Revue des marchés

Weekly Performance (14 Oct 2011)

Principaux événements
Les marchés ont connu une semaine de rebond, alimenté par un regain de spéculation sur la résolution de la crise de la dette en zone euro et la publication de statistiques américaines encourageantes sur les ventes au détail au mois de septembre (+1,1%). Le S&P 500 s’est rapproché du plus haut atteint avant la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis, le 5 août dernier.
Malgré un rebond plus significatif sur la semaine, les actions européennes perdent toujours 18% par rapport au plus haut du 17 février, plombées par les incertitudes liées à un probable défaut de la Grèce. Les séances en Europe ont été mouvementées entre le démantèlement de la banque franco-belge Dexia; la nouvelle la plus importante a été l’accord entre Merkel et Sarkozy (ou « Merkozy ») sur une vision « commune » pour résoudre la crise de la dette. Cette perspective a en tout cas profité à l’euro, qui a continué son mouvement de hausse face au dollar.
L’indice MSCI Asie-Pacifique a affiché l’un des rebonds les plus significatifs, aidé par les nouvelles en provenance d’Europe et des Etats-Unis et par l’annonce que l’Etat chinois était en train d’acheter des actions des principales banques du pays. Les derniers chiffres de l’inflation en Chine sont restés à un niveau élevé (+6,1%) tandis que la croissance du crédit a sensiblement ralentit.
Les investisseurs sont donc revenus en mode « risk-on », comme le montre l’évolution des indices de volatilité. ce qui a profité non seulement aux actions, mais également aux matières premières. Le baril de pétrole a retrouvé un plus haut de 3 semaines (86.80$ pour le WTI coté à New-York; 114.68$ pour le Brent coté à Londres). Depuis le début du mois, le pétrole affiche la plus meilleure performance au sein des matières premières, devançant les produits agricoles (« softs » et « grains »), les métaux industriels et les métaux précieux.
La baisse de l’aversion au risque s’est également traduite par une remontée des rendements des obligations: +22 points pour le 30 ans US, +17 points pour le 10 ans. Derrière cette hausse, l’espoir d’une résolution plus rapide de la crise de la dette et des statistiques américaines supérieures aux attentes (ventes de détail, emploi). La publication des minutes de la Fed, le 12 octobre, a par ailleurs montré d’intenses débats au sein du comité de politique monétaire pour soutenir l’économie américaine.
Principales questions
Une question domine: cette hausse est-elle durable ? Le marché est-t-il vraiment engagé dans un rally haussier depuis le point bas du 4 octobre comme le soulignent certains observateurs ? Le rebond prend des proportions impressionnantes, sans qu’aucune véritable nouvelle fondamentale ne soit apparue (en dehors de quelques statistiques un peu plus encourageantes et des premières publications de résultats trimestriels aux Etats-Unis). Ceci devrait inciter à une certaine prudence. Si les packages d’aide à la Grèce, les moyens et modalités d’intervention du FESF sont jugés incomplets, ou si telle ou telle statistique montre de nouveau un affaiblissement de la croissance économique et relance le débat sur le risque de retour en récession dans les pays développés, les marchés pourraient corriger de plus belle.
La saison des publications des résultats du 3è trimestre vient tout juste de commencer. Aux Etats-Unis, sur les 37 sociétés du S&P 500 ayant publié leurs résultats, 70% ont dépassé les attentes du marché, selon ThomsonReuters. Au cours de la prochaine semaine, 96 sociétés publieront leurs comptes du 3è trimestre, parmi lesquelles Southwest AirlinesTextronHalliburtonCitigroupBank of AmericaAppleYahoo!Coca-Cola,MicrosoftGeneral ElectricMcDonaldsAT&TAutonationHarley-DavidsonMorgan StanleyGoldman Sachs ou Noble Corp. En l’état, le consensus du marché prévoit une hausse de 12,4% des bénéfices au 3è trimestre (les analystes tablaient sur une hausse de 17% sur ce trimestre au 1er juillet-le principal facteur de la baisse ayant joué dans le secteur bancaire). Au cours actuel, l’indice S&P 500 se traite sur la base d’un multiple de bénéfice de 11,3x (12 months forward), ce qui ne traduit pas de surévaluation ni de sous-évaluation du marché actions américain.

Revue des marchés

  • S&P 500 +1.2% 1,155.46 (perf hebdo)
  • Stoxx 600 +2.6% 231.99
  • MSCI Asia Pacific -0.2% 112.95
  • €/$ +0.1% $1.3433
  • 2Y 0.29%
  • 10Y +9bp 2.08%
  • 30Y 2.69%

Principaux événements

Les marchés se sont offerts une semaine de reprise, soutenus par l’annonce de nouvelles mesures de la part de la Banque d’Angleterre et de la BCE et malgré de nouvelles dégradations de l’Italie et de l’Espagne. La première a relevé le plafond d’achat d’obligations de 200 à 275 milliards de livres sterling. La BCE n’a pas bougé ses taux (attendu) mais a annoncé un programme de rachat de covered bonds ainsi que la réintroduction de prêts à un an à l’attention des banques. Les discussions entre la France et l’Allemagne sur un plan de recapitalisation des banques européennes ont bien avancé durant le week-end. Continue reading

Un monde sans croissance, aux mains des politiques…

La situation de l’économie mondiale n’est pas vraiment réjouissante lorsqu’on écoute l’analyse qu’en fait Andreas Hoefert, économiste en chef d’UBS Wealth Management. Mais elle a au moins le mérite de bien cerner les problèmes et défis que les dirigeants politiques vont devoir affronter dans les prochaines années.

En gros, le monde est coupé en deux. La moitié « développée » de l’économie mondiale est en quasi-récession. Elle doit gérer un long processus de désendettement qui a démarré avec la crise de 2007 et devrait durer au moins jusqu’en 2015.

L’économie américaine est enfermée dans une trappe à liquidités et devrait connaître une croissance molle pendant de nombreuses années – un scénario du « new normal » confirmé dans le dernier commentaire macro de PIMCO. Les efforts désespérés de la Fed pour réamorcer la pompe sont inefficaces. Les plans de relance se succèdent mais ne permettent pas à l’économie de retrouver une trajectoire de croissance plus rapide (1% au premier semestre). Dans ce contexte, la probabilité de récession est aujourd’hui remontée vers 30-40%. Cette situation perdurera tant que les ménages américains n’auront pas assaini leur bilan et que les banques n’auront pas retrouvé des marges de manoeuvre financières. De ce point de vue, ce qui se passe en Europe est autant préoccupant pour les banques européennes qu’américaines, ce qui explique que la situation européenne est suivie de très près outre-Atlantique.

En Europe, la perspective d’un défaut grec se confirme jour après jour (Hoefert l’appréhende d’ici mars 2012). Une dépréciation de l’ordre de 65%-75% des titres de dette grecque est à envisager. La question est de savoir si l’onde de choc de ce défaut sera maîtrisé (pas de contagion aux dettes espagnole, italienne, voire française ou belge). La seule solution crédible pour l’heure est que la BCE continue d’acheter des titres d’emprunt d’Etat pour maintenir les taux bas et éviter un effet boule de neige sur la dette.

Le problème est que la répartition de la dette grecque est une source de problème: une grande partie réside dans les bilans des banques grecques, qui devront être recapitalisées en cas de défaut; l’autre partie est détenue par des intervenants de court terme qui pourraient être pris de panique. Enfin, l’exposition des CDS à la Grèce et autres pays souverains à risque est peu connue et pourrait être un mécanisme de propagation d’une crise systémique plus large si la crise est mal gérée par les politiques. Car c’est bien eux qui tiennent la clef du problème et il n’est pas sûr qu’ils agissent en ayant bien conscience de leur rôle.

Pour A. Hoefert, le plan allemand et l’annonce d’une nécessaire recapitalisation de 200 milliards d’euros (selon le FMI) des banques européennes pourraient redonner un peu d’espoir. Encore faut-il que Mme Merkel dispose de soutiens politiques dans son pays.

Une dislocation de la zone euro ne semble pas envisageable. En revanche, une plus grande coordination des politiques fiscales est plus que nécessaire.

Reste l’autre moitié de l’économie mondiale. Les pays dits « émergents » ont une situation financière saine et sont en train de régler leurs problèmes d’inflation. L’inconnue porte sur la capacité à gérer la transition d’un modèle de développement à un autre (cas de la Chine, que cette dernière est en train de gérer en annonçant une convertibilité plus flexible du yuan d’ici 2015).

Bref, si le temps des marchés n’est pas celui de la politique, les gouvernants ont aujourd’hui une sérieuse responsabilité dans la gestion de la crise actuelle.

En termes d’allocation, UBS WM est sous-exposé aux dettes souveraines (US, Europe), aux devises telles que le dollar US, l’euro, le franc suisse (encore surévalué à 1,20 quand son prix d’équilibre est plutôt à 1,40).

L’allocation est prudente donc exposée au crédit d’entreprise, au crédit à haut rendement, aux actions non cycliques, à l’or et aux devises comme le dollar canadien, les devises scandinaves, et de certaines devises du sud-est asiatique.

Allocation d’actifs: SG réduit fortement la part des actions

La dernière allocation d’actifs de la Société Générale fait la part belle aux actifs en dollars, aux obligations (crédit notamment) et au cash. Victime collatérale: les actions, et dans une moindre mesure, les matières premières et la gestion alternative.

Continue reading

Incohérences

Le marché joue à se faire peur. Pour les experts de Lazard Frères Gestion, le mouvement de panique et de stress observé depuis le mois de juillet sur les marchés financiers est fondé sur des scénarios qui ont encore une faible probabilité de se réaliser. Les boursiers jouraient à qui mieux-mieux l’éclatement de la zone euro ou la rechute en récession de l’économie mondiale. Continue reading

Et si la France perdait son AAA ?

Le marché semble avoir du mal à se faire une idée précise du cas français. La preuve, hier. Alors que la Bourse plongeait et que les spreads s’écartaient, les taux longs restaient bas… Une chose semble acquise: si les marchés se mettent à spéculer contre la France, il faudra plus que des bonnes paroles pour les rassurer. Et une perte du triple-A aurait des conséquences très fâcheuses pour la zone euro. Continue reading

Bill Gross donne la fessée à Tim Geithner

Pendant que Tim Geithner pousse des cris d’orfraie sur les networks américains, accusant S&P d’une « terrible » erreur après sa décision de « dégrader » les Etats-Unis, Bill Gross, patron de PIMCO et l’un des plus importants investisseurs obligataires au monde, salue cette nouvelle. Continue reading

Dégradation des Etats-Unis: les conséquences selon SG

Les stratégistes de SG ont publié dans la nuit de dimanche à lundi une note sur les conséquences prévisibles de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis. En voici les principales conclusions. Continue reading

La capitulation a commencé… et ce n’est pas fini

J’en parlais hier, mais depuis quelques jours, des observateurs attendent une capitulation du marché, c’est-à-dire le moment où plus personne ne croit au rebond et de nombreux investisseurs abandonnent. Pour les stratégistes et analystes de Bank of America-Merrill Lynch, la capitulation a bien commencé, mais elle n’est pas terminée. La séance d’aujourd’hui semble conforter ce point de vue. Voici leurs principales conclusions, à travers l’analyse des flux de fonds. Continue reading

La volatilité comme outil de couverture dans les marchés baissiers

Un autre document intéressant publié par Merrill Lynch sur les performances des classes d’actifs en période de krach. Conclusion: la volatilité, le dollar canadien et les obligations américaines offrent une relative protection. L’or n’est pas pris en compte, bizarrement. Continue reading

Dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants de fonds

Manque de visibilité macro-économique, les investisseurs restent prudents et averses au risque. Pourtant, l’enquête montre que le point de capitulation sur les marchés n’est pas encore atteint, donc qu’il n’est peut-être pas encore le moment d’accroître l’exposition aux actions. En termes d’allocation, l’Europe, les banques et les actifs endettés sont à éviter. En revanche, la croissance, la Chine et les matières premières retrouvent les faveurs des investisseurs. Continue reading

The U.S. is untrained, underinvested and overindebted-PIMCO

Bill Gross, l’un des plus grands gérants obligataires chez PIMCO, a publié sa nouvelle missive, intitulée: « School Daze, School Daze. Good Old Golden Rule Days ».

En résumé, elle dit ceci: les Etats-Unis ont une population insuffisamment qualifiée, ont sous-investi et sont surendettés, et suggère une réorganisation massive de l’éducation nationale dans le pays, ainsi que la réaffectation de centaines de milliers d’étudiants des formations générales vers des formations à vocation plus professionnelle et technique…. Une réflexion qui vaut pour beaucoup d’autres pays dits « développés », comme la France. La suite est à lire ici.

Les actifs risqués toujours prisés… en attendant la fin de QE2 ?

Si l’on fait abstraction du mini flash krach de la semaine dernière, qui a vu un plongeon de 11% de l’indice S&P GSCI qui regroupe 24 matières premières, la tendance haussière des actifs risqués ne semble pas démentie, alimentée par la confirmation d’une reprise économique mondiale (attendue à 4,2% cette année) et par l’afflux de liquidités (merci la Fed). Continue reading

Perspectives économiques et stratégie d’investissement d’UBS WM

Andreas Höfert, économiste en chef chez UBS Wealth Management, a présenté ce matin en conférence de presse les perspectives économiques et la stratégie d’investissement de la banque privée. Un point de vue que je trouve toujours intéressant à entendre (à lire en l’occurence, je n’ai pu me rendre à la conférence). Continue reading

Revue des marchés

Jusqu’ici, les marchés tenaient plutôt bon. Ils n’ont toutefois pas résisté au tremblement de terre japonais, suivi de l’incident nucléaire de la centrale de Fukushima. L’onde de choc a ramené en territoire négatif la performance de plusieurs marchés actions depuis le début de l’année. Il faudra un peu de temps avant de savoir si ce traumatisme pour la 3è économie mondiale a des répercussions sur l’économie mondiale (même si pour l’instant, son impact est relativisé par la plupart des analystes). Continue reading

Les investisseurs attentistes – BAML Fund Manager Survey

Bank of America-Merrill Lynch a publié les résultats de son enquête mensuelle auprès des investisseurs. Elle reflète avant tout les craintes des investisseurs suite à l’augmentation de l’inflation au cours des semaines écoulées. BAML évoque une attitude attentiste plutôt qu’une réelle aversion au risque. Continue reading

Actions émergentes: pas encore le moment d’y revenir

La crise au Moyen-Orient a ralenti les flux de fonds hors des marchés émergents. Selon les stratèges de Bank of America-Merrill Lynch, il n’est toutefois pas encore temps de retourner sur cette classe d’actifs, même si cette dernière commence à présenter une décote relative par rapport aux marchés développés. Continue reading

PIMCO pessimiste pour les obligations US, préfère les émergents

Dans sa dernière lettre, Bill Gross, légendaire gérant de PIMCO, s’inquiète de la dérive des finances publiques américaines et des défis intergénérationnels (transfert du remboursement des dettes croissantes d’aujourd’hui sur les revenus des générations futures) que cette situation engendre. Continue reading

2010 en 9 graphiques

Les journaux, sites d’information, blogs, regorgent de revues de l’année 2010. Plutôt que de se soumettre au même exercice, nous préférons partager avec nos lecteurs ce document de The Economist, qui illustre 2010 en 9 graphiques et résume assez bien ce qui est dans l’esprit des investisseurs avant d’attaquer 2011. Continue reading

Le rally des retardataires

Le blog « Money & Company » du Los Angeles Times a publié hier un papier qui fait une référence indirecte aux pratiques de « window dressing » (habillage de bilan), déjà évoquées ici. Selon des traders cités par le journal, les deux semaines de hausse observées aux Etats-Unis seraient dues à des « achats de dernière minute », un peu comme pour les fêtes de fin d’année. Continue reading

L’effet QE

Bloomberg a publié hier une histoire intéressante sur l’effet du quantitative easing sur le marché actions (sujet déjà évoqué ici). Selon ses données, l’agence « la plus grande part de la hausse des actions ces deux dernières années s’est produite lorsque la Fed a annoncé des injections massives de liquidités dans le système financier pour acheter des bons du Trésor ». Continue reading

PIMCO relève sa prévision de croissance pour l’économie américaine

Bloomberg rapporte que PIMCO, le plus gros gérant obligataire au monde, a relevé sa prévision de croissance pour l’économie américaine de 2-2,5% à 3-3,5% pour le quatrième trimestre de l’année 2011, en raison des mesures de soutien à l’économie en cours de vote au Congrès. Continue reading

Cacophonie et tactique

Yves Bonzon, directeur des investissements (CIO) de la banque privée suisse Pictet & Cie, est l’un des professionnels de la Bourse qui mérite la plus grande attention, pour comprendre ce qui se passe sur les marchés financiers aujourd’hui. Malheureusement, il veut réserver ses commentaires à la presse, et m’a fait savoir qu’il ne souhaitait pas divulguer ses commentaires à l’ensemble du marché. En conséquence, j’ai retiré l’ensemble des éléments qui donnaient une vision complète de ses analyses (son+slides). Je reprendrai néanmoins l’enregistrement de la conférence, et en extrairai les passages les plus pertinents (certains passages sont été évoqués ici et ). Visiblement, M. Bonzon est en phase avec le marché, beaucoup moins avec les nouveaux médias. Dommage.

Un message pour Angie

La crise de la dette de la zone euro est loin d’être réglée. Ce qui manque aux Européens, c’est un mécanisme qui permette de faire disparaître la spéculation et les attaques qui font grimper les taux d’emprunts demandés par les marchés à certains Etats de la zone euro (ceux qui dépendent fortement de la demande internationale). Continue reading

Deuxième crise majeure pour l’Union européenne

La crise des monnaies au début des années 1990 avait donné naissance à l’euro. La crise actuelle permettra-t-elle la mise en place d’une union budgétaire et d’une politique budgétaire unique ? Derrière les crises successives de la dette grecque, puis irlandaise, c’est l’absence de solidarité au sein de l’Union européenne que les marchés attaquent (comme évoqué dernièrement par l’un des stratèges de JPMorgan). Continue reading

UBS augmente l’allocation en actions pour débuter 2011

UBS a renforcé de 1 point de pourcentage le poids des actions dans son portefeuille modèle pour commencer l’année 2011 (cf tableau). La part des actions est portée de 47% à 48% (benchmark à 45%), tandis que le poids de l’énergie est ramené de 1,5% à 1%, portant les matières premières de 7% à 6,5%. La part de cash est réduite de 0,5 point à 0,25%. Continue reading

Obligations: vers une nouvelle échelle des risques

La crise financière, suivie par la crise de la dette publique dans la zone euro, ont bouleversé l’échelle des risques des investisseurs. La hiérarchie traditionnelle entre risque souverain (considéré comme fondement du taux sans risque car actif le plus sûr), risque de crédit et high yield a volé en éclat avec la quasi faillite de la Grèce, puis plus récemment de l’Irlande. Continue reading

GMO actualise ses prévisions à 7 ans

Le gestionnaire d’actifs GMO, l’un des rares à avoir annoncé publiquement au creux du marché de 2009 qu’il était temps d’acheter des actions, est aujourd’hui beaucoup plus prudent dans ses prévisions à 7 ans sur les perspectives de rentabilité des différentes classes d’actifs. Les meilleures opportunités de placement seraient aujourd’hui dans les actions internationales, les actions émergentes et… le bois (« timber »). En revanche, les obligations présentent au mieux un rendement quasi nul (0,3% pour les obligations émergentes), mais le plus souvent négatif. Dans sa présentation, GMO rappelle que le rendement historique des actions américaines est de 6,5%. Les fonds de pension et fonds mutuels vont devoir apprendre à vivre une période de rendements plus faibles.

Le document est disponible ici.

Goldilocks

Cette dépêche Bloomberg sur la performance des obligations fait d’étonnants parallèles… L’année 2010 s’annonce comme l’une des meilleures années pour les obligations d’entreprises après 2002, avec un gain estimé à 7,94% cette année contre 8,92% il y a 8 ans, sur la base de l’indice Global Broad Market Index de Bank of America-Merrill Lynch. A titre de comparaison, l’indice S&P 500 n’affiche qu’un gain de 7,73%, dividende inclus. Les obligations vivraient une sorte d’état de grâce, « goldilocks » en anglais (par référence à la fable de boucle d’or). Continue reading