Alcatel-Lucent: Deutsche Bank conseille de jouer le redressement (encore)

Chez Alcatel-Lucent, la thématique du « retournement » est une seconde nature. Cela fait d’ailleurs le bonheur des brokers et des spéculateurs en tous genres. Deutsche Bank leur rend hommage ce matin en publiant une note assortie d’un relèvement de recommandation de « conserver » à « acheter », avec un objectif de cours de 1,8€. Lire la suite

STMicroelectronics: enfin le « re-rating »?

En précisant hier les conditions de sortie de sa JV ST-Ericsson, STMicroelectronics a récolté une réaction plutôt enthousiaste de la Bourse et des analystes financiers. Les quelques détails fournis par le fabricant de semi-conducteurs devraient aider à la revalorisation boursière de son titre en Bourse et permettre une remontée des marges. Lire la suite

Alcatel-Lucent: les 100 premiers jours de Michel Combes

Les 100 premiers jours de Michel Combes, nouveau patron d’Alcatel-Lucent, l’équipementier télécoms mal en point, seront chargés, si l’on en croit les analystes de la banque Morgan Stanley. Bonne nouvelle: le dirigeant aura deux ans pour restructurer l’entreprise (encore deux ans se diront sans doute les salariés). Parmi les chantiers importants: la gestion du besoin en fonds de roulement (meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement et ERP). Mais les décisions les plus importantes concerneront le périmètre d’activité. Lire la suite

Vivendi: le recentrage n’est pas un long fleuve tranquille

Vivendi signe vendredi la plus forte baisse au sein de l’indice SBF120, alors que des rapports de presse annoncent la petite mort du processus de vente de GVT, l’opérateur téléphonique brésilien, après le retrait de l’américain DirecTV. Si le groupe français de médias et de télécoms montre qu’il ne veut pas brader ses actifs et prétend avoir tout son temps, l’échec d’une vente de GVT pourrait compliquer le recentrage sur les activités médias (UMG, Canal+ et ActivisionBlizzard). Lire la suite

Carrefour: Plassat laisse les investisseurs sur leur faim

Les actionnaires de Carrefour vont sans doute devoir attendre 2015-2016 au plus tôt avant de récolter les fruits des décisions prises depuis près d’un an maintenant par Georges Plassat. Autrement dit, le redressement qu’opère le deuxième distributeur mondial sera lent et progressif – un peu comme les présentations du PDG: elles délivrent peu d’informations quantifiées et beaucoup d’éléments qualitatifs, les nouveaux éléments étant distillés de manière très progressive. Lire la suite

Natixis: la fin d’un modèle

Pour tenter de faire oublier un instant la gabegie boursière qu’a été Natixis depuis fin 2006, François Pérol et Laurent Mignon, patrons respectifs de BPCE et de Natixis (depuis 2009) ont choisi de rétrocéder quelques miettes aux actionnaires minoritaires. En opérant un changement radical de modèle, ils espérent une amélioration pérenne de la rentabilité de la banque – recentrée sur 3 métiers – ainsi qu’une revalorisation boursière. Mais celle-ci reste bien incertaine. Lire la suite

Alcatel-Lucent: la ligne de crédit ne résout pas les problèmes de long terme – Exane

L’annonce de l’obtention par Alcatel-Lucent d’une ligne de crédit de 1,6 milliard d’euros a été saluée par le marché, mais elle n’émeut guère Exane BNP Paribas. Les analystes du broker pensent tout simplement que cette ligne de crédit ne résout pas les problèmes de long terme de l’équipementier de télécommunications. Leur argument se résume en deux points: l’année 2013 sera opérationnellement parlant aussi mauvaise qu’en 2012; le plan 2015 et les objectifs financiers que s’est fixé le groupe sont trop ambitieux. Lire la suite

Départ de Vigneron de Thales: un problème de forme plus que de fond

Un éclairage intéressant du départ de Luc Vigneron de la direction de Thales, remplacé par un novice du secteur de la défense – Jean-Bernard Lévy (ex-Vivendi), publié ce matin par Harald Liberge-Dondoux, chez CM-CIC Securities. Pour cet analyste, le départ de Luc Vigneron serait plus un problème de forme que de fond. Lire la suite

« Originate to Distribute »: un changement de modèle qui coûterait cher aux banques françaises

Depuis plusieurs mois, les dirigeants de plusieurs groupes bancaires français défendent mordicus le modèle de la banque universelle. La mise en place de la nouvelle réglementation bancaire, dont l’objectif est de réduire les prises de risque, pousserait les banques et le financement de l’économie vers davantage de désintermédiation, avertissent-ils… Plus de financement de marché, donc plus de risque pour l’économie. Lire la suite

Kepler sur le point de racheter Cheuvreux

Info Les Echos. Kepler devrait être le courtier qui va racheter Cheuvreux. La cession du broker était évoquée depuis plusieurs semaines. Le papier ne mentionne pas la valorisation de Cheuvreux dans cette transaction mais précise que Crédit Agricole verserait une soulte en cash au repreneur… Cheuvreux a en effet perdu près de 54 millions d’euros en 2011 (pour un PNB de près de 120 millions d’euros, en baisse de 7,7% par rapport à 2010-base comptes sociaux). On sait une chose: les restructurations seront lourdes, à n’en pas douter (le journal parle de nombreux doublons compte tenu de l’organisation géographique et des métiers des deux entités). Ce n’est pas une bonne nouvelle. Mais cela peut se comprendre au regard du désintérêt accru des investisseurs institutionnels pour les actions, de la chute des volumes de transactions sur les marchés actions ces dernières années et du très grand nombre d’intervenants dans l’intermédiation actions. Cette opération de consolidation en appellera sans doute d’autres.

STMicroelectronics : dead money

En l’espace de quelques années, STMicroelectronics s’est transformé en spécialiste de la destruction de valeur. Les résultats décevants de STMicroelectronics publiés au titre du quatrième trimestre 2011 devraient fortement inciter les Etats français et italien, principaux actionnaires du fabricant de semi-conducteurs, à se poser de sérieuses questions sur l’intérêt de maintenir en place l’actuelle équipe de direction. Lire la suite

Areva: entendu lors de la réunion de présentation du plan 2016

Le grand chambardement? Lors de la présentation du plan stratégique d’Areva d’ici 2016, Luc Oursel affirme que les seules suppressions de postes en France viendront du non remplacement des départs « naturels ». Cela concerne notamment les fonctions support, soit 8.000 personnes dans le monde, dont 6.000 en France. Mais le groupe ne communique pas de chiffrage plus précis. Lire la suite

SG lance un nouveau plan de restructuration…

Société Générale a diffusé ce matin un communiqué confirmant la nécessité de tailler dans les coûts face à un environnement de marché qui se détériore rapidement (et qui concerne toutes les banques en Europe). La branche la plus touchée est la banque de financement et d’investissement. Le groupe va céder pour 4 milliards d’euros d’actifs. Une alternative par défaut à augmentation de capital qui aurait de toute façon provoqué l’ire des actionnaires du groupe. Malheureusement pour les salariés de la Générale, en pareille situation, ils se prennent une double peine (chute de la valeur des actions et réduction des coûts). Comme je l’indiquais il y a 2 jours, cette réaction de court terme n’est pas surprenante, et montre un plan décidé dans l’urgence. Compte tenu de la crise, la Générale accélère les réductions de coûts avant d’accélérer la croissance (ce qui était promis dans le plan Ambition 2015). Pas vraiment rassurant pour le long terme.

La maison Veolia en désordre

Antoine Frérot, patron de Veolia Environnement (depuis plus d’un an) va peut-être devoir prendre des cours de communication. Comment peut-on dire que l’on a fini l’audit de son groupe, que l’on a arrêté des choix stratégiques, et se contenter de donner le minimum d’informations sur le nouveau périmètre (10% de chiffre d’affaires en moins que le périmètre actuel ?) ou sur la politique de dividende à venir ? Lire la suite

Alstom doit se restructurer

Alstom ne peut éviter un plan de réduction de ses coûts et de « réallocation de production » pour faire face aux baisses de commandes dans l’énergie et à la concurrence croissante de fabricants chinois dans le transport ferroviaire, avertit la Société Générale dans une note publiée ce matin.

Les efforts de restructuration du groupe d’ingénierie devraient passer de 27 millions d’euros au 1er semestre à 75 millions d’euros au 2nd semestre, puis à 200 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice 2010-2011, d’après la banque. « Seules ces mesures pourraient rassurer les investisseurs, au moins à court terme », écrivent les analystes de SG.

La banque relève son opinion sur le titre de « vendre » à « conserver », avec un objectif de cours inchangé à 47 euros.

« Le titre a sous-performé les marchés européens de 15% ces 3 derniers mois. Le risque de baisse semble désormais plus limité, à condition que le groupe dévoile un programme de réduction des coûts convaincant lors de la publication des résultats annuels. »

Jusqu’ici Alstom n’a pas indiqué d’objectif de réduction des coûts, ni formalisé de plan de restructuration. Dans son communiqué du 19 janvier dernier, sur les chiffres du troisième trimestre, Alstom n’a mentionné aucun un plan d’économies ni de mesures de rationalisation de ses activités. Le groupe a même maintenu ses objectifs financiers malgré la chute des prises de commandes.

La marge opérationnelle est prévue à 9% en 2009-2010 (publication des résultats le 4 mai), avec une marge de 10%-11% dans l’énergie et 7%-8% dans le transport.

La question est de savoir si l’analyste a sorti cette idée de son seul chapeau ou s’il est allé puiser quelques informations chez Alstom. 200 millions d’euros, cela représente 13% du résultat opérationnel 2008-2009. Ce n’est donc pas anodin.

Selon le consensus IBES, le marché table sur un chiffre d’affaires annuel de 19,74 milliards d’euros et sur un résultat opérationnel de 1,71 milliard, soit une marge de 8,7%. Le bénéfice par action est attendu à 4,22 euros par action.

L’euphorie de retour sur les yachts

Vous connaissez Rodriguez Group ? Un fabricant de yachts de luxe qui a frôlé la faillite après avoir enregistré une chute de 64% de ses ventes au cours de l’exercice clos le 30 septembre 2009.

Le 8 avril dernier, cette société a vu son cours de Bourse prendre 70% en séance après l’annonce de la validation de son plan de restructuration financière par le tribunal de commerce de Cannes. La société cote aujourd’hui 7,15 euros, contre 1,35 en début d’année.

Beau parcours, qui a entraîné dans son sillage d’autres fabricants de bateaux, comme Poncin Yachts ou Fountaine Pajot.

Réaction d’un gérant de portefeuille (en VO): « C’est du grand n’importe quoi! Ca paie sans discernement, ça sent bon l’exubérance irrationnelle comme dirait l’autre » (l’autre s’appelle Alan Greenspan, ancien patron de la Fed, qui faisait référence à Robert Shiller, déjà cité sur le blog).