Europe: il y a plus grave que la récession

Les économistes de Morgan Stanley ont publié une note approfondie sur la situation de l’économie européenne. Leurs anticipations sont un peu plus optimistes que celles d’Exane, UBS, Nomura ou d’autres banques anglo-saxonnes (Bank of America Merrill Lynch), avec une contraction du PIB en Euroland (15 pays) de 0,3% en 2012. Ils pensent notamment qu’un accident grave (défaut désordonné ou sortie d’un pays de la zone euro) sera évité. Lire la suite

Une vue prudente de l’économie mondiale (2012-2013)

Les économistes d’Exane BNP Paribas ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale +3,2% en 2012 (contre +3,5% précédemment) et +3,3% en 2013. Au passage, ils livrent une excellente analyse de la situation économique internationale, pointant très clairement les grands enjeux du moment. Chapeau bas. Lire la suite

Morgan Stanley: prudence, les actions européennes pourraient baisser de 7pct en 2012

Pour les stratégistes actions de Morgan Stanley, les actions sont engagées dans un processus similaire à l’expérience japonaise: croissance économique atone; poids croissant des politiques fiscales; forte volatilité des marchés actions. Dans ce contexte, 2012 devrait être dans la lignée de 2011. Même l’annonce d’un assouplissement quantitatif en Europe n’offrirait qu’un répit temporaire aux actions.

Ce qui devrait se traduire pour les actions européennes par une contraction des profits (-8% prévus pour 2012 puis +2% en 2013) que ne devrait pas contrebalancer l’expansion des multiples de valorisation. Un multiple de 10x correspond à la valeur raisonnable des actions. Mais cela signifie aussi que les actions ne sont pas particulièrement bon marché. L’objectif pour fin 2012 est un indice MSCI Europe à 870 points, soit 7% de moins qu’au moment de la publication de l’étude de Morgan Stanley. Lire la suite

4 raisons pour sous-pondérer les actions – Morgan Stanley

L’équipe stratégie Europe de Morgan Stanley (Graham Secker, Ronan Carr, Matthew Garman et Hanyl Lim) a dégradé sa recommandation sur les actions à « sous-pondérer » après le rebond d’octobre, estimant que celui-ci ne serait qu’un feu de paille en raison de problèmes beaucoup plus structurels, dont l’incapacité de l’Europe à trouver une solution crédible à la crise de la dette, l’affaiblissement de la croissance économique, le risque de baisse des marges (à cela, s’ajoutent quelques indicateurs techniques moins favorables). Lire la suite

SG aime bien GS

Société Générale a publié une étude sur la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, dont elle recommande d’acheter les titres, avec un objectif de cours de 190 dollars (objectif à 12 mois).

L’argumentaire d’investissement vaut le détour (traduction libre):

« Goldman Sachs a été l’un des principaux bénéficiaires de la dislocation du marché causée par la crise financière et en sort avec des positions de marché renforcées dans la plupart de ses métiers. Si une normalisation de l’environnement risque de menacer les positions de la banque dans les produits de taux (fixed income), Goldman est bien positionné pour faire mieux que la concurrence grâce à la fois à sa franchise de premier plan dans la banque d’affaires et l’effet de levier qu’il peut retirer dans les métiers liés aux actions à travers une plus grande prise de risque. »

SG estime que la banque américaine peut dégager une rentabilité des fonds propres proche de 15% jusqu’en 2012.La banque a également publié une étude sur Morgan Stanley (Conserver, objectif de 32 dollars).