Le pouvoir sans nom… est à la City

C’est d’ailleurs là que Pierre Moscovici s’empressera de se rendre dès lundi, après avoir reconnu vendredi que les 3% de déficit public, ce n’est pas pour maintenant… Vite, vite allons rassurer les marchés, qui savent depuis belle lurette que la France ne tiendra pas ses objectifs de croissance ou de déficit. Lire la suite

Réforme bancaire: tout de suite les gros mots

C’est fait. La (mascarade de) réforme bancaire a été adoptée par l’Assemblée Nationale. Rappelons que dans l’attente des décrets à venir, elle ne concernera en l’état qu’environ 1,5% du PNB des grandes banques françaises. L’intense travail de lobbying de l’industrie bancaire a donc éloigné toute menace systémique. Les risques de même nature pourront donc ressurgir à tout moment. Lire la suite

Réforme bancaire: ce n’est pas la révolution – Deutsche Bank

La réforme bancaire présentée hier par Pierre Moscovici n’a rien de révolutionnaire, et coûtera peu aux banques françaises, selon les estimations de Deutsche Bank. La banque estime que le cantonnement des activités de trading pour compte propre ne représentent que 3% des revenus des BFI des grands établissements cotés. La taille du fonds de garantie (10 milliards d’euros d’ici 2020 (!) contre 2 milliards aujourd’hui) ne constitue pas non plus un obstacle insurmontable au regard de la taille du bilan des principales banques françaises.

Au total, DB pense que la réforme amputera 1% du bénéfice net estimé pour 2013 de BNP Paribas, 2,5% pour Société Générale et 3,5% pour Crédit Agricole. Les dirigeants de banques françaises, qui ont fait un intense lobbying pour vider cette réforme de sa substance, peuvent dormir tranquilles.

« Nous continuons de penser que la réforme bancaire française est plus favorable aux banques que ne le sont le rapport Liikanen ou celui de la commission Vickers. Cela pourrait amener l’Europe à adopter une position moins contraignante, à moins que la France ne soit obligée d’adopter une réglementation plus dure ultérieurement », observent Flora Benhakoun et Jan Wolter, analystes chez Deutsche Bank.