Des portefeuilles plus défensifs… mais l’optimisme est toujours là

La semaine écoulée a permis aux marchés de reprendre une orientation un peu plus positive après une vague de flottement. Pour les experts de JPMorgan, le message est clair: les gérants de portefeuilles ont préféré couvrir leurs positions offensives, conservant une vue toujours favorable sur les classes d’actifs dites risquées (actions, crédit).

Les sujets d’inquiétude sont toujours les mêmes: incertitudes sur la croissance américaine, la résurgence des débats fiscaux avant la fin 2012, les tensions au Moyen-Orient, le manque de visibilité sur l’économie chinoise, et bien sûr, l’Europe. Continue reading

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Performance hebdomadaire au 30 mars 2012

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Goldman Sachs anticipe une hausse des taux longs aux Etats-Unis et en Europe

La banque américaine voit le rendement du 10 ans US à 2,50%-2,57% au cours du second semestre 2012 et le rendement du Bund 10 ans à 2,00-2,25% au cours de la même période. Au sein de la zone euro, Goldman recommande d’être short sur l’Espagne et long sur l’Italie, au moins jusqu’à ce que le marché ait plus de visibilité sur la trajectoire budgétaire espagnole. Continue reading

Le marché obligataire n’a pas connu le désastre craint-JPM

Au cours du premier trimestre 2012, les pays de la zone euro ont émis 226 milliards d’euros de dette, sans aucun incident, observe JPMorgan. Les plus gros émetteurs (France, Allemagne, Italie, Espagne et Pays-Bas) ont tous eu accès au marché, même si au cours du mois de mars, beaucoup se sont inquiétés de la situation économique espagnole. Continue reading

Citi relève ses prévisions de croissance à nouveau

Les économistes de Citi ont relevé une nouvelle fois leurs prévisions de croissance de l’économie. Ils anticipent une progression de 2,5% du PIB en 2012 (contre 2,4% un mois plus tôt), puis de 3% en 2013 et 3,5% en 2014. Continue reading

Un rallye sans euphorie, d’après la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

Est-ce réellement une surprise? Le rallye boursier depuis les points bas d’octobre 2011, loupé par un nombre significatif d’investisseurs, ne s’est pas produit sur fond d’enthousiasme généralisé. C’est ce que révèle la dernière enquête de Merrill Lynch auprès des gérants de portefeuilles. Continue reading

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Performance hebdomadaire au 16 mars 2012

Que penser de la hausse des taux longs US

Spectaculaire! Depuis le début de la semaine, le rendement des bons du Trésor à 10 ans a pris près de 30 points de base. Un sursaut provoqué par les commentaires un peu plus positifs de la Fed sur la situation de l’économie américaine. Continue reading

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Performance hebdomadaire au 24 février 2012

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Performance hebdomadaire au 17 février 2012

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Performance hebdomadaire au 10 février 2012

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Performance hebdomadaire au 3 février 2012

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Performance hebdomadaire au 27 janvier 2012

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Les « experts » contrariés (encore une fois) par la BCE

Décidément, la Banque centrale européenne n’en fait qu’à sa tête et contrarie les pronostics de bien des experts. L’an dernier, l’institution monétaire décevait les espoirs des investisseurs en refusant de racheter massivement la dette des Etats de la zone euro (déprimant des marchés déjà assommés par des perspectives de croissance bien moroses). Continue reading

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Performance hebdomadaire au 20 janvier 2012

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Changement de ton du côté des gérants professionnels ?

Le sentiment des investisseurs professionnels semble s’améliorer quelque peu à en croire la dernière enquête réalisée par Bank of America Merrill Lynch. Les gérants adoptent une vue un peu plus positive sur l’économie et anticipent une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif, justifiant l’augmentation de leur exposition aux actifs risqués.  Continue reading

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Performance hebdomadaire au 13 janvier 2012

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La Norvège, seul pays à mériter le fameux triple A – CMA

CMA a publié son rapport sur le risque souverain au 4è trimestre 2011, rapport qui comprend une hiérarchie des titres de dette souveraine, ainsi que la note de crédit implicite que le marché attribue aux Etats émetteurs, en fonction du risque perçu par les investisseurs. Surprise: la Grèce reste l’émetteur le plus risqué. Ce qui est plus intéressant, c’est lorsqu’on regarde du côté des signatures les plus sûres… Continue reading

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Performance hebdomadaire au 6 janvier 2012

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Le bilan de 2011 en une image

Bonne année 2012 à tous mes lecteurs… Pour ce 2è papier de l’année, je vais faire un rapide récapitulatif de 2011. Pas grand chose à dire si ce n’est que ce fut une année maudite pour les stock pickers et que ceux qui ont cherché à anticiper le marché ont sans doute perdu beaucoup d’argent… Continue reading

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Performance hebdomadaire (16 Décembre 2011)

Prudence et perte de repères – Amundi

La finance mondiale, bouleversée par des changements structurels lourds, est à la recherche de nouveaux repères. Pour les responsables de la gestion chez Amundi, cette situation obligera en 2012, comme cette année, à construire des portefeuilles prudents.  Continue reading

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Performance hebdomadaire (2 Décembre 2011)

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2012: Bank of America Merrill Lynch nous dit tout en une slide

Voici une vue globale des 3 scénarios envisagés par les experts de Bank of America Merrill Lynch et leur impact sur toutes les classes d’actifs… Difficile de faire plus synthétique!  Continue reading

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Performance hebdomadaire (25 Nov 2011)

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Le marché à MERkozy: les Eurobonds avant tout!

Un n-ième compte-à-rebours est lancé, mais il n’empêchera pas un regain de volatilité des Bourses. Il serait temps qu’Angela Merkel prenne des cours d’anglais ou que ses conseillers lui passent les notes de brokers lui demandant instamment d’agir dans l’intérêt général. Le couple MERkozy pourrait par exemple s’inspirer de cette note de l’économiste de Cheuvreux (filiale du Crédit Agricole, que l’on peut difficilement taxer de vouloir torpiller l’euro):

« If the end-game chosen by European leaders is to keep the Eurozone together, then this end-game is the introduction of eurobonds, sooner or later: this is the message conveyed yesterday by the market reaction to the German Bund auction. Continue reading

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Performance hebdomadaire (18 Nov 2011)

Stratégie 2012 de Pictet: crédit, or, volatilité, et politique

Zerohedge a publié la stratégie d’investissement 2012 de Pictet, la comparant au « grand tout » permettant de comprendre l’univers financier actuel… A raison sans doute… Selon son stratégiste Christophe Donay, 2012 ressemblera beaucoup à 2011 (même sentiment chez UBS). Tout sera politique. Et le degré de corrélation entre classes d’actifs restera sans doute élevé. Dans ce contexte, la stratégie d’investissement de la banque suisse est construite autour de 3 classes d’actifs considérées comme défensives: l’or, le crédit et les actions peu volatiles.  Continue reading

Les gérants pessimistes, selon la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

La dernière enquête « mondiale » de Bank of America-Merrill Lynch montre que les gérants actifs sont toujours très « bearish »: nombreux sont ceux qui attendent une correction violente des Bourses avant la fin de l’année, provoquée par un choc externe (cf graphique plus bas). Les gérants sont donc très défensifs et seule une remontée des prévisions de croissance économique dans le monde les fera modifier leur allocation. La majorité des gérants anticipe un récession en Europe, les craintes de déflation refont leur apparition, conduisant de nombreux gérants à anticiper une baisse des taux courts au cours des 12 prochains mois. Un défaut de la Grèce (38% des personnes sondées) est prévu d’ici le 1er trimestre 2012. 36% anticipent une nouvelle dégradation de la note des Etats-Unis. En termes d’allocation des portefeuilles,

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Les leçons de Warren Buffett

Quand tout le monde doute, Warren Buffett investit. Le troisième trimestre 2011 a confirmé ce que l’on avait commencé à observer cet été. « Avoir peur quand tout le monde est avide; être avide quand tout le monde à peur ». Cet aphorisme tiré d’un des enseignements de Benjamin Graham a été appliqué à la lettre. Buffett est-il en train d’anticiper un changement de paradigme ? Depuis l’éclatement de la bulle Internet, ses investissements en actions n’ont cessé d’augmenter… Et le coeur de son portefeuille actions est exposé aux grandes capitalisations boursières américaines… (certes, il y a la poche « obligataire », mais celle-ci est minoritaire). Sans tirer de conclusions hâtives, on peut déjà s’inspirer de la manière dont son argent est géré aujourd’hui. Continue reading

Crise de la dette: l’Italie fait les gros titres, mais la France va bientôt suivre

Illustration des spreads entre le 10 ans italien et français et le Bund allemand (source: Bank of America Merrill Lynch)…

Bien sûr, l’ampleur des écarts de taux (spreads) n’est pas la même, mais le problème, c’est la tendance. Continue reading

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Weekly performance (4 Nov 2011)

Marche arrière toute: moins d’une semaine après un accord sur le sauvetage de la Grèce (qui avait laissé de nombreux observateurs indécis), les marchés financiers ont retrouvé leur lot de stress provoqué par la situation toujours incertaine de la zone euro. Cette-fois, l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro a été clairement évoquée après la décision surprise, lundi soir, du premier ministre grec d’appeler à un référendum en janvier 2012 sur une question alors inconnue. La tragédie grecque, après avoir occupé une partie d’un G20 qui devait traiter des questions de croissance économique mondiale et de l’évolution du système financier international, a tourné court. Mais c’est l’Italie, deuxième économie la plus endettée de la zone, qui a pris le relais, acceptant finalement de passer sous les fourches caudines des « experts » du FMI. Au final, le G20 de Cannes, dont on attendait beaucoup, n’a servi à rien. La porte ouverte à une nouvelle phase de volatilité sur les marchés a sans aucun doute été ouverte.

Cette situation s’est traduite mécaniquement par une chute des Bourses mondiales (les marchés émergents ayant toutefois mieux) et des rendements obligataires, une pression sur les matières premières et une légère remontée de l’or. L’euro a cédé 2.5% face au dollar.

Au sein des actions américaines, en dehors de l’envolée de Groupon pour son premier jour de cotation vendredi (+37%), l’indice S&P 500 a terminé la semaine sur un repli de 2.5%, entraîné par les valeurs financières – Jefferies a plongé de 18% sur des craintes de difficultés financières après la faillite du courtier MF Global. Les grandes banques américaines comme Bank of America, JPMorgan ont perdu respectivement 12% et 7%. Le secteur de la consommation a été pénalisé par le plongeon de 24% d’Abercrombie & Fitch, dont les ventes européennes sont mal orientées. La réunion de la Fed (2 novembre) a ouvert la porte à de nouvelles interventions pour soutenir l’économie, où les créations d’emplois sont toujours peu dynamiques.

En Europe, les valeurs bancaires ont été lourdement affectées: Lloyds Banking Group -19%, Société Générale -23% BNP Paribas -15%, pesant sur l’indice Stoxx 600 (-3.7%). L’annonce « surprise » d’une baisse de 25 points de base du taux directeur de la BCE, jeudi 3, a provoqué un bref sursaut des marchés, sans suites. Il faut dire qu’une des motivations de la banque centrale européenne et de son nouveau patron, Mario Draghi, est l’anticipation d’une récession « modérée » d’ici la fin de l’année. Certains gérants estiment même que la récession sera au programme de 2012 en Europe.

En Asie, l’indice MSCI Asia Pacific a lui aussi cédé 3.6%, entraîné par les valeurs minières – BHP Billiton a cédé près de 2%, tandis que certaines valeurs bancaires australiennes ont cédé du terrain après l’annonce d’une baisse des taux et d’une révision en baisse des perspectives de croissance du pays.

A noter le mouvement à contresens des actions émergentes (MSCI Emerging Markets +1.6%). Ces marchés ont attiré d’importants flux de capitaux récemment (3.5 milliards de dollars selon Citi), ce qui s’explique notamment par la sous-évaluation des Bourses émergentes par rapport aux Bourses développées et par une situation économique moins dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (même si les difficultés de ces derniers pèsent sur la croissance des économies émergentes).

 

Le haut rendement plus fort que les actions

Indiscutable graphique illustrant la performance des actions mondiales et des titres de crédit à haut rendement des entreprises.

« Le high yield est peut-être l’une des plus belles classes d’actifs dans un environnement de marché compliqué »

Cette citation est d’Etienne Gorgeon, patron de la gestion taux et crédit d’Edmond de Rothschild Investment Managers. Dans un environnement de marché volatil et complexe, marqué par une croissance économique durablement atone dans les pays développés, le plus important pour les investisseurs est la protection du capital et la recherche d’un rendement raisonnable. Continue reading

Mois d’octobre record pour les actions

Un mois d’octobre record, du jamais vu depuis de nombreuses années, si l’on en croit de nombreux articles de presse ce matin. Aux Etats-Unis, le Dow Jones Industrial Average affiche un gain de 9.5%, sa plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2002, souligne le Wall Street Journal. L’indice S&P 500 a gagné 11%, soit sa meilleure performance depuis 1991. Bloomberg nous explique que les actions ont battu les autres grandes classes d’actifs – obligations, matières premières, dollar. L’indice MSCI All-Country World Index a bondi de 11%, ajoutant 4.500 milliards de dollars de capitalisation boursière.  En Europe, l’indice Stoxx 600 en euro a progressé de 7.8% à 243.86 points. Le CAC 40 a gagné 8.7%. L’indice MSCI Asia Pacific affiche une hausse de 7.6% sur le mois.

Bien sûr, il est difficile de considérer une telle performance au regard de l’ensemble de l’année 2011, où les actions enregistrent encore de lourdes pertes, en particulier en Europe. La difficulté des Européens à résoudre de manière coordonnée les problèmes de dette, à travers un processus lisible et compréhensible (pas comme la décision de la Grèce hier soir) s’est traduite par un regain de volatilité qui profite avant tout aux investisseurs ayant un horizon d’investissement très court. Cette situation, si elle persiste, pourrait sans doute casser la dynamique du rebond débuté en octobre au moment où les investisseurs s’interrogent sur la dynamique de croissance de l’économie mondiale (du mieux aux Etats-Unis, du moins bon en Europe et un point d’interrogation en Asie).

C’est dans ce contexte que s’ouvre un G20 où les Européens vont d’abord devoir expliquer à leurs partenaires pourquoi la Grèce décide d’ouvrir une nouvelle boîte de Pandore, alors que les détails du plan de sauvetage décidé la semaine dernière ne sont pas tous connus… Encore une fois, la macro-économie et la psychologie vont prendre le dessus sur les considérations plus micro-économiques. Regarder la valorisation des actions ne servira à rien, tant que les politiques n’offriront pas une vision de long terme consistante et raisonnable sur laquelle les investisseurs de long terme pourront prendre appui.

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Weekly performance (28 Oct 2011)

Deux bonnes nouvelles sur la semaine auront permis aux marchés financiers d’enregistrer un mois d’octobre record. L’annonce en l’espace de quelques jours d’un accord des gouvernements de la zone euro sur un nouveau sauvetage de la Grèce et des chiffres de croissance moins mauvais que prévu aux Etats-Unis ont suffi pour pousser les investisseurs vers les actifs risqués. Le S&P 500 a bondi de 3.8%, le Stoxx 600 de 4.2% et le MSCI Asia Pacific de 7.5%.

En Europe, les valeurs bancaires ont mené la hausse (+9.1% pour le Stoxx 600 Bank Index). Crédit Agricole a bondi de 27%, Deutsche Bank de 19%, Barclays de 11%. Les valeurs minières ont également été recherchées profitant de statistiques d’exportation encourageantes au Japon. Kazakhmys a bondi de 19%, SSAB (aciériste suédois) de 28%.

Aux Etats-Unis, l’annonce d’un rythme de croissance le plus rapide depuis un an a boosté les valeurs cycliques – des titres comme GoodyearIngersoll-Rand ou Caterpillar ont gagné respectivement 14%, 16% et 11%. Boeing a progressé de 5.5%. Dans le secteur de la technologie, AMD et Akamai ont avancé de 26% et 19%. Avec de tels rebonds, la Bourse américaine affiche son plus fort rebond mensuel depuis… 1974.

En Asie, Esprit Holdings s’est envolé de 19%, tandis que Mitsubishi a gagné 12%. Dans le transport ferroviaire, des titres comme CSR ou China Railway Group ont pris 59% et 44% respectivement. Les valeurs financières ont également été à la fête – ICBC, plus grande banque chinoise en matière de prêts, a bondi de 21%.

L’enthousiasme du marché à l’égard de l’accord obtenu au sommet de Bruxelles (texte de l’accord ici) sera-t-il durable ? L’impression d’ensemble qui est ressortie de l’accord est que les Européens ont cherché à gagner du temps. Les investisseurs seront-ils de cet avis ? Pas sûr, si l’on lit ces articles publiés par Bloomberg ou le WSJ.

Pour que la hausse des marchés puisse tenir, au moment où la croissance économique en zone euro donne des signes d’affaiblissement, il faudrait que les Européens donnent des signaux clairs qu’ils sont tous engagés dans un projet commun. Les grandes lignes du plan sont connues vont dans le bon sens. Il reste maintenant à en dévoiler les détails, ce qui passera certainement par de nouvelles annonces (en espérant qu’elles ne seront pas dissonantes comme cela a été souvent le cas dans le passé).

 

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Weekly Performance (21 Oct 2011)

  • S&P 500 +1.1% 1,238.25
  • Stoxx 600  +0.2% 238.93
  • MSCI Asia Pacific -0.7% 115.97 ($)
  • EUR-USD +0.1% 1.390 $
  • 2Y US 0.267%
  • 10Y US 2.219% -3ppt
  • 30Y US 3.264% +3ppt
  • 10Y Bund 2.106% -9ppt
  • Gold -2.4% 1,642$/once
  • RJ/CRB Commodity -1.9% 311.08

L’indécision des dirigeants politiques européens et le ralentissement de la croissance en Chine ont provoqué des évolutions divergentes des grandes places boursières dans le monde. Le Stoxx 600 n’a progressé que de 0.2%, tandis que l’indice MSCI Asia Pacific a cédé 0.7%. La Bourse de Hong Kong a reculé de 2.6% sur la semaine, la Chine ayant affiché son rythme de croissance économique le plus faible depuis 2009 (+9.1%). En Europe, les titres de nombreuses valeurs cycliques ont été chahutées en pleine démarrage de la saison des publications de résultats. Safran a plongé de 13% après la publication de ses ventes du 3è trimestre. Aixtron, Alcatel-Lucent ont perdu respectivement 16% et 11% après des dégradations de brokers. A l’opposé SGL Carbon a bondi de 19% sur les rumeurs de montée au capital de BMW et Volkswagen. Lundin Petroleum a pris 14% après le relèvement par Statoil de l’estimation des réserves d’un champ découvert en mer du Nord. G4S a chuté de 14% en indiquant son intention de racheter ISS pour 5.2 milliards de livres sterling.

Dans cet environnement plutôt incertain, la  Bourse américaine s’est distinguée, malgré une plus grande prudence de la Fed (Beige Book) et des consommateurs sur l’évolution future de l’économie. L’indice S&P 500 a gagné 1.1%, boosté par la spéculation d’une résolution de la crise européenne, même si de nombreux observateurs et plusieurs dirigeants européens (allemands notamment) ont tenté de tempérer tout excès d’enthousiasme. Les banques américaines Bank of America et Goldman Sachs ont progressé de plus de 4% malgré l’annonce de résultats peu encourageants. Morgan Stanley a battu le consensus et a vu son titre bondir de 12%. Dans le secteur de l’énergie, El Paso Corp a bondi de 28% après l’annonce de son rachat par son compatriote Kinder Morgan. McDonald’s a fait mieux que prévu avec une hausse de 8.6% de ses résultats trimestriels, boostant son cours de Bourse de 2.7%.

Ce que les investisseurs achètent lorsqu’ils sont moins averses au risque

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on vit une période de grande fébrilité des investisseurs, qui se traduit par une alternance de phase de forte hausse puis de forte baisse de l’aversion au risque – que les anglosaxons qualifient de « RORO » (« Risk On Risk Off »). Avec la dernière phase de hausse des marchés, les investisseurs ont privilégié 3 classes d’actifs : le haut rendement (« high yield »), les actions émergents et la dette émergente. La part de cash dans les portefeuilles des gérants reste élevée. La prudence règne donc malgré tout, comme l’a montré la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch auprès des investisseurs.

Concernant le sommet européen, les stratégistes de Merrill Lynch résument bien les attentes du marché, ce qui sera bien perçu et ce qui pourrait provoquer une rechute des indices boursiers:

« Bull & Bear European Headlines
Bullish headlines would be: >1 trillion Euros for EFSF; >100 billion Euros for bank recapitalization; >50% haircut for private holders of Greek debt; buy-in from Sovereign Wealth Funds. Bearish headlines: <1 trillion Euros for the EFSF; <100 billion Euros for bank recapitalization; <50% haircut for private holders of Greek debt; no global buy-in from SWFs. Lower Italian bond yields (-100bps on 5y) & higher European bank credit prices (EB00 Index > 220) needed to cause sustained “risk-on”.
US Driver = Macro
“If next GDP revision is up, go long stocks, if next GDP revision is down, go short stocks”; US GDP revisions and US bond yields have been correlated this year and both edging higher. »