So far, European sales and earnings surprises are on the upside… Credit Suisse

« So far European sales and earnings surprises are on the upside. Utilities and tech have reported the most significant positive surprises so far, while basic materials and industrials have recorded the most significant disappointments. » (source: Credit Suisse).

Source: Credit Suisse

Source: Credit Suisse

Source: Credit Suisse

Source: Credit Suisse

Total: baisse de 7% du résultat net ajusté du 1er trimestre

Total annonce un recul de 7% de son bénéfice net ajusté du 1er trimestre à 2,86 milliards d’euros (-58% sur une base publiée), en raison d’une baisse de la production d’hydrocarbures et du cours du pétrole, entraînant une chute du résultat opérationnel dans l’amont. Le chiffre d’affaires a diminué de 6% à 48,13 milliards d’euros et le résultat opérationnel ajusté de 15% à 5,78 milliards d’euros.

La production d’hydrocarbures a reculé de 2% à 2,323 millions de barils par jour. Sur le période, le cours moyen du baril de Brent a cédé 5% à 112,6$ et le prix moyen de vente de liquides a baissé de 7% à 106,7$.

Lien vers le communiqué de presse.

Alcatel-Lucent: perte de 353M€ au 1er trimestre

Alcatel-Lucent a enregistré une perte nette de 353M€ au 1er trimestre (0,16€/action) et a indiqué que la génération de trésorerie disponible (‘free cash flow ») est un « challenge ». L’équipementier de télécommunications a vu ses ventes progresser de 0,6% à 3,23 milliards d’euros, mais a constaté une perte d’exploitation ajustée de 179M€.

La baisse des marges (taux de marge brute à 29,4% contre 30,2% un an plus tôt) s’explique par des volumes en repli, explique le groupe. Toutes les divisions ont été déficitaires sur le trimestre, notamment l’activité Réseaux et plates-formes (-107M€ contre -152M€ au 1er trimestre 2012).

Lien vers le communiqué de presse.

Seb: hausse de 2,3% des ventes trimestrielles

Seb a enregistré une progression de 2,3% de son chiffre d’affaires du 1er trimestre à 931M€ (+2,7% en organique) et annonce une baisse de 6,4% de son résultat opérationnel à 73M€ – tassement des marges dû à un mix défavorable et à un effort promotionnel accru face à l’intensification de la concurrence.

Lien vers le communiqué de presse.

GDF Suez: marges sous pression au 1er trimestre

Malgré une croissance de l’activité (+2,3% en organique) à 24,56 milliards d’euros sur le premier trimestre, GDF Suez a enregistré une baisse de son résultat brut d’exploitation (-1,2% en organique) à 4,99 milliards d’euros. Cette baisse s’explique par « l’indisponibilité » des centrales nucléaires belges Doel3 et Tihange2 et à la baisse des prix de l’électricité. La baisse de production d’hydrocarbures a également pénalisé l’activité Global Gaz & GNL.

GDF Suez a néanmoins confirmé ses objectifs pour 2013: résultat net récurrent entre 3,1 et 3,5 milliards d’euros, EBITDA entre 13 et 14 milliards d’euros, ratio dette nette sur EBITDA inférieur ou égale à 2,5 et investissements bruts compris entre 7 et 8 milliards d’euros.

La dette nette s’établit à 41,6 milliards d’euros.

Lien vers le communiqué de presse.

STMicroelectronics: prévision de ventes du 2è trimestre inférieure aux attentes

STMicroelectronics a annoncé hier soir une perte nette de 171M$, liée à sa JV ST-Ericsson, ainsi que des prévisions de croissance au 2è trimestre 2013 inférieures aux attentes du marché. Le fabricant de semi-condutcteurs a indiqué tabler sur une activité en hausse de 3% par rapport au trimestre précédent (+ ou – 3,5 points de pourcentage). Selon Bloomberg, les analystes anticipaient 6% de croissance.

Bilan des publications de résultats du 1er trimestre en Europe

Barclays publie un pointage des résultats trimestriels de 39 sociétés composant l’indice Stoxx 600: sur les 31 sociétés ayant publié un chiffre d’affaires, 10 ont fait mieux que prévu et 11 moins bien. Et bizarrement, la Bourse a dans l’ensemble eu une réaction plutôt positive. Lire la suite

La Bourse clémente malgré une saison des résultats plutôt médiocre

La saison des publications de résultats des entreprises européennes avance, et ne provoque ni un enthousiasme débordant, ni une déprime parmi les investisseurs. La Bourse fait même preuve d’une certaine clémence à l’égard de certaines entreprises ayant publié des résultats inférieurs aux attentes du marché, observent les stratégistes de Morgan Stanley. Lire la suite

Publications de résultats: la macro explique le peu de bonnes surprises au 4è trimestre

Source: Morgan Stanley

Source: Morgan Stanley

A ce jour, 240 sociétés cotées ont publié leurs résultats annuels/du 4è trimestre, soit un bon tiers de la capitalisation boursière européenne (MSCI Europe). Dans l’ensemble, l’écart entre les bonnes et les mauvaises surprises n’est que de 8%, la proportion de bonnes surprises ayant eu tendance à reculer sensiblement. Pour les stratégistes de Morgan Stanley, cela s’explique avant tout par la conjoncture morose en Europe fin 2012. Lire la suite

Total: une fin d’année mieux orientée, mais des profits en baisse en 2012

Total annonce un recul de 13% de son résultat net annuel à 10,7 milliards d’euros, malgré une légère hausse du prix de vente moyen du baril de brut (+3%). Sa situation financière s’est toutefois améliorée au cours du 4è trimestre (RN +4% à 2,38 mds€). La production d’hydrocarbures a baissé de 2% sur l’année à 2,3 millions de barils/jour, et le niveau des réserves d’hydrocarbures a également légèrement reculé à 11.368 Mbep. Total proposera un dividende de 0,59€/action au titre du 4è trimestre (payable en juin). Lire la suite

Faurecia: commentaires de brokers

Faurecia a publié ses résultats détaillés pour 2012, moins d’un mois après en avoir révélé à l’avance une partie au marché. Le titre recule légèrement mardi à la mi-journée (-0,7%) en raison notamment de prévisions jugées prudentes pour 2013. Quelques avis de brokers sur cette publication:

Lire la suite

Rexel: commentaires de brokers

Rexel a publié ce matin ses résultats financiers pour l’exercice 2012, globalement en ligne avec les attentes du consensus. Le titre signe l’une des plus fortes hausses au sein de l’indice SBF 120. Lire la suite

L’Oréal: commentaires de brokers

Les résultats 2012 de L’Oréal ont été supérieurs aux attentes du consensus, notamment en matière de croissance organique au 4è trimestre (+5,5% vs +5,1% attendus), de marge opérationnelle (16,5% contre 16,4% attendus) et de bénéfice par action ajusté (4,91€ contre 4,78€). Voici les premiers commentaires de courtiers ce matin. Lire la suite

Publications de résultats: Michelin, L’Oréal, Rexel, Faurecia

Michelin annonce une progression de 7,5% de son résultat net 2012 à 1,57 milliard d’euros et un rebond de sa rentabilité, malgré la baisse des volumes vendus (-6,4%). L’explication vient entre autres de l’amélioration des marges des activités poids lourds (+310bp) et activités de spécialités (+450pb) et la bonne résistance dans les véhicules de tourisme (-10pb). Pour 2013, l’effet matières premières sera favorable à hauteur de 350-400 millions d’euros. Le groupe vise un « résultat opérationnel avant éléments non récurrents stable » à taux de changes constants (il était de 2,42 milliards d’euros en 2012, en hausse de 25%).

Faurecia enregistre une chute de 62% de son résultat net annuel, malgré une hausse de 7% du chiffre d’affaires. La marge opérationnelle recule à 514M€ (repli de 10pb à 3% du CA), après s’être fortement détériorée au 2nd semestre. L’endettement net a augmenté à 1,81 milliard d’euros. La société ne paiera pas de dividende au titre de 2012. Pour 2013, Faurecia voit son chiffre d’affaires entre 17,5 et 17,9 milliards d’euros, ambitionne d’améliorer sa marge opérationnelle et vise un cash-flow libre à l’équilibre.

L’Oréal affiche des résultats plutôt solides (cf notre note d’hier).

Rexel publie une hausse de 0,8% de son bénéfice net annuel, mais affiche une croissance soutenue des ventes (+5,8% grâce aux effets de change) et une stabilité de sa marge d’EBITA à 5,7%. Au cours du 4è trimestre, l’activité s’est détériorée à périmètre constant (-4,7%) et a coûté 10 points de base en termes de marge opérationnelle (à 6%). La société propose un dividende de 0,75€/action. Pour 2013, Rexel table sur une marge EBITA ajustée de 5,7% et sur un flux de trésorerie avant intérêts et impôts supérieur à 600M€.

Publications de résultats: Alcatel-Lucent, Dassault-Systèmes, Nexans, Sanofi…

Alcatel-Lucent publie une perte nette annuelle de 1,37 milliard d’euros (-0,61€/action) au titre de 2012. L’équipementier de télécommunications annonce le prochain départ de son DG, Bert Verwaayen (qui reste en poste en attendant que lui soit trouvé un successeur).

Dassault Systèmes annonce un bénéfice par action de 2,66€ au titre de l’exercice 2012, en hausse de 14%, après avoir passé la barre de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. En 2013, le groupe vise une croissance (base non-IFRS) comprise entre 5% et 7% à devises constantes, une marge opérationnelle non-IFRS de 32% (31,6% en 2012) et un BPA non-IFRS compris entre 3,45 et 3,60€/action (contre 3,37€ en 2012).

Nexans annonce un bénéfice net annuel de 27 millions d’euros pour l’année 2012, soit 0,91€/action (contre une perte de 178M€ en 2011), mais un recul de sa marge opérationnelle à 202M€ contre 261M€ en 2011. Le groupe annonce un plan de réduction de ses coûts de 70M€. Il indique viser une marge opérationnelle comprise entre 350 et 400M€ en 2015. Pour 2013, Nexans table sur une « rentabilité opérationnelle sensiblement équivalente à celle de 2012. »

Sanofi accuse le coup après d’importantes pertes de brevets: le « bénéfice par action des activités » recule de 6,8% à 6,20€, tandis que le chiffre d’affaires progresse de 4,7% (+0,5% à changes constants) à 34,95 milliards d’euros. En 2013, Sanofi anticipe une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 800M€ liée à ses médicaments Plavix et Avapro. La prévisions du bénéfice par action des activités est comprise entre 0% et -5% à changes constants.

KPN dilue ses actionnaires pour se remettre à flot

L’opérateur de télécommunications hollandais KPN chute de près de 22% à la Bourse d’Amsterdam après l’annonce d’une augmentation de capital de 4 milliards d’euros en même temps que ses résultats 2012. L’opération représente une dilution de l’ordre de 33%. L’appel au marché est justifié par la détérioration des résultats, des acquisitions de spectre chèrement payées et de la volonté de réduire le niveau d’endettement du groupe. Selon les calculs d’Oddo, le ratio dette nette sur EBITDA retraité serait de 3,2x et baissera à 2,3x après l’augmentation de capital.

Alcatel-Lucent: réactions aux résultats du T3

L’action Alcatel-Lucent trébuche de près de 8% dans les premières minutes de cotation ce vendredi, après l’annonce de résultats trimestriels inférieurs aux attentes. Quelques commentaires de brokers suite à cette publication. Lire la suite

Résultats des entreprises: des anticipations toujours en baisse

Alors qu’Alcoa ouvre aujourd’hui la saison des résultats du 4è trimestre aux Etats-Unis (l’Europe suivra le 18 janvier avec ASML), les analystes continuent de revoir à la baisse leurs prévisions de résultats, malgré des statistiques plus encourageantes publiées outre-Atlantique. Lire la suite

La maison Veolia en désordre

Antoine Frérot, patron de Veolia Environnement (depuis plus d’un an) va peut-être devoir prendre des cours de communication. Comment peut-on dire que l’on a fini l’audit de son groupe, que l’on a arrêté des choix stratégiques, et se contenter de donner le minimum d’informations sur le nouveau périmètre (10% de chiffre d’affaires en moins que le périmètre actuel ?) ou sur la politique de dividende à venir ? Lire la suite

La micro-économie est-elle en train de lâcher ?

Jusqu’ici, lorsque la macro n’était pas très bonne, les marchés actions trouvaient toujours un ressort pour rebondir avec les saisons de publications de résultats… Mais en Europe (aux US, la situation reste encore favorable pour la micro pour l’instant), la micro-économie est en train de lâcher… Lire la suite

Apple plus riche que le gouvernement américain ?

Cet article de Business Insider soulève le lièvre (de manière provocatrice ?) à la suite d’autres médias américains (The Atlantic). Apple disposait à fin juin de 76 milliards de dollars sur son compte en banque. L’administration américaine n’avait plus que 73 milliards selon le dernier pointage du Trésor américain. Une situation paradoxale, mais pas si étonnante. Car depuis que la crise a éclaté, les entreprises ont engagé des mesures de réduction de leurs coûts. Apple bénéficie en outre d’une situation particulièrement favorable grâce au succès commercial de ses produits. On notera toutefois une grosse différence entre Apple et Washington: le premier peut voir son marché se retourner ou voir ses profits fortement reculer s’il n’est plus aussi innovant. L’administration américaine peut elle lever l’impôt et a l’avantage de disposer d’une devise qui reste le pilier du système financier international… et que les autres gouvernements achèteront quoi qu’il arrive (ou presque).

Vallourec cueilli à froid

Vallourec n’avait certainement pas prévu la correction subie suite à la révision en baisse de ses prévisions  financières pour 2011. L’annonce de ses résultats du premier semestre provoque jeudi une chute de 18% du cours de Bourse du spécialiste mondial des tubes sans soudure, qui voit partir en fumée 1,8 milliard de capitalisation boursière. Lire la suite

Sortie de crise pour BNP Paribas

La crise financière est désormais de l’histoire ancienne pour BNP Paribas. L’annonce de résultats trimestriels en forte croissance (+31%) place cette année la banque sur le chemin de bénéfices proches des récents records. La performance du deuxième trimestre s’explique par l’amélioration du coefficient d’exploitation (meilleure efficacité opérationnelle), mais surtout par la diminution du coût du risque. Ce dernier est revenu à un niveau inférieur à celui constaté avant la faillite de Lehman Brothers.

Cette performance s’explique aussi par le coup double du secteur bancaire, qui a réussi à obtenir fin 2008 l’aide massive des autorités monétaires (BCE en tête) et gouvernementales via des injections de capital et des garanties de passifs, puis début 2010, à s’assurer le soutien des gouvernements en pleine crise de la dette publique dans la zone euro. Ces opérations de sauvetage à grande échelle n’ont finalement pas coûté bien cher aux banques, qui, en phase de sortie de récession, bénéficient d’un levier considérable sur leurs résultats entre la réduction du coût du risque, les gains de productivité et, à plus longue échéance, la perspective de la reprise du cycle du crédit et la remontée des taux d’intérêt.

BNP Paribas sort d’autant plus renforcée de la crise qu’elle a réussi à mettre la main fin 2008 sur un actif précieux : Fortis. Cette opération lui a permis en pleine tourmente financière d’accroître sensiblement le poids des ressources longues. La part des dépôts dans le bilan de la banque est montée à 27,4% au 30 juin 2010 contre 19,7% deux ans plus tôt. Durant la même période, les fonds propres de la banque ont sensiblement augmenté.

Au moment où la banque reprend l’expansion de son bilan, le marché prévoit cette année un bénéfice de 6,8 milliards d’euros (source : Thomson Reuters IBES), pas très éloigné des records de 2006 et 2007 (7,3 et 7,8 milliards d’euros respectivement). Mais à voir l’évolution du coût du risque et du coefficient d’exploitation au cours des six premiers mois de l’année, les investisseurs pourraient s’attendre à d’autres bonnes surprises au cours des prochains trimestres.

Sur la base du consensus actuel, le titre capitalise 7,9 fois le bénéfice par action attendu pour 2011 et 0,9 fois les fonds propres de la banque. Au moment où la rentabilité du capital de la banque progresse, des résultats supérieurs aux attentes et une valorisation raisonnable expliquent le vif rebond du titre lundi (+5,3%, plus forte hausse du CAC 40), malgré la persistance de risques d’ordre macro-économique (sur la dette grecque, rechute de l’activité ou croissance économique molle). Si les prochains trimestres sont d’aussi bonne facture, BNP Paribas pourrait enfin rattraper son retard sur le reste du marché.

Google dérape

Voilà, c’est fait. Google a publié des résultats du deuxième trimestre en-deçà des attentes (6,45$ par action, hors compensation en actions, soit 7 cents en-dessous des attentes des analystes). Réaction du marché à chaud (« after-hours »): -4%. Le titre du géant de l’Internet risque de peser sur la séance boursière de vendredi.

Est-ce pour autant une catastrophe ? Les revenus ont progressé de 23% sur le trimestre et le profit opérationnel de 26% (données GAAP). Ceux qui s’inquiètent de lendemains qui déchantent devraient regarder le bilan de Google: 30 milliards de cash, 40,6 milliards de fonds propres pour un total de bilan se montant à 48 milliards de dollars au 30 juin.

Grossièrement, si l’on annualise le profit du trimestre (6,45 * 4) et que l’on retraite le cours de la trésorerie disponible (93 dollars par action pour un dernier cours coté de 494,02 dollars=401,02 dollars), l’action Google vaut 15,5 fois le bénéfice dégagé par l’entreprise. Un niveau que certains investisseurs ne jugeront pas excessif au regard des perspectives de croissance, non démentie au cours du trimestre écoulé et depuis l’introduction en Bourse de la société.

Contrairement à Apple qui doit sans cesse renouveler son offre de produits, opération qui n’est pas sans risque, Google bénéficie d’une quasi-rente de situation, avec une technologie incontournable pour les annonceurs et les producteurs de contenus, et se laisse porter par le développement d’Internet, lequel bénéficie d’une multiplication des supports de diffusion (PC, portable, mobile, tablettes…) et des marchés géographiques.

Avec son bilan, les marges dégagées par son activité et ses parts de marché, Google a de sérieux arguments à faire valoir. Ces atouts structurels devraient placer au second plan l’annonce de résultats trimestriels en-deçà des attentes.

L’accélérateur de JPMorgan

La crise n’est pas totalement terminée, mais JPMorgan montre le bout du tunnel. La première banque américaine, sortie renforcée de la crise financière avec la disparition de Lehman Brothers et l’affaiblissement de ses principaux concurrents – Citi et Bank of America – affiche une santé financière insolente. Elle vient d’annoncer un bénéfice par action de 1,09 dollar, soit 39 cents au-dessus des attentes des analystes. Une grande partie de ce sursaut des résultats vient d’une baisse de 1,5 milliard de dollars des provisions pour créances douteuses.

L’ensemble des métiers de la banque ont apporté une contribution positive au bénéfice net de la banque. Les services financiers et les cartes de crédit ont même redressé la tête, affichant un profit alors que ces activités étaient encore déficitaires au cours du premier trimestre 2010 (Cf présentation jointe).

La décrue des provisions pour créances douteuses a un effet démultiplicateur sur les résultats de la banque. Entre le 1er et le 2è trimestre, les provisions inscrites au compte de résultat de JPMorgan sont passées de 7 milliards à 3,4 milliards (au bilan, les provisions pour pertes ont diminué de 38,2 à 35,8 milliards, alors que jusqu’ici ce chiffre augmentait trimestre après trimestre). Entre ces 2 trimestres, le bénéfice par action a progressé de 47% et la rentabilité des fonds propres s’est améliorée de 4 points, passant de 8 à 12%.

Si la décrue des provisions se poursuit, cet effet de multiplicateur devrait logiquement perdurer. Bizarrement, le marché n’en a guère tenu compte jusqu’ici. Avec un cours de 40,34 dollars, la banque vaut 1 fois la valeur de ses capitaux propres (40,99 dollars par action au 30 juin 2010). Le cours de Bourse, qui a perdu 18% sur le trimestre, a donc un bon argument pour prendre le chemin inverse.

En complément, le point de vue Gary Townsend, ancien analyste sur le secteur bancaire et cofondateur de la société de gestion Hill-Townsend Capital LLC. Parmi les sujets évoqués lors de cet entretien: les résultats de la banque d’investissement (variables et attendus compte tenu du flash krach, de la crise de la dette en Europe et du possible ralentissement de l’économie); l’amélioration du crédit qui devrait se poursuivre au cours des prochains trimestres, et reflète le travail de nettoyage du portefeuille de prêts opéré par le secteur bancaire depuis 18 mois. La refonte de la régulation du secteur financier, concernant notamment les activités de produits dérivés et de compte propre, ne devrait être dévoilée qu’à l’automne.

Townsend Says JPMorgan Profit Confirms Improving Credit