Sentiment des investisseurs: le retour de la raison – HSBC

HSBC estime dans une étude publiée aujourd’hui que les investisseurs font preuve d’un peu plus de raison après un début d’année sur les chapeaux de roue, suivi par une phase de correction et d’incertitude marquée par les élections italiennes puis la crise chypriote. Lire la suite

Regain de stress sur les marchés financiers

Pour l’heure, la performance des actifs risqués n’est pas trop entamée, y compris en Europe. Mais le sentiment du marché se dégrade si l’on en croit le dernier indicateur de Bank of America Merrill Lynch. Lire la suite

Pourquoi les marchés sous-estiment Chypre…

Les marchés font le grand écart dans leur appréciation des risques: forte volatilité suite aux résultats des élections italiennes; réaction plus modérée dans le cas de la crise chypriote, alors qu’elle semble encore loin d’être totalement résolue… Et c’est peut-être une erreur, selon JPMorgan (extrait du morning du 19 mars). Lire la suite

Actions: moins de risques, plus de flux – SocGen

Source: SG Cross Asset Research

Source: SG Cross Asset Research

La baisse régulière de la prime de risque sur les actions et la diminution de l’aversion au risque commencent à porter leur fruits: les flux de fonds reviennent progressivement sur les actions, après une année de décollecte nette sur la classe d’actifs (3è année consécutive en Europe). Lire la suite

La volatilité entre classes d’actifs à un plus bas

Source: Bank of America Merrill Lynch

Source: Bank of America Merrill Lynch

Notons que pour les stratégistes de Bank of America Merrill Lynch, cet indicateur pointe un risque de correction des Bourses à court terme. Il présente une situation embarrassante: les actions, le crédit ont beaucoup progressé, les flux de fonds ont fortement augmenté sur la classe actions, la volatilité est très faible et les signes de surachat se multiplient… Lire la suite

Quels sont les titres à gros béta ?

Source: Factset, calculs weeko

Source: données Factset, calculs weeko

Un investisseur qui souhaiterait théoriquement surperformer le marché devrait en toute logique privilégier les titres à béta élevé… Le graphique ci-dessus produit le béta de chaque titre composant le SBF 120. Le béta est calculé sur un historique de données hebdomadaires au cours des 2 dernières années (on a pris en réalité 101 données par série, certains titres n’ayant pas encore 2 ans complets de cotation (cas d’Aperam par exemple).

Amundi privilégie une allocation d’actifs plus offensive en 2013

La très bonne performance des actifs risqués en 2012 pourrait bien se poursuivre en 2013, pour peu qu’un certain nombre de risques macro-économiques soient contenus, ont estimé jeudi les stratégistes d’Amundi. Lire la suite

Correlation heatmap

Source: HSBC

« The heat map illustrates that the risk on – risk off phenomenon remains strong. There are two large red blocks corresponding to a group of highly correlated risk-on assets and another group of highly correlated risk-off assets. The blue regions show the negative correlations between strongly risk-on and strongly risk-off assets, eg the S&P and the JPY. There are some green areas (weak correlations), which indicate that a few assets have recently moved independently of the risk on – risk off phenomenon. »

Le risque de crédit plus intéressant que le risque de duration-Pictet

Pour trouver de la valeur dans l’univers obligataire, il faut délaisser les actifs sans risques (bons du Trésor, Bund) et privilégier le crédit, selon Sébastien Eisinger, responsable de l’équipe obligataire de la banque privée Pictet. Lire la suite

Un rallye inhabituel… qui traduit surtout un manque de convictions

Le rebond actuel des marchés et l’exposition croissante des investisseurs aux actifs risqués se fait dans des conditions un peu inhabituelles, selon l’équipe d’allocation globale d’actifs de JPMorgan. Lire la suite

La volatilité comme outil de couverture dans les marchés baissiers

Un autre document intéressant publié par Merrill Lynch sur les performances des classes d’actifs en période de krach. Conclusion: la volatilité, le dollar canadien et les obligations américaines offrent une relative protection. L’or n’est pas pris en compte, bizarrement. Lire la suite

Spéculation, je t’aime, moi non plus

Incompétence ou nouvelle illustration d’une communication précipitée ? La semaine dernière, les dirigeants politiques ne manquaient pas de mots durs pour villipender la spéculation qui attaque l’euro. Lundi, ces mêmes dirigeants se félicitaient du rebond des Bourses, lesquelles saluaient leur tardive réaction (BCE en tête) pour sortir la zone euro d’une passe difficile.

Pourtant, en se félicitant du rebond des marchés financiers, les « responsables » politiques saluent inévitablement les mêmes « spéculateurs » qui faisaient plonger les indices boursiers quelques jours plus tôt. Avec toutefois un bémol, car la hausse de lundi pourrait être de courte durée.

L’évolution du CAC 40 ces derniers jours (tableau) donne l’impression d’un élastique qui, après avoir été tendu à la baisse, s’est brusquement relâché lundi dans le  sens opposé.

Le rebond de lundi est le plus fort depuis 17 mois, selon l’agence Bloomberg, laquelle rappelle qu’il est surtout lié à l’envolée du cours des valeurs financières (qui ont un poids important dans les indices), Société Générale, AXA et BNP Paribas étant en tête de la hausse. Les marchés ont également bénéficié du changement d’avis de Morgan Stanley, qui sous-pondérait les actions depuis le 25 janvier et a conseillé lundi de les surpondérer dans les portefeuilles après la chute récente des indices.

Certains analystes ont également estimé lundi que la décision de la BCE d’acheter des obligations d’Etats a constitué la vraie nouvelle rassurante pour les marchés, bien plus que la création d’un fonds de stabilisation européen. Cette décision aurait pû couper court à la spéculation si elle avait été prise jeudi dernier, empêchant la panique de s’installer.

D’autres analystes estiment néanmoins que le rebond pourrait ne pas durer bien longtemps. Une crainte présente sur les marchés actions, mais aussi sur d’autres classes d’actifs, notamment celles de la dette souveraine et du crédit, ou des changes.

On peut ainsi lire cette analyse du blog Baseline Scenario, qui explique pourquoi, malgré l’annonce du plan de 750 milliards d’euros, les taux obligataires se sont peu détendus… Ce blog revient également sur le problème fondamental de l’Europe qui est le décalage croissant en matière de compétitivité des économies des pays de la zone euro (les déficits publics ne sont que l’illustration de ce manque de compétitivité).

Dès lundi soir, Moody’s est venu calmer les esprits en annonçant que le risque de contagion existe toujours. Avec un premier effet: les marchés asiatiques ont replongé dans la foulée.

Dans l’actuel contexte de regain de volatilité des marchés, il est difficile de ne pas repenser à l’épisode d’octobre 2008. Après l’effondrement de Lehman Brothers, l’espoir d’un plan de soutien massif à l’industrie bancaire avait provoqué un fort rebond des indices boursiers, sans empêcher toutefois l’effondrement de ces mêmes indices au cours des mois suivants.

Les marchés actions se sont envolés lundi, mais les autres classes d’actifs envoient des signaux qui montrent qu’il y a encore beaucoup de scepticisme sur la sortie de crise.

Plutôt que de s’emballer à saluer le rebond des Bourses, il aurait été préférable de se poser des questions du genre: « Qui est intervenu sur les marchés ? » « S’agit-il des mêmes intervenants ? »  » Quelles ont été les forces en présence et comment la situation peut-elle évoluer dans les semaines et mois à venir ? » Des questions qui ne trouvent pas de réponse immédiate ou évidente… et nécessitent de l’analyse, du temps et de l’investigation.

Malheureusement, les responsables politiques ont perdu toute patience, et par la même occasion une opportunité pour faire preuve de prudence, en sacrifiant à leur irrémédiable (et ô combien énervant) besoin de « communiquer ». Heureusement pour eux, si les marchés rechutent, ils pourront toujours expliquer qu’ils ont tout fait pour empêcher la panique…