Société Générale: « l’exceptionnel » plombe l’exercice

C’est un peu récurrent chez Société Générale: tous les 2-3 ans, le groupe bancaire subit une chute brutale de ses résultats, souvent liée au nettoyage un peu forcé du bilan. L’an dernier, la deuxième banque cotée en France a enregistré un résultat net de 774M€ (-68%). Hors « éléments non-économiques ou non récurrents », le résultat net aurait été de 3,37 milliards d’euros. Un dividende de 0,45€/action est proposé. Les dépréciations de survaleurs se montent à 842M€ et le coût du risque reste élevé, à 3,94 milliards d’euros (-9,1%). Le ratio core Tier1 (2.5) ressort à 10,7%. Sa version Bâle 3 n’est pas communiquée mais le groupe table toujours sur un ratio entre 9% et 9,5% fin 2013. Lire la suite

Crédit Agricole tire un GROS trait sur son passé

Crédit Agricole SA a habitué le marché à ne pas trop faire dans la dentelle. Cette fois-ci, la Bourse semble saluer un effort de transparence, même s’il est un peu tardif. Le véhicule coté de la banque verte a annoncé ce matin près de 4 milliards d’euros de pertes, dont 2,7 milliards liés aux pertes de valeur de plusieurs de ses activités. Un montant qui illustre l’échec de la politique d’expansion conduite par la banque depuis plusieurs années. Lire la suite

Cheuvreux proclame la fin de la crise bancaire

Voilà une nouvelle qui va peut-être satisfaire les dirigeants de Crédit Agricole (et des autres banques françaises). Cheuvreux, filiale de courtage de la « banque verte », proclame dans une étude fouillée publiée ce matin la fin de la crise bancaire, rien de moins (une conclusion qui aurait pu être mise un peu plus en évidence puisqu’elle n’apparaît qu’en page 26 sur un doc de 36 pages). Lire la suite

A quoi sert l’EBA ?

Après le fiasco de 2010, l’European Banking Authority devait se rattraper en 2011 en réalisant des tests de résistance mieux calibrés et un peu plus en phase avec la réalité des tensions qui existent sur les marchés financiers. La cuvée 2011 – 8 banques en « défaut » sur le seuil minimal de solvabilité (5%) sur 90 et un manque en capital évalué au plus bas à 2,5 milliards d’euros – a un effet inverse à l’un des objectifs de l’exercice – calmer les marchés. Lire la suite