur le marché sont faibles avec 17.790 actions, soit 0,2% du capital. (…) Dans un contexte où l’ensemble des actionnaires d’ETAM Développement ne disposent pas d’une liquidité suffisante sur le marché secondaire du titre, la Société souhaite leur offrir une liquidité. »

Etam va donc puiser dans sa trésorerie pour financer cette sortie. L’opération représente un coût cash de 102,5 millions d’euros.

« Suite à un tirage de 50 millions d’euros sur le ‘Club Deal’ existant et à la mise en place d’un nouveau crédit d’un montant de 50 millions d’euros, certaines filiales du groupe ont remboursé à Etam Développement à hauteur de 100 millions d’euros, une partie des avances que cette dernière leur avait consenties. Le financement de l’offre sera assuré par l’utilisation de la trésorerie d’Etam Développement. »

Les principaux actionnaires d’Etam Développement sont la famille Milchior (39,21% du capital) et la famile Tarica (11,11%). Il est indiqué qu’ils ne participeront pas à l’offre publique de retrait.

A noter que pour les actionnaires de référence sus-cités, l’opération leur permet de se reluer, donc d’accroître leur emprise sur la société. Le flottant va donc diminuer à nouveau, réduisant encore plus la liquidité pour les actionnaires minoritaires (une façon indirecte de les inciter à apporter leurs titres à l’OPR ?).

D’après la note d’information sur l’offre diffusée ce soir par l’AMF, si le taux de réponse est de 50%, le flottant passera de 49,7% à 42%. Avec un taux de réponse de 100%, le flottant tombera à 31,5%…

Si Etam ne savait quoi faire des 100 millions d’euros, le groupe aurait pu envisager de distribuer cet argent à l’ensemble des actionnaires. Le groupe aurait pu redistribuer cet argent sous forme d’un dividende exceptionnel (autour de 9 euros par action), offrant un rendement exceptionnel mais conséquent. Une récompense pour l’ensemble des actionnaires, qui ont tous du faire une croix sur leur dividende pendant plusieurs années (y compris en 2009 malgré le rebond des résultats annuels). L’imagination des banquiers a parfois des limites.

DISCLAIMER – L’auteur du post détient des actions Etam Développement.

Lagardère: rien n’est encore fait

Lagardère a beau avoir annoncé le début des discussions avec Vivendi sur le sort de ses 20% dans Canal+, rien n’est encore fait, écrit Exane BNP Paribas.

« Cette nouvelle ne devrait pas être interprétée à tort. Lagardère a débuté un long processus de vente (au moins 3-4 mois, plus si introduction en Bourse) qui inclut des discussions avec Vivendi sur le prix et ne vont pas nécessairement se traduire par une vente en 2010. »

Exane souligne notamment que Vivendi pourrait rechercher un prix d’acquisition autour de 1 milliard d’euros, alors que la participation est évaluée à 1,4 milliard dans les comptes de Lagardère. Exane a une valeur de 1,3 milliard d’euros, « en ligne avec le consensus ». Les négociations entre les deux parties risquent donc d’être délicates et difficiles. Lagardère devrait logiquement tout faire pour ne pas vendre ses titres à perte.