What Options for Buffett Who Has $90 Billion To Invest?

Short answer:  Not Many.

Facts: Cash & cash equivalents at Berkshire Hathaway (BRK) reached $116 billion at the end of 2017, compared with $86.4 billion at the start of the year. Per Morningstar’s Gregg Warren estimates, Buffett finds himself with « around $90 billion in dry powder that could be committed to investments, acquisitions, share repurchases and dividends. » Continuer la lecture de « What Options for Buffett Who Has $90 Billion To Invest? »

Sapin de Noël

Certains y verront un sapin de Noël, d’autres une illustration quasi parfaite de la loi normale… Une très bonne représentation en tout cas des séries statistiques longues de Robert Shiller, de l’Université de Yale, réalisée par les experts du gérant britannique Schroders. Continuer la lecture de « Sapin de Noël »

L’euphorie de retour sur les yachts

Vous connaissez Rodriguez Group ? Un fabricant de yachts de luxe qui a frôlé la faillite après avoir enregistré une chute de 64% de ses ventes au cours de l’exercice clos le 30 septembre 2009.

Le 8 avril dernier, cette société a vu son cours de Bourse prendre 70% en séance après l’annonce de la validation de son plan de restructuration financière par le tribunal de commerce de Cannes. La société cote aujourd’hui 7,15 euros, contre 1,35 en début d’année.

Beau parcours, qui a entraîné dans son sillage d’autres fabricants de bateaux, comme Poncin Yachts ou Fountaine Pajot.

Réaction d’un gérant de portefeuille (en VO): « C’est du grand n’importe quoi! Ca paie sans discernement, ça sent bon l’exubérance irrationnelle comme dirait l’autre » (l’autre s’appelle Alan Greenspan, ancien patron de la Fed, qui faisait référence à Robert Shiller, déjà cité sur le blog).

Combien vaut le marché ?

Régulièrement, les investisseurs cherchent à savoir combien valent les actions à un moment donné. Pour ce faire, ils utilisent des mesures similaires à celles employées pour valoriser individuellement les actions. L’indicateur le plus usité est le PER, qui rapporte le niveau d’un indice au bénéfice attendu pour l’ensemble des valeurs de cet indice. Robert Shiller, professeur à l’université de Yale, calcule ainsi un PER moyen sur 10 ans, ajusté de l’inflation, remettant au goût du jour un indicateur utilisé par Benjamin Graham en son temps.

Selon les calculs de Shiller, le PER du S&P 500, indice de référence sur le marché américain, était de 21,34 en mars, contre une moyenne historique de 16,36 (graphique).

Un autre indicateur utilisé est le ratio Q de Tobin, qui rapporte la valeur de marché d’un indice à la valeur de remplacement du capital de ses composantes. Plus ce ratio est faible, meilleur marché sont les actions. John Mihaljevic, assistant de Tobin entre 1966 et 1998, a développé une nouvelle estimation de ce ratio, publiée par le site Manual of Ideas. La publication explique en détail comment ce ratio est calculé.

J’ai repris ici la représentation de l’indice S&P 500, publiée initialement par la site dshort.com et mentionnée par le blog Greenbackd.

Selon les calculs de l’auteur, le ratio Q de Tobin se situerait aujourd’hui autour de 1 après être passé par un plus bas de 0,55 en 2009 (année où il fallait acheter des actions). Nous serions donc actuellement dans une zone de relative cherté des actions (analyse validée également par le PER).

Certes, regarder sur très longues périodes de tels indices peut comporter des biais: évolution de la technologie, changements structurels dans l’économie (le poids relatif de l’industrie et des services a beaucoup évolué en un siècle). Malgré tout, ces indicateurs peuvent aider à saisir le bon moment pour intervenir sur le marché. Comme aimait à le souligner Graham, « avant d’investir intelligemment sur les marchés, chacun devrait connaître au préalable les comportements historiques des différents types d’actions ou d’obligations sous l’influence des différentes conditions économiques. »