Merrill voit le Stoxx 600 à 250 points fin 2012

Récession en Europe, croissance mondiale prévue à 3,5%, pas de croissance bénéficiaire l’an prochain (BPA 2012 vu à €23,3) et un P/E forward de 10,2x (trailing P/E de 10,7x) justifient un objectif pour l’indice DJ Stoxx 600 de 250 points selon Gary Baker, responsable de la stratégie actions pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch. L’analyste propose en alternatif deux scénarios (optimiste/pessimiste) qui pourrait amener l’indice européen à 290 points (+20% par rapport au cours de vendredi) ou à 165 points (-30%) suite à la publication des prévisions macro de la banque. De ce fait, il estime que l’année 2012 pourra offrir une opportunité de rentrer sur les actions européennes, mais l’incertitude politique et la volatilité attendue ne doit pas conduire les investisseurs à se précipiter. Il recommande de privilégier des secteurs défensifs (santé, pétrole, télécoms) et quelques secteurs cycliques (produits de base). Continue reading

Citi voit le DJ Stoxx 600 à 285 pts fin 2012 (+18%)

Enfin un courtier qui voit les marchés actions en hausse l’an prochain: Citi voit le DJ Stoxx à 285 points en décembre 2012 (contre 240.73 points vendredi en clôture). Mais cette hausse des actions européennes se ferait surtout par une expansion des multiples de valorisation, laquelle contrebalancerait une contraction de 10-15% des profits l’an prochain. Un pari pour le moins hardi alors que bon nombre d’inconnues (crise de la dette, récession en Europe) laissent plutôt présager d’une année boursière 2012 au moins aussi volatile qu’en 2011, et toujours dominée par la macro-économie. Continue reading

Goldman Sachs voit encore 16% de baisse des marchés européens à 3 mois

Les stratégistes Europe de Goldman Sachs ont publié leurs prévisions pour 2012. L’année devrait plutôt mal commencer puisque leur objectif à 3 mois pour le Stoxx 600 est de 195 points, soit 16% en-dessous du niveau actuel (18% en fait si l’on prend un Stoxx 600 à 240 points mardi soir en clôture). Un point bas devrait toutefois être atteint dans le courant du premier semestre 2012. Continue reading

Morgan Stanley: prudence, les actions européennes pourraient baisser de 7pct en 2012

Pour les stratégistes actions de Morgan Stanley, les actions sont engagées dans un processus similaire à l’expérience japonaise: croissance économique atone; poids croissant des politiques fiscales; forte volatilité des marchés actions. Dans ce contexte, 2012 devrait être dans la lignée de 2011. Même l’annonce d’un assouplissement quantitatif en Europe n’offrirait qu’un répit temporaire aux actions.

Ce qui devrait se traduire pour les actions européennes par une contraction des profits (-8% prévus pour 2012 puis +2% en 2013) que ne devrait pas contrebalancer l’expansion des multiples de valorisation. Un multiple de 10x correspond à la valeur raisonnable des actions. Mais cela signifie aussi que les actions ne sont pas particulièrement bon marché. L’objectif pour fin 2012 est un indice MSCI Europe à 870 points, soit 7% de moins qu’au moment de la publication de l’étude de Morgan Stanley. Continue reading

Vers une divergence des bénéfices entre les Etats-Unis et l’Europe? Pas sûr, selon JPMorgan

Avec la perspective d’une récession en Europe (déjà démarrée) et des profits records aux Etats-Unis, va-t-on assister à un découplage des croissances bénéficiaires des deux côtés de l’Atlantique? Pas certain affirment les stratégistes de JPMorgan.  Continue reading

Actions: SG prévoit le pire avant le meilleur

Les marchés actions devront sans doute vivre une nouvelle phase de stress importante avant que la BCE ne décide d’utiliser plus massivement des outils d’intervention non conventionnels (comprenez un « QE » massif) et que cela ne calme les investisseurs. Dans ce contexte, les stratégistes actions de la Société Générale anticipent pour 2012 une contraction de 10% des profits en Europe (contre +8,3% pour le consensus) et de 5% aux Etats-Unis (consensus +11,3%), ce qui se traduirait par une baisse de 7% pour l’indice Stoxx 600 (objectif 210 points), de 3% pour le CAC 40 (objectif 2.800 points) et de 2% pour le DAX (objectif 5.500 points).  Continue reading

Exane anticipe une baisse de 15% des actions européennes en 2012

Ce que le monde peut changer en un an. L’optimisme de la fin 2010 est parti depuis longtemps et les incertitudes politiques et macro-économiques ont largement pris le dessus sur le stock-picking et l’analyse fondamentale. Pour Exane, cette situation devrait perdurer l’an prochain.  Continue reading

Après les BRIC, les CARBS

Les stratégistes de Citi ont inventé un nouvel acronyme: « CARBS » pour « Canada, Australia, Russia, Brazil, South Africa », estimant que ces 5 pays sont au coeur du marché mondial des matières premières (estimé à 60.000 milliards de dollars!). Continue reading

Actionaria: ce que l’on a dit de 2012

Premiere seance de live blogging au salon Actionaria pour voir et écouter ce que Mr Le Marché pense de 2012… Entre autres…

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Le petit Benjamin Graham illustré: Tweedy, Browne

A tous ceux qui s’intéressent à l’investissement de long terme selon les principes établis par Benjamin Graham, la dernière lettre aux investisseurs des fonds de la société de gestion Tweedy Browne LLC illustre à merveille la philosophie d’investissement du père de la gestion value, et en offre même une illustration très concrète (avec le cas de la firme américaine Johnson & Johnson). Sa lecture montre que dans des marchés sans tendance et particulièrement volatils, il existe encore des investisseurs rationnels capables de prendre du recul… Un must read! Continue reading

Les Bourses ont besoin d’un plan crédible à long terme

Dans leur dernier commentaire trimestriel (Q3), les gérants de la firme Tweedy, Browne Company LLC estiment, comme d’autres investisseurs, que le principal problème des Bourses est l’absence de plan crédible à long terme pour sortir des problèmes de dette (en Europe, aux Etats-Unis). Tant que persistera une incertitude, les marchés resteront volatils. Continue reading

Stratégie 2012 de Pictet: crédit, or, volatilité, et politique

Zerohedge a publié la stratégie d’investissement 2012 de Pictet, la comparant au « grand tout » permettant de comprendre l’univers financier actuel… A raison sans doute… Selon son stratégiste Christophe Donay, 2012 ressemblera beaucoup à 2011 (même sentiment chez UBS). Tout sera politique. Et le degré de corrélation entre classes d’actifs restera sans doute élevé. Dans ce contexte, la stratégie d’investissement de la banque suisse est construite autour de 3 classes d’actifs considérées comme défensives: l’or, le crédit et les actions peu volatiles.  Continue reading

Allocation d’actifs: 2012 sera-t-elle comme 2011 se demande UBS

Après la saison des résultats et des sommets en tous genres, les analystes, stratégistes, économistes en tous genres phosphorent et nous annoncent le menu de 2012… UBS a publié une série de notes sur lesquelles nous allons revenir au fil des prochains jours. Nous commençons par l’allocation d’actifs globale pour l’an prochain (note du 14/11).  Continue reading

Les gérants pessimistes, selon la dernière enquête Bank of America-Merrill Lynch

La dernière enquête « mondiale » de Bank of America-Merrill Lynch montre que les gérants actifs sont toujours très « bearish »: nombreux sont ceux qui attendent une correction violente des Bourses avant la fin de l’année, provoquée par un choc externe (cf graphique plus bas). Les gérants sont donc très défensifs et seule une remontée des prévisions de croissance économique dans le monde les fera modifier leur allocation. La majorité des gérants anticipe un récession en Europe, les craintes de déflation refont leur apparition, conduisant de nombreux gérants à anticiper une baisse des taux courts au cours des 12 prochains mois. Un défaut de la Grèce (38% des personnes sondées) est prévu d’ici le 1er trimestre 2012. 36% anticipent une nouvelle dégradation de la note des Etats-Unis. En termes d’allocation des portefeuilles,

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Récession: Merrill Lynch recommande une allocation prudente

Les actifs risqués sont menacés par les perspectives de récession en Europe et de lenteur des dirigeants européens à résoudre la crise de la dette. Sur la base des nouvelles prévisions de croissance (PIB -0,6% en 2012 contre +0,8% jusqu’alors), les stratégistes de Merrill Lynch estiment que 4 thématiques permettent de parer à tout risque de déconvenue à court terme: Continue reading

Les leçons de Warren Buffett

Quand tout le monde doute, Warren Buffett investit. Le troisième trimestre 2011 a confirmé ce que l’on avait commencé à observer cet été. « Avoir peur quand tout le monde est avide; être avide quand tout le monde à peur ». Cet aphorisme tiré d’un des enseignements de Benjamin Graham a été appliqué à la lettre. Buffett est-il en train d’anticiper un changement de paradigme ? Depuis l’éclatement de la bulle Internet, ses investissements en actions n’ont cessé d’augmenter… Et le coeur de son portefeuille actions est exposé aux grandes capitalisations boursières américaines… (certes, il y a la poche « obligataire », mais celle-ci est minoritaire). Sans tirer de conclusions hâtives, on peut déjà s’inspirer de la manière dont son argent est géré aujourd’hui. Continue reading

4 raisons pour sous-pondérer les actions – Morgan Stanley

L’équipe stratégie Europe de Morgan Stanley (Graham Secker, Ronan Carr, Matthew Garman et Hanyl Lim) a dégradé sa recommandation sur les actions à « sous-pondérer » après le rebond d’octobre, estimant que celui-ci ne serait qu’un feu de paille en raison de problèmes beaucoup plus structurels, dont l’incapacité de l’Europe à trouver une solution crédible à la crise de la dette, l’affaiblissement de la croissance économique, le risque de baisse des marges (à cela, s’ajoutent quelques indicateurs techniques moins favorables). Continue reading

Mois d’octobre record pour les actions

Un mois d’octobre record, du jamais vu depuis de nombreuses années, si l’on en croit de nombreux articles de presse ce matin. Aux Etats-Unis, le Dow Jones Industrial Average affiche un gain de 9.5%, sa plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2002, souligne le Wall Street Journal. L’indice S&P 500 a gagné 11%, soit sa meilleure performance depuis 1991. Bloomberg nous explique que les actions ont battu les autres grandes classes d’actifs – obligations, matières premières, dollar. L’indice MSCI All-Country World Index a bondi de 11%, ajoutant 4.500 milliards de dollars de capitalisation boursière.  En Europe, l’indice Stoxx 600 en euro a progressé de 7.8% à 243.86 points. Le CAC 40 a gagné 8.7%. L’indice MSCI Asia Pacific affiche une hausse de 7.6% sur le mois.

Bien sûr, il est difficile de considérer une telle performance au regard de l’ensemble de l’année 2011, où les actions enregistrent encore de lourdes pertes, en particulier en Europe. La difficulté des Européens à résoudre de manière coordonnée les problèmes de dette, à travers un processus lisible et compréhensible (pas comme la décision de la Grèce hier soir) s’est traduite par un regain de volatilité qui profite avant tout aux investisseurs ayant un horizon d’investissement très court. Cette situation, si elle persiste, pourrait sans doute casser la dynamique du rebond débuté en octobre au moment où les investisseurs s’interrogent sur la dynamique de croissance de l’économie mondiale (du mieux aux Etats-Unis, du moins bon en Europe et un point d’interrogation en Asie).

C’est dans ce contexte que s’ouvre un G20 où les Européens vont d’abord devoir expliquer à leurs partenaires pourquoi la Grèce décide d’ouvrir une nouvelle boîte de Pandore, alors que les détails du plan de sauvetage décidé la semaine dernière ne sont pas tous connus… Encore une fois, la macro-économie et la psychologie vont prendre le dessus sur les considérations plus micro-économiques. Regarder la valorisation des actions ne servira à rien, tant que les politiques n’offriront pas une vision de long terme consistante et raisonnable sur laquelle les investisseurs de long terme pourront prendre appui.

Préférer les actions au crédit

Au moment où de nombreux investisseurs pointent leur préférence pour le crédit d’entreprise par rapport aux actions, les stratégistes de Credit Suisse ont une thèse quelque peu originale. Ils observent que depuis la mi-août, les actions affichent une performance positive de 8% alors que les spreads de crédit se sont écartés.

La raison serait une valorisation relative très attrayante pour les actions (rendement bénéficiaire ou « earnings yield » par rapport au rendement du high yield ou du crédit corporate). La prime de risque des actions se situerait à 7,2% alors que d’après la lecteur de données macro-économiques de type ISM ou spreads de crédit, elle devrait plutôt se situer à 6,2%.

Ce qui joue en faveur des actions:

  • une valorisation relativement attrayante en termes de rendement bénéficiaire;
  • une surperformances des actions en phase de retournement de cycle;
  • les actions évoluent favorablement lorsque le taux d’inflation remonte vers 3-4%…

Ce qui joue en défaveur des actions:

  • la bonne santé des entreprises (peu de dette, niveau de cash élevé) suggère que la seniorité des dettes par rapport aux actions devrait rendre le crédit des entreprises relativement moins risqué que les actions;
  • les marges des entreprises sont de nouveau à un plus haut;
  • la volatilité du crédit est sensiblement inférieure à celle des actions.

Ce que les investisseurs achètent lorsqu’ils sont moins averses au risque

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on vit une période de grande fébrilité des investisseurs, qui se traduit par une alternance de phase de forte hausse puis de forte baisse de l’aversion au risque – que les anglosaxons qualifient de « RORO » (« Risk On Risk Off »). Avec la dernière phase de hausse des marchés, les investisseurs ont privilégié 3 classes d’actifs : le haut rendement (« high yield »), les actions émergents et la dette émergente. La part de cash dans les portefeuilles des gérants reste élevée. La prudence règne donc malgré tout, comme l’a montré la dernière enquête de Bank of America Merrill Lynch auprès des investisseurs.

Concernant le sommet européen, les stratégistes de Merrill Lynch résument bien les attentes du marché, ce qui sera bien perçu et ce qui pourrait provoquer une rechute des indices boursiers:

« Bull & Bear European Headlines
Bullish headlines would be: >1 trillion Euros for EFSF; >100 billion Euros for bank recapitalization; >50% haircut for private holders of Greek debt; buy-in from Sovereign Wealth Funds. Bearish headlines: <1 trillion Euros for the EFSF; <100 billion Euros for bank recapitalization; <50% haircut for private holders of Greek debt; no global buy-in from SWFs. Lower Italian bond yields (-100bps on 5y) & higher European bank credit prices (EB00 Index > 220) needed to cause sustained “risk-on”.
US Driver = Macro
“If next GDP revision is up, go long stocks, if next GDP revision is down, go short stocks”; US GDP revisions and US bond yields have been correlated this year and both edging higher. »

A la recherche du rendement perdu

L’environnement actuel, marqué par une incertitude sur l’évolution de l’économie (crise de la dette, croissance molle ou récession, inflation forte ou déflation…), s’est traduit par une hausse importante de la volatilité sur les marchés financiers. A un point tel qu’aujourd’hui, de nombreux investisseurs de long terme préfèrent trouver des solutions pour éviter toute perte en capital plutôt que tenter de capter un rendement qu’ils jugent incertain. Continue reading

C’est le moment d’être contrariant

L’histoire peut parfois servir de guide utile. Pour les spécialistes de Deutsche Bank, lorsque l’indice MSCI World tombe 10% sous sa moyenne mobile de 200 jours, une stratégie basée sur la recherche d’idées contrariantes est une source de surperformance. Or les marchés sont depuis le mois d’août dans une telle configuration. Continue reading

Croissance, stagnation, récession: scénarios pour les actions européennes

SG a publié il y a 2 jours une étude assez fouillée de test de résistance sur les actions européennes. Si le scénario central prévoit une croissance des bénéfices en 2012 comprise entre 5% (top-down) et 11% (bottom-up), 2 scénarios alternatifs ont été étudiés: une récession « modérée » (croissance du PIB mondial de 2% l’an prochain) et une dépression (PIB mondial +0% en 2012). Résultats: les bénéfices des entreprises chuteraient de 25% à 40% en 2012 (par rapport à 2011). Si le scénario central de SG table sur un rebond de 27% de l’indice DJ Stoxx 600 l’an prochain, les scénarios alternatifs se traduiraient par une baisse comprise entre 15% et 30% (scénario également envisagé par l’économiste en chef d’UBS WM). Continue reading

Des idées pour traverser la tempête

Cheuvreux a publié il y a quelques jours plusieurs études proposant d’explorer des idées d’investissement. Le but: aider un investisseur en actions à traverser la tempête actuelle sur les marchés financiers. On y trouve Continue reading

Allocation d’actifs: SG réduit fortement la part des actions

La dernière allocation d’actifs de la Société Générale fait la part belle aux actifs en dollars, aux obligations (crédit notamment) et au cash. Victime collatérale: les actions, et dans une moindre mesure, les matières premières et la gestion alternative.

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Défaut grec: le point de vue d’Exane

Difficile d’envisager l’avenir d’une classe d’actifs quand tout repose dans les mains des politiques. Ce n’est pas une nouveauté. Depuis 18 mois, l’Europe a une chance unique de gagner en crédibilité. Mais elle fait tout l’inverse… Le point de vue d’un des stratégistes d’Exane sur le sujet.

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Dernière enquête Merrill Lynch auprès des investisseurs

Merrill Lynch a publié ce matin sa dernière enquête auprès des investisseurs (réalisée du 1er au 8 septembre, auprès de 286 personnes avec 831 milliards de dollars d’actifs sous gestion). Les valeurs bancaires sont très fortement sous-pondérées, tandis que l’exposition aux valeurs cycliques et défensives est plutôt neutre. Les investisseurs sont très prudents sur les chiffres du consensus, et pensent que ces dernières devraient continuer d’être révisés à la baisse. Surtout, le marché attend une action marquant des autorités monétaires, notamment une baisse des taux de la BCE qui interviendrait avant la fin de l’année. Continue reading

Cela ressemble à un bear market, ça a le goût d’un bear market… C’EST un bear market

Les stratégistes d’Exane BNP Paribas ont publié vendredi une très bonne note pour avouer leur impuissance à prédire où sera le marché dans quelques mois (plus haut qu’aujourd’hui, peut-être). Après avoir prédit une hausse de 15% des actions en 2011 (comme de nombreux brokers) puis revu leur scénario sur les actions, afficher un message de prudence tombait sous le sens. Mais leur note contient un certain nombre de points factuels intéressants. Parmi leurs conclusions: les actions sont relativement bon marché, mais cela n’empêchera pas les Bourses de corriger de plus belle si un « accident » (type Lehman) devait survenir. Continue reading

Le marché est-il trop optimiste sur les anticipations de résultats ?

Pour les stratégies de la SG, le consensus est encore trop optimiste sur les prévisions de croissance des profits des entreprises dans les mois à venir. Une prévision que ne partage pas Lazard Frères Gestion. Cela dit, de mes échanges avec certains gérants, il ressort une grande incertitude et une grande prudence. Voici quelques données sur le consensus.

(source: SG, Equity Prism Outlook, 8 septembre 2011)

Incohérences

Le marché joue à se faire peur. Pour les experts de Lazard Frères Gestion, le mouvement de panique et de stress observé depuis le mois de juillet sur les marchés financiers est fondé sur des scénarios qui ont encore une faible probabilité de se réaliser. Les boursiers jouraient à qui mieux-mieux l’éclatement de la zone euro ou la rechute en récession de l’économie mondiale. Continue reading

Krach: ce que « price » le marché

Dans les conditions actuelles du krach boursier, le marché intègre un scénario de baisse importante des résultats. Selon les stratégistes de SG, pour 2011, les cours actuels intègrent une baisse de 11% des profits des entreprises du S&P 500 et de 10% pour le DJ Euro Stoxx 50. Continue reading

L’aversion au risque devient la norme – Exane

Un commentaire intéressant des stratégistes d’Exane BNP Paribas publié ce matin. Aussi préparés soient-ils à la nouvelle, les marchés financiers et les agents économiques vont devoir apprendre à vivre dans un monde où l’aversion au risque est la norme et où l’on demandera plus de garanties en capital pour financer les transactions entre agents. Continue reading

Bill Gross donne la fessée à Tim Geithner

Pendant que Tim Geithner pousse des cris d’orfraie sur les networks américains, accusant S&P d’une « terrible » erreur après sa décision de « dégrader » les Etats-Unis, Bill Gross, patron de PIMCO et l’un des plus importants investisseurs obligataires au monde, salue cette nouvelle. Continue reading

Dégradation des Etats-Unis: les conséquences selon SG

Les stratégistes de SG ont publié dans la nuit de dimanche à lundi une note sur les conséquences prévisibles de la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis. En voici les principales conclusions. Continue reading

Dernière enquête Merrill Lynch auprès des gérants de fonds

Manque de visibilité macro-économique, les investisseurs restent prudents et averses au risque. Pourtant, l’enquête montre que le point de capitulation sur les marchés n’est pas encore atteint, donc qu’il n’est peut-être pas encore le moment d’accroître l’exposition aux actions. En termes d’allocation, l’Europe, les banques et les actifs endettés sont à éviter. En revanche, la croissance, la Chine et les matières premières retrouvent les faveurs des investisseurs. Continue reading

Inflation, normalisation des politiques monétaires: l’allocation de Merrill Lynch

Bank of America-Merrill Lynch a publié son allocation type pour le deuxième trimestre 2011. Au programme, pas de changements majeurs, même si pour faire face à la normalisation des politiques monétaires et à la persistence du risque inflationniste, la banque réduit légèrement la surexposition aux actions et augmente celle aux matières premières. L’obligataire et le cash sont sous-pondérés. Continue reading

Perspectives économiques et stratégie d’investissement d’UBS WM

Andreas Höfert, économiste en chef chez UBS Wealth Management, a présenté ce matin en conférence de presse les perspectives économiques et la stratégie d’investissement de la banque privée. Un point de vue que je trouve toujours intéressant à entendre (à lire en l’occurence, je n’ai pu me rendre à la conférence). Continue reading

10 raisons pour une correction – BAML

« Correction ». Le mot a pris une importance soudaine avec l’abaissement de la note de l’Espagne, quelques mauvaises statistiques sur l’emploi US… Il y a plus selon le stratégiste de Bank of America-Merrill Lynch. Michael Hartnett évoque 10 raisons pour une correction tactique de 10% des marchés actions. Continue reading